| lundi 01 janvier 2007, a 18:07 |
| La monnaie unique |
L’euro, gardez le sourire !
Voilà maintenant 5 ans que l’euro est rentré dans le quotidien des français. Selon un récent sondage, 52 % des personnes interrogées regrettent le Franc pour des raisons telles que l’inflation et la stagnation des salaires. Deux reproches totalement incompatibles, car l’augmentation de l’inflation nécessite la hausse de la quantité d’argent en circulation, et par conséquent une forte revalorisation des salaires, ce qui n’est pas le cas. Certes, lors de la première année de la mise en place de la monnaie unique, les prix à la consommation ont fortement augmenté, mais aujourd’hui cette tendance n’existe plus grâce à l’action de la banque centrale européenne qui veille à ce que l’inflation dans la zone euro ne dépasse pas 3 % par an. Il faut rappeler que dans les années après le premier choc pétrolier, l’inflation dépassait 14 % par an. Grâce à la monnaie unique, nous avons pu éviter un nouveau choc pétrolier lorsque le baril de pétrole a dépassé les 75 $ en Août 2006.
Les taux d’intérêt
Depuis l’adoption de l’euro le 1er Janvier 2002, les taux d’intérêt, dans notre pays et dans le reste de l’Europe, n’ont jamais été aussi bas. Ils permettent aux ménages les moins aisés de faire appel aux prêts pour augmenter significativement leur niveau de vie, en ayant accès à la propriété. Ces taux bas ont également permis de maintenir un taux de croissance régulier dans la zone euro, ce qui nous a fait éviter une récession comme en 1974, à la suite du choc pétrolier. Evidemment, cette politique de l’euro fort bride nos exportations et par conséquent fait reculer notre bénéfice du commerce extérieur. C’est pour cela que certains politiques français demandent au président de la banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, d’interrompre sa politique de l’euro fort pour relancer significativement la croissance de la zone euro en augmentant les marges dues au commerce extérieur. Aujourd’hui, la monnaie unique européenne bénéficie d’une confiance supérieure à celle du dollar américain. La Slovénie, qui nous rejoint aujourd’hui dans la zone euro, peut être fière des efforts qu’elle a fournis pour intégrer ce club très fermé qui nous aide à rivaliser avec d’autres continents en fort développement.
Stéphane De Bona
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