Demain, la candidature unitaire antilibérale aura sans doute vécu.
L’obstination du parti communiste français
Après la victoire du non au referendum du 29 Mai 2005 concernant la ratification de la Constitution Européenne, un front antilibéral s’est constitué à la gauche de la gauche en France. Le parti communiste français étant dans un premier temps, hostile à une nouvelle expérience de gouvernement de type « gauche plurielle », s’est rallié à l’extrême gauche dans le but d’ouvrir une nouvelle voie dans la politique française, en proposant l’idée d’une seconde gauche sur le modèle de l’Amérique Latine. L’obstination du parti communiste pourrait bien mettre fin au projet de candidature unitaire pour l’élection présidentielle puis les législatives. En effet, Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale, tente d’imposer sa candidature au collectif antilibéral créé après le referendum européen. Les communistes souhaitent être le leadership de cette force. Pourtant, ils sont loin d’être les mieux placés. Des représentants comme José Bové ou Clémentine Autain, symboles du renouvellement de la classe politique et non apparentés aux partis existant pourraient mieux incarner cette nouvelle alternative au bipartisme PS-UMP. Cette candidature unique aurait pour mérite de ne pas éparpiller les voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 et de clarifier une fois pour toute, l’échiquier politique. En effet, la plupart des français sont en manque de repère et en quête de sens pour leur vie personnelle, et demandent une clarification du projet politique à long terme pour la France. Ils ont probablement le sentiment que notre classe dirigeante navigue à vue sans aucune perspective d’avenir.
L’erreur des socialistes
François Hollande a appelé les ténors de la gauche antilibérale à désigner rapidement leur candidat unique. Il espère qu’une fois cette investiture réalisée, la campagne présidentielle va pouvoir commencer sous forme de débats et non sous forme d’un catalogue de propositions des divers candidats déclarés. Mais, une fois de plus il a fait appel à l’esprit de responsabilité du parti communiste français en lui indiquant que, malgré leur souhait de rejoindre l’extrême gauche, il serait cordialement invité à la constitution d’un gouvernement de gauche en cas de victoire aux élections législatives, s’il le désirait. Cette intrusion, dans la campagne de l’extrême gauche, du parti socialiste pourrait faire exploser encore plus vite cette unité difficile à réaliser. Les diverses sensibilités qui seront représentées au premier tour de l’élection présidentielle ne devraient-elles pas penser à l’échéance immédiate plutôt que de se projeter à ce que j’appellerai le troisième tour de la présidentielle, c'est-à-dire les législatives, comme l’a fait Lionel Jospin en 2002 ? Cette démarche a sans doute causé sa perte en provoquant son absence au second tour de l’élection présidentielle. Cette élection est d’abord la rencontre du peuple français avec un homme et doit permettre aux différentes forces politiques de se rassembler et de compter leurs sympathisants, afin qu’ils sachent quelle ligne de conduite adopter pour établir leur programme politique. Les partis politiques ne doivent pas chercher à se diviser pour mieux régner mais, doivent se rassembler pour regagner une légitimité dans la population et redonner du sens à la vie politique française et internationale.
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".