Comment ne peut-on pas savoir aujourd'hui que c'est la
Saint-Valentin ?
Lorsqu'on est comme moi célibataire, on peut tourner cette journée en dérision ou fêter l'amour du savoir et des
« connaissances ». Voici donc une leçon de séduction grâce à la
philosophie et un cours d'ethnologie qui retracent l'histoire de la théorie
amoureuse.
Stéphane De Bona
Une petite histoire de
la Saint Valentin
L'origine de la fête de la Saint-Valentin est assez mal
connue. Il semblerait cependant qu'elle remonte à l'Antiquité.
Saint-Valentin, avant d'être saint, était un prêtre romain
du nom de Valentin vivant sous le règne de l'Empereur Claude II (IIIème Siècle .après-JC).
A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et
impopulaires. Claude II, également surnommé Claude le Cruel, ayant des
difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida
d'interdire le mariage pensant que la raison pour laquelle les romains
refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers
respectifs. Malgré les ordres de l'Empereur, Saint-Valentin continua pourtant
de célébrer des mariages. Lorsque Claude II apprit l'existence de ces mariages
secrets, il fit emprisonner Valentin. C'est pendant son séjour en prison que
Valentin fit la connaissance de la fille de son geôlier, une jeune fille
aveugle à qui, dit-on, il redonna la vue et adressa une lettre, avant d'être
décapité, signé " Ton Valentin ".
Ce n'est que plusieurs siècles après, une fois l'Empire
romain déchu, qu'il fut canonisé en l'honneur de son sacrifice pour l'amour.
Cette époque est en effet celle où une vaste entreprise de transformation des
fêtes païennes en fêtes chrétiennes est menée par l'Eglise Catholique.
La Saint-Valentin fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne
(Lupercalia) à l'occasion du Jour de la fertilité, dédiée à Lupercus, dieu des
troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage
romain.
En effet, cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité, dont
le plus marquant était la course des Luperques, au cours de laquelle des hommes
à moitié nus poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de
peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d'être
fécondes et d'avoir une grossesse heureuse.
On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était
organisée qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons
inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année.
Voilà qui n'était pas pour plaire aux Saints Pères de
l'Eglise primitive qui instaurèrent donc une fête particulière en l'honneur de
Saint-Valentin, mort le 14 février 268, ou 270, selon les versions.
Une autre origine de la Saint-Valentin, enfin, remonte au Moyen-âge.
On dit en effet qu'à cette époque une croyance se répandit en France et en
Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14
février et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice
à la déclaration amoureuse. C'est ainsi que depuis, à la Saint Valentin, chaque
Valentin cherche sa Valentine pour mieux roucouler au printemps.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".