Depuis son indépendance en 1947, l’Inde peinait à se faire reconnaître comme une grande puissance mondiale. Aujourd’hui, ce territoire grand comme six fois la France, et peuplé de plus d’un milliard d’habitants s’éveille comme la Chine en son temps. Pourtant ce pays est toujours attaché à la tradition : les mariages sont toujours arrangés et la politique de castes vieille de plus d’un millénaire, a du mal à disparaître malgré une politique volontariste du gouvernement Indien qui met en avant la « discrimination positive ». L’ascenseur social commence tout de même à fonctionner puisque les intouchables ne sont plus condamnés à être les déchets de la société indienne. Ils arrivent, pour certains, à obtenir un emploi moins ingrat et à avoir un salaire décent (40€ par mois est le salaire moyen du pays). C’est souvent par le travail que les indiens et indiennes se libèrent du poids des traditions. En effet, de nombreuses multinationales signent des contrats avec le pays pour sa main d’œuvre à bas prix. De plus, l’Inde commence à avoir ses géants industriels. L’OPA gagnée par la famille Lakshmi Mittal sur le numéro un de l’acier européen Arcelor en est la preuve. L’émancipation des femmes est rendue possible par le travail et la culture. Les magazines féminins, dont l’un des plus grands est « Femina », restent toujours accès sur l’éducation des jeunes femmes pour qu’elles deviennent de bonnes maîtresses de maison, de bonnes épouses et enfin de bonnes mères. Ils sont tout de même enrichis de quelques recettes de beauté, mais la sexualité et la nudité féminine reste encore des tabous. La femme gagne tout de même, petit à petit, son autonomie grâce à une volonté de bousculer les références sociologiques à l’image de Shobhaa Dé.
Une Star indienne : Shobhaa Dé
Surnommée la "Jackie Collins" indienne, le nom de Shobhaa Dé (photo ci-contre) a longtemps rimé avec scandale. Née en 1947 dans une famille très conservatrice, elle a été l'une première journaliste "people" du pays. Quelques années plus tard, elle lance Celebrity en solo. Le titre n'est pas rentable et Shobha se lance dans l'écriture de romans. Depuis elle a produit 14 livres, consacrés au couple, à la sexualité, l’émancipation de la femme et quelques scénarios de séries télévisés. Elle est surtout devenue une éditorialiste reconnue. Elle n'hésite pas à dire franchement ce qu'elle pense et prend très souvent le risque de froisser... Je vous avais parlé de scandale. La grande dame a été l'une des premières a utiliser le "hinglish" mélange de hindi et d'anglais. Comment ce n'est pas vraiment croustillant? Bon, c'est aussi l'une des premières à avoir inclus des passages un peu osés dans ces ouvrages. Là, c'est mieux non?
Dans sa vie personnelle, elle n'a pas non plus connu une trajectoire classique. Mariée deux fois, elle est mère de six enfants dont elle parle souvent dans ses chroniques.
La culture Bollywood
L’industrie cinématographique et musicale indienne devient l’une des plus importante du monde, mais elle a du mal à s’exporter. Le décalage est sans doute du, au cinéma, à des scénarios souvent kitch, mais ce type de long métrage tend à être remplacé par des films d’action dont la durée, malheureusement reste trop longue (environ 2 heures 30) pour le standard cinématographique européen. Pourtant, quelques œuvres musicales, comme le tube de l’été "Bharati" nous parviennent. La culture artistique de l’Inde va sans doute accélérer son développement et faire mieux connaître son peuple, dont la société oscille entre modernité et Moyen Age.
Stéphane De Bona
Tube de l'été 2006
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".