Cela faisait 40 ans, que ma ville de naissance n'avait pas changé de majorité municipale. Les nouveaux locataires de l'hôtel de ville ont donc décidé de changer l'image de la ville, par l'intermédiaire d'un nouveau logo.
Un changement d'identité très ridicule
J'ai eu la chance ou la malchance de travailler avec un ou plusieurs dirigeants de la ville durant des années universitaires. Malheureusement, certains d'entre eux doivent appliquer les mêmes méthodes qui leur ont permis d'arriver à ces postes. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai jeté un coup d'œil furtif sur le site de la mairie ce matin ! J'ai découvert un nouveau logo devant représenter la nouvelle identité de la ville.
En ces temps de crise, je trouve cela tout simplement superflue et ridicule. Ne me dites pas que je n'aime pas l'art, car ma vie est tout un art par elle-même ! Vous comprendrez lorsque je vous aurais décrit ma vision de cette œuvre du XXIe siècle : "c'est tout simplement une lettre M. qu'un enfant de sept ans aurait pu écrire à la fin de son cours préparatoire, collé sur un fond jaune".
Mais soyons réalistes, un changement d'identité nécessite forcément des dépenses inconsidérées, lorsqu'on est des socialistes du passé ! Après la droite bling-bling, la gauche caviar est donc de retour ! Plutôt que de travailler pour le long terme, faisons dans le clinquant et l'apparence ! Je retrouve bien ici, les vieilles méthodes de vieux partis politiques usés et sans imagination. Il faudrait « sortir les cerveaux de la naphtaline », pour reprendre l'expression de l'un de mes professeurs, lors d'une conversation à propos de la philosophie et des philosophes, aujourd'hui aux affaires (il est maintenant adjoint au maire).
Enfin bref, les méthodes sont les mêmes, d'abord les dépenses et après les impôts sans penser à construire un projet utile qui restera pour des générations. Après l'achat d'un ordinateur portable pour chaque élu, aujourd'hui un logo ridicule sans doute commandé à un artiste local et demain ce sera quoi ?... Je ne sais pas, mais cela restera sans doute une histoire d'image ! Si le ridicule ne tue pas, il coûte certainement cher ! Pauvre France ! Pauvre ville ! Il est grand temps que l'intelligence salie. C'est tout pour aujourd'hui.
Stéphane De Bona |