Voici les dernières réactions des candidats et sondages avant l'élection Présidentielle 2007 :
La course aux indécis s'aiguise à l'approche du premier tour de l'élection présidentielle qui paraît s'orienter, selon les sondages, vers le scénario d'un duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, à 50-50 avec le candidat de l'UMP au second tour d'après une enquête CSA.
Le nombre d'indécis se situe à un niveau plus élevé qu'en 2002 à cinq jours du scrutin, entre 37% et 42% selon les instituts de sondage.
Un sondage CSA-Cisco pour Le Parisien-Aujourd'hui en France donne le candidat de l'UMP et sa rivale socialiste à égalité au second tour pour la première fois depuis les 21 et 22 mars.
L'écart se resserre de fait au premier tour : Nicolas Sarkozy est crédité de 27% des intentions de vote (+1), Ségolène Royal de 25% (+2), François Bayrou de 19% (-2) et Jean-Marie Le Pen de 15,5% (+0,5).
Selon CSA, le taux d'abstention et de bulletins blancs ou nuls serait de 21% au premier tour.
Selon la 41e vague du baromètre électoral quotidien d'Ipsos/Dell pour SFR et Le Point, le candidat de l'UMP l'emporterait le 6 mai avec 52% des voix (-1) face à Ségolène Royal, créditée de 48% (+1).
Quatorze pour cent des personnes certaines d'aller voter n'expriment pas d'intention de vote.
"Les électeurs ne sont pas des marionnettes qu'on agite en leur parlant un jour d'un rétrécissement de l'écart et le lendemain d'un élargissement", tempère Gérard le Gall, responsable des sondages au PS, qui a vécu le "choc" du 21 avril 2002.
Un sondage à 50-50, "ça attire le regard et permet même d'oublier les autres", poursuit-il, précisant qu'une quinzaine d'enquêtes d'opinion sont encore à venir jusqu'à la clôture officielle de la campagne vendredi à minuit.
"On a toujours dit que les derniers jours seraient déterminants et devraient être l'objet d'une clarification qui jouerait en notre faveur", ajoute Vincent Peillon.
"La logique politique est que Ségolène Royal soit au deuxième tour. C'est en train de se mettre en place", assure le porte-parole de la candidate.
"CASSER LA SPIRALE SUICIDAIRE"
La candidate des Verts, Dominique Voynet, a estimé mardi sur RTL que la candidate socialiste se devait d'aller "chercher les voix qui se baladent du côté de l'UDF aujourd'hui" au lieu de soumettre ses partenaires à la pression du "vote utile".
Ségolène Royal s'en est pris mardi à demi-mot au président sortant Jacques Chirac en s'engageant à réduire le train de vie de l'Elysée, dénonçant une hausse de 798% du budget de la présidence entre 1995 et 2006.
"Toutes les dépenses à caractère privé (déplacements, vacances, prise en charge de la famille ou des amis) seront désormais interdites à la présidence de la République comme à tous les ministres", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. "Il n'y aura plus de ministre logé, nourri, blanchi aux frais du contribuable dans les ministères".
François Bayrou, qui pourrait être le bénéficiaire d'un électorat volatil, s'est engagé, s'il est élu, à mettre en oeuvre "un contrat de législature" dans les huit jours qui suivront le scrutin.
"Il faudra un contrat de législature. Sur les grands axes que les Français auront choisis en m'élisant, je tendrai la main à droite et à gauche pour que des responsables politiques conscients du grand changement que les Français auront choisi, pour que ces responsables politiques là acceptent de travailler ensemble", a dit le candidat centriste sur Europe 1.
Le président de l'UDF "a commencé sa campagne au centre, la semaine dernière il était plus à gauche que le PS, puis il disait qu'on pouvait parler avec Besancenot", a relevé Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy.
"Il est temps que cette campagne s'arrête: François Bayrou a commencé au centre on ne sait pas où il finira à gauche", a-t-il lancé.
L'association Blanc C'est Exprimé, qui milite pour la reconnaissance du vote blanc, a appelé mardi à "ne voter ni pour Ségolène Royal, ni pour Nicolas Sarkozy".
"La présidentielle 2007 est la possibilité donnée aux Français de casser la spirale suicidaire et de provoquer une rupture républicaine", souligne-t-elle dans un communiqué.
L'UMP et le PS sont "de véritables oligarchies" qui "se partagent en alternance le pouvoir, imposent des abus de position dominante à leurs propres élus, cela depuis près de trente ans en ignorant les Français", ajoute-t-elle.
Le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, a annoncé mardi qu'il donnerait ses consignes de vote le 1er mai s'il ne figure pas au second tour.
"Pour que le peuple s'en sorte, il faut sortir les sortants, Bayrou, Royal, Sarkozy", a-t-il lancé lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, en appelant aux "travailleurs pauvres" et "chômeurs".
Notre pays est donc dans l'indécision la plus complète, pourtant il va falloir réagir pour sortir du malaise entre les générations et éviter un état de quasi-guerre civile.
Stéphane De Bona |