Nicolas Sarkozy a une fois de plus pris tout le monde par surprise. Il a annoncé lors de ces à la presse la fin des écrans publicitaires, pour la télévision publique, au 1er janvier 2009. A-t-il mesuré les conséquences de cette réforme pour le monde audiovisuel ? Nul ne le sait ! En tout cas c'est une petite révolution qui voit avoir lieu l'année prochaine, car il va falloir financer ce manque-à-gagner. Les tranches publicitaires limitées à huit minutes par heure sur la télévision publique représentaient 33 % du budget soit 850 millions d'euros par an. En calculant les plages horaires libérées par ses écrans de pub la télévision publique aura besoin de troisheures de programmation supplémentaire par jour pour l'ensemble des six chaînes. Cela ne représente plus, les 850 millions d'euros mais environ un milliard d'euros pour la création de programmes supplémentaires. France télévision ne pourra plus alors compter que sur l'augmentation de l'Audimat et la taxation de l'ensemble des téléspectateurs pour rentabiliser ses programmes. Ils devront être selon le gouvernement de meilleure qualité. Mais ne nous y trompons pas, s'est petits à petit le démantèlement de la télévision publique qui est programmée, puisque l'on sait que ce ne sont pas les programmes des hautes qualités intellectuelles qui rapportent de l'audience et donc qui peuvent être revendu à la concurrence. Pourtant le gouvernement a pris comme modèle pour présenter cette réforme la BBC, télévision publique anglaise. La BBC dégage chaque année plusieurs millions de bénéfices. Oui mais voilà elle exporte également, les programmes les plus tragiques de la télé-réalité. Voilà sûrement ce qui nous attend, dans l'audiovisuel public d'ici quelques années en France ! C'est donc soit une privatisation partielle du service public qui sera réalisé ou l'augmentation constante de la redevance télé, pour pouvoir concurrencer les chaînes privées. Soit le niveau intellectuel moyen des Français augmente et nous serons les leaders de la nouvelle économie du savoir et donc la télévision publique subsistera, soit nous aurons un service public de l'audiovisuel peu à peu délaissé, il mourra alors de sa belle mort. Le grand bénéficiaire de cette opération risque donc d'être une fois de plus les plus riches (c'est-à-dire les groupes privés qui vont tirer tout bénéfice de l'augmentation de leurs plages publicitaires ou les téléspectateurs les plus aisés, qui auront accès à d'autres médias en voie de développement) ce qui augmentera encore un peu plus la fracture sociale.
Le développement de nouveaux médias
Les grands bénéficiaires de cette réforme de la télévision publique seront donc les groupes privés et les nouveaux médias. Elle va donc permettre de financer de nouvelles formes de communication comme l'Internet mobile qui deviendra rentable par des spots publicitaires. Mais ces nouveaux médias vont-ils être de bonne qualité. Pas si sûr, car comme nous l'avons vu plus haut ; la qualité n'attire pas le profit et l'audience. Alors comment répondre à ce problème insoluble et être rentable et créer l'économie de demain, celle du savoir. Nous allons sans doute si nous voulons encore un peu subsister sur cette terre, nous rendre compte que le bonheur de l'humanité ne passe pas forcément par des biens matériels superflus, mais également par des besoins intellectuels et spirituels qui font toute la différence entre l'homme et l'animal. Dans ces conditions, les nouveaux médias, nous aideront à recréer du lien social et de la croissance économique, tout en préservant la planète, puisque nous ferons l'abstraction de voyages en avion, coûteux pour nos portefeuilles et en gaz à effet de serre. Le temps gagné, par la réorganisation du travail et de nouvelles technologies non polluantes, pourront être mis à profit pour aller à la rencontre de l'autre. Nous ne partirons plus alors dans l'inconnu et nous aurons plus peur de la différence. Ce nouveau mode de développement nous permettra d'éviter des guerres inutiles et de prendre conscience que notre planète est un bien commun et non un objet de profit par ses matières premières, aidant quelques-uns à dominer les autres par leur puissance et leur richesse. La connaissance et le partage seront alors devenus les valeurs dominantes.
le vrai visage de sarko écrit le mercredi 23 janvier 2008, A 08:06
Comme télespectateur lambda j'aurai bien voulu qu'on me demande mon avis d'une telle mesure -radicale c'est peu dire- J'aime la pub ; un peu, mais pas trop ; sur FRANCE 2 par exemple jamais on verra de la publicité intervenir au milieu d'un téléfilm... Le service public respecte son téléspectateur. Cette mesure du gouvernement est une espèce de claque dont personne n'a vu venir la main ; et encore on a 1 an pour s'y préparer, histoire de faire les choses en douceur mais je vois dejà le tableau, ya quelque chose d'irritant à vouloir supprimer la publicité, c'était comme une espèce d'institution qui tombe dans l'oubli ; dans 50 ans on sera hasbeen en évoquant les termes de pub, réclames... Nos gosses nous riront a la figure, on pourra se souvenir d'une époque où le libre arbitre existait encore.
Je continuerai à critiquer le poing levé notre cher président Nicolas 1er, Tsar (ou plutot Star) de la France tant il est critiquable ; en entendant les autres pays d'Europe qui se foutent de nous. Nous sommes la risée de nos voisins, un homme d'état qui montre sa poule dans la presse people, qui se balade chez Mickey lunettes de soleil ... J'ai parfois honte d'etre français !
Sarkozy toujours, lors des Européennes de 1999 aurait avoué à Philippe de Villiers "tu as de la chance Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages... Tout cela me laisse froid ! Je ne pense qu'à l'avenir." CHOQUANT !!!! No Comment !
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".