Le premier janvier 1999 était lancé l'euro sur les marchés financiers. 11 pays avaient aussitôt adopté la monnaie unique. Aujourd'hui, la zone euro compte 16 membres, preuve de son succès.
Devant le Parlement européen réuni à Strasbourg pour sa première session plénière de l'année, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a vanté les mérites d'une monnaie qui depuis une décennie assure à la zone une protection efficace en cas de "turbulence" mondiale (chocs pétroliers, crise économique et financière). Si les détracteurs de la monnaie unique estiment qu'elle a entrainé une baisse du pouvoir d'achat, Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a souligné pour sa part la"réputation méritée de force et de stabilité" de l'euro qui a permis de créer quelque 60 millions de nouveaux emplois en 10 ans tout en facilitant les échanges commerciaux et les voyages dans la zone euro.
La devise, uniquement concurrencée par le dollar et qui représente désormais 25% des réserves en devises étrangères dans le monde, avait été lancée le 1er janvier 1999 dans 11 pays, à savoir l'Autriche, la Belgique, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne. Depuis 1999, cinq nouveaux Etats l'ont adoptée (Chypre, Malte, la Grèce, la Slovénie) ainsi que la Slovaquie qui est devenue le 16ème membre de l'euro groupe depuis le 1er janvier 2009.
330 millions d'habitants vivent à l'heure actuelle dans cette zone dont le produit intérieur est estimé à près de 4.000 milliards d'euros. Gravement touchée par la dernière crise financière, l'Islande pourrait elle aussi opter pour la monnaie unique.
L'Europe et la France : sans l'Euro
Sans ce formidable outil monétaire, la zone euro aurait sans doute connu, une vague de dévaluation de ces monnaies. Nous aurions connu un nouveau choc pétrolier comparable à celui des années 70, où nous avons mis 10 ans avant de retrouver le chemin de la croissance. De plus, grâce à cette devise, notre pays la France peut négocier plus facilement les intérêts de sa dette sur le marché international. Nous avons pu bénéficier de la faiblesse des taux directeurs d'il y a trois ans pour que notre dette n'explose pas. Sans la monnaie unique, notre pays ne serait déjà plus solvable. Les gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite n'ont jamais réussi à réduire considérablement notre endettement (à part peut-être entre 1997 et 2002).
D'après moi, avec la forte baisse des taux qui va se poursuivre jusqu'à l'été de 2009, la zone euro sera remise sur le chemin de la croissance, début 2010. Grâce à notre union monétaire, nous avons sans doute échappé au spectre de la crise de 29.
Après l'Europe économique, l'Europe sociale
L'espace européen ne doit pas seulement être une zone de libre-échange, mais également un lieu de partage et de solidarité. Il serait bon, que le traité de Lisbonne entre en vigueur au plus vite, car nous avons besoin que l'Europe soit incarnée par un président avec une durée de mandat longue et stable.Nous devons ensuite travailler à un modèle européen humaniste.
Mais comment peut-on faire aimer l'Europe à ses habitants ?
Nous devons d'abord retrouver l'esprit des pères fondateurs. Nous pouvons peu à peu entamer de nouvelles coopérations. . Je pense à des projets qui fassent rêver, comme par exemple une Europe de la santé.
Tout d'abord, il nous faut maintenant renforcer notre union politique pour qu'elle protège plus sûrement les citoyens européens. Il serait probablement souhaitable que notre union devienne une fédération d'États-nations. Nous devrons peu à peu harmoniser nos systèmes sociaux pour éviter les dumpings sociaux. De plus, des institutions politiques fortes nous aideront à lutter contre l'hégémonie des États-Unis et à parlementer avec la Russie. Dans les années à venir nous devrons élaborer un plan européen énergétique qui garantira notre indépendance. Les Russes ont déjà bien compris qu'ils pourront renouer avec leur splendeur passée grâce à l'arme énergétique. L'Europe devrait être un modèle de partage et de solidarité en la matière. Notre espace européen démontrera une fois encore sa capacité à instaurer la paix, alors que notre monde connaîtra certainement encore des tourments guerriers par manque de ressources non renouvelables.
Nous devrons également renouer avec l'économie de proximité, afin de limiter notre impact écologique et créer les emplois de demain.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".