| samedi 15 juillet 2006, a 12:49 |
| Lettre ouverte à madame Joëlle Strauser |
VOUS NE DEVEZ PAS TENIR COMPTE DES PROPOS A DESTINATION DE MADAME JOELLE STRAUSER : LES CRITIQUES QUI ME SONT ADRESSEES ONT ETE LE FRUIT D’UN USURPATEUR D’IDENTITE (CET ACTE EST UN DELIT).
Joëlle Strauser est professeur agrégé en philosophie à l’université de Metz. Elle a également un doctorat dans la même discipline et a publié de nombreux textes scientifiques, entre autre dans la revue « Le Portique ».
Madame,
Je vous remercie pour l’attention que vous portez à mes textes. Cette attitude me flatte, car j’apprécie qu’une personne de votre qualité s’arrête à la lecture de mes modestes écrits.
Les critiques que vous m’apportez sont, pour moi, l’occasion de clarifier mes positions en ce qui concerne ma vision du monde et mon analyse de la société.
Je tiens tout d’abord à vous dire que mon parcours universitaire et mon expérience de vie m’ont amené à mesurer rapidement des situations qui demandaient une prise de position urgente, afin de limiter les conséquences négatives des événements qui allaient survenir. Mes engagements ont toujours été pris en fonction d’un principe de réalité voulant anticiper l’avenir.
D’autre part, je trouve vos deux critiques principales à mon égard, illogiques, puisque vous me reprochez, dans un premier temps, d’extrapoler ou plutôt de juger selon vos propres mots, les événements survenus lors de la coupe du monde 2006; et dans un second temps, que mon site n’est qu’un ramassis d’articles défunts et illisibles. Etre illisible n’est ce pas une spécialité du milieu universitaire et d’autres catégories sociaux professionnelles pour que les gens qui ne sont pas issus du sérail, ne comprennent pas ce dont on parle ? Pour ma part, je m’efforce d’avoir deux niveaux de langage, celui du milieu universitaire et un autre compréhensible par le commun des mortels. En procédant ainsi, j’espère arriver à une vulgarisation du savoir.
Vos critiques reviennent à dire que je prends position sur le moment et que mes décisions n’ont pas eu d’influence sur le cours des choses (elles ne toucheraient pas le présent ou la réalité). Seulement voilà, comment peut-on se dire philosophe si l’on ne désire pas envisager l’avenir, en tirant les leçons du passé ? Certes, cette attitude peut conduire à des erreurs (seuls, ceux qui ne font rien ne se trompe pas) mais si cette façon de réagir n’avait pas été celle de Jean-Paul Sartre ou d’autres intellectuels engagés, les conceptions philosophiques n’auraient pas évolué depuis l’antiquité. Je pense que l’évolution culturelle d’un peuple doit se faire par la relecture des textes anciens et des événements passés à la lumière du temps présent pour éviter que l’histoire se répète.
Telle est ma conception de la philosophie moderne.
Je ne crois pas, comme certains l’ont supposé, que la fin de l’histoire ait eu lieu après la fin de la guerre froide. Il faut donc veiller à ce que l’histoire ne soit pas un éternel recommencement. Voilà le rôle que doivent sans doute jouer les nouveaux philosophes. Quant à une autre critique que l’on formule très souvent à mon égard, mais que vous n’avez pas jugée bon de mettre en avant, je me propose d’y répondre afin de raviver l’intérêt de mes détracteurs. Il m’a souvent été reproché d’avoir une vision utopique du monde et de vouloir marier les contraires. Je ne pense pas que le monde soit binaire et que toutes les positions différentes soient contraires. Elles peuvent être parfois complémentaires. Alors que chacun des protagonistes, pour flatter leurs égaux, met en avant sa solution en expliquant qu’elle est la meilleure. Il serait peut-être bon de voir que des idées opposées peuvent faire l’objet d’une position de synthèse apte à satisfaire l’intérêt général. Seules les idées extrêmes doivent être rejetées.
J’espère ne pas avoir été trop illisible à votre goût et vous remercie encore pour vos critiques.
Cordialement
Stéphane De Bona
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