| lundi 30 octobre 2006, a 12:33 |
| La communication passe souvent par la parole direct! |
Aujourd’hui, le texte reproduit ci-dessous n’est pas de moi. J’ai pensé qu’il était utile de le publier pour qu’il ait un écho plus important que dans la communauté de paroisse Saint Pierre de Jaumont. En effet, cette communication aurait pu être une partie de mes écrits. Il trace tout à fait les limites des moyens de communication de notre société. Alors que l’internet et les téléphones portables devraient rapprocher les êtres, ils les éloignent parfois. Seuls les élans du cœur peuvent améliorer la communication et l’échange entre les différents peuples qui font la richesse du monde. Notre société attachée au profit et aux performances de toute sorte (technologiques, intellectuelles et corporelles) a oublié l’essentiel qui fait notre force, mais aussi parfois notre faiblesse : l’âme humaine. Je vous laisse donc méditer sur ce texte de l’abbé Pascal Sarjas, à même de donner du sens à notre vie et à nos systèmes de communication.
La communication… un art !
On ne peut pas nier que ces dernières décennies sont marquées par le développement d’innombrables moyens de communications qui de jour en jour sont plus performants. Du télégraphe à Internet, du téléphone fixe au portable, tout est fait pour que l’information circule de façon immédiate et sans restriction. Désormais on ne parle plus de la planète mais du village planétaire, une fraction de seconde suffit pour faire une transaction de Paris à Taiwan.
Ce changement dans nos habitudes a produit aussi une vulgarisation de toutes les informations, qu’elles soient politiques, économiques ou religieuses… tout le monde peut tout savoir, du moins dans nos sociétés occidentales. C’est une grande chance pour la liberté de penser, c’est une force pour le partage des idées.
Toutefois certaines publications ont entraîné ces dernières années de grandes polémiques qui nous interrogent sur la façon d’utiliser les moyens de communication. L’affaire des caricatures comme celle du discours de Benoît XVI à Ratisbonne nous montrent qu’il est parfois dangereux de mettre toutes les informations sur le même plan. Nous le savons bien toute publication est sujette à l’innombrables interprétations selon le regard que chacun y porte.
De même la crise des banlieues, il y a un an, a pris une telle ampleur en partie à cause du phénomène de la médiatisation. Les prochaines échéances électorales sont elles aussi liées à la publication des sondages qui ne peuvent pas ne pas influencer notre regard sur la politique. Si la communication est une chance pour nos civilisations contemporaines, elle doit aussi être maniée avec précaution, c’est tout un art de communiquer!
Dans l’Évangile, il est surprenant de voir que Jésus n’utilise aucun moyen pour fixer son message, pas d’écrit sur le moment même, pas d’enregistrement. Pourtant 2000 ans après sa parole nous est encore transmise, et la Bible reste le livre le plus publié dans le monde. Qu’est-ce que cela nous dit? La vraie communication, celle qui devient source de longévité et de vérité, c’est celle qui passe par le cœur, celle qui se transmet dans le témoignage de vie, celle qui donne sens à notre propre histoire humaine. Rappelons-nous ces paroles de nos parents ou grands-parents, elles restent gravées dans notre cœur comme un trésor qui nous fait vivre.
En somme, soyons vigilants à ne pas nous gaver d’informations superficielles qui n’ont pas de résonances dans notre histoire, car nous risquons alors de ne pas être attentifs aux messages de vérité qui nous sont transmis dans la vie quotidienne. Soyons vigilants à ne pas trop vite interpréter les slogans médiatiques et à chercher à vérifier la pertinence des propos que nous entendons et que nous lisons. Bien des malentendus seront évités et nous entrerons dans une communication qui fera des médias une source authentique d’enrichissement et de partage.
Abbé Pascal Sarjas
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