Lors de la Conférence Nationale du MoDem à la
Mutualité, François Bayrou a présenté à ses nombreux militants sa Dream-team
européenne, l'occasion de réaffirmer les valeurs humanistes et fédératrices qui
sont les fondements du parti démocrate.
« Chez nous les têtes
de liste sont des gens en grâce ». C'est par cette phrase que François
Bayrou a entamé la présentation de son équipe européenne. Un clin d'œil
narquois qui reflète une réalité : le MoDem joue la carte de la
popularité. Cette première liste comprend trois nouveaux venus, le
journaliste Jean-François Kahn, tête de liste dans l'Est, le directeur du
Crédoc Robert Rochefort (Sud-Ouest) et la présidente du Mouvement européen en
France Sylvie Goulard (Ouest). Marielle de Sarnez conduira la liste en
Ile-de-France, Jean-Luc Bennahmias dans le Sud-Est, Jean-Marie Beaupuy dans le
Centre et Corinne Lepage dans le Nord-Ouest. Il faut dire qu'après ses deux
échecs, aux élections législatives de 2007 et aux municipales de 2008, le Modem
met les bouchées doubles pour se saisir de l'occasion que représentent les
européennes : au plan national, l'ambition est au moins de garder les onze
élus au Parlement de Strasbourg. Pour l'instant les sondages sont « sympathiques »
selon les dires de François Bayrou.
L'idéologie européenne du MoDem
La conférence nationale a permis aux cadres
du parti de renforcer leur conviction démocrate et humaniste.
À propos de l'Europe, François Bayrou a rappelé son ambition de créer une fédération
démocrate au niveau européen. L'Europe de ses vœux doit être solidaire
des villes et des campagnes, respecter les identités régionales et nationales
tout en renforçant une certaine identité européenne. Pour lui, la nation et
l'Europe ne sont pas ennemies, elles sont les deux visages de la même réalité.
Et M. Bayrou de conclure « L'Europe ce n'est pas la fin des
nations et des identités, mais leur nouvel âge ».
« La promesse de
l'Europe, elle ne se ramène pas à la concurrence ou à la consommation, à
l'économie, aux marchandises, au profit. La promesse de l'Europe, c'est une
promesse de valeurs. Une promesse de civilisations […] si l'Europe est fidèle à
sa promesse, alors c'est la terre où s'épanouira l'humanisme
démocratique » a-t-il affirmé dans son discours de clôture.
Et l'humanisme démocratique
doit s'appuyer sur une économie sociale, et non sur une économie de marché
uniquement. L'Europe solidaire peut apporter des solutions à la crise
économique actuelle, et sur le long terme elle est un atout pour penser différemment
l'avenir.
Le plan de relance de Nicolas
Sarkozy n'est ainsi qu'un « inventaire à la Prévert » pour
Corinne Lepage. Au lieu de trouver de nouvelles solutions, le Président s'est
contenté d'accélérer des mesures en attente. L'ancienne ministre de l'Ecologie
appelle de ses vœux le plan de relance européen proposé par François Bayrou, un
emprunt de 300 milliards d'euros (soit 3% du PIB de la zone euro) contracté par
tous les pays de la zone euro ensemble, qui permettrait une action concertée et
montrerait au monde que « la solidarité entre pays qui ont l'euro en
partage est sans faille ». […]
L'enthousiasme des militants
Malgré les six heures de
conférence, les militants sont sortis sourire aux lèvres. En grande majorité
ils se disent très satisfaits par les têtes de liste. Lors du vote sur
Internet, plus de 80% d'entre eux avaient déjà approuvé les candidats proposés,
la conférence les a confortés dans leur choix. « La sélection fait la
part belle aux connaisseurs de l'Europe, comme Sylvie Goulard qui a écrit L'Europe
pour les nuls », affirme l'une des militantes. Pour elle, le
renforcement de l'Europe est « la seule manière de défendre notre
vision économique et sociale, face aux grandes puissances qui se créent ».
Et elle cite Corinne Lepage en rappelant que la France représente
démographiquement 1% seulement de la population mondiale. Pour elle, le MoDem
est capable, plus que d'autres, de mettre en avant une conception fédéraliste
de l'Europe ». […]
Extraits de
l'article
Emilie Musset
L'expérience et la diversité
Cette Dream-team allie
l'expérience, la compétence et la diversité. Certains militants se sont émus de
l'absence de jeunes en tête de liste. Je souhaiterais rappeler que Yann Wehrling est en troisième position sur la liste de l'Est et
que cette présentation ne comportait que les duos ou les trios en tête de
liste. Nous comptons parmi nos rangs beaucoup de jeunes issus de la diversité
qui, peu à un peu se formeront au contact des aînés. Je tiens à souligner que
l'élaboration des listes n'est pas close et qu'elles devront déboucher sur 144
noms, pour un peu plus de 600 candidats possibles. C'est peu dire, que le choix
est grand et que la diversité sera respectée. Préférons-nous être sûr de nos
compétences ou mettre une jeunesse sans expérience sur le devant de la scène et
connaître des déconvenues Sarkozyennes ? Nous faisons le pari de la
transmission entre générations et de la formation !
Les jeunes militants MoDem
sont motivés et comptent s'investir vraiment dans les élections européennes
qu'ils envisagent comme un défi. Un jeune militant de 27 ans, ancien étudiant
en Sciences Politiques explique ainsi son engagement politique. « C'est
la première fois que j'ai une activité politique véritable, je ne me suis
jamais engagé dans les syndicats étudiants, que je trouvais un peu
démagogiques. Le MoDem porte des signes forts, de valeurs et de confiance, et
quelque chose de profond nous fédère. Enfin, il y a une dimension éminemment
militante dans le parti, nous sommes quelques 80 000 ».
Dernier point, nos députés
européens n'ont pas démérités à l'image de Nathalie GRIESBECK (Est), qui a
défendu nos libertés publiques à travers des dossiers comme EDWIGE ou celui des
logiciels libres. C'est lors de ces élections, que les Français vont se rendre
compte que l'Europe nous protège plus qu'elle nous contraint. Sans l'Europe,
nos acquis sociaux (48 heures de travail hebdomadaire au maximum dans l'union,
droits à la retraite...) auraient été démantelés sans aucun scrupule ni voies
de recours.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".