Ovidie, née le 25 août 1980, est une actrice (entre autres de films pornographiques de 1999 à 2002), réalisatrice, écrivain, productrice française. Elle démontre par ses engagement divers que l’on peut à la fois une intellectuelle (elle est titulaire d’une licence de philosophie) et ne pas négliger les plaisirs du corps. Son univers est très gotique, parfois même un peu macabre, mais toujours très esthétique. Elle désire faire du porno un art. Ovidie met des mots sur un métier que la société considère comme dégradant et humiliant pour les femmes. Pourtant la liberté de pouvoir disposer de son propre corps et de jouir sans entrave reproche l’acte sexuel de l’œuvre d’art. Le plaisir du rapport amoureux fait connaître à l’être humain un instant d’extase (la petite mort), moment sublime qui l’unit à dieu, chose que l’artiste essai de reproduire lorsqu’il façonne son œuvre. La sexualité est une chose belle en soi, que l’homme et la religion ont pervertis en faisant de la femme un objet et en y ajoutant la notion du péché. Lorsque faire l’amour est librement consenti par les partenaires, cet acte est l’un des moments de partage et de paix, le plus intense que peut connaître l’ensemble de l’humanité sur terre. La découverte de l’amour et de la relation amoureuse est l’un des meilleurs temps de la vie. Il est proche du sentiment d’harmonie que l’on éprouve lorsque nous regardons une œuvre d’art. C’est certainement que Ovidie, philosophe et pornographe souhaite retranscrire dans ses livres et ses films.
Biographie
Hardeuse et fière de l’être, Ovidie a choisi sa carrière. Elle n’a pas connu la misère financière ou affective et elle ne se considère pas comme une “nymphomane furieuse”. Elle est contre l’idée que le porno pervertit les mœurs et souille les âmes : elle utilise d'ailleurs sa voix pour faire entendre que le porno est un moyen d’avoir “une image positive et forte de son propre corps et de son propre sexe.” C’est pour ces raisons qu’elle est considérée comme “l’intello du X” - mais aussi parce qu'elle a fait des études de philosophie.
Elle est l’une des rares actrices à refuser certaines pratiques et à imposer le port du préservatif sur les tournages. A côté de sa carrière d’actrice pornographique, elle est l'auteure du livre Porno Manifesto, qui dénonce les idées reçues sur le monde du cinéma pornographique, ainsi que certaines dérives du mouvement féministe. On lui doit aussi Osez tourner votre film X et Osez découvrir votre point G aux éditions la Musardine, ainsi que In Sex We Trust et Films X : y jouer ou y être?
Elle milite par ailleurs pour diverses causes, parmi lesquelles le SCALP (libertaire) ou l'interdiction de la fourrure. Elle est végétalienne et straight edge (pas de drogues, pas d'alcool, pas de sexe sans relation durable). Elle demande également la création d’un statut unique pour les travailleuses du sexe.
Elle remporte diverses récompenses (Hots d’or, Awards...) en tant qu’actrice et réalisatrice (Lilith, porno féministe). Du porno, maintenant qu'elle a presque arrêté, elle garde plutôt de bons souvenirs : les regards des gens l'auront plus dérangée que la pratique du métier.
En 2006, elle réalise son premier film documentaire non pornographique : "Qui a peur du grand méchant loup? Enquête sur les désirs politiquement incorrects". Le sujet?
« Nos fantasmes sont-ils toujours politiquement corrects ? Correspondent-ils nécessairement à nos opinions éthiques ou morales ? Peut-on à la fois être anti-militariste et focaliser son désir sur les uniformes ? Peut-on être libertaire et être sexuellement fasciné par l'ordre et l'autorité ? » Plus intello que jamais, Ovidie compte bien poursuivre dans cette voie.
Le statut des prostituées
Le 13 avril 1946, la loi Marthe Richard, du nom de la conseillère municipale de Paris qui l'a élaborée, est votée par le gouvernement provisoire. Elle impose la fermeture des maisons closes en France. 20 000 femmes environ sont concernées par cette loi et près d'un millier de maisons de tolérance ferment leurs portes. Depuis cette période « les filles de joie » n’ont plus aucun statut social. Plusieurs gouvernements de droite comme de gauche durcissent la législation voulant par ce moyen faire disparaître la prostitution. Je peux dire aujourd’hui, que c’est un vœu pieux ! Nous ne pourrons jamais éradiquer le plus vieux métier du monde. Nous devrions plutôt rendre leur dignité aux péripatéticiennes en répondant rapidement à ces attentes.
Nous exigeons :
- la reconnaissance de notre profession et la création d’un statut. - l’ouverture de droits sociaux tels que la sécurité sociale, la retraite et le chômage... - l’abrogation de l’article L50 de la loi sur la sécurité intérieure qui nous clandestinise et dégrade nos conditions de travail. - le retrait de projet de loi du parti socialiste visant à pénaliser nos clients. - une révision des lois sur le proxénétisme qui ne doivent plus empêcher les travailleuses du sexe de vivre en famille, de circuler librement pour les étrangères ou de louer un studio pour travailler, mais qui permette de combattre les violences, et l'extorsion de nos revenus. - l’abrogation des ordonnances de 1960 faisant des travailleuses du sexe des inadaptées sociales - la régularisation immédiate de toute les sans-papiers - l’inscription de la putophobie dans la lutte contre les discriminations. - le droit au changement d’état civil pour les transsexuels selon leur genre revendiqué. - que les forces de l’ordre assurent notre sécurité et non l’inverse.
En conclusion, j’estime qu’en redonnant à ces travailleurs et travailleuses du sexe le droit de vivre dignement, l’image de nos gouvernants n’en sortirait que grandie.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".