Boris Eltsine, fossoyeur de l'Union soviétique et premier président russe démocratiquement élu, est mort lundi à l'âge de 76 ans.
"Boris Eltsine est décédé aujourd'hui à Moscou", a déclaré une porte-parole du Kremlin contactée par téléphone. Selon des sources médicales citées par les agences de presse russes, il a succombé à une crise cardiaque.
"J'exprime mes très sincères condoléances à la famille du défunt, qui porte la responsabilité d'événements majeurs pour le bien du pays, ainsi que de graves erreurs", a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, dernier président de l'Union soviétique, évoquant "un destin tragique", selon Interfax.
Né le 1er février 1931, Eltsine souffrait de problèmes cardiaques récurrents. Très attaché au titre de premier président de Russie, il a occupé ce poste de 1991 à 1999, avant de démissionner le 31 décembre et de céder le pouvoir à Vladimir Poutine.
De nombreux Russes l'avaient initialement considéré comme un héros pour avoir mis fin à soixante-dix années de régime communiste.
Mais la "thérapie de choc" administrée sous sa présidence à l'économie russe avait jeté des millions de ses concitoyens dans la pauvreté. Dans le même temps, ses proches se partageaient les dépouilles de l'ancienne économie collectiviste du pays.
La première guerre de Tchétchénie, en 1994-96, et l'humiliation de l'ex-armée rouge avaient également entaché l'image de l'homme qui, à l'été 1991, s'était hissé sur un char pour mener l'opposition à une tentative de putsch.
Originaire de la région de Sverdlovsk, dans l'Oural, où il était né le 1er février 1931, Eltsine avait fait ses premiers pas en politique en 1976 en devenant secrétaire régional du parti communiste de Sverdlovsk.
En juin 1991, il avait été élu président de la Fédération de Russie, avec 57% des suffrages.
A partir de 1995, sa santé s'était détériorée.
Le 31 décembre 1999, il avait brutalement démissionné, accompagnant sa décision d'une lettre d'excuses pour ses erreurs, et transmis ses pouvoirs à Vladimir Poutine.
Question : La Russie est-elle devenue une démocratie modèle ?
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".