PARIS (Reuters) - Un jeu de l'oie qui met en scène les démélés judiciaires du président Jacques Chirac a été lancé par un avocat familier des dossiers visant l'Elysée, Me Pierre-François Divier.
Ce jeu, baptisé le "Jacques pote", permet à six joueurs de se lancer, avec des pions à l'effigie du président et des dés, dans une compétition visant à atteindre la réélection, mais semée d'embûches.
Une garde à vue d'un proche amène un retour à la case départ, un placement en détention oblige le joueur à obtenir un "six" pour repartir. La rencontre d'Edouard Balladur - rival-surprise de Jacques Chirac à l'élection de 1995 - oblige à passer deux tours.
La case "vous avez un appui en justice" permet d'avancer de deux cases, celle où l'avocat des plaignants dans le dossier de la fraude électorale rend son tablier permet de progresser de quatre cases.
Me Pierre-François Divier a annoncé qu'il vendrait personnellement ce jeu dix euros à son cabinet parisien. L'avocat est notamment impliqué comme plaignant dans le dossier ayant visé les emplois fictifs du RPR, qui a valu un an d'inéligibilité à l'ex-Premier ministre Alain Juppé.
Il est à l'origine du procès de la fraude électorale présumée aux municipales de 1989, visant 15 proches de Jacques Chirac, où le jugement doit être rendu le 20 décembre.
Un avocat inconscient
Paradoxalement, ce jeu de l’oie humoristique arrive au plus mauvais moment. Aujourd’hui, le président de la République reste l’un des seuls à pouvoir contrer son ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy et le front national. Ses ennuis judiciaires remontent à environ 20 ans. A l’époque, le financement des partis politiques et les emplois qui y étaient créés pouvaient l’être de façon anarchique, puisque la loi concernant la réglementation du fonctionnement des partis politiques ne remonte qu’à la fin des années 90. De plus, les condamnations qui ont été prononcées ne le sont qu’à des titres symboliques. La fin des affaires judiciaires en politique devrait être proche avec le renouvellement des générations. En attendant, Jacques Chirac est l’un des seuls, à droite à garantir l’existence d’un modèle social français. Sa politique extérieur, ces dernières années, a été plutôt bonne. Bref, ne tirons pas sur l’ambulance, peut-être la seule capable de protéger la démocratie à droite.
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".