| samedi 30 décembre 2006, a 12:56 |
| Saddam Hussein a été pendu ce matin |
La mort de Saddam
L’exécution précipitée de l’ancien président irakien n’est pas pour apaiser le climat dans les pays du Moyen-Orient. Elle ne fait qu’attiser la haine envers les Etats-Unis et pourra relancer le mouvement terroriste qui voit en Saddam le martyr du Proche Orient, d’autant plus qu’il n’a rien regretté de son action et que peu avant son exécution, il a adressé un dernier message au peuple irakien : « Faites attention à la nouvelle puissance iranienne ainsi qu’au reste du monde, qui veulent vous soumettre ». D’après un rapporteur qui a assisté à sa mise à mort, il a été à la potence avec dignité et a légué son Coran, qu’il a tenu jusqu’à la dernière minute, à une personne de son entourage qu’il a tenue secrète. Sa fille, en exil, a annoncé sa mort dans un message laconique et souhaité qu’il soit enterré dans son village natal, ce qui fut fait. Les forces de la coalition américaine ont remis le corps de l’ex-dictateur à des responsables irakiens qui l’ont accompagné dans sa dernière demeure. Le lieu de sa sépulture se trouve être un des derniers palais qu’il a fréquenté lorsqu’il était encore au pouvoir, et qui pourra faire l’objet d’un lieu de recueillement pour ses derniers partisans.
Deuil national
Dés que sa mort a été rendue publique, la Libye, qui veut pourtant regagner la confiance des pays occidentaux, a décrété 3 jours de deuil national. Cette mesure peut montrer qu’une grâce présidentielle des infirmières bulgares condamnées à mort, accusées d’avoir inoculer intentionnellement le virus du sida à des enfants libyens, n’est pas garantie. Le président Kadhafi va sans doute exiger des garanties de l’Occident pour ne plus être inquiété par la communauté internationale concernant ses liens occultes avec le financement du terrorisme international.
Aujourd’hui, toutes les conditions paraissent réunies pour que le terrorisme international reparte de plus belle et que les pays les plus extrémistes du Proche-Orient résistent farouchement aux volontés de la communauté internationale. Il est grand temps que les responsables mondiaux s’assoient autour d’une table et relancent le processus de paix au Moyen-Orient et débattent afin de définir les intérêts vitaux de chacun, sans quoi la guerre de civilisation voulue par Georges Bush, pourrait bien devenir réalité. Plus aucun continent ne serait alors à l’abri du terrorisme sur son propre territoire.
Stéphane De Bona |
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