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vendredi 28 juillet 2006, a 13:22
Biographie : Le Général De Gaulle

 

 

 

 

 

 

 

 

 Charles De Gaulle : hommes d'Etat français né à Lille en 1890, mort à Colombey-les Deux- Eglises en 1970. Sorti de l'école de Saint-Cyr en 1912, il prend part aux combats de la Première Guerre Mondiale. Blessé et fait prisonnier à Douaumont, interné à la forteresse d'Ingolstadt, il prépare son ouvrage Discorde chez l'ennemi (paru en 1924). En 1921, il enseigne l'histoire militaire à Saint-Cyr, puis entre au cabinet du vice-président du conseil supérieur de la guerre, le Maréchal Pétain (1925). Il publie Le fil de l'épée (1932), La France et son armée (1938), Vers l'armée de métier (1934), ouvrage dans lequel il préconise la création d'une armée spécialistes en accordant une place de premier ordre à l'arme blindée. Il est nommé colonel en 1937.

A la tête de la 4ème division cuirassée, il arrête l'avancé allemande en 1940 à Montcornet (17 mai) et devant Abbeville (28 mai). Il est nommé général de brigade à titre temporaire. Sous-secrétaire d'Etat à la défense nationale dans le cabinet Reynaud (6 juin 1940), il part pour Londres lorsque le ministère Pétain demande l'armistice (16 juin 1940). Le 18 juin, il lance le célèbre appel dans lequel il demande aux français de se grouper autour de lui pour continuer la guerre. Pour rallier les soldats et les colonies qui n'acceptent pas la défaite, il organise le conseil de Défense de l'Empire (octobre 1940). Avec l'aide de F. Eboué et du capitaine Leclerc de Hauteclocque, il rallie l'A.E.F. et le Cameroun (28 août 1940). Il charge Jean Moulin de réaliser l'unité des mouvements de résistance. Il proteste (novembre 1942) auprès des Alliés contre leur reconnaissance de l'autorité de l'amiral Darlan, à Alger. Il arrive à Alger le 30 mai 1943 et crée avec le général Giraud, le Comité Français de Libération Nationale, qu'il préside seul à partir d'octobre et que, un an plus tard (3 juin 1944), il transforme en gouvernement provisoire de la République Française. Le 25 août 1944, il entre dans Paris libéré.

Il rétablit l'autorité du pouvoir central. Nommé président du gouvernement provisoire par l'Assemblée Constituante (13 novembre 1945), il marque son hostilité au "jeu des partis" et démissionne le 20 janvier 1946. Opposé à la constitution de la IVe République ( discours de Bayeux 1946), il constitue le Rassemblement du Peuple Français (R.P.F.) en avril 1947. En mai 1953, il se retire de la vie politique officielle. A la suite des événements d'Algérie de mai 1958, le président Coty lui demande de constituer un gouvernement (29 mai). Investi par l'Assemblée Nationale (1er juin 1958), il prépare la réforme des institutions et propose aux peuples d'outre-mer une nouvelle formule d'association avec la métropole : la Communauté. Le 21 décembre 1958, il est élu président de la République et de la Communauté. Il s'appuie au Parlement sur l'Union pour la Nouvelle République (U.N.R.). Il donne l'impulsion à une politique tournée vers la coopération avec les Etats Afrique noire devenus indépendants et à la réforme de la défense nationale (création d'une "force de frappe"). Sa politique Algérienne, fondée sur l'autodétermination, aboutit aux accords d'Evian (mars 1962) et à l'indépendance de l'Algérie. Partisan d'une politique d'indépendance à l'égard des grands blocs, il retire la France de l'Organisation militaire du Traité de l'Atlantique-Nord en 1966 (l'O.T.A.N.) et préconise une meilleure entente avec la Chine (reconnaissance de la République Populaire), l'U.R.S.S. et les Etats d'Europe Orientale. Il est réélu, pour la première fois au suffrage universel, président de la République (décembre 1965), mais il démissionne (avril 1969) à la suite du rejet, par référendum, d'un projet de loi portant sur la régionalisation et la réforme du sénat. Il cesse d'exercer les fonctions de président de la République le 28 mai 1969 à midi. Il fait ses premiers pas loin de la France et du pouvoir en juin 1969 en Irlande, après onze années passaient à la tête de son pays. En juin 1969, Georges Poupidou lui succède après avoir été son premier ministre et devient le second président de la Ve République qu'il a fondée. Le 9 novembre 1970, il meurt à Colombey-les Deux-Eglises. Il est aussi l'auteur de Mémoires (I, 1954 ; II, 1956 ; III, 1959).

                

Stéphane De Bona

mercredi 26 juillet 2006, a 18:30
Les années Mitterand

  François Mitterand est le seul président de la République à avoir accompli deux madats entiers. Durant quatorze ans, il a d'abord appliqué la politique traditionnelle de la gauche, puis l'a abandonnée en partie, si bien que l'écart idéologique entre droite et gauche s'est réduit. Face à la crise persistante, que proposent de différent la droite et la gauche ?

 

1. Le premier septennat : du "Front populaire bis" à la rigueur

 

Les victoires de mai-juin 1981 : F. Mitterrand remporte l'élection présidentielle contre V.Giscard d'Estaing, puis le P.S. gagne les législatives. Un gouvernement d'union de la gauche (P.S.-M.R.G.-P.C.) est constitué, dirigé par P. Mauroy, au milieu de l'enthousiasme du "peuple de gauche", comme on dit alors.

1981-1982 : le P.S. applique sa politique traditionnelle. Générosité sociale (hausse des salaires, retraite à 60 ans, semaine de 39 heures, 5e semaine de congés payés, lois Auroux sur les droits des travailleurs) et nationalisations (9 grands groupes industriels et 40 banques) auxquelles s'ajoutent l'abolition de la peine de mort et la loi Defferre de décentralisation. Mais 3 phénomènes hérités du septennat précédent restent préoccupants : l'inflation, le chômage qui s'aggrave (1 991 000 chômeurs en 1983) et le déficit commercial qui se creuse.

1983 : le tournant de la rigueur. Priorité à la lutte contre l'inflation, fin du soutien aux industries obsolètes, acceptation d'une C.E.E. dont la logique économique devient de plus en plus libérale, gel de la progression réelle des salaires : le président a choisi la rigueur. Elle est efficace contre l'inflation, mais les chômeurs sont 2 500 000 fin 1986, le phénomène de l'exclusion réapparaît; les électeurs socialistes sont désorientés, et le P.C.F. quitte en 1984 le gouvernement Fabius. Le F.N. bondit de 0,5 % à 10 % des voix et l'alliance R.P.R.-U.D.F. gagne les législatives de 1986.

1986-1988 : la première cohabitation : J. Chirac continue la politique de rigueur. Par ailleurs, il privatise plusieurs grandes entreprises (TF1, Paribas, Saint-Gobain), supprime l'impôt sur les grandes fortunes et affronte la fronde étudiante. Les Français préfèrent nettement (54 % contre 46 % ) en 1988 réélire F. Miterrand plutôt qu'élire J. Chirac, puis donnent, à l'Assemblée, une majorité relative au P.S.

 

2. Le second septennat : de l'ouverture aux "affaires"

 

Michel Rocard (1988-1991) s'appuie à l'Assemblée tantôt sur le P.C.F., tantôt sur les centristes (c'est l'ouverture). Il recherche le consensus, crée le R.M.I. et la C.S.G., lance une politique de la ville pour enrayer la crise de certaines banlieues. Il est servi par une conjoncture économique améliorée ; le chômage recule légèrement.

La crise s'aggrave sous E. Cresson et P. Bérégovoy (1991-1993). Le chômage progresse à nouveau, le déficit budgétaire se creuse. A cela s'ajoute l'effet désastreux de plusieurs affaires financières mettant en cause soit le mode financement des partis, soit la moralité de personnalités proches du pouvoir. L'approbation par référendum du traité de Maastricht sur l'Europe est obtenue de justesse, et les législatives de mars 1993 voient triompher l'U.P.F. Le P.S. est écrasé, la droite obtient 486 sièges à l'Assemblée sur 577.

E. Balladur (1993-1995) : la seconde cohabitation. Le nouveau premier ministre poursuit la rigueur avec prudence, et en cédant souvent à la pression de la rue -manifestations paysannes, projet Bayrou sur l'école privée retiré, projet du C.I.P. retiré. Il reprend les privatisations (entre autres B.N.P., Elf, Rhône-Poulenc, U.A.P.). Mais les affaires financières touchent à leur tour les partis de droite.

 

Le bilan des années Mitterrand : il est nuancé. La construction européenne a progressé, l'économie s'est modernisée, l'inflation a été vaincue. Mais chômage (3 200 000 chômeurs en 1994), exclusion, précarité atteignent 10 à 20 % des Français. Ni le P.S. ni  le R.P.R. n'ont pu les réduire.                      

 

 

Stéphane De Bona

lundi 24 juillet 2006, a 12:46
Conflits au Moyen Orient : de Villepin à Beyrouth

  Lundi 17 Juillet 2006, après la clôture du sommet du G8 en Russie, le président français Jacques Chirac envoie son premier ministre Dominique de Villepin  à Beyrouth en signe de soutien au peuple libanais écrasé par des tapis de bombes venant de l’armée israélienne. Il précise tout de même que la France ne cautionne pas l’attitude terroriste et guerrière du Hezbollah, groupe extrémiste légitimé par les élections libanaises et participant au gouvernement. Ce groupe qui avait pratiquement trouvé une place sur l’échiquier politique libanais continue, malheureusement pour lui, de prôner la destruction de l’état d’Israël.

 

La présidence de la République s’est pourtant bien gardée de désigner l’un des deux belligérants comme l’agresseur, lui permettant ainsi de conserver sa neutralité dans la région. Cela montre également que la France n’est pas sur la même ligne de pensée que les Etats-Unis. Les américains apportent un soutien masqué aux frappes dirigées vers l’état libanais. En effet, dans leur schéma de reconstruction du Moyen-Orient, le Liban démontre que la volonté  politique de la Maison Blanche «Un peuple, un état » est erronée, puisque, depuis des décennies, le peuple libanais est morcelé en plusieurs communautés ethniques et religieuses ; et sans l’intervention d’états extérieurs dans la région, la guerre civile qui a frappé le Liban dans les années 80 n’aurait pas éclaté.

 

Après plusieurs années de reconstruction et d’efforts des libanais, ces frappes israéliennes réduisent à néant tout le travail accompli pour remettre le pays en état et le faire revivre par son attrait touristique qui charme ses voisins ainsi que les Occidentaux. Il faut tout de même rappeler que ces deux pays, l’Israël et le Liban, ne respecte ni l’un ni l’autre le droit international dicté par les Nations Unies. Le Liban devait répondre à une résolution qui lui demandait de désarmer ses milices, dont fait partie le Hezbollah, non appliquée encore aujourd’hui. L’Israël, quant à lui, devait évacuer les colonies qu’il avait créé en Palestine dans la bande de Gaza et à Jéricho. Mais, fort de sa suprématie militaire et économique sur la région, il passe outre cette résolution en invoquant qu’il est entouré de nations ennemies. Aujourd’hui, la communauté internationale devrait plutôt envoyer une force d’interposition dans la région pour éviter le déclenchement d’hostilité de quelque état qu’il soit au Moyen Orient, et inviter toutes les nations à se réunir afin d’engager des négociations diplomatiques pour créer une stabilité durable. Cette stratégie permettrait de faire vivre en bonne intelligence les pays en organisant des coopérations politiques et économiques pour le développement des pays de la région et du reste du monde.

 

La politique des Etats-Unis qui vise à détruire les structures politiques actuelles des nations, et cela si nécessaire par la force, ne peuvent apporter que le chaos. La première puissance économique mondiale n’a sans doute qu’une vision de court terme pour la politique de cette région. Ses intentions sont d’abord guidées par ses intérêts pétroliers, lui permettant de soutenir une croissance vigoureuse sur son territoire. Mais il va bien falloir que l’administration Bush et celle qui lui succédera se rende compte que l’ère du pétrole touche à sa fin. Nous allons être obligé de trouver d’autres ressources énergétiques afin de garantir durablement le développement et le progrès des pays sur toute la surface du globe.    

 

 

Stéphane De Bona  

mardi 18 juillet 2006, a 16:24
Une candidature unique de centre gauche

  Le 13 Juillet 2006, Christiane Taubira annonçait son intention d’être candidate à l’investiture du parti radical de gauche sur son blog pour l’élection présidentielle à venir. Elle explique en substance que les idées défendues lors de l’élection 2002 par sa candidature, qui a recueilli 2,3% des voix au premier tour de la présidentielle, doivent être à nouveau mises en avant en 2007. Le désir d’une candidature radicale parait légitime pour les cadres du parti et ses sympathisants, mais compte tenu de la faiblesse de sa représentativité, je crains que cette nouvelle audace fasse plus de tort que de bien à la gauche française. Il serait donc plus judicieux de négocier chèrement des circonscriptions gagnables pour les législatives suivantes. Le message radical sera, dans ces conditions, plus audible et permettra aux français de redécouvrir des valeurs qui sont chères au pays et pas suffisamment représentées dans les assemblés démocratiques.

 

 Malgré mon attachement à ce parti, je suggère, dans ces conditions, une candidature unique rassemblant les partis de centre gauche ( PRG, PS, MRC, Vert ). Cette candidature unique permettra sans doute de ne pas revivre le traumatisme du 21 Avril 2002. Des candidatures multiples à gauche comme à droite ne peuvent favoriser que les extrêmes. Comme le rappelle une de mes lectrices, le parcours des Bleus en coupe du monde ne peut effacer le malaise ambiant qui règne en France. On ne peut pas non plus se contenter de laisser faire, à la droite, une politique qui lui est inspirée par l’extrême droite.

 

Ce n’est pas non plus en fuyant vers l’étranger que notre pays pourra sortir de la crise qu’il traverse. Chaque français doit donc se mobiliser contre la montée inexorable du racisme et de l’intolérance pour rester le pays des droits de l’homme. Les partis de gauche devraient donc se réunir autour du candidat le ou la mieux placé dans les sondages afin de faciliter sa participation au deuxième tour de l’élection. Ce candidat parait aujourd’hui tout trouvé en la personne de Ségolène Royal. Elle incarne le changement de génération de la classe politique dont la France a besoin. Elle peut être également une candidate de rassemblement de la gauche et au-delà, car son expérience de ministre a montré qu’elle était capable de faire une politique juste alliant fermeté et cohérence. D’autre part, elle est le contre poids idéal à la politique autoritaire de Nicolas Sarkozy qui entraîne une dislocation de la famille et augmente le pessimisme et la méfiance à l’égard des immigrés. De plus, si nous calquons notre politique sur celle de l’Amérique qui ensorcelle notre ministre de l’intérieur, nous pourrions pour une fois avoir un peu d’avance sur nos amis d’outre Atlantique en élisant, pour la première fois une présidente de la République avant qu’Hillary Clinton ne le devienne à son tour.   

 

Un sympathisant Radical

Stéphane De Bona         

lundi 17 juillet 2006, a 17:06
Conseils du 17 juillet 2006

  http://debona-invest.blogbourse.com

 

 

 

Albertis                                                Code ISIN : ESO111845014

 

 

Cette société d’autoroute espagnole est le premier réseau autoroutier européen. Les valeurs d’autoroute sont par excellence des actions défensives. Elles offrent une visibilité à long terme avec des rentrées d’argent régulières et ne peuvent pas avoir de concurrent sur un même segment autoroutier. Elles ont un monopôle pour chaque tronçon autoroutier exploité. De plus, les automobilistes qui les empruntent ne peuvent pas s’affranchir du payage, ce qui fait que le rendement est garanti. Acheter l’action sous 18 €.

 

 

 

 

Press Index                                  Code ISIN : FR0010314963

                                                           Code MNEMO : ALPRI

 

Ce chargé de communication de presse des sociétés se développe partout en Europe. Il est présent aux Royaumes Unis, en Italie, en Espagne et en Allemagne. Sa distribution publicitaire s’effectue par le moyen de la télévision, de la radio, du sponsoring des pages Web et vient d’entrer sur le marché des blogs en forte expansion. Le résultat d’exploitation devrait être de 1 million d’Euros cette année, et une forte progression de la rentabilité est attendue en 2007. Acheter cette jeune société introduite en Avril dont le métier de  « pige-presse » sera encore en grande expansion dans les années à venir. Prendre position entre 10 € et 10,50 € .  

 

 

Vivendi                    Code ISIN : FR0000127771

                                   Code MNEMO : VIV

 

Le groupe de téléphonie et média se débarrasse de ses actifs non stratégiques dans l’environnement. Il a fortement diminué sa dette et reprend une politique de croissance externe interrompue à la fin de l’ère Messier. Il a en ligne de mire l’acquisition des pages jaunes cédées par France Télécom et voudrait augmenter son catalogue musical en rachetant BMG Music Publishing. La valeur est fortement décotée. Acheter aux environs de 26 € avec un objectif de rebond à 34 € sur 12 mois.

 

 

Compte tenu que la période de l’été n’est pas propice à l’investissement en actions, cette rubrique est interrompue jusqu’au 3 Septembre 2006.    

 

samedi 15 juillet 2006, a 12:49
Lettre ouverte à madame Joëlle Strauser

  VOUS NE DEVEZ PAS TENIR COMPTE DES PROPOS A DESTINATION DE MADAME JOELLE STRAUSER : LES CRITIQUES QUI ME SONT ADRESSEES ONT ETE LE FRUIT D’UN USURPATEUR D’IDENTITE (CET ACTE EST UN DELIT).

 

Joëlle Strauser est professeur agrégé en philosophie à l’université de Metz. Elle a également un doctorat dans la même discipline et a publié de nombreux textes scientifiques, entre autre dans la revue « Le Portique ».

 

 

Madame,

 

Je vous remercie pour l’attention que vous portez à mes textes. Cette attitude me flatte, car j’apprécie qu’une personne de votre qualité s’arrête à la lecture de mes modestes écrits.

 

Les critiques que vous m’apportez sont, pour moi, l’occasion de clarifier mes positions en ce qui concerne ma vision du monde et mon analyse de la société.

 

Je tiens tout d’abord à vous dire que mon parcours universitaire et mon expérience de vie m’ont amené à  mesurer rapidement des situations qui demandaient une prise de position urgente, afin de limiter les conséquences négatives des événements qui allaient survenir. Mes engagements ont toujours été pris en fonction d’un principe de réalité voulant anticiper l’avenir.

 

D’autre part, je trouve vos deux critiques principales à mon égard, illogiques, puisque vous me reprochez, dans un premier temps, d’extrapoler ou plutôt de juger selon vos propres mots, les événements survenus lors de la coupe du monde 2006; et dans un second temps, que mon site n’est qu’un ramassis d’articles défunts et illisibles. Etre illisible n’est ce pas une spécialité du milieu universitaire et d’autres catégories sociaux professionnelles pour que les gens qui ne sont pas issus du sérail, ne comprennent pas ce dont on parle ? Pour ma part, je m’efforce d’avoir deux niveaux de langage, celui du milieu universitaire et un autre compréhensible par le commun des mortels. En procédant ainsi, j’espère arriver à une vulgarisation du savoir.

 

Vos critiques reviennent à dire que je prends position sur le moment et que mes décisions n’ont pas eu d’influence sur le cours des choses (elles ne toucheraient pas le présent ou la réalité). Seulement voilà, comment peut-on se dire philosophe si l’on ne désire pas envisager l’avenir, en tirant les leçons du passé ? Certes, cette attitude peut conduire à des erreurs (seuls, ceux qui ne font rien ne se trompe pas) mais si cette façon de réagir n’avait pas été celle de Jean-Paul Sartre ou d’autres intellectuels engagés, les conceptions philosophiques n’auraient pas évolué depuis l’antiquité. Je pense que l’évolution culturelle d’un peuple doit se faire par la relecture des textes anciens et des événements passés à la lumière du temps présent pour éviter que l’histoire se répète.

 

 Telle est ma conception de la philosophie moderne.

 

Je ne crois pas, comme certains l’ont supposé, que la fin de l’histoire ait eu lieu après la fin de la guerre froide. Il faut donc veiller à ce que l’histoire ne soit pas un éternel recommencement. Voilà le rôle que doivent sans doute jouer les nouveaux philosophes. Quant à une autre critique que l’on formule très souvent à mon égard, mais que vous n’avez pas jugée bon de mettre en avant, je me propose d’y répondre afin de raviver l’intérêt de mes détracteurs. Il m’a souvent été reproché d’avoir une vision utopique du monde et de vouloir marier les contraires. Je ne pense pas que le monde soit binaire et que toutes les positions différentes soient contraires. Elles peuvent être parfois complémentaires. Alors que chacun des protagonistes, pour flatter leurs égaux, met en avant sa solution en expliquant qu’elle est la meilleure. Il serait peut-être bon de voir que des idées opposées peuvent faire l’objet d’une position de synthèse apte à satisfaire l’intérêt général. Seules les idées extrêmes doivent être rejetées.

 

J’espère ne pas avoir été trop illisible à votre goût et vous remercie encore pour vos critiques.

 

Cordialement

Stéphane De Bona

mardi 11 juillet 2006, a 22:05
Unité nationale sportive Européenne

 La coupe de monde 2006, en Allemagne, fut l’occasion, pour aux moins 3 grands peuples Européens (Allemagne, France et Italie) de se retrouver autour de leur équipe nationale. Pour Allemagne, le pays organisateur, participation à cette coupe du monde de football, lui a permis de dépasser ses vieux démons. L’unité nationale de l’Allemagne fut perturbé coup sur coup par la 2e guerre mondiale du à l’arrivé de la dictature d’Hitler au pouvoir ainsi que par l’édification du mur de Berlin qui séparait l’Allemagne en 2 pays distincts : l’Allemagne de l’Ouest (RFA) et l’Allemagne de l’Est (RDA). Pour la 1ère fois, depuis ses deux événements tragiques, la fierté d’être Allemand et de se retrouver autour du drapeau a été une joie et source de bonheur.

 

Quant à la France, nous avons pu admirer une dernière fois, une équipe dont la force venait sans doute de sa solidarité et de ses origines diversifiées qui nous aura fait rêver de 1996 à 2006. Pourtant les débuts et la prise en main de l’équipe de France par Aimé Jacquet furent difficiles. La France sortait d’une élimination lors des qualifications pour le mondial 1994 aux USA. C’est en 1998 que l’équipe se révéla en gagnant son premier titre de champion du monde. Ce fut un moment exceptionnel que nulle autre génération de footballeurs français, même celle de Michel Platini, n’avait pu donner à la France. Elle enchaîna sur un titre de champion d’Europe en 2000. Ce doubler reste unique dans l’histoire du football mondial. Aucune équipe n’a réalisé la conquête de deux titres différents d’affilé. Malgré son raté de la coupe du monde 2002 cette génération de joueurs nous a apporté une nouvelle grande joie, lors de ce mondial 2006. Même si la finale a été perdue face à l’Italie, l’équipe de France aurait pourtant mérité de gagner : elle nous a montré son plus beau visage que, malheureusement seul le sport sait mettre en valeur. Une cohésion sociale et une diversité du peuple doivent être mises en exergue chaque fois que cela est possible et, non seulement lors des grandes manifestations sportives. Cette diversité culturelle qui fait gagner la France est la preuve que les idées de Jean-Marie Le Pen sont d’un autre âge et réactionnaires. Nous pouvons espérer que ses idées ne soient pas au second tour des présidentielles 2007, afin que la France « Black-Blanc-Beurre » nous rapporte encore de nombreux trophées dans les années à venir. Rien n’est poins sûr puisque, comme l’avait dit un ancien président (François Mitterrand) :  « Les français ont la mémoire courte ».

 

Enfin j’adresse aux nouveaux champions du monde mes félicitations et j’espère que ce titre leur permettra de sortir de la tourmente des précédentes années où Sylvio Berlusconi fut au pouvoir. Lors de cette période, l’Italie s’est appauvrie et l’unité nationale fut en danger, car l’ancien président du Conseil avait choisi de gouverner le pays avec des partis fascistes et séparatiste. Souhaitons aussi que le scandale des matchs truqués en première division de la ligue italienne de football ne gâche pas la joie procurée par ce titre tant attendu.

 

Encore un petit mot pour l’équipe de France : Merci les Bleus, merci Zidane de nous avoir fait tant vibrer.    

 

Stéphane De Bona

dimanche 09 juillet 2006, a 19:57
Conseils du 9 juillet 2006

  http://debona-invest.blogbourse.com

 

 

 

En cette période estivale, comme chaque année, la bourse est plutôt calme. Pour ceux qui partent en vacances, solder les positions bénéficiaires et se replacer à la rentrée de Septembre. Pour les autres, des grandes décisions dans la vie des sociétés peuvent être prises. Se placer,le cas échéant ou investir dans des sociétés de forte croissance avec une grande visibilité à long terme.

 

 

 

            Eurotunnel                   Code ISIN : FR0000125379

                                               Code MNEMO : TNU

 

 

Le concessionnaire du tunnel sous la Manche, en grande difficulté financière depuis sa création, joue aujourd’hui son avenir d’une façon définitive. En cas de non ratification du plan de restructuration de son P.D.G. Jacques Gounon, le 27 Juillet 2006, la société déposera le bilan : une catastrophe pour ses actionnaires qui perdront la totalité de leur investissement. En cas de réussite, par contre, la société repartira à zéro et donnera naissance à un nouveau groupe compétitif et rentable dès 2008. En effet, la direction lancera une O.P.E. sur ses titres pour les rassembler. La parité sera de 1 action pour 40 et la société distribuera  des bons de souscription exécutables en 2011. Pour ses créanciers, banques et assurances, il émettra des titres hybrides leur donnant la possibilité d’étaler la dette sur 3 ans. Ce plan aura pour conséquence de réduire la dette de 9 à 4 milliards d’euros. Pour les actionnaires, voter le 27 Juillet pour le plan de restructuration du P.D.G. et acheter les titres complétant la ligne pour avoir une parité pleine sur les titres. Les autres attendront la renaissance de la société pour investir.     

 

 

 

Gemalto                                           Code ISIN : NL0000400653

                                                        Code MNEMO : GTO

 

 

La société, issue de l’O.P.A. entre Axalto et Gemplus, est devenue un des leaders mondiaux sur le marché des cartes à puce. Sa taille lui permet de faire des progrès au niveau de la rentabilité, chose que ses concurrents lui envient. Elle a une taille critique pour pouvoir se glisser dans tous les marchés utilisant les cartes à puce (téléphonie avec les cartes Sim, cartes banquaires et la reconnaissance biométrique avec les nouveaux passeports numériques). Acheter la valeur sous 19 € avec un objectif de moyen terme à 30 € (6 à 12 mois).   

 

 

 

Bouygues                                 Code ISIN : FR0000120503

                                               Code MNEMO : EN

 

Ce conglomérat formé d’activités dans les travaux publics, dans la téléphonie mobile et dans l’audiovisuel (TF1) profite des performances de l’équipe de France. Sa filiale TF1 a pris 20% depuis le début de la coupe du monde. Elle vient d’investir dans la société Alstom qui offre de bonnes perspectives de croissance dans les années à venir, ce qui va augmenter mécaniquement la rentabilité du groupe. Elle va entamer des discussion pour ouvrir son réseau téléphonique en louant ses services à des opérateurs virtuels. Ces deux opérations stratégiques pour le groupe ne sont encore pas apparues dans les cours. Acheter sous 41 € dans une optique de long terme puisque la société a une performance globale (progression boursière + dividendes + distribution d’actions gratuites) de 502% sur 10 ans.

vendredi 07 juillet 2006, a 17:28
Un projet pour mieux vivre.

  Le texte qui suit retrace une partie de la naissance du département de philosophie à Metz. Depuis cet article paru à l’époque dans le 1er journal de Sciences Humaines et Philosophie de l’Université Paul Verlaine, la situation a bien évolué. En 2002, l’Université de Metz signait un contrat de coopération avec l’Université de Luxembourg pour l’ouverture d’une licence commune. L’année suivante, après un partenariat fructueux, le gouvernement Luxembourgeois s’engagea à ouvrir une maîtrise, qui nous a été, dans un 1er temps, refusée par l’état français; ce qui a obligé le Luxembourg à réaliser cette année transitoire entre le 2ème et le 3ème cycle de son propre chef, en collaboration directe avec l’Université Paul Verlaine de Metz. Les étudiants français furent soumis exclusivement aux règles Luxembourgeoises durant deux ans.

 

Cette année, lors de la rentrée 2005-2006, avec la mise en place du parcours d’étude Européen commun s’intitulant « la réforme du LMD » (Licence, Master, Doctorat) un partenariat plus large fut établi entre Nancy, Metz et Luxembourg, preuve qu’une Europe à visage humain, ou encore que l’on pourrait appeler Europe des Régions est possible. A terme, il est envisageable que notre politique régionale s’établisse au Grand Est, regroupant les universités de Nancy, Metz, Strasbourg et Luxembourg  et pourquoi pas des coopérations avec la Belgique et l’Allemagne. Cela pour dire que l’engagement des citoyens dans la vie de la cité et, également en politique peut faire évoluer vers un mieux être commun une situation fortement compromise, voir désespérée.

 

Il faut avoir à l’esprit que l’Europe ne se fera pas sans les peuples et que les citoyens composant les nations ne peuvent pas tout attendre des politiques, mais ceux-ci doivent être une force de proposition et avoir conscience que ce n’est pas en se recroquevillant sur nous-même que nous pourrons créer un monde plus juste.                        

 

 

L’ouverture d’un second cycle de philosophie

à METZ pour l’année 2001-2002 ?

 

S’engager pour se défendre.

 

  Je choisis ici de prendre position pour l’ouverture d’un second cycle de philosophie à Metz et de défendre mon point de vue en empruntant le vocabulaire de Jean-Paul SARTRE, car il est le modèle du philosophe engagé qui assume ses choix et défend des causes justes avec courage et détermination. Il n’hésite  pas à pousser les systèmes politiques et sociaux dans leurs derniers retranchements. Pour illustrer mes propos, je prendrai quelques repères biographiques qui ont fait de SARTRE un homme à part. En effet, il est l’un des premiers à avoir condamné l’invasion de la Hongrie par l’U.R.S.S. en 1956, alors qu’il faut le rappeler, SARTRE est un compagnon du Parti Communiste Français. En 1964, il est également à l’origine d’un autre coup d’éclat : il se voit attribuer le Prix Nobel de littérature, mais le refuse. Ces deux actes montrent bien que SARTRE est un homme libre, comme il veut l’expliquer dans sa philosophie, mais également engagé. Sa philosophie que je qualifierai de progressiste met l’homme en face de ses responsabilités, et il est difficile pour lui de se dérober.

En 1998, quelques étudiants (une trentaine au début et une soixantaine en fin d’année) et leurs professeurs de philosophie de Metz ont fait le choix* de participer à l’ouverture d’un département de philosophie. Ce choix devient alors projet* et ouvre le chemin à une aventure palpitante et heureuse pour ces quelques privilégiés. En effet, il règne dans ce département tout neuf une ambiance joyeuse et pleine de créativité (peut-être parce que les étudiants en philosophie ont bien fait le choix de leur formation et ne sont pas arrivés dans cette voie par hasard). Les étudiants en philosophie ne sont pas comme dans certaines autres promotions de l’université, des parachutés à l’essai dans la filière universitaire, mais ils sont bel et  bien engagés* dans leurs études par passion et trouvent leur équilibre pour faire face à une société malade et désorganisée. La formation en philosophie apporte à l’étudiant un esprit critique, l’aide à se défendre contre les idées préconçues et à affronter les difficultés de la vie de tous les jours.

 

 

Et si ce n’était pas de la mauvaise foi !

 

Malheureusement, ce beau projet n’a abouti que dans sa première phase (premier cycle universitaire : DEUG) : l’année dernière, il nous a été rétorqué que les budgets universitaires n’étaient pas débloqués pour l’ouverture du second cycle; mais la “ porte” n’a pas été totalement fermée, car des responsables universitaires ont pris l’engagement de réaliser l’ouverture l’année suivante. Je ne pense pas que cet engagement soit un acte de mauvaise foi*, mais bien une chose en soi*. Malgré tout, il ne faudrait pas que les querelles entre responsables de la faculté, ainsi que les échéances électorales 2001-2002 (élections Municipales, Présidentielles et Législatives) aient lieu au détriment des étudiants de philosophie, car l’échec de la poursuite des études à Metz, l’année dernière, a provoqué un éclatement du groupe très mal ressenti par les étudiants. Cette expérience n’existera* plus, je l’espère, pour les nouveaux diplômés de 2001; ils pourront alors sereinement continuer l’aventure. A nous tous de démontrer notre détermination en engageant des actions concrètes.

 

“ L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il fait. “

(Jean -Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme)

 

* Vocabulaire philosophique

Choix : acte fondateur individuel ou collectif, basé sur l’imagination intellectuelle et en partie émotionnelle qui engage toute l’humanité.

Projet : il est racine de la liberté dans la mesure où il donne une signification à la situation soit pour l’accepter, soit pour la modifier dans tel ou tel sens. C’est un acte intentionnel qui donne un sens à la situation où l’on se trouve.

Engagé : l’engagement caractérise nécessairement l’être humain dans la mesure où ce dernier, étant toujours en situation, ne peut en aucun cas prétendre à la neutralité (PASCAL : “ Nous sommes tous embarqués. “) L’acte individuel engage toute l’humanité (L’existentialisme est un humanisme).

Mauvaise foi : l’expression désigne plus spécialement l’attitude par laquelle la conscience d’un sujet cherche à se tromper elle-même, afin de se voiler ses responsabilités et d’échapper à l’angoisse que celles-ci pourraient provoquer.

En-soi : l’en-soi est le mode d’être du réel en tant qu’il est présence indifférente sans relation avec l’extérieur et doté d’une existence ignorant tout autre que lui-même. Pour SARTRE : l’être de fait, opaque à lui-même, dépourvu de conscience (c’est-à-dire incapable de se constituer en spectateur de soi-même).

Existence : c’est radicalement le fait d’être. D’où deux approches possibles : de l’existence en soi, indépendamment de toute connaissance possible, et de l’existence dans l’expérience (actuelle ou possible) par opposition au néant. Dans l’existentialisme, le terme retrouve quelque chose de son étymologie (ex-sistere : se tenir hors de) pour désigner plus précisément le mode d’être du sujet humain, c’est-à-dire du pour soi. 

 

De Bona Stéphane

jeudi 06 juillet 2006, a 23:10
La Réunification du Parti Radical

  Pourquoi suis-je proche du Parti Radical de Gauche ?

 

Historique

 

Le radicalisme est né en France sous le règne de Louis Philippe 1er entre 1830 et 1848. Loin d’être une idéologie, c’est d’abord une manière de penser. Il rejette les idées de classe propre au parti de gauche à tendance marxiste, mais intègre l’économie de marché tout en rejetant le « tout libéral » qui donne une part négligeable, pour ne pas dire inexistante à la protection sociale. C’est d’abord un parti réformateur qui donne une place importante à la diversité culturelle. Pour garantir le « vivre ensemble » de la société, il s’appuie sur le concept fort de la laïcité et met en valeur la devise républicaine de la nation française : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Son ancrage à gauche est du essentiellement à son envie de vouloir garantir et faire perdurer notre protection sociale, unique dans le monde, ainsi qu’à sa volonté de créer des nouveaux acquis sociaux. C’est un parti profondément européen qui souhaite une structure de l’union fédérale afin d’avoir des lois communes pour faire face à la globalisation de l’économie mondiale et permettre de garder une identité nationale. Le parti radical de gauche, né de l’Esprit des Lumières incarné par Condorcet et Voltaire, a eu un parcours mouvementé en raison de sa désunion en 1974, lors de l’élection présidentielle. Une tendance de droite, dont le leader a été Jean-Jacques Servan-Schreiber, appelle à voter Valéry Giscard d’Estaing et une autre reste fidèle à la gauche et au candidat François Mitterrand, sous la houlette de Robert Fabre. Après cette désunion, les deux partis, de gauche comme de droite restent groupusculaire. C’est grâce à une épopée victorieuse de la liste "Énergie Radicale" le 12 juin 1994, aux élections européennes conduite par Bernard Tapie qui obtient 12,03% et 13 élus au parlement européen que le parti semble revivre. Mais cette résurrection ne sera que de courte durée, compte tenu des ennuis judiciaires de son principal leader. A ce jour tout reste à écrire.

 

Se rassembler pour gagner

 

Aujourd’hui, le parti radical de gauche pourrait incarner une alternative au pouvoir socialiste et U.M.P. tout en rejetant les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Pour cela, il faudrait tout d’abord que les deux partis radicaux se réunissent. Et l’occasion est belle! Puisque Jean-Louis Borloo vient d’être élu vice président du parti radical de droite. Il participe activement au gouvernement et met en place, en tant que ministre du travail, une politique de cohésion sociale qui commence à porter ses fruits. Après avoir été l’un des principaux avocats de Bernard Tapie, lorsqu’il était chef d’entreprise, l’amitié fidèle de Jean-Louis Borloo pour son client, qui ne s'est jamais démentie, lorsqu’il était dans la tourmente judiciaire pourrait permettre l’unification des deux partis. Il pourrait former un programme commun de réunification, qui serait plus logique qu’une alliance entre les radicaux de droite et l’U.M.P. Une fois  cette étape cruciale franchie, le parti radical pourrait alors se tourner vers la branche social-libérale du  parti socialiste ; et pour aller encore plus loin, négocier au cas par cas des candidatures unifiées avec l’U.D.F. de François Bayrou qui ne fait plus, à proprement parler de la majorité après son refus du vote du budget 2006. Les partis radicaux ne doivent pas rester des satellites des deux formations politiques les plus importantes de France. Ces options stratégiques demandent à être débattues et je vous invite à donner votre point de vue sur ce site.  

         

Un sympathisant Radical

Stéphane De Bona

mercredi 05 juillet 2006, a 00:11
Il n’y a pas de déclin français

  Analyse économique et politique

 

Le ministre de l’économie et des finances, Thierry Breton (ancien P.D.G. et sauveur de France Télécom) avait formé son budget 2006 sur une hypothèse de croissance économique comprise entre 2% et 2,5%.

 

Suite aux bonnes nouvelles enregistrées ces derniers mois, la baisse du chômage (10,4% sur 1 an), l’augmentation du SMIC de 3,05% au 1er Juillet et la récente qualification de l’équipe de football française pour la demi finale de la coupe du monde, le moral des français pourrait être meilleur d’ici la fin de l’année et doper encore un peu plus les perspectives de croissance économique. L’erreur du peuple français est de croire que nous sommes un pays en déclin. Nous sommes simplement un peuple en crise, en perte d’identité dont ses minorités manquent de reconnaissance ; et, pour accentuer cela, nous avons malheureusement rejeté la Constitution Européenne, il y a un an. Elle nous garantissait au moins d’avoir des débouchés importants en matière de coopération économique et financière au sein de l’union. Cette Constitution nous permettait également de faire face à une politique économique globalisée qu’un pays seul ne peut enrayer, ou bien encore de mettre en place une politique de régulation économique équitable.

 

Rien n’est perdu (propositions)

 

Après les élections présidentielles et législatives de 2007, la France aura des décisions importantes à prendre en ce qui concerne sa politique de financement social et familial. Les premiers effets de la réforme des retraites de la loi Fillon se feront sentir, mais les efforts demandés et consentis par la population française ne seront pas suffisants. Je propose donc que, sur tous les portefeuilles boursiers souscrits dans le pays, 1 € de frais de courtage soit automatiquement reversé à la protection sociale (caisse des retraites, assurance maladie) à chaque transaction d’achat ou de vente de titre. La solidarité doit être l’affaire de tous. Chacun, dans la mesure de ses moyens ou avec un peu de volonté personnelle doit y contribuer. Je formule, pour cela une seconde proposition simple, que chaque jeune entre 16 et 18 ans consacre 2 jours de leurs vacances d’été à rendre visite aux personnes âgées dans les maisons de retraite, ou bien encore participe à une œuvre caritative dans une association humanitaire. Ces mesures de bon sens ne coûte rien au budget de l’Etat et sont à même de restaurer la protection sociale ainsi que la solidarité entre les générations. C’est une nouvelle classe politique, et les jeunes citoyens qui feront la France de demain (une France qui gagne).

 

Tout est possible si chacun d’entre nous se sent concerné par autrui. Dans ces conditions, il sera plus facile pour tous de vivre ensemble. Si nous pouvons rétablir une cohésion sociale, le racisme et la peur de la différence n’auront plus lieu d’exister. Notre peuple, riche de sa diversité, manque juste d’un peu de volonté et de constance dans l’effort.

 

Stéphane DE BONA     

lundi 03 juillet 2006, a 11:26
Préparation et enquête etnologique

  Travail d'enquête

 

 

1-  Présentation du thème

 

Aprés la deuxième guerre mondiale, Hannah ARENDT, philosophe juive allemande, disciple d'Heideger ( philosophe allemand ayant participé un certain temps au régime nazi ) entreprend un travail d'enquêtes afin de comprendre les origines des différents régimes totalitaires. Ce travail se découpe en trois ouvrages :

- elle explique tout d'abord  sur quoi s'appuie le concept de l'antisémitisme

- ensuite, elle démontre que les origines d'une société totalitaire sont déposées par des velléîtés impérialistes,

-puis elle décortique les différents principes sur lesquels s'appuient les régimes totalitaires pour arriver à leur fin, c'est à dire la domination totale de l'individu et de la société.

Pour terminer, elle va assister, à Jérusalem, au procés d'Eichmann pour valider sa vision des régimes totalitaires, et elle publie son rapport du procés en tirant des conclusions : le concept du mal radical Kantien utilisé dans les origines du totalitarisme s'avèrent inexactes et il serait plus judicieux de le remplacer par le concept de la banalité du mal.

Pour plus de compréhension, il est nécessaire de se rapporter à la table des matières de l'ouvrage, dont voici le résumé :

 

Les origines du totalitarisme

 

Préfaces ( 1-2-3) de la page 177 à 195

L'antisémitisme : - l'antisémitisme, insulte au sens commun      p.217

- les juifs, l'état-nation, et la naissance de l'antisémitisme    p.229

- les juifs et la société      p.283

- l'affaire Dreyfus       p. 327

 

 L'impérialisme : - l'émancipation politique de la bourgeoisie     p. 369

- la pensée raciale avant le racisme      p. 415

- race et bureaucratie     p. 451

- l'impérialisme continental : les mouvements annexionistes     p. 501

- le déclin de l'état-nation et la fin des droits de l'homme      p. 561

 

 Le totalitarisme : - une société sans classes    p. 611

- le mouvement totalitaire     p. 657

- le totalitarisme au pouvoir     p. 719

- idéologie et terreur : une forme nouvelle de régime     p. 813

Textes complémentaires     p. 839

Correspondances et dossier critique    p. 939

Eichmann à Jérusalem : rapport sur la banalité du mal    ( de la page 977 à 1289 )

 

2 - La démarche

 

C'est en partant de cet ouvrage que j'ai pu établir un recoupement entre la situation d'avant la deuxième guerre mondiale et les événements du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002.

J'ai alors entrepris une démarche de travail d'enquête qui m'a conduit à réaliser deux entretiens auprés de deux femmes musulmanes pratiquantes. Ces entretiens ont duré, tous deux, 30minutes, me laissant entrevoir une problèmatique difficile à résoudre : les événements du 11 Septembre et du 21 Avril peuvent-ils engendrer le totalitarisme? Ces événements sont-ils dus à un choc des civilisations ou à du terrorisme engendré par des groupes fanatiques?

 

3 - Entretiens

 

Premier entretien : femme A ( étudiante en sciences humaines )

 

                S.DB : Bonjour mademoiselle. Je vous remercie d'avoir accepter de me consacrer quelques minutes de votre temps. Actuellement, je passe un certain temps sur une étude éthnologique à propos de ce qui nous a conduit aux événements successifs du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002.

Je vais conduire cet entretien à partir de quatre grandes questions. Avec votre accord, nous allons commencer.

 

Première question : Est-ce que les événements du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002 ont changé quelque chose dans votre vie?

                Femme A : - Oui, puisque depuis le 11 Septembre, et encore plus depuis le 21 Avril, j'évite tout contact m'amenant à parler de ma religion. Cela m'évite des problémes de discrimination raciale. Mon appartenance à la communauté musulmane peut me conduire à ne pas être reconnue et intégrée par les "français de souche"

                S.DB : - Mais, cette discrimination n'avait-elle pas lieu déjà avant ces événements?

                Femme A : - Je suis étudiante à la faculté depuis plusieurs années déjà, et personnellement,  je ne ressentait pas d'hostilité envers moi dans le milieu étudiant, tout comme maintenant, alors que je la ressent à présent dans le reste de la société.

 

Deuxième question : Mettez vous ces deux événements au même niveau de gravité ou l'un vous parait-il plus légitime que l'autre?

                Femme A : - Non, j'établis une distinction forte entre ces deux événements. Le 11 Septembre me parait la conséquence de la politique occidentale, et plus particulièrement américaine, qui est menée au moyen Orient : les américains se sachant la première puissance mondiale, sans rival depuis la fin de la guerre froide, se donnent tous les droits dans cette partie du monde, car elle regroupe de forts intérêts économiques pour les Etâts-Unis ( marchés émergeants et pétrole : l'or noir ). Ceux-ci veulent donc les obtenir à moindre coût en imposant leur vision politique de la région et en niant l'identité culturelle des peuples. C'est grave, mais moins que les conséquences du 21 Avril : je suis d'origine algériène, mais d'abord française; et la présence de Jean-Marie LE PEN au 2ème tour de la présidentielle m'a choqué, car je pense qu'ube majorité de musulmans fait de gros efforts pour s'intégrer.

                S.DB : - Mais, ne penses-tu pas que la France ne fait pas assez d'efforts pour vous aider à vous intégrer?

                Femme A : - Qu'entends-tu par là?

                S.DB : - N'êtes-vous pas pénalisé par le manque de lieu pour pratiquer votre culte? Et penses-tu que le port dutchador est aussi légitime que le port de la croix pour un chrétien?

                Femme A : - La mosquée n'est pas indispensable et aussi importante que l'église pour les chrétiens : nous pouvons prier dans n'importe quel endroit, à partir du moment où nous nous tournons vers La Mecque. Quant au tchador, il est pour moi, la marque de la soumission de la femme dans la société musulmane. Evidemment, il en est question dans le coran, mais je pense que celles qui le portent n'ont pas d'esprit critique, comme j'ai pu l'acquérir en étant étudiante.

                S.DB : - Mais trouves-tu normal que l'on concentre la majorité de la communauté ,musulmane dans les banlieues, et n'était-ce pas propice à la montée de la révolte et de l'incivilité?

                Femme A : - Peut-être, mais ce n'est pas une excuse, et on peut en sortir ( en faisant beaucoup d'efforts ) si on le veut.

 

                S.DB : - Revenons aux événements du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002

 

Question 3 : Peut-on les caractériser, selon vous, d'événements fondateurs d'un nouveau totalitarisme?

 

                Femme A : - Oui, je pense que ces deux événements peuvent nous amener à des événements plus graves qui nous conduiraient à un conflit de civilisation. Pour moi, il y a des fanatiques de tous les côtés. Malgré tout, je crois en la force de mon pays : la France, pour surmonter la vague de racisme qui a déferlé le 21 Avril

 

Question 4 : D'aprés vous, ces deux événements sont-ils dus à un manque de reconnaissance des différentes communautés qui constituent la France, et par un manque de tolérance?

                Femme A : - Oui, tout à fait, puisque la richesse de ce pays, c'est tout d'abord sa diversité culturelle. Si on se rapporte à l'épuration éthnique de la deuxième guerre mondiale, ce procédé aboutirait à l'élimination de la majorité du peuple français puisque le concept de "français de souche" n'existe pas. On peut même dire que, souvent, les plus racistes ne sont pas eux-mêmes, ce qu'ils voudraient être, des "français de souche".   

 

Deuxième entretien : Femme B  ( étudiante en lettre dans une faculté de la région Alsace-Lorraine )

 

                S.DB : - Bonjour, mademoiselle. Merci de m'accorder un peu de votre temps et d'avoir répondu favorablement à mon invitation pour réaliser mon étude, qui consiste à analyser les événements du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002.

 

Question 1 :  Est-ce que les événements du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002 ont changé quelque chose dans votre vie?

               

                Femme B : - Cela n'a rien changé puisque je suis victime d'une discrimination raciale ambiante depuis des années, sûrement due au port de mon foulard islamique, et je trouve quand même inadmissible que notre religion ne soit pas reconnue en France.

 

                S.DB : - Question 2 : Mais mettez-vous ces deux événements au même niveau de gravité ou l'un vous parait-il plus légitime que l'autre?

 

                Femme B : - Non, puisque le 11 Septembre est totalement légitime, car "pourquoi les peuples musulmans devraient nier leur identité culturelle pour faire plaisir aux américains qui veulent imposer leur système économique et leur idéologie partout dans le monde? "

Quant au 21 Avril, cela montre bien que les français sont intolérants et que le phénomène du racisme nié depuis des années par l'étât français, existe bien.

 

                S.DB : - Question 3 : Peut-on les caractériser, selon vous, d'événements fondateurs d'un nouveau totalitarisme?

 

                Femme B : - Oui, puisqu'enfin le monde musulman se réveille face à la dictature de l'Amérique.

 

                S.DB : - Mais, l'Amérique est pourtant un pays démocratique !

 

                Femme B : - La démocratie n'est pas la garantie de la liberté, et de toute façon, les dirigeants des Etâts-Unis ( quels qu'ils soient ) sont des guerriers à la tête d'un peuple guerrier.

Quant à la France, ex-pays colonisateur, elle est nostalgique de son passé et voudrait traiter les différentes communautés qu'elle accueille sur son sol comme des peuples colonisés. Il n'y a qu'à voir notre sort, relégués dans les banlieues. Les français sont contents de nous trouver comme main d'oeuvre et se comportent en esclavagistes.

 

                S.DB : - Question 4 : D'aprés vous, ces deux événements sont-ils dus à un manque de reconnaissance des différentes communautés qui constituent la France, et par un manque de tolérance?

 

                Femme B : - Non, ce n'est même plus une question de tolérance, mais bien un problème de différence qui conduit inévitablement au racisme. Pour les français comme pour les américains, tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont ennemis.

 

                S.DB : - Merci pour votre collaboration. Au revoir ( je la quitte avec un sentiment de peur qui pourrait engendrer le racisme pour des gens peu enclins à l'esprit critique ).

 

4 - Traitement des donnés

 

Ces deux entretiens ont été, pour moi, difficiles à réaliser, puisque cela fait maintenant 6 entretiens que je réalise et la démarche est de plus en plus compliquée. En effet, le fait d'être enregistré me bloque de plus en plus et haute la spontanéîté de mes interlocuteurs ainsi que la mienne. J'ai le sentiment de leur voler leur intimité bien que ces entretiens ne soient pas faits sous la contrainte. Pour moi, une discussion à bâton rompu est plus riche d'informations qu'un entretien " formaté "; mais c'est peut-être une déformation due à mon cursus de philosophie puisque les trois conditions pour philosopher sont : l'étonnement, l'interrogation et le discernement. L'étonnement ne peut être produit dans des conditions préétablies. Effectivement, j'ai eu l'occasion de rencontrer, dans d'autres conditions, des jeunes femmes parées du foulard islamique qui m'ont tenu d'autres propos.

De plus les différents entretiens ont été produits dans deux endroits différents ( le premier dans un appartement, et le second dans un café ), ce qui peut nuire à la comparaison des réponses.

 

5 - Construction de la problématique

 

Pour moi, ces deux entretiens ne peuvent être considérés que comme des entretiens exploratoirs puisqu'ils sont tellement différents de par leur contenu ( alors que les questions principales étaient les mêmes ) qu'ils en appellent d'autres pour être exploités convenablement et répondre à la problématique : les événements du 11 Septembre 2001 et du 21 Avril 2002 peuvent-ils engendrer le totalitarisme?

Mais, dans les deux entretiens, on retrouve bien une hostilité envers l'Amérique. On peut également se demander si ce n'est pas le cas pour des français d'autre confession.

 

Stéphane De Bona

Présentation
De Bona Stéphane

Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devait pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".

Et cela peut rapporter GROS !

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