Aujourd’hui nous atteindrons un degré de cynisme que l'humanité aura du mal à égaler, la télévision néerlandaise propose vendredi soir une émission prête à tous les scandales. En effet, une malade atteinte d'un cancer en phase terminale va pouvoir choisir aujourd'hui à qui elle donnera ses reins après sa mort. Cette émission macabre est justifiée par la production du fait du manque de donneurs d'organes. Ce genre d'émission devrait être contraire aux droits de l'homme, car elle se caractérise par le commerce d'organes interdits dans le monde entier.
Les dons d'organes devraient faire l'objet d'une loi européenne interdisant ce type de procédé contraire à l'éthique. J'espère que cette émission ne sera qu'une première et que l'opinion publique indignée aura l'intelligence de boycotter le programme. C'est par des réflexes de citoyens que nous arriverons à remettre de la morale dans les médias et nous inciterons ainsi nos politiques à ne plus jouer les People dans les journaux. Il est grand temps que les citoyens redeviennent responsables et expliquent à leurs représentants que faire de la politique n'est pas un métier. Les hommes politiques doivent avoir pour seule mission de protéger les citoyens et de veiller à corriger les dérives du marché.
À quel degré de l'ignoble nous arrêterons-nous ?
Le don d'organes, c'est le sujet du jour
Alors que l'Union européenne propose ce mercredi une carte européenne de donneurs d'organes, cette émission fait scandale aux Pays-Bas. "Le grand spectacle du donneur", c'est son nom, doit être diffusé vendredi. Une émission de téléréalité dans laquelle une malade en phase terminale choisira entre trois candidats à qui elle donnera son rein. Jusqu'au parlement néerlandais, le programme fait débat. Le ministre chargé des média estime qu'"il est inappropriée et contraire à l'éthique, mais que c'est aux producteurs de l'interdire". Pour cette membre des Verts, "l'interdire ne serait rien d'autre que de la censure politique et étatique." La chaîne a choisi de diffuser cette émission le jour du cinquième anniversaire de la mort de son fondateur, Bart de Graaff, décédé à 35 ans après avoir attendu des années une greffe de rein. C'est ainsi qu'elle défend son choix, qualifié à Bruxelles d'assez mauvais goût. Alors faut-il une émission choc pour relancer les dons d'organes? Si en France par exemple ils ont augmenté de 38% en 7 ans, 229 patients sont décédés en 2006, faute de transplantation ...
Stéphane De Bona
Une des sociétés avec laquelle j'ai réalisé le plus de bénéfice lors de ma courte carrière boursière, paraît maintenant sorti d'affaire. Les actionnaires minoritaires ont en effet consenti à donner une nouvelle chance à la société tunnel sous la Manche. Une nouvelle aventure s'ouvre et risque d'être fructueuse pour ses actionnaires. Personnellement, j'attendrai la cotation des nouveaux titres pour réinvestir, malgré la reprise en fanfare de la cotation des actions anciennes aujourd'hui. En effet l'action Eurotunnel a doublé après sa reprise de cotation. Cette OPE est donc un succès pour le nouveau PDG de l'entreprise. Les actionnaires minoritaires éviteront donc un dépôt de bilan catastrophique pour leurs économiques, puisque les anciennes entreprises (anglaise et française) ne voudront plus rien à terme.
En apportant à 87% leurs actions à l'offre publique d'échange lancée par le groupe Eurotunnel SA (GET SA) sur les "unités" d'Eurotunnel, les actionnaires ont levé le dernier obstacle au plan de restructuration du tunnel sous la Manche qui échappe ainsi au dépôt de bilan.
"Eurotunnel est sauvé. Je remercie vivement les actionnaires qui se sont massivement mobilisés pour soutenir le Plan de Sauvegarde", déclare Jacques Gounon, président de GET SA, dans un communiqué publié vendredi. "Le succès indéniable de l'OPE confirme leur attachement à cette formidable entreprise. Il permet ainsi à Eurotunnel de prendre un nouveau départ".
Sur les 660.000 actionnaires d'Eurotunnel, 70% sont des investisseurs particuliers.
L'Autorité des Marchés Financiers a annoncé que GET SA "est en mesure" de détenir 2.222.667.231 unités (chacune d'une action Eurotunnel SA et d'une action Eurotunnel Plc), ce qui représente environ 87% des unités en circulation.
"La condition minimale fixée par l'initiateur - à savoir l'obtention à l'issue de l'offre d'au moins 50% plus une unité - est satisfaite. L'offre aura donc une suite positive", ajoute le régulateur. Ce seuil avait été abaissé mi-mai de 60% à 50% pour assurer la réussite de l'offre. L'AMF précise que le résultat définitif de l'offre sera rendu public le 31 mai.
Les créanciers d'Eurotunnel ont consenti l'an dernier une réduction de dette de 54% - de 9,07 milliards à 4,16 milliards - en échange d'une participation majoritaire dans une nouvelle entité GET SA, propriétaire des actifs de l'exploitant du tunnel.
L'ADAM FAVORABLE A l'OFFRE
L'exploitant avait été placé sous sauvegarde judiciaire le 2 août dernier et son plan de restructuration financière avalisé le 15 janvier dernier par le tribunal de commerce.
Le plan prévoit que Goldman Sachs, Deutsche Bank et Citigroup accordent un crédit de 2,84 milliards de livres et souscrivent à des obligations convertibles à hauteur de 1,275 milliard.
L'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) avait mis en garde début mai les actionnaires d'Eurotunnel contre la tentation de conserver leurs titres.
"Ce faisant, c'est surtout 9 milliards de dettes qu'ils conserveront et c'est la faillite assurée. Car il est totalement irréaliste de penser que l'Etat puisse aller au-delà des 890 millions d'euros qu'il vient d'accorder à Eurotunnel sous forme de déficit fiscal reportable", indiquait l'Adam.
Eurotunnel rappelle que "l'offre sera réouverte très prochainement pour une nouvelle période dont les dates seront communiquées ultérieurement".
Cette réouverture permettra aux actionnaires de recevoir une action ordinaire GET SA et un bon de souscription d'actions ordinaires GET SA pour chaque unité Eurotunnel SA/Eurotunnel PLC apportée.
Ces derniers ne pourront pas, en revanche, souscrire des Obligations Remboursables en Actions (ORA) qui étaient réservées aux actionnaires ayant apporté leurs titres à l'offre initiale.
Les actions Eurotunnel ont été introduites en Bourse en 1987 à 35 francs, soit environ 5,3 euros, mais l'explosion du coût des travaux et des projections de revenus irréalistes ont vite eu raison de la solidité financière du projet. L'action reste sur un dernier cours coté de 0,37 euro le 21 mai.
La construction du tunnel sous la Manche s'est achevée en 1993 après six années de travaux.
Dans quelques mois, nous pourrons donc réinvestir en toute confiance dans la nouvelle société. Encore un grand merci, à tous les actionnaires minoritaires qui ont pris ce dossier à bras-le-corps et permis à bon nombre de petits porteurs de ne pas être ruiné une fois de plus.
Le festival de Cannes 2007 semble tourner autour des films dénonçant des régimes dictatoriaux ou ex-dictatoriaux. Parmi les films susceptibles d'être récompensé, un dessin animé, retraçant la révolution islamique en Iran ou bien encore l'histoire d'un avortement dans la Roumanie de Nicolas. C'est un documentaire qui a pourtant le plus attiré mon attention. Il dénonce les dérives du régime actuel en Russie. Le président Vladimir Poutine qui veut remettre de l'ordre dans l'axe république soviétique emploi parfois des méthodes répréhensibles. C'est un appel à la résistance citoyenne.
Présentation AFP
Ce documentaire-choc présenté au Festival de Cannes rend hommage à la "rébellion" de l'ex agent russe Alexandre Litvinenko, assassiné à Londres en novembre dernier, contre des services secrets qui "dirigent aujourd'hui la Russie", a indiqué son réalisateur Andreï Nekrassov à l'AFP.
Le film sera présenté à la presse par la veuve d'Alexandre Litvinenko, Marina, accompagnée de leur fils Anatoli, 12 ans, au moment même où la mort de l'ancien agent suscite un bras de fer entre Moscou et Londres.
Le parquet britannique a inculpé mardi un ancien agent du KGB, Andreï Lougovoï, pour le meurtre de Litvinenko par empoisonnement et a demandé son extradition. Cette éventualité a été rejetée par Moscou, pour qui Lougovoï doit être jugé en Russie si les charges contre lui le justifient.
L'ancien agent du FSB (héritier du KGB) Alexandre Litvinenko est décédé le 23 novembre dernier, à l'âge de 43 ans, après avoir ingéré une substance radioactive rare, le polonium 210, et il a accusé le président russe Vladimir Poutine de sa mort dans un témoignage posthume.
Le réalisateur, Andreï Nekrassov, a indiqué que la sélection officielle de son 3film au Festival de Cannes, annoncée in extremis mercredi, était "extrêmement importante".
"Il y a beaucoup de gens en Russie qui ont besoin d'informations, mais nous n'entendons pas leur voix", a-t-il déclaré.
"C'est un très bon signal à tous nos collègues en Russie, pour leur dire: n'ayez pas peur, exprimez vos talents, et vous serez entendus", a renchéri Olga Konskaïa, productrice et co-auteur du film.
Andreï Nekrassov, 48 ans, a indiqué par ailleurs que sa résidence secondaire en Finlande avait été cambriolée et saccagée il y a trois semaines, sans aucun vol, se refusant toutefois à "céder à la paranoïa" et à en accuser quiconque.
Il a cependant reconnu "avoir un peu peur" à l'idée de repartir en Russie après Cannes.
Le film "Rébellion: l'affaire Litvinenko", projeté en avant-première vendredi, ne contient aucun élément radicalement nouveau dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien agent russe.
Le documentaire de plus d'une heure et demie accumule cependant les charges contre le FSB, accusé par Litvinenko d'être "le bras armé d'un clan corrompu au pouvoir".
"Le FSB dirige aujourd'hui la Russie, il contrôle beaucoup plus la Russie que le KGB à l'époque soviétique, car alors le Parti communiste avait les moyens de le mettre hors-0jeu", estime M. Nekrassov.
Le film est en particulier une charge violente contre le président Vladimir Poutine. Citant certains documents officiels et des experts, il accuse notamment l'actuel président russe d'avoir été impliqué dans des détournements massifs d'aide humanitaire destinée à sa région d'origine de Saint-Pétersbourg en 1991/92.
Le film est aussi un témoignage d'amitié du réalisateur à Alexandre Litvinenko, à qui il est dédié. L'homme dont l'image du visage exsangue, sur un lit d'hôpital londonien, a fait le tour du monde fin 2006, est présenté comme un agent du FSB qui se rebelle au nom de ses principes contre les pratiques de son institution, qui finira par le lui faire payer.
Alexandre Litvinenko "était un Russe typique qui a grandi sous l'influence" culturelle présentant les membres du KGB comme des défenseurs de la patrie, estime M. Nekrassov, ancien assistant du cinéaste Andreï Tarkovski sur "Sacrifice" et sympathisant déclaré du mouvement d'opposition "L'autre Russie".
"Contrairement à moi qui étais un privilégié, qui a pu lire Soljenitsyne et ainsi de suite, Alexandre Litvinenko a dû tout faire par lui-même, traverser une expérience très dure et faire ses propres choix moraux, ce qui pour moi est un signe de grandeur", a déclaré M. Nekrassov.
Stéphane De Bona
Le groupe « Le Petit Futé »
La maison d’édition « Publibook », dont je suis l’un des 250 auteurs indépendants, est une filiale du « Petit Futé ». Cette entreprise française est une PME qui a un effectif de 150 salariés. Elle réalise un chiffre d’affaire de 19,5 millions d’euros uniquement pour ses filiales françaises. « Publibook » est un éditeur généraliste et universitaire qui réalise, à lui seul, 1 million d’euros de chiffre d’affaire par an. Son modèle économique est basé sur une participation forfaitaire de ses auteurs pour la première publication d’un nouvel ouvrage. Ceci lui permet de réaliser plus rapidement des bénéfices sur les ouvrages édités. De plus, il fonctionne à flux tendu, c'est-à-dire par impression d’ouvrage à la commande, rendue possible par les nouvelles technologies du numérique. Elle est l’une des premières maisons d’édition qui numérise systématiquement ses publications, ce qui facilite grandement leur achat par Internet et aide à rendre cohérent le modèle souhaité par la BNF (bibliothèque nationale de France). Celle-ci aimerait que l’ensemble des ouvrages français et étrangers soit accessible à tous les chercheurs du monde entier, par le biais d’Internet. La maison mère « Le Petit Futé » désirerait maintenant se développer plus fortement à l’étranger.
Site Web : http://www.publibook.com« Le Petit Futé »
Cette PME a fait sa renommée sur la parution de ses guides régionaux qui se sont déclinés en plusieurs branches :
- des guides city expliquant les richesses du patrimoine culturel et urbain d’une ville
- des guides départementaux construits en différentes thématiques, et enfin
- des guides country expliquant les richesses d’un pays et donnant des informations pratiques pour y passer ses vacances.
Dernièrement, le groupe a développé une revue bimensuelle disponible chez les marchands de journaux ou sur abonnement, proposant à ses lecteurs des destinations pour un week-end ou des vacances, illustrées par de nombreux reportages. L’entreprise affiche un taux de croissance insolent, de plus de 10% par an depuis une décennie. Elle a pour devise : « L’avenir se construit aujourd’hui, pour mieux affronter demain ». Aujourd’hui, le groupe est l’un des plus gros concurrents des guides du « Routard » ou « Michelin » et pourquoi pas demain, être celui de « Odile Jacob » ou bien d’autres éditeurs généralistes.
C’est pour cela que j’ai choisi ce petit éditeur dont l’avenir est prometteur. Pour moi, les petites structures sont synonymes d’innovation, et permettent à leurs salariés ou collaborateurs de développer et d’imaginer de nouvelles structures économiques ou sociologiques en toute liberté.
Stéphane De Bona
Depuis sa création l’audience de ce blog augmente régulièrement, c’est pour cela que j’organise un petit sondage pour mieux vous connaître, d’autant plus que je viens de recevoir mon premier chèque de droits d’auteur et que mes ventes ne décollent pas. Je souhaiterai y remédier au plus vite. Lors d’un prochain sondage, j’essaierai alors de cibler vos attentes. En attendant, bon vote et à demain ! Ce sondage est ouvert jusqu’au 24 Juin 2007.
Les premiers objectifs de François Fillon paraissent incompatibles avec les besoins de réforme de la France. En effet faire filer le déficit pour relancer la croissance est une absurdité, car nous avons déjà du mal à respecter les critères du pacte de stabilité européen. Financer notre politique nationale par l'augmentation du déficit budgétaire est tout simplement une hérésie. Nous allons laisser à nos enfants et nos petits-enfants une ardoise qui sera trop importantes pour eux Nous devons savoir qu'aujourd'hui chaque enfant à sa naissance et déjà de redevables d'une dette à la nation d'environ 100 000 €. Quel père de famille responsable accepterait que ses enfants doivent payer toute leur vie, les dettes qu'il a contractées durant toute son existence ! C'est pour cela, que les premiers propos de notre nouveau premier ministre, ci-dessous paraissent totalement irresponsables. De plus les premières mesures annoncées font déjà hurler le ministre des solidarités, ancien président des Emmaüs. La création franchisse de 75 € par an pour avoir le droit d'un remboursement total des soins est tout simplement inacceptable pour les plus déshérités. À vous de juger !
La feuille de route du gouvernement
François Fillon s'est engagé à mettre en oeuvre des réformes structurelles pour relancer la croissance française, sans limiter d'emblée les marges de manoeuvre financières d'un gouvernement "libre".
"J'ai le sentiment aujourd'hui (...) d'être en mesure de mettre en oeuvre un changement radical de la vie politique française", a déclaré le Premier ministre sur TF1, sa première intervention télévisée depuis sa nomination jeudi.
"L'idée, c'est que nous voulons relancer la croissance. Pour relancer la croissance, il faut faire des réformes structurelles que nous allons engager", a-t-il assuré, rappelant l'adhésion de plus de 53% des Français au projet politique de Nicolas Sarkozy, "qui n'était pas facile".
"Pour les faire, il ne faut pas hésiter à amorcer les choses", a-t-il dit, laissant entendre que le gouvernement ne jouerait pas l'austérité dans cette première phase du quinquennat.
"C'est sur cinq ans que nous allons réduire le déficit du budget de l'Etat, c'est sur cinq ans que nous allons réduire la dette. Il faut savoir parfois investir un peu pour ensuite faire des économies importantes. C'est ce qu'on avait fait sur la réforme des retraites, on le fera ici pour relancer l'économie de notre pays", a-t-il expliqué.
François Fillon a estimé que la répartition des pouvoirs de l'exécutif dans ce nouveau quinquennat et l'ouverture à gauche et au centre de son gouvernement seraient gages d'efficacité et de confiance. Il ne s'estime pas dans l'ombre de Nicolas Sarkozy mais au contraire en osmose.
"On a un président de la République qui a une légitimité exceptionnelle. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c'est de mettre en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy", a-t-il réaffirmé.
"On va avoir là une équipe complètement soudée, avec un président de la République engagé dans la mise en oeuvre des réformes. Pour le chef du gouvernement que je suis, pour les ministres, c'est une sécurité, c'est une force, c'est un soutien exceptionnel", a-t-il souligné.
"On sera beaucoup plus efficace. Les Français auront beaucoup plus confiance que dans un système qui pouvait donner l'impression parfois qu'il y avait deux voix, deux conceptions, deux façons de voir les choses à la tête de l'Etat", a-t-il poursuivi dans une critique implicite du quinquennat de Jacques Chirac.
FILLON candidat aux élections Législatives
François Fillon a défendu la composition de son gouvernement, qui comporte trois personnalités marquées à gauche (Eric Besson, Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet) et le centriste Hervé Morin, face aux critiques "lamentables" des socialistes dont il a fustigé le "sectarisme".
"Ce sera un gouvernement libre : chacun pourra s'exprimer, chacun pourra débattre au sein du conseil des ministres", a-t-il dit, précisant que les "transfuges" "conservent leurs convictions".
"On essaiera de prendre en compte les expériences, les avis, la différence de points de vue des hommes et des femmes qui constituent le gouvernement, mais en mettant cette diversité au service d'un projet politique", a-t-il dit.
Au nombre des priorités à mettre en oeuvre : les peines planchers pour les multirécidivistes, l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, la détaxation des heures supplémentaires, la suppression des droits de succession "pour 95% des Français" et la déduction des intérêts d'emprunts de l'impôt sur le revenu pour favoriser l'accession au logement.
S'agissant des quatre conférences sociales prévues en septembre par Nicolas Sarkozy, François Fillon a précisé qu'il s'impliquerait comme le chef de l'Etat dans ce projet, mais qu'il serait piloté par Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
Evincé du gouvernement en 2005 lors de l'arrivée de Dominique de Villepin à Matignon - une décision qui l'avait meurtri -, François Fillon a assuré ne pas ressentir aujourd'hui de "sentiment de revanche".
Il a toutefois décoché deux piques à son prédécesseur, défendant la nécessité de l'onction du suffrage universel pour un Premier ministre alors que Dominique de Villepin n'a jamais connu le baptême des urnes.
François Fillon sera candidat dans la cinquième circonscription de la Sarthe, dont il fut député de 1981 à 2002.
Quant aux conférences de presse mensuelles du Premier ministre, nouveauté instituée par Dominique de Villepin, il a précisé ne pas "aimer beaucoup ces rendez-vous automatiques, parce que je pense qu'il faut faire des conférences de presse quand on a des choses à dire".
"Compte tenu de la feuille de route que Nicolas Sarkozy nous a fixée aujourd'hui au conseil des ministres, je pense qu'il faudra plus qu'une conférence de presse mensuelle", a-t-il lancé.
Après les frasques de Paris Hilton, qui a roulé sans permis et en état d'ivresse aux États-Unis et qui de ce fait va passer 45 jours à l'ombre (pas sur une plage, mais bien en prison), sa compère de toujours Britney Spears refait parlait d'elle dans les journaux People. Espérons que les stars françaises en arriveront pas à la ! Par l'intermédiaire de son site Internet la jeune chanteuse remercie ses fans pour leur soutien lors de sa cure de désintoxication d'une bien curieuse manière. Voici la dépêche AFP que plusieurs journalistes ont pu voir apparaître sur leur ordinateur : voir ci-dessous.
Stéphane De Bona
Britney Spears remercie ses fans... les seinsnus
C'est les seins nus adroitement cachés par ses bras que la chanteuse Britney Spears a remercié ses fans pour leur soutien au moment de ses difficultés.
La star, qui s'est entièrement rasée la tête, a suivi une cure de désintoxication et mis fin à son mariage, a posté sur son site internet une photo d'elle apparaissant nue jusqu'à la taille, seulement vêtue d'une paire de longs gants blancs remontant jusqu'aux coudes, croisés sur les seins.
"La raison de cette lettre est que chacun sache que ses prières m'ont véritablement aidée", écrit la chanteuse dans un courrier affiché à côté de la photo. "J'ai le bonheur que vous teniez à moi suffisamment pour être inquiets et je continuerai à vivre dans cet état joyeux avec chacun de vous près de moi pendant ces moments pénibles", a-t-elle dit.
"Nous sommes tous des lumières du monde et nous avons tous besoin d'inspirer les autres", a-t-elle dit.
Britney Spears, 25 ans, l'une des chanteuses les mieux payées au monde, a fait la "une" des magazines ces derniers mois pour ses déboires conjugaux avec Kevin Federline, père de ses deux jeunes fils, dont elle s'est séparée l'an dernier, et pour son comportement bizarre. A la mi-février, elle s'était rasée la tête sous les objectifs des paparazzi avant d'entamer une cure de désintoxication.
Dépêche AFP
La décomposition de la gauche
Alors que Nicolas Sarkozy est rentré à l’Elysée depuis quelques jours en voulant imprimer un nouveau style jeune et dynamique à l’image de John Kennedy dans les années 60, la gauche reste chaos debout et ne sait même plus qui appartient à son camp. Les radicaux de gauche sont tentés par une alliance avec leurs anciens cousins de droite et oublient de ce fait ce qui a toujours été leur priorité dans la vie politique française : incarner une indépendance d’esprit et gouverner le pays dans l’intérêt de tous et enfin, tourner le dos à l’esprit partisan. En composant un gouvernement dit d’ouverture, le président de la République a été électoralement habile pour semer le trouble au sein de la gauche et du centre. Comme l’a dit François Bayrou hier soir dans France Europe Express, il est préférable qu’un pacte gouvernemental soit établi avant une élection pour former une alliance cohérente qui dirigera le pays, plutôt qu’un ralliement de dernière minute sans aucune vision d’avenir. Aujourd’hui, la gauche doit se préparer à un raz de marée de la droite comparable à celui des élections législatives de 1993 qui la laissera, une fois encore, dans l’opposition. Cette période doit leur servir à réinventer une nouvelle force d’opposition de gauche, plus cohérente et intégrant les défis qu’elle devra affronter dans l’avenir, tournant ainsi le dos aux vieilles recettes néo-marxistes qu’elle nous ressert depuis 25 ans.
Le nouveau parti politique de François Bayrou : le MoDem ou Mouvement Démocrate
La seule force, en état de marche, qui est susceptible de contrer le nouveau gouvernement dans les dérives droitières et antisociales que celui-ci tentera de faire passer en force pendant les vacances estivales reste le nouveau mouvement démocrate créé le 10 Mai 2007 par François Bayrou. Ce nouveau parti politique rassemble les derniers fidèles de l’UDF, des écologistes, des sympathisants ainsi que des opposants de la première heure au nouveau président de la République, comme Azouz Bégag. François Bayrou continue avec constance, à tracer un nouveau sillon dans la vie politique française qu’il a entamé depuis bientôt 3 ans. Cette démarche qui vise à clarifier notre échiquier politique aurait du être grandement suivi par les radicaux des deux camps. Contrairement à toute logique, les radicaux préfèrent répondre aux sirènes du pouvoir plutôt que de rester dans l’opposition et être cohérent avec leur histoire. L’occasion que les deux partis séparés depuis 1981, était pourtant belle et à portée de main, au lieu de cela le paysage politique français restera ombrageux et illogique. Aujourd’hui, le MoDem est crédité de 15 à 18 % des suffrages au premier tour des élections législatives du 10 Juin et il pourrait n’avoir que un à huit députés dans la nouvelle assemblée nationale. Je vous invite donc à voter massivement pour ce nouveau parti et à le rejoindre en y adhérant (il dispose pour le moment d’environ 60 000 pré-inscriptions ; cela est sans doute la preuve que cette nouvelle force pourra compter dans le paysage politique national et international).
Stéphane De Bona
Je tiens à m’excuser auprès de tous mes lecteurs réguliers pour l’absence d’article durant cette dernière semaine, mais j’ai eu une grave anomalie de connexion. Je pense maintenant que le problème est réglé, cela m’a permis d’avancer dans la préparation de prochain livre. Sa rédaction devrait être finie dans environ 3 mois. Merci pour votre patience et votre fidélité. C’est avec une grande joie que je vous retrouverai, dés demain pour des articles quotidiens.
Stéphane De Bona
Les élections Présidentielles 2007 ont été une réussite démocratique. Elles vont sans aucun donner naissance à un nouveau paysage institutionnel et politique. Alors que le nouveau Président élu est parti se mettre au vert pour être dans la peau de ses nouvelles fonctions, les Partis politiques se préparent pour la bataille des législatives. François Bayrou va lancer jeudi « Le Mouvement Démocrate », une force politique qu’il désire plus large que l’actuel UDF. Mais que reste-t-il du centre ? Bon nombre d’anciens députés ont rallié Nicolas Sarkozy exclusivement par peur de perdre leur siège à l’Assemblée Nationale, la stratégie de François Bayrou est pourtant juste, mais une fois de plus les intérêts individuels priment sur l’intérêt général du pays. Le Parti Socialiste et le reste de la gauche française sont en lambeau. Une gazelle va-t-elle dominer des éléphants pour rénover son camp ? Enfin dernière remarque à notre nouveau Président : Va-t-il mettre en œuvre son slogan de campagne « Ensemble tout devient possible » car jusqu’à présent il a toujours combattu seul contre tous ? A suivre… La suite au prochain épisode !
Le grand moment de ce débat d'entre 2 tours. Le clash lorsque Mme Royal perd son sang froid et sort de ses gonds. Ségolène Royal perd tout à coup son sang froid et attaque ouvertement Mr Sarkozy, le traitant de menteur, de personne immorale et l'accuse d'avoir enlever les aides qu'elle avait mis en place (Handiscol) lorsqu'elle était Ministre. Alors Jacques Chirac a fait du Handicap, une des causes prioritaire de son mandat, les droits des personnes en situation de handicap ont profondément reculés. Avec le guichet unique des maisons départementales du handicap, les aides financières ont beaucoup diminué pour certains d’entre nous et les compensations humaines ne règlent pas tous les problèmes d’équipements qui peuvent évoluer à chaque étape de la vie.
Avoir de l’autonomie est devenu aujourd’hui un luxe ! Cette colère n’était-elle pas légitime ? Les tribunaux ne sont-ils pas assez encombrés ? A vous de juger !
Stéphane De Bona
Je n’ai jamais été un grand fan de Dalida, mais j’ai pu regarder par hasard le téléfilm de France2 diffusé le 1er Mai. Ce film m’a beaucoup touché. Il montre une Dalida victime de sa vie intime, ce qui l’a perdra. Sa vie est une leçon d’humilité pour ceux qui sont persuadés que l’argent et le succès font le bonheur. Il n’en est rien! Le destin de l’homme est-il déjà gravé dans le marbre à sa naissance ? Voici la vie tragique d’une femme de cœur que je ne pensais pas si proche de moi. BiographieNée le 17 janvier 1933 Décédée le 03 mai 1987 (à l'âge de 54 ans)
Dalida, de son vrai nom Yolanda Gigliotti, est née au Caire le 17 janvier 1933. Issue d'une famille italienne immigrée en Egypte au début du siècle, elle est la seule fille parmi deux frères, Orlando son aîné et Bruno, le cadet. Leur père, Pietro est violoniste à l'opéra et leur mère, Giuseppina s'occupe de la maisonnée, installée dans le quartier de Choubra, où arabes et occidentaux cohabitent en bonne entente. La petite Yolanda subit dès l'âge de quatre ans sa seconde intervention ophtalmique. Ses yeux se sont infectés quand elle avait à peine dix mois. Très marquée par ces problèmes, elle se considérera longtemps comme un "vilain petit canard" car elle sera obligée de porter des lunettes. A l'âge de treize ans, uniquement par coquetterie, elle les jette par la fenêtre et voit ainsi son environnement complètement flou.
Elle a une enfance et une adolescence tout à fait ordinaire pour une jeune fille de la petite bourgeoisie immigrée. Elle va à l'école catholique tenue par des religieuses, se promène avec ses camarades dans le quartier et participe aux représentations théâtrales scolaires où elle semble avoir un certain don. Adolescente, elle se destine à une carrière de secrétaire. Elle subit à nouveau une intervention ophtalmique. Elle se rend compte que les regards ont changé à son égard. Elle ressemble maintenant à une vraie femme. En 51, elle se présente en douce à un concours de beauté. Après publication de photos en maillot de bain, c'est le scandale dans la famille. Puis le calme revient, laissant à tous le sentiment que ce n'était qu'un moment d'égarement.
En fait, c'est le vrai déclic pour celle qui est fascinée par les actrices américaines, leur beauté et le monde dans lequel elles vivent. Dalida commence à travailler. La seconde entreprise dans laquelle elle travaille n'est autre qu'une maison de couture, Donna. Là, elle apprend le métier de mannequin. En 54, elle se présente au concours de Miss Egypte, et gagne le premier prix. Elle est engagée comme actrice, sorte de vamp brune à l'oïl de braise, pour tourner dans des films au Caire, le Hollywood de l'Orient. Elle est repérée par un réalisateur français du nom de Marc de Gastyne. Yolanda devenue Dalida, rêve de Paris. Malgré les réticences de sa famille, le jour de Noël 54, elle décolle pour la capitale française.
En fait, elle se retrouve vraiment seule dans cette grande ville froide. Elle est obligée de se débrouiller avec de faibles moyens. Les temps sont difficiles. Elle commence pourtant à prendre des cours de chant. Son professeur est tyrannique mais efficace. Il l'envoie faire un essai dans un cabaret des Champs-Elysées. Elle y fait ses premiers pas de chanteuse. Elle roule les "r" mais fait preuve déjà d'un grand professionnalisme. Elle est ensuite embauchée à la Villa d'Este, autre club légèrement plus huppé que le précédent. Elle y est présentée comme la "Révélation de la chanson française".
Bruno Coquatrix qui vient de racheter un vieux cinéma parisien, l'Olympia, anime une émission de variété, "Numéros un de demain" sur la station de radio, Europe 1. Dalida est invitée et elle choisit d'interpréter "Etrangère au Paradis". A cette occasion, elle rencontre deux hommes qui chacun dans leur domaine ont des ambitions bien affirmées : Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe 1, et Eddy Barclay, éditeur de disques. Ils sont décidés à trouver la perle qui leur permettra de lancer leurs entreprises respectives. Dalida semble être l'artiste qu'il leur faut.
Elle enregistre son premier 45 tours chez Barclay, "Madonna", sur les conseils avisés de Lucien Morisse en 55. En fait c'est avec "Bambino" que Dalida va vraiment s'imposer. Le nouveau 45 tours est matraqué toute la journée sur les ondes d'Europe 1, opération pilotée par Lucien Morisse. C'est un immense succès. 1956 est pour Dalida l'année de tous les succès. Elle fait ses premiers pas à l'Olympia en vedette américaine de Charles Aznavour. "Bambino" la propulse et le public l'accueille avec enthousiasme. Il en redemande. C'est chose faite en septembre où on frise l'émeute à l'entrée. Dalida fait désormais les couvertures des magazines. Le 17 septembre 57, elle reçoit son disque d'or pour le 300.000ème exemplaire de "Bambino".
Lucien Morisse est devenu plus qu'un pygmalion pour la jeune chanteuse. Une idylle est née entre eux qui n'est pas toujours évidente à assumer car le directeur artistique d'Europe 1 est déjà marié. Il envisage sérieusement de divorcer car leur liaison est mal perçue. Pour Noël 57, Dalida enregistre la chanson qui est son deuxième succès important, "Gondolier". En 58, elle reçoit l'Oscar de Radio Monte-Carlo, qu'elle garde sept ans de suite. Puis, elle part en tournée. Elle passe ensuite à Bobino où elle triomphe avec, entre autres, dix chansons classées dans les hit-parades. L'année suivante, elle commence une tournée dans le pays de ses grands-parents, l'Italie. Elle y connaît un grand succès qui va bientôt s'étendre à toute l'Europe.
Après un faux départ pour les Etats-Unis où certains la voyaient déjà en haut de l'affiche, elle retourne en triomphatrice au Caire, sa ville natale. Elle est fastueusement reçue. La presse l'encense et la surnomme "la voix du siècle". Elle retrouve sa famille, mais les choses ont changé depuis son départ. De retour en France, elle rejoint Lucien Morisse à Paris qui continue à lui faire enregistrer des succès. La relation qu'ils entretiennent en dehors de leur vie professionnelle est difficile à comprendre pour l'extérieur, car il semble qu'elle se soit usée avec le temps. Le mariage tant attendu, tarde à se faire. Le 8 avril 61, après de nombreuses tergiversations, ils se marient à Paris.
Elle fait venir sa famille dans la capitale française puis part en tournée tout de suite après le mariage. A cette occasion, elle rencontre Jean Sobieski lors d'une escale à Cannes. Elle tombe amoureuse de lui. Un bras de fer va alors commencer entre elle et Lucien Morisse. Malgré sa dette artistique envers lui, elle désire retrouver sa liberté, ce qui est difficile à accepter pour le nouveau marié. Il finira par s'y faire. Malgré sa nouvelle passion, Dalida n'oublie pas sa carrière. La vague yéyé débarque en France. En décembre 61, elle passe à l'Olympia pour la première fois en vedette. La première partie s'appelle Richard Anthony. Les jeux sont loin d'être faits car Dalida ne fait plus office de jeune première dans le monde du showbiz. C'est pourtant un triomphe. Cela réconforte la chanteuse et ses fans. Elle se produit durant un mois dans la salle qui accueille plus de deux mille spectateurs par soir. Puis elle part en tournée, notamment à Hong Kong et au Vietnam, où elle est une véritable idole.
L'été 62, Dalida chante "Petit Gonzalez" et obtient à nouveau le succès qui la suit depuis longtemps. Elle touche avec cette chanson gaie et rapide un public plus jeune. A cette époque, elle achète sa fameuse maison de Montmartre. La maison qui ressemble au château de la Belle au Bois dormant est en fait perchée sur un des quartiers les plus célèbres de Paris. Elle y demeurera jusqu'à la fin de sa vie. Après le divorce avec Lucien Morisse, son emménagement dans sa nouvelle maison, Dalida finit par rompre avec Jean Sobieski. Elle prend un peu de recul. Elle se métamorphose, devient plus sophistiquée et continue son travail d'autodidacte en lisant toujours plus. En août 64, elle achève sa transformation en devenant blonde. Le changement de couleur peut paraître anodin, pourtant il reflète un changement psychologique.
Le 3 septembre, elle reprend l'Olympia en toute confiance cette fois-ci. Elle est de fait, la chanteuse préférée des français, ayant survécu à la vague yéyé et toujours présente dans le milieu de la variété européenne. En 65, elle chante "La danse de Zorba" sur la musique de Théodorakis qui composa la bande originale du film "Zorba le Grec". Nouveau succès. Mais elle rêve de mariage et aucun prétendant ne se profile à l'horizon. La chanson lui prend tout son temps, entre galas et enregistrement de disques. Fin 66, son jeune frère Bruno, venu la rejoindre depuis quelques années à Paris, et qui pour les besoins de sa carrière a pris le nom de son frère aîné, Orlando, prend en main la carrière de sa soeur. Rosy, leur cousine est devenue la secrétaire de la chanteuse. Tout se passe en famille.
En octobre 66, la maison de disques italienne RCA lui présente un jeune auteur-compositeur plein de talent Luigi Tenco. Ce jeune homme fougueux et contestataire fait forte impression à Dalida. Pour une nouvelle campagne italienne, le label décide de présenter la chanteuse au Festival de San Remo. Luigi se charge d'écrire la chanson. De nombreuses rencontres ont lieu entre les deux artistes. Une réelle passion naît entre eux. Ils décident de se présenter à San Remo tous les deux pour, en fait, la même chanson lors du gala du Festival en janvier 67 : "Ciao Amore". La pression est forte car Dalida est une star en Italie et Luigi Tenco un jeune débutant. A cette occasion, ils annoncent à leur proche leur mariage prévu en avril. Malheureusement, la soirée tourne à la tragédie. Luigi Tenco, extrêmement angoissé, et sous l'effet de l'alcool et de tranquillisants, ne supporte pas que le prix échappe à l'un et à l'autre. Il fustige les membres du jury et dénonce la mainmise de l'argent sur le festival. Dégoûté et incompris, il se suicide dans la chambre de son hôtel. Dalida est anéantie. Quelques mois plus tard, désespérée, elle tente à son tour de se suicider à l'aide de barbituriques.
Cet épisode malheureux augure en fait, une nouvelle ère dans la carrière de Dalida. La voilà presque introvertie cherchant l'apaisement mais pourtant décidée à reprendre les choses en main. C'est le début de la période "Madone" en robe longue blanche. Durant l'été, plus ou moins rétablie, elle se produit pour quelques dates dans toute la France. La dévotion du public semble éternelle pour "Sainte Dalida", comme la surnomme la presse.
Le temps de "Bambino" est révolu. Elle lit maintenant beaucoup, s'intéresse à la philosophie, se passionne pour Freud et s'initie au yoga. L'élévation de l'âme est désormais sa seule raison de vivre. Mais sa carrière continue : elle retourne en Italie pour participer à une célèbre émission de télévision, et le 5 octobre, remonte sur la scène de l'Olympia. La renaissance passe par là et c'est une nouvelle fois un triomphe. Au printemps 68, elle repart en tournée à l'étranger. En Italie, elle reçoit le grand prix de la chanson, "Canzonissima".
Toujours à la recherche d'elle-même, Dalida entreprend plusieurs voyages en Inde pour suivre les enseignements d'un sage. En même temps, elle commence une analyse selon la méthode de Jung. Tout cela semble l'éloigner de la chanson qu'elle n'oublie pourtant pas. En août 70, au cours d'une tournée avec Jacques Dutronc, elle retrouve le succès populaire avec "Darladiladada". A l'automne, elle rencontre Léo Ferré lors d'une émission de télévision. Dès son retour à Paris, elle enregistre "Avec le temps" qu'elle tend à populariser. Elle ne veut plus chanter que des chansons qui ont à ses yeux un intérêt, et une dimension poétique. Bruno Coquatrix, patron de l'Olympia ne croit pas dans ce nouveau répertoire. Devant son hésitation à lui trouver une date, Dalida décide de louer elle-même la salle, pendant trois semaines fin 71. Son pygmalion, Lucien Morisse n'est plus là pour la soutenir, il s'est en effet suicidé en septembre 70. Dalida doute énormément en entrant sur scène. Mais le succès est total, une fois de plus.
Elle semble à partir de 1972, avoir acquis une certaine sérénité. Son entourage et ses fans peuvent le constater. Elle enregistre avec son ami de toujours, Alain Delon le fameux duo "Parole Parole" (adaptation d'une chanson italienne), qui sort début 73. Cela devient en quelques semaines, le n°1 des hit-parades de France et du Japon, où l'acteur est une star. Le début des années 70 constitue une période faste professionnellement. Elle semble en cela, être aidée par son nouveau compagnon, chevalier servant à la personnalité un peu floue, mais très dévoué à la chanteuse. Richard Chanfray, qui se fait appeler le Comte Sain-Germain est sans doute un peu mythomane mais elle l'accepte tel qu'il est. Il lui redonne le goût de vivre. Elle entre maintenant dans la phase "star hollywoodienne" où sa féminité est mise en avant. Richard Chanfray est pour quelque chose dans le fait que la spiritualité tellement recherchée durant une certaine époque, soit quelque peu mise de côté.
Pascal Sevran, jeune auteur de chansons, lui propose en 73 une chanson qu'elle accepte avec réticence. A la fin de l'année, elle enregistre "Il venait d'avoir 18 ans". Le titre devient n°1 dans neuf pays dont l'Allemagne, où elle vend 3,5 millions d'exemplaires. Le 15 janvier 74, elle remonte sur la scène de l'Olympia et présente à la fin du tour de chant une nouvelle chanson "Gigi l'Amoroso". Elle dure 7mn30, est à la fois chantée et parlée et contient de nombreux choeurs. Ce titre reste le plus grand succès mondial de Dalida, numéro un dans douze pays
Elle part ensuite pour une grande tournée au Japon. Fin 74, elle part pour le Québec. Quelques mois plus tard, elle y retourne, avant d'aller en Allemagne. En février 75, elle reçoit le prix de l'Académie du disque français. Elle enregistre ensuite une reprise de Rina Ketty qu'elle écoutait déjà en Egypte en 38 "J'attendrai". Nouveau grand succès. Dalida sort l'année suivante, un album entier de reprise comme "La vie en rose". Ce répertoire convient bien à la chanteuse qui redonne de nouvelles couleurs à ces titres typiquement français.
Les années 70 voient le développement des émissions de télévision consacrées à la variété. Elle en profite largement car elle y est souvent invitée aussi bien en France qu'à l'étranger. Elle entretient ainsi à moindre frais, sa popularité. Dans les pays arabes, Dalida est fortement appréciée. On la sait originaire du Caire en Egypte. Cela renforce les liens que le public peut entretenir avec elle. Son retour dans les années 70, en Egypte et ses voyages au Liban, lui donne l'idée de chanter en arabe. Elle reprend en 78, une chanson du folklore égyptien "Salma Ya Salama". Le lancement se fait en France et au Moyen-Orient. Le succès est vertigineux. Elle l'enregistre finalement en sept langues.
La même année, Dalida change de maison de disques : de Sonopress, elle passe chez Carrère. Le passage se fait avec succès car elle enregistre à ce moment-là "Génération 78", sorte de medley à la sauce disco, très en vogue à cette période. La chanteuse n'abandonne pas la partie, elle est toujours présente dans ce métier si exigeant et montre une certaine ténacité à vouloir rester une star. Les américains adorent ce genre d'artiste, si glamour et professionnelle en même temps. Ils la contactent pour un show à New York. C'est ainsi que le 29 novembre 78, elle monte sur la scène du Carnegie Hall. La salle est déchaînée. Dalida inaugure une nouvelle chanson que le public adore immédiatement "Lambeth Walk", sorte de rengaine des années 20. La presse locale l'encense. Dalida savoure son succès américain.
De retour en France, elle continue sa carrière discographique. Durant l'été 79, son nouveau tube s'appelle "Monday Thuesday". Dalida surfe sur la vague disco avec aisance, s'accaparant une fois de plus une mode qui n'est pas vraiment de sa génération. En juin, elle retourne en Egypte pour chanter. C'est la première fois qu'elle va chanter en égyptien. Elle a d'ailleurs sorti un second titre en arabe "Helwa Ya Baladi" qui eut le même succès que le précédent. Son voyage est très attendu, le public est présent et Anouar El Sadate, le président égyptien reçoit la chanteuse à cette occasion. Elle est très impressionnée. Elle part ensuite pour une tournée dans les Emirats puis rentre en France.
Le début des années 80 démarre par un feu d'artifice. Dalida, alors au faîte de sa gloire, se produit au Palais des Sports à Paris du 5 au 20 janvier 80 pour un show à l'américaine, avec douze changements de costumes en strass et plumes. La star est entourée de onze danseurs et de treize musiciens. Une véritable chorégraphie comme à Broadway, a été imaginée pour ce spectacle grandiose de plus de deux heures. Les dix-huit représentations font salle comble. Elle part ensuite pour une tournée triomphale jusqu'à l'automne.
Après sa rupture douloureuse avec le Comte Saint-Germain, Dalida comme toujours, se lance dans un travail acharné pour oublier sa vie privée chaotique, où elle finit toujours par se retrouver seule. Elle représente le spectacle du Palais des Sports à l'Olympia en mars 81. Pour la première, on lui remet un disque de diamant pour 80 millions de disques vendus dans le monde, cinquante-cinq disques d'or interprétés en sept langues et l'ensemble de sa carrière. Puis infatigable et professionnelle, elle repart en tournée.
Les deux années qui suivent sont marquées par sa prise de position en faveur du nouveau président de la République française, François Mitterrand. Son engagement plus amical que politique lui vaut des critiques qui la desservent professionnellement. Une campagne de presse est même déclenchée et début 82, elle décide de prendre du recul. Elle part durant un an environ pour un long tour du monde. En avril 83, elle revient et enregistre un nouvel album sur lequel on trouve des chansons comme "Mourir sur scène" et "Lucas". La cabale contre elle est terminée et pourtant elle se sent trahie par ce pays d'adoption qui l'a vu s'épanouir. Le 20 juillet de la même année, un nouveau coup va déstabiliser la chanteuse. Richard Chanfray se suicide à Saint-Tropez dans le sud de la France. Dalida est très affectée par la mort de son ancien compagnon, son enthousiasme professionnel en est altéré. Son entourage remarque sa baisse de tonus. Elle a des trous de mémoire et perd confiance en elle.
En 84, elle repart tout de même en tournée, réclamée par ses fans qui considèrent qu'elle se fait trop rare. Puis elle va en Arabie Saoudite pour une série de récitals. En 85, elle subit deux opérations ophtalmiques qui lui rappellent de très mauvais souvenirs. En 86, sa carrière prend un tournant assez inattendu : bien qu'elle ait déjà joué au cinéma, aucun grand rôle ne lui a été proposé jusqu'au jour où Youssef Chahine, grand metteur en scène égyptien décide que Dalida sera l'interprète de son nouveau film, adaptation d'un roman de l'écrivain Andrée Chédid, le "Sixième jour". Elle joue le rôle d'une jeune grand- mère. Le tournage est difficile mais toujours aussi "pro", Dalida est très assidue. Cela lui tient à cour. D'ailleurs, sa carrière de chanteuse commence à la lasser. Le besoin de chanter a presque disparu. Les critiques de cinéma saluent à la sortie du film, la naissance d'une grande actrice dramatique. Cela conforte Dalida dans l'idée que les choses peuvent et doivent changer.
Dans sa vie privée, pourtant, rien ne change vraiment. Elle a en effet, une liaison secrète avec un médecin, qui se finit assez mal. Dépressive, Dalida a du mal à remonter la pente. Elle ne supporte plus la souffrance morale et met fin à ses jours le 3 mai 87. Véritable chanteuse populaire, celle qui déclarait "le public a pour moi le visage de l'amour", et que les drames intimes ont fini par détruire, a laissé une image de diva que personne ne peut contester. Aujourd'hui, une place à Montmartre, quartier qu'elle aimait tant, porte son nom.
Une idée généreuse dans l’intérêt de tous
Depuis octobre 2002, Les étudiants de l’IUP Génie Mécanique et Productique de l’Université de Metz et différents partenaires tentent d’organiser un challenge Handicap dont les buts sont d’améliorer la mobilité, la communication, les loisirs et l’insertion des personnes en situation de handicap.
L’idée du challenge est apparue suite à un constat simple : «Les besoins des personnes handicapées et ceux des étudiants pouvaient se rejoindre».
Pour les premiers : afin que la société française et plus largement européenne prennent conscience des difficultés rencontrées par les personnes porteuses de handicaps divers.
Pour les autres : de rendre plus concrète leur formation à travers la réalisation de projets intéressants et utiles.
Ce concours est ouvert à tous les établissements d’enseignement supérieur et secondaire (lycées, BTS, IUT, Universités de toutes disciplines) français et européens.
Pourquoi un challenge ?
Le challenge « handicap & technologie » propose une rencontre et une compétition amicale aux étudiants et lycéens, ainsi qu’aux associations et aux entreprises concernées, tous les 2 ans, sur des réalisations dont ils ont eu l’initiative, sur des critères d’utilité technique ou sociologique notamment.
Le thème général de ce challenge est la conception et la réalisation de dispositifs technologiques ou sociologiques autour de l’autonomie et la citoyenneté des personnes porteuses de handicap.
Il se décline sur 4 thèmes :
1) autour du fauteuil (mobilité)
2) autour de l’ordinateur (information)
3) autour des loisirs (loisirs)
4) autour de partenariats (citoyenneté)
De nombreux établissements de toute la France ont déjà montré un intérêt certain pour ce challenge et ont commencé à travailler sur les projets qu’ils y présenteront : Par exemple, on peut citer, à Metz, l’IUP GMP, l’IUP IHM, l’IUP GSI, l’ENIM, l’IUT GMP, et ailleurs en France, l’IUT GMP de Brest, l’IUP de Lorient, des établissements de Toulouse, de Tarbes, etc…
Les informations pour nous contacter :
L’adresse mail : challenge.ht@laposte.net
Site Internet : http://challenge-ht.sciences.univ-metz.fr
Toutes les suggestions sont les bienvenues, mêmes les idées paraissant les plus saugrenues.
Une équipe solide s’est constituée autour de plusieurs filières de l’Université de Metz (IUP GMP, IUP GSI, DESS ISI, DEA Ethnologie et Philosophie, IUT GMP, ENIM ….) pour l’organisation de l’épreuve.
CETTE ANNEE, LE CHALLENGE QUI EST DEVENU UNE GRANDE FÊTE AURA LIEU DU 4 AU 5 MAI. DECOUVERTE DES REALISATIONS ET FÊTE CULTURELLE. VENEZ NOMBREUX !
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devait pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".