| samedi 18 novembre 2006, a 11:29 |
| La médecine "Royal", soignera-t-elle la démocratie? |
Avec 60% des voix, Ségolène Royal a remporté la primaire socialiste au premier tour du 16 Novembre 2006.
Elle vient d’appeler au rassemblement du parti et de l’ensemble de la gauche sur sa candidature présidentielle, dés le 1er Tour pour faire barrage aux extrêmes. Sa candidature est une bonne surprise et également une première dans l’histoire politique Française. En effet, elle sera la seule femme en position de pouvoir gagner une élection Présidentielle. De plus, elle a la chance de s’appuyer sur le projet socialiste et de disposer d’un réservoir d’idées qui lui sont propres. Ce sont des atouts, qui ont fait arriver François Mitterrand au sommet de l’état en 1981. Le parti socialiste a connu une mini-révolution : son candidat à la présidentielle a conquis sa légitimité sur sa droite et s’est appuyé sur les désirs de l’opinion qui l’a porté jusqu’à son investiture. Ségolène Royal peut dorénavant, qu’elle gagne ou qu’elle perde cette élection, incarner un élan rénovateur au sein de la gauche.
Le rôle du président ou de la présidente
Le président de la République Française a tout d’abord le rôle de représenter les français à l’extérieur de l’hexagone ainsi qu’au sein des institutions européennes et mondiales. Il doit conduire l’action du gouvernement par l’intermédiaire de son premier ministre en cas de majorité favorable et garantir le respect de l’application du texte constitutionnel. Il est au dessus des partis politiques. C’est pour cela que l’on dit que l’élection présidentielle est, avant tout, l’élection de la rencontre d’un homme ou d’une femme avec le peuple. Quoiqu’il en soit, le prochain président devra réconcilier le peuple et ses politiques. Etant donné la crise de confiance que nous traversons, il serait bon qu’il nomme, dès son arrivée, un gouvernement d’union nationale regroupant toutes les sensibilités politiques hormis les extrêmes et qu’il entame une opération « main propre » démontrant ainsi que l’ensemble du pouvoir politique n’est pas corrompu. Il doit redonner du sens à l’action politique. L’action, sans sens, n’est autre que de la gesticulation et de l’opportunisme. Il devra aussi réunir les français autour d’un projet européen cohérent, à même de garantir durablement l’influence de notre pays qui a été entamé à la suite du refus de la constitution européenne, et mettre fin au malaise né de la non reconnaissance des différentes parties de notre peuple (malaise entre les générations, les communautés issues de l’immigration et les religions). C’est donc une lourde tâche en perspective qui l’attend, pour restaurer et soigner notre démocratie.
Stéphane De Bona
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