Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de la vie mouvementée d’une artiste italienne. Tina Modotti, née Assunta Adelaide Luiga Modotti (16 août 1896, Udine, Italie - 6 janvier 1942, Mexico) est une photographe italienne. Jusqu’en 1908, elle vit entre l’Autriche et l’Italie, avant de s’installer à Udine et d’entrer dans une usine de textile. Elle y resta jusqu’en 1913, et partit alors à San Francisco travailler dans une manufacture de soie avant de devenir couturière indépendante. En 1917, elle épouse le peintre et poète américain Roubaux De L'Abrie Richey, qui mourut en 1922. Elle travaille pour Hollywood Films et devient actrice vers 1920. On la voit dans Tiger Lady.
La nouvelle vie de Tina
A partir de 1923, c’est l’histoire d’une passion. Pour un homme, pour un art, pour un peuple enfantin. L’homme, c’est Edward Weston, l’un des pères fondateur de la « fine art photography » américaine. Il rencontre la future photographe et part avec elle au Mexique dès 1923. Il a pour Tina Modotti un regard amoureux dont il nous reste quelques uns des plus beaux nus de l’histoire de l’image fixe. Il rend hommage, à travers ses clichés, à la nature sauvageonne de cette sculpturale italienne. Avec Weston, Tina Modotti apprend la photographie, tout d’abord en copiant son maître, puis elle tourne son objectif vers le peuple mexicain en pleine révolution. L’aspect documentaire, historique, de son travail s’enrichit de qualité graphique qui s’affranchit petit à petit de la marque de son professeur. Militante communiste, la photographe devient une figure du symbolisme. La photographie la plus connue symbolisant la révolution communiste mexicaine reste celle de la faucille croisée avec des cartouchières. Mais les images les plus émouvantes, les plus fortes aussi, sont finalement celles d’autres femmes saisies dans leur beauté par un regard qui savait être plus que complice. Tina Modotti est décédée dans des circonstances étranges le 5 Janvier 1942 à Mexico, à l’âge de 46 ans. Elle a eu une vie hors du commun qui nous laisse les plus beaux clichés de l’époque révolutionnaire communiste. Elle met en valeur des personnes et des symboles qui berceront des générations de mexicains en se formant un imaginaire identique au mythe transporté par Ernesto Che Guevara.
De Bona Stéphane
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".