La décomposition de la gauche
Alors que Nicolas Sarkozy est rentré à l’Elysée depuis quelques jours en voulant imprimer un nouveau style jeune et dynamique à l’image de John Kennedy dans les années 60, la gauche reste chaos debout et ne sait même plus qui appartient à son camp. Les radicaux de gauche sont tentés par une alliance avec leurs anciens cousins de droite et oublient de ce fait ce qui a toujours été leur priorité dans la vie politique française : incarner une indépendance d’esprit et gouverner le pays dans l’intérêt de tous et enfin, tourner le dos à l’esprit partisan. En composant un gouvernement dit d’ouverture, le président de la République a été électoralement habile pour semer le trouble au sein de la gauche et du centre. Comme l’a dit François Bayrou hier soir dans France Europe Express, il est préférable qu’un pacte gouvernemental soit établi avant une élection pour former une alliance cohérente qui dirigera le pays, plutôt qu’un ralliement de dernière minute sans aucune vision d’avenir. Aujourd’hui, la gauche doit se préparer à un raz de marée de la droite comparable à celui des élections législatives de 1993 qui la laissera, une fois encore, dans l’opposition. Cette période doit leur servir à réinventer une nouvelle force d’opposition de gauche, plus cohérente et intégrant les défis qu’elle devra affronter dans l’avenir, tournant ainsi le dos aux vieilles recettes néo-marxistes qu’elle nous ressert depuis 25 ans.
Le nouveau parti politique de François Bayrou : le MoDem ou Mouvement Démocrate
La seule force, en état de marche, qui est susceptible de contrer le nouveau gouvernement dans les dérives droitières et antisociales que celui-ci tentera de faire passer en force pendant les vacances estivales reste le nouveau mouvement démocrate créé le 10 Mai 2007 par François Bayrou. Ce nouveau parti politique rassemble les derniers fidèles de l’UDF, des écologistes, des sympathisants ainsi que des opposants de la première heure au nouveau président de la République, comme Azouz Bégag. François Bayrou continue avec constance, à tracer un nouveau sillon dans la vie politique française qu’il a entamé depuis bientôt 3 ans. Cette démarche qui vise à clarifier notre échiquier politique aurait du être grandement suivi par les radicaux des deux camps. Contrairement à toute logique, les radicaux préfèrent répondre aux sirènes du pouvoir plutôt que de rester dans l’opposition et être cohérent avec leur histoire. L’occasion que les deux partis séparés depuis 1981, était pourtant belle et à portée de main, au lieu de cela le paysage politique français restera ombrageux et illogique. Aujourd’hui, le MoDem est crédité de 15 à 18 % des suffrages au premier tour des élections législatives du 10 Juin et il pourrait n’avoir que un à huit députés dans la nouvelle assemblée nationale. Je vous invite donc à voter massivement pour ce nouveau parti et à le rejoindre en y adhérant (il dispose pour le moment d’environ 60 000 pré-inscriptions ; cela est sans doute la preuve que cette nouvelle force pourra compter dans le paysage politique national et international).
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".