L’ethnologie est née de la découverte des nouveaux continents par de grands navigateurs comme Marco Polo, Christophe Colomb, Vasco de Gama, Fernand de Magellan, Cartier, Cook, … Ces grands navigateurs apportent des contrées lointaines des épices, des denrées inconnues, des statues, mais aussi des nouveaux spécimens animales et végétales, et également des êtres humains qui ne sont pas considérés comme tels à cette époque. Avec le développement de la photographie, les ethnologues et missionnaires rapportent des clichés de leurs expéditions, mais souvent le regard reste tendancieux. Les photographies mettent en scène des individus dans leurs activités quotidiennes. Ces photographie ethnologiques cherchent à démontrer jusqu’à la fin des années 30, l’infériorité des peuples par rapport aux colonisateurs. Le regard de ces chercheurs se fait parfois voyeur et l’on se demande si certains clichés, lorsqu’ils sont nombreux ont pour seul intérêt un aspect scientifique ou plutôt une vision érotique et fantasmagorique des peuples occidentaux sur ces tribus.
Les documentaires comme mémoire du vivant
Après la seconde guerre mondiale, l’ethnologie et l’anthropologie doivent regagner leurs lettres de noblesse. Elles ont été les deux disciplines qui ont servi, dans un premier temps, l’idéologie du troisième Reich. Elles vont se mettre au service de la préservation des peuplades et des paysages mal connus ou en voie d’extinction. Pour mettre en valeur ces peuples, elles se mettent à filmer ou à photographier des cérémonies traditionnelles ainsi qu’à étudier minutieusement le folklore pour en comprendre l’intérêt en faisant des recherches comparatives entre les continents (description d’outils, de mode alimentaire, ou encore apport des médecines traditionnelles pour améliorer nos pratiques médicales). Des documentaires filmographiques ont servi, pour certains, à accélérer le mouvement de décolonisation. Beaucoup ont été soumis à la censure. René Vautier est l’un de ces cinéastes engagé qui a montré que les traditions et le mode de vie des africains n’étaient pas si différents de celui de l’occident, mais que les technologies n’étaient pas aussi avancées et que cela était sûrement du à la volonté du colonisateur ne désirant pas que ces peuples s’émancipent.
René Vautier est un réalisateur et scénariste français - l'archétype du cinéaste engagé, inventeur du « cinéma d’intervention sociale ». Il est né le 15 janvier 1928 à Camaret-sur-Mer, Finistère en Bretagne, d’un père ouvrier d’usine et d’une mère institutrice.Il mène sa première activité militante au sein de la Résistance en 1943, alors qu’il est âgé de 15 ans, ce qui lui vaut plusieurs décorations: Il est décoré de la Croix de guerre à 16 ans, responsable du groupe « jeunes » du clan René Madec, cité à l’Ordre de la Nation par le général Charles de Gaulle pour faits de Résistance (1944). Après des études secondaires au lycée de Quimper, il est diplômé de l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques) en 1948, section réalisation. En 1950, la réalisation du court-métrage Afrique 50, premier film anticolonialiste français, chef d'œuvre du cinéma engagé, qui lui vaut 13 inculpations et une condamnation de prison. Il est condamné en violation du décret Pierre Laval (Ministre des colonies) de 1934 et est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahnstein en zone française d’occupation allemande. Il sort en juin 1952. Afrique 50 reçoit la médaille d’or au festival de Varsovie. Engagé en Afrique sur divers tournages, il rejoint le maquis algérien. Directeur du Centre Audiovisuel d’Alger (de 1961 à 1965), il y est aussi secrétaire général des Cinémas Populaires. De retour en France, il fonde en 1970 l'Unité de Production Cinématographique Bretagne (UPCB) dans la perspective de « filmer au pays ». En 1973, il entame une grève de la faim de 31 jours pour protester contre la censure politique vis-à-vis du cinéma. Il sera soutenu par Claude Sautet, Alain Resnais et Robert Enrico. En 1974 il reçoit un hommage spécial du jury du Film antiraciste pour l’ensemble de son œuvre. Il fonde en 1984 une société de production indépendante: « Images sans chaînes ». Il s'est toujours efforcé de mettre "l'image et le son à disposition de ceux à qui les pouvoirs établis les refusent", pour montrer "ce que sont les gens et ce qu'ils souhaitent". Comme Jean-Luc Godard, qu’il a croisé lors de la constitution des Groupes Medvedkine en 1968, le seul collectif cinéastes-ouvriers de l’histoire du cinéma, René Vautier est un des très rares cinéastes à développer une théorie en acte de l’image.
D’un autre côté, on peut se demander si l’influence des ethnologues ne fait pas qu’amplifier la disparition des traditions sous le poids de la modernité qu’ils apportent, ne serait-ce que par leur matériel audiovisuel. L’image rend-elle un service réel aux chercheurs ? N’est-ce pas qu’un miroir déformant, ne traduisant qu’une partie de la réalité, suivant le désir du cinéaste ?
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".