Il y a bientôt deux mois, un jeune transsexuel de 15 ans m'a envoyé un e-mail en me demandant de donner mon avis sur la conception de son blog et de l'aider à faire connaître sous un autre jour la transsexualité. Il a précisé tout particulièrement mon ouverture d'esprit et les principes de tolérance et de citoyenneté que j'essaie de faire passer dans les moeurs tout au long de ce blog. J'avouerai que parler de transsexualité, pour moi n'est pas chose facile. Je visualise seulement ces icônes comme le jeune Erwan de Secret Story ou bien encore Dana internationale qui a gagnée l'Eurovision pour Israël, voilà toute ma science sur le sujet.
Dana est née en 1972 Yaron Cohen, pour devenir Sharon après opération. Avant son changment d'identité, entre la fin 80s et début 90s, Dana a été drag queen.
C'est en 1998 que le monde (hors Israel) l'a découverte avec son tube "Diva" qui lui a valu la première place à l'Eurovision. Depuis, après une promotion négligée par Sony et l'indisposition de certains (à cause, bien sûr de son identité) les choses se sont gâtées, mais elle nous revient avec un album en hébreu et bientôt un album international.
Je me poserai donc cette unique question : est-ce vraiment un secret que des dévoilés sa personnalité ? A en croire le succès, que rencontre la nouvelle émission de télé réalité Secret Story on peut supposer que oui. J'espère qu'elle aura au moins le mérite de rendre plus facile le parcours de mon jeune lecteur. Je me fais malgré tout peu de souci pour lui, car il détient du haut de son jeune âge « un extraordinaire courage ». Je pense que ce n'est pas un mois que revient l'honneur de défendre sa cause. Je vous invite donc à vous rendre sur son site Internet « trans-genre » que j'ai récemment inclus dans mes blogs favoris.
On ne disserte correctement sur un sujet que lorsqu'on est directement touchée par la situation ou parce que on se passionne indirectement pour son objet. Ce courrier m'a tout de même donné l'idée qu'avant tout la transsexualité était un problème lié au concept de personnalité. En effet les hommes ou les femmes dans cette situation sont avant tout confronter au besoin de faire coïncider leur corps et leur esprit. Ce qui m'amène à l'idée de la personnalité que l'on pourrait définir tout simplement parfait trois questions fondamentales pour tout être humain : « D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? et enfin Où allons-nous ? ». On peut dire que tout homme a une face cachée en lui. L'être humain depuis l'Antiquité est obligé de revêtir des masques sociaux sous peine d'être violemment blessé dans sa sensibilité lorsqu'ils n'entrent pas dans une ou plusieurs normes définies par la société. C'est par ce jeu des masques sociaux qu'il peut peu à peu se forger une personnalité. La personnalité peut alors correspondre au premier concept a étudié pour devenir un bon philosophe. Rappelons-nous d'une des citations les plus connues de Socrate : « connais-toi toi-même ». Un individu pour se connaître lui-même doit tout d'abord se reconnaître en explorant progressivement des concepts tels que la liberté, le problème de l'union de l'âme et du corps, la causalité, la volonté pour définir les contours de son identité. C'est en se réapproprient ces quelques concepts que l'individu va pouvoir réinvestir son élan vital au bénéfice de la société tout entière. C'est pour cela, je pense qu'il est important de se trouver et d'un minimum s'aimait dans son ensemble avant de s'engager dans des actions au profit du bien public. Aujourd'hui encore la tolérance et l'humidité en ce qui concerne des sujets sensibles que l'on ne connaît que par le petit bout de la lorgnette ne sont pas de mise. Je terminerai cette digression philosophique par une question : a-t-on le droit de juger une personne ou une situation que l'on ne connaît pas ?
Définition en psychologie
L'idée de personnalité est complexe, elle a suivi tout un parcours déterminé par les idées des siècles qu'elle traversait et encore aujourd'hui il serait difficile de trouver un concept plus solidaire des écoles et des attitudes des auteurs qui en font usage.
L'étymologie permet de mieux en appréhender le sens : Persona, terme latin dérivé de l'étrusque, désigne le masque de théâtre antique grec, qui était l'interface entre l'acteur, son rôle, et le public. Artifice d'un théâtre d'effigie il présentait les trois particularités suivantes :
grâce au masque le public devait pouvoir prédire l'action du comédien il y avait un nombre défini de masques possibles, douze exactement. chaque acteur n'avait le droit d'utiliser qu'un seul masque par représentation Aujourd'hui l'idée générale qui ressort des différentes visions de la personnalité est qu'elle est l'ensemble des comportements qui constituent l'individualité d'une personne. Elle rend compte de ce qui qualifie l'individu : permanence et continuité des modes d'action et de réaction, originalité et spécificité de sa manière d'être. C'est le noyau relativement stable de l'individu, sorte de synthèse complexe et évolutive des données innées (gènes) et des éléments disponibles dans le milieu social et l'environnement en général.
La connaissance de la personnalité est souvent un enjeu important en ce qu'elle permet de prévoir avec une marge d'erreur limitée le comportement de la personne dans des situations ordinaires, par exemple professionnelles. Elle est aussi l'objectif de la connaissance de soi.
Les techniques modernes d'évaluation personnelle en ligne permettent maintenant des analyses plus globales qu'autrefois. La théorie sous-jacente est celle de l'interprétation intelligente et immédiate. En 2007, l'outil web "personnalité 21" (ou : "personnalité21") est le seul exemplaire connu de ce nouveau type d'instrument de mesure de la personnalité.
Il faut tout d'abord ne pas oublier de distinguer tempérament, caractère et personnalité.
La notion délicate de personnalité est parfois mise en rapport avec celle de caractère. Qui est la manière " les façons d'agir" et les attitudes qui sont propres à un individu et qui permettent de le distinguer des autres. Cette distinction est particulièrement utilisée par la caractérologie. Longtemps synonyme de personnalité, le terme de caractère n'est plus guère utilisé une psychologie et pas les auteurs car il est associé à des connotations morales, et fait référence à un jugement de valeur souvent négatif, "mauvais caractère" "caractère de cochon". Il faut tout de même signaler que Cloninger intègre la dimension de caractère, dans son modèle de la personnalité. Le caractère alors opposé au tempérament serait "les dimensions de la personnalité déterminées par l'apprentissage social, et l'apprentissage cognitif, et il n'est donc pas influencé par des facteurs héréditaires".
Le tempérament fait référence aux correspondances physiologique du caractère plus directement lié à la tradition morphopsychologique antique (théorie des humeurs ) ou constitutionnelle moderne.
La notion de personnalité dans la psychologie analytique
La psychologie analytique de Carl-Gustav Jung décrit la personnalité suivant trois axes de caractéristiques :
introversion / extraversion,
intuitif / factuel,
intellectuel / affectif.
Les préférences d'une personne pour un des deux pôles, sur ces trois axes, fondent le type psychologique. Des questionnaires peuvent contribuer à la détermination du type (MBTI, GOLDEN, ...).
Les découvertes de Carl Gustav Jung et des travaux de Mmes Myers, Briggs, sont des apports récents : 1921 pour "Les types de personnalités" et 1942 pour la première version du "Briggs-Myers Type Indicator®" En dehors de ces travaux, la théorie du type est intuitive, de nombreuses traditions se sont développées sur ce modèle dans les civilisations les plus anciennes et les plus diverses : horoscopes, numérologie, ennéagonal, ...
Théorie du trait La notion de personnalité dans la psychologie sociale
Dans les théories de psychologie sociale (Osgood par exemple), un trait de personnalité est un adjectif qui décrit un comportement, des états affectifs, mais aussi des formulations sur la valeur des individus.
Pour chaque trait, des outils psychométriques peuvent être élaborés, qui permettent de situer un individu par rapport au reste de la population de référence. La plupart des tests de personnalités utilisés se fondent sur la théorie du trait.
Ainsi dans la théorie dite des 2D (Osgood, 1962), les traits de personnalité sont répartis en deux groupes :
les traits appartenant à la notion de la sociabilité (exemples: Sympathique; malhonnêtes…), les traits appartenant à la notion d'évaluation des compétences (exemples: compétent; dynamique…).
Dans la théorie dite des 5D (ou Big Five, Mc Crae et Costa, 1997), les traits de personnalités sont regroupés en cinq groupes :
Introversion / extraversion,
Amical / hostile,
Consciencieuse, Stable / instable, Compétence.
Ces catégories proviennent des corrélations fortes observées entre les différents traits de différents tests.
L'approche de la personnalité selon les grands courants Behavioriste
La personnalité est une somme de comportements réductibles aux rapports entre stimuli et réponses. L'approche behavioriste refuse l'idée d'unité, et dans sa forme la plus extrême réduit l'individu à des centaines d'habitudes indépendante et spécifique.
L'approche de la personnalité selon les Cognitivistes
La construction, de la personnalité, débute par la catégorisation de l'élément vu en rapport à des éléments déjà mémorisé, puis l'élément est classé à proximité des données présentant les mêmes attributs. Suit alors l'amorçage qui consiste a faciliter le traitement d'une information par une sorte de préparation qui entraîne la formation de concept trait, qui lient entre eux les différents contenus mémoriels, permettant de créer des raccourcis mentaux.
Le concept de schéma, autre concept cognitiviste important, se rapporte à un concept de catégorisation sociale s'articulant entre 3 domaines, la vision de soi, des autres, du monde et du temps. Ces trois domaines constituent la triade de Beck. Les schémas se référant aux expériences précoces du sujet, aux traumatismes, aux valeurs et préjugés de son milieu socio-éducatif et culturel. Ils sont inaccessibles spontanément, et constituent des hypothèses de la réalité à confirmer ou infirmer.
Stéphane De Bona
Entre 1944 et 1948, il fait ses études de philosophie à la Sorbonne, où il rencontre Michel Butor, François Chatelet, Claude Lanzmann, Olivier Revault d’Allonnes, Michel Tournier. Ses professeurs sont Ferdinand Alquié, Georges Canguilhem, Maurice de Gandillac, Jean Hyppolite.
Après l'agrégation en 1948, il se consacre à l'histoire de la philosophie.
En 1969, il présente comme thèse principale, Différence et répétition (directeur, Maurice de Gandillac) ; et comme thèse secondaire, Spinoza et le problème de l’expression (directeur, Ferdinand Alquié).
La même année, c'est la rencontre avec Félix Guattari ; suivra entre eux une longue et fructueuse collaboration. C'est une de ses influences décisives, avec Spinoza, Nietzsche et Henri Bergson.
À l'Université de Vincennes, où il enseigna jusqu'à sa retraite universitaire en 1987, Gilles Deleuze fut, de l'avis de beaucoup, un professeur extraordinaire ; comme dans ses ouvrages d'histoire de la philosophie, il parvenait, selon ses partisans, à conjuguer la rigueur et l'érudition de l'universitaire à la plus grande imagination conceptuelle, le tout en des termes simples. Ses cours connurent un grand succès, attirant un public nombreux, international et diversifié. Grâce à sa femme, Fanny Deleuze, une partie importante de cet enseignement est disponible, transcrit à la lettre, sur le site de Richard Pinhas.
«Un jour, peut-être, le siècle sera deleuzien.»
Tel fut le sentiment de Michel Foucault à l'égard d'un philosophe qui marqua profondément la pensée de la fin du XXe siècle. On demanda à Deleuze comment il interprétait cette phrase ; il répondit que Foucault pensait sans doute qu'il représentait l'expression la plus pure de la pensée de la différence, car il en était l'expression purement conceptuelle, c'est-à-dire ni historique (comme Michel Foucault), ni critique (comme Roland Barthes, par exemple), etc. : « il voulait sans doute dire que j'étais le plus innocent, le plus philosophe ».
Atteint d'une grave maladie respiratoire, Gilles Deleuze s'est suicidé le 4 novembre 1995.
« Ce sont [les] organismes qui meurent, pas la vie ».
Il est le père de Émilie Deleuze, réalisatrice française, et de Julien Deleuze (traducteur de l'anglais).
Philosophie Histoire et devenir de la philosophie
Pour Deleuze, « la philosophie est l'art de former, d'inventer, de fabriquer des concepts » (Qu'est-ce que la philosophie ?), chose dont il ne s'est jamais privé. Il assure que la philosophie ne s'adresse pas qu'aux spécialistes, et l'on peut dire de lui ce qu'il disait de Spinoza : tout le monde est capable de le lire, et d'en tirer de grandes émotions, ou de renouveler complètement sa perception, même s'il en comprend mal les concepts. Inversement, un historien de la philosophie qui n'en comprend que les concepts n'a pas une compréhension suffisante.
« Il faut les deux ailes, comme disait Jaspers, ne serait-ce que pour nous emporter philosophes et non-philosophes vers une limite commune. » (Pourparlers, p. 225)
Dans l'Abécédaire, il raconte que ce qui lui a le plus fait plaisir, dans le courrier qu'il a reçu après la publication du Pli, ce n'étaient pas les lettres d'universitaires, mais celles d'un club d'origamistes et d'un club de surfeurs.
Pour le lecteur, que la lecture soit toute récente ou fort ancienne, Deleuze, c'est toujours un labyrinthe. La lecture trop fraîche le prend pour une « machine à dérouter », on le conçoit ensuite plutôt comme « machine à orienter ». C'est à la condition de disposer des segments nécessaires pour re-construire soi-même le principe de ce labyrinthe, afin de s'y orienter et d'y orienter le lecteur.
Clinique et politique Le premier concept proposé par Gilles Deleuze est celui du plan de consistance, qu'il rejettera ensuite au profit de celui de plan d'immanence.
La philosophie de Deleuze est celle d'une immanence absolue. Pas de transcendant, pas de négation, pas de manque, mais une culture de la joie, une dénonciation radicale des pouvoirs. Une philosophie de la vie et de la pure affirmation, de l'immanence, donc, comme sortie des frontières du sujet :
« En chacun de nous, il y a comme une ascèse, une partie dirigée contre nous-mêmes. Nous sommes des déserts, mais peuplés de tribus, de faunes et de flores. (...) Et toutes ces peuplades, toutes ces foules, n'empêchent pas le désert, qui est notre ascèse même, au contraire elles l'habitent, elles passent par lui, sur lui. (...) Le désert, l'expérimentation sur soi-même, est notre seule identité, notre chance unique pour toutes les combinaisons qui nous habitent. » (Dialogues, p. 18)
La philosophie de Deleuze croise ici une première fois les intérêts de Foucault, ceux pour la folie. Tous deux pensèrent en effet sérieusement à la folie et à un dialogue possible avec elle. Si Foucault le fit en la prenant comme un objet historique complexe dont il lut la genèse comme l'envers et la condition non-nécessaire de notre pensée (« la pensée de la folie n'est pas une expérience de la folie, mais de la pensée : elle ne devient folie que dans l'effondrement »), Deleuze, à son tour, dans son rapprochement avec Guattari, céda à la tentation de ces parages dans la création de ses propres concepts. Peut-être le « rhizome » est-il l'expression extrême de cela. En fait on peut y penser comme à un rayon X de la pensée du dehors, dans sa logique la plus intime, c'est-à-dire quand elle est le plus tournée vers le dehors. On trouve en elle l'ouverture d'un désert, la mobilité oubliée, la connectivité errante, la prolifération multidirectionnelle, l'absence de centre, de sujet, d'objet – une topologie et une chronologie qui sont assez hallucinatoires. En bref, on ne trouve pas la carte d'un autre monde mais plutôt l'autre cartographie possible de tous les mondes – ce qui fait précisément ce monde en être un autre, nous délivrant des chaînes de la quotidienneté.
« Faire d'un événement, si petit soit-il, la chose la plus délicate du monde, le contraire de faire un drame, ou de faire une histoire. » (Dialogues, p.81)
Deleuze a sur la fin de sa vie esquissé – second croisement – le prolongement d'une idée de Foucault qui envisageait la fin des sociétés disciplinaires. Selon lui, celles-ci sont en train de laisser place aux sociétés de contrôle :
« Le contrôle est à court terme et à rotation rapide, mais aussi continu et illimité, tandis que la discipline était de longue durée, infinie et discontinue... L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté. » (Pourparlers, p.246)
Cinéma Action, réaction
L'analyse que Deleuze fait du Cinéma est largement basée sur l'oeuvre d'Henri Bergson: Matière et mémoire. D'un point de vue physiologique et de manière très simplifiée (mais suffisante dans le cadre présent), la perception humaine suit le schème sensori-moteur suivant :
des capteurs (œil, oreille...) reçoivent de l'information dans notre environnement. Ils captent l'action de l'environnement sur nous. cette information est envoyée, via des nerfs sensoriels vers le cerveau ce cerveau est capable de prendre une décision de réaction à l'environnement le signal de réaction est transmis via des nerfs moteurs vers des muscles. ces muscles réalisent effectivement la réaction. Le cerveau humain est donc fondamentalement à l'interface entre des actions reçues et des réactions émises. Il fonctionne toujours selon le principe d'action-réaction.
Contrairement à une idée répandue, nos perceptions ne sont pas de simples copies mentales de notre environnement. C'est-à-dire qu'elle ne se résume pas au signal envoyé par les capteurs au cerveau. C'est ce signal sensoriel traité par le cerveau afin d'envisager les réactions possibles qui constitue notre perception. La perception n'est pas l'action reçue, mais l'ensemble des réponses possibles à cette action.
Habitude et réflexion pure Entre l'action et la réaction, il peut s'écouler un laps de temps plus ou moins long.
Dans le cas extrême de l'habitude, la réaction s'enchaîne de manière quasi-instantanée avec l'action. Il ne s'agit pas de réflexe, mais lorsqu'une séquence d'action est effectuée souvent, l'enchaînement est bien connu, et peut être réalisé rapidement et sans nécessiter de concentration. Ce qui permet de gagner en efficacité, en rapidité et libère le cerveau. Un exemple typique est l'apprentissage de la conduite: d'abord éprouvante, elle devient de moins en moins pénible au fur et à mesure que les séquences de mouvements deviennent habituelles. Un autre exemple, sorte "d'effet de bord", est l'écoute d'un disque bien connu, lorsque la fin d'un morceau nous rappelle le début du suivant. La séquence est ici connue par cœur et nous anticipons l'action suivante par habitude.
Mais que se passe-t-il si nous activons la lecture aléatoire ? Le morceau attendu n'est pas joué, remplacé par un autre. Nous sommes perturbés. Et c'est là la limite de l'habitude: elle n'est absolument pas adaptable. Dès lors que l'on se trouve dans une situation peu courante, l'habitude est totalement inefficace. Il faut alors faire appel à sa mémoire, rechercher dans notre passé des expériences pas trop éloignées, capable de nous éclairer sur le choix à faire dans la situation présente. Il faut réfléchir, et cela prend du temps. Nécessairement, le temps entre l'action reçue et la réaction apportée s'étire. A l'extrême limite, ce temps devient infiniment long: c'est la réflexion pure. L’action ne donne plus lieu à une réaction, le schème sensori-moteur est brisé.
Il s'agit de deux extrêmes et le fonctionnement réel du cerveau oscille en permanence entre les deux. Le choix dépend des besoins du moment et du temps disponible. Si j'ai une décision très importante à prendre, je vais prendre le temps de réfléchir, prendre le temps d'étudier les divers arguments. C'est le temps nécessaire à la réflexion qui décide du moment de la réaction : prendre une décision censée. Mais si je suis dans mon transat' et qu'un ballon arc-en-ciel se dirige vers moi, je vais m'écarter rapidement et renverser le cocktail que je tenais à la main : la réaction est rapide mais pas optimale. Si j'avais eu le temps, j'aurais pensé au cocktail et me serais déplacé différemment. Mais voilà, je n'ai pas eu le temps, le danger était trop imminent. Le temps disponible pour la réflexion est contraint par l'urgence de l'action/réaction.
Image-mouvement, image-temps
C'est très bien tout ça, mais le cinéma alors ? C'est là qu'intervient Gilles Deleuze.
De la même manière que le cerveau fonctionne entre deux types extrêmes, on retrouve au cinéma deux grandes images correspondantes. D'un coté l'image-mouvement, qui repose sur le schème sensori-moteur (l’action donne lieu à une réaction.) De l'autre l'image-temps, reposant sur la réflexion pure. Dans la première image, l'action décide du temps. Un personnage sort de la pièce - cut - le même personnage est vu en extérieur sortant de chez lui et empruntant la rue. Le plan a été coupé parce que le personnage n'avait plus rien à y faire. C'est l'action (la sortie du personnage) qui arrête le plan et décide de sa durée. Le plan suivant constitue la réaction. Le temps dépend de l’action. : « L’image-mouvement […] nous présente un personnage dans une situation donnée, qui réagit à cette situation et la modifie… Situation sensori-motrice. » (Cours de G. Deleuze du 31/01/84, voir webdeleuze)
L’image-mouvement constitue une grosse majorité des images que nous voyons, et pas seulement des films d’actions. Un simple dispositif d’interview avec un journaliste et une personnalité, champ sur le journaliste qui pose sa question, contrechamp sur l’interviewé qui y répond, relève de l’image-mouvement pure et simple.
Mais prenons maintenant le plan suivant : Un père part pêcher avec son fils qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Ils s’installent sur les berges. Le contact est difficile, ils ne disent rien, ils regardent à l’horizon. Ca dure un certain temps, nettement plus long que le temps nécessaire au spectateur pour comprendre simplement qu’ils pêchent. Cut. Le plan suivant n’a rien à voir. Par exemple, la mère emmène le fils en voiture à la ville. Il n’y a pas de lien de cause à effet entre les deux plans. On ne saurait pas dire si cela se passe avant ou deux heures plus tard ou le mois suivant. Le fait d’aller pêcher n’a donné lieu à aucune réaction, et si le plan avait duré plus longtemps il ne se serait rien passé de nouveau. La durée du plan n'est plus décidée par l'action, le temps est indépendant de l'action. On ne connaît pas le résultat de la pêche et ça n’a aucune importance. Ce plan fait partie de ce que Gilles Deleuze appelle : « une situation optique et sonore pure. » Ce qu’on retrouve dans le « film ballade. » Pensez à Minuit dans le jardin du bien et du Mal de Clint Eastwood, Dead Man de Jim Jarmush par exemple.
Historiquement, le cinéma a commencé par utiliser essentiellement cette image-mouvement. Elle est associée à la logique, à la rationalité. Lors d’un champ-contrechamp entre deux personnages qui se parlent, on n’a pas le choix du moment des coupes : elles suivent les interventions des personnages. A toute question, on attend une réponse cohérente. On attend, c’est-à-dire que l’on se retrouve dans le cadre de l’habitude, on anticipe non pas forcément le contenu de la réponse, mais au moins qu’une réponse va être donnée et on sait par avance qu’elle surviendra à la fin de la question.
Gilles Deleuze situe l’arrivée de l’image-temps après la seconde guerre mondiale : on ne croît plus à ce principe d’action-réaction. La guerre est une action complexe qui nous dépasse, il n’est pas possible de réagir, de modifier la situation, de la rendre claire. D’où l’apparition de l’image-temps avec le Néo-réalisme italien, puis la nouvelle vague française, et la remise en cause du cinéma hollywoodien aux Etats-Unis. Les Héros de Federico Fellini (Dolce Vita) ou de Luchino Visconti (Mort à Venise) sont désenchantés, ils refusent d’agir, de choisir.
Tout comme le cerveau oscille entre habitude et réflexion, il est bien sûr possible de mélanger les deux images. Reprenons notre homme qui sort de chez lui. L’image mouvement voudrait que le cut survienne quand il passe la porte. Maintenant, la caméra s’attarde une, peut-être deux secondes dans la pièce vide, puis cut, et plan extérieur. L’image-mouvement est pervertie : il y a bien action et réaction, mais le temps ne correspond pas, créant un sentiment de gène : pourquoi la caméra s’attarde-t-elle dans cette pièce vide ou il ne se passe plus rien ? Ou alors il y a action et réaction mais la réaction n’est pas logique. Pensez à Lost Highway de David Lynch par exemple. On n’y compte plus les plans “trop long”, les espaces sombres et vides, les réponses improbables, les absences de réponses…
Citations
« Mais la culture est le mouvement d'apprendre, l'aventure de l'involontaire, enchaînant une sensibilité, une mémoire, puis une pensée, avec toutes les violences et cruautés nécessaires, disait Nietzsche, justement pour dresser un peuple de penseurs, "donner un dressage à l'esprit". » (Différence et répétition)
« Nous avons besoin d'une éthique ou d'une foi, ce qui fait rire les idiots; ce n'est pas un besoin de croire à autre chose, mais un besoin de croire à ce monde-ci, dont les idiots font partie » (L'image-temps)
Comment un beau quartier peut-il devenir une banlieue ?
Voilà maintenant bientôt trois ans, que j'habite dans l'un des plus vieux et plus beaux quartiers de ma ville. L'immeuble où je réside en copropriété est sans aucun doute une ancienne maison de maître. Elle date environ du XIXe siècle. Elle donne sur les berges de la ville qui sont joliment fleuris et agréables à arpenter durant tout l'été, pour voir se poser les oiseaux sauvages et les cygnes sur les quais de la Moselle. Oui mais voilà, cette bâtisse est onéreuse à entretenir. Nous devons réaliser prochainement de nombreux travaux de rénovation. Cette maison de maître qui était magnifique à son origine devient aujourd'hui une ruine moyenâgeuse. Les copropriétaires ont laissé se dégrader un splendide environnement qui n'aurait demandé qu'un petit peu d’entretien chaque année. Aujourd'hui, certainement dû par un manque de civisme, les travaux vont durer plusieurs années. Voilà comment un beau quartier devient petit à petit une banlieue.
Une citoyenneté renouvelée
Durant ces dernières décennies, la société est devenue de plus en plus individualiste. Chaque individu ne voit à sa porte que ses propres intérêts. Pourtant en faisant un peu d'effort pour préserver les biens publics et individuels en bon état la qualité de vie de chaque citoyen n'en serait qu'améliorer. Comment peut-on établir un dialogue social constructif ? Je pense que c'est en instaurant des rendez-vous citoyen comme des réunions de quartier ou la fête des voisins que nous pourrons peu à peu retrouver la joie de vivre ensemble. Il ne faut pas laisser nos quartiers devenir des cités dortoirs où s'installent la morosité et la haine de l'autre. On me dira bien sûr que ce type de mesures est impopulaire, car chaque citoyen préfère répondre au rituel bien établi du métro, boulot, dodo. Comment pourtant ne pas se rappeler qu'après-guerre se sont les solidarités entre citoyens qui nous ont aidé à rebâtir la France. Alors pensez-vous que c'est en restant chacun chez soi que nous pouvons lutter contre les délocalisations, la désertification des services publics dans les quartiers défavorisés et enfin la morosité ambiante ? Il est important aujourd'hui plus qu'hier d'entretenir notre patrimoine culturel urbain, pour répondre aux défis environnementaux du XXIe siècle. Français apprenez à être des copropriétaires et citoyens responsables afin que nous laissions une planète encore viable aux générations futures. Soyez également un peu moins égoïstes et tout ira mieux !
Alors que Rachida Dati fait une entrée tonitruante en politique soutenue par Nicolas Sarkozy, la garde des sceaux doit faire face aux ennuis judiciaires de son frère. Cette icône du gouvernement n'a souhaité faire aucun commentaire sur l'affaire qui concerne un de ses proches. Cette jeune femme qui a bâti toute sa carrière à la force du poignet et du culot, ce serait bien passé d'une telle histoire alors qu'elle doit soutenir un projet de loi durcissant les peines de prison pour les récidivistes. L'avocat de général semble bien avoir compris le message du gouvernement et du président de la république. Le frère de la garde des sceaux risque en effet une peine plus lourde qu'en première instance. Cette décision est étayée par le casier judiciaire de Jamal Dati qui n'est pas vierge. Jamal Dati a simplement dit qu'il ne fallait pas confondre leur parcours respectifs il a ajouté : « elle c'est-elle, et moi c'est moi ». On peut seulement se demander si de nos jours il n’est pas plus préférable encore d'être une jolie beurette plutôt qu'un jeune beur que tout pousse indirectement vers la délinquance.
Des réquisitoires plus sévères
L'avocat général de la cour d'appel de Nancy a requis mardi une peine de douze mois d'emprisonnement à l'encontre de Jamal Dati, l'un des frères de la ministre de la Justice Rachida Dati, entendu en deuxième instance pour trafic de stupéfiants.
La cour d'appel rendra sa décision le 21 août. M. Dati, 34 ans, avait été condamné en février à six mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse).
Le ministère public, qui avait demandé huit mois ferme en première instance, avait fait, seul, appel de cette condamnation.
Le procès en appel du frère de la ministre s'est tenu alors que Mme Dati présentait dans l'après-midi devant l'Assemblée nationale son projet de loi de lutte contre la récidive, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy.
Mardi, l'avocat général, M. Jacques Nicolle, a estimé que, compte-tenu des précédentes condamnations du prévenu, "on ne pouvait plus admettre qu'il puisse encore avoir droit à un nouveau sursis probatoire".
En 2001, M. Dati avait été condamné à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois fermes, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). En 1999, il avait écopé d'une amende de 1.000 F (153 Euros) pour usage illicite de stupéfiants.
L'avocat général a également demandé à la cour, présidée par M. Marc Merle, d'alourdir les peines infligées en première instance aux trois autres prévenus dans cette affaire.
"J'ai découvert le trafiquant qui se levait à six heures du matin pour poser des tuyaux", a ironisé Me Gérard Michel, l'un des ténors du barreau de Nancy, qui plaidait pour M. Dati, ré-inséré depuis deux ans dans un entreprise de travaux publics.
"Mon client n'est pas un trafiquant. Lorsque sa mère est décédée, il a basculé dans l'héroïne à l'issue d'une jeunesse compliquée, dans une famille où il fallait réussir", a poursuivi l'avocat.
Avant l'ouverture de l'audience, M. Dati avait demandé à pouvoir "tourner la page". "On n'entendra plus jamais parler de moi" après ce procès, avait-il assuré aux nombreux journalistes.
"Avec cette affaire, il a sali sa propre vie mais il a aussi l'impression d'avoir sali celle de sa soeur", la garde des Sceaux, avait ajouté son avocat.
"Elle, c'est elle, moi, c'est moi", avait déclaré à cet égard M. Dati dans un entretien publié mardi par L'Est Républicain. "Ca me dépasse", avait-il poursuivi, affirmant qu'il voulait "prouver qu'il était capable de faire des choses bien dans sa vie".
Un deuxième frère de la ministre, Omar Dati, 35 ans, est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis, également en Saône-et-Loire. La date de son éventuelle comparution devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) n'a pas encore été fixée.
Stéphane De Bona
Les causes d'une démission
Jack Lang a officiellement mis fin à ses fonctions au sein du bureau national du parti socialiste. Il remet en question la stratégie des leaders de la gauche. Tout comme Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn, il dénonce les fautes commises durant les campagnes présidentielles et législatives. Les éléphants du parti savent bien qui ne pourront pas reconquérir le pouvoir s'en faire une autocritique. Pourtant à ce jour, aucun dirigeant de la gauche ne semble en prendre le chemin ! Ségolène Royal a mis en avant son intention de devenir premier secrétaire en estimant qu'elle n'a commis aucune erreur pendant la campagne présidentielle. François Hollande, son ex-compagnon semble utiliser les mêmes méthodes de reconstruction du parti qu'il y a 10 ans. Comme le Jack Lang la direction ne devrait-elle pas donner sa démission collective afin de remettre le parti à bout de souffle en ordre de marche ? Aujourd'hui plus aucun homme de gauche ne fait le poids par rapport à la droite décomplexée construite par le nouveau président de la république Nicolas Sarkozy. Comme l'analyse très bien Valérie Lang, la fille de l'ancien ministre de la culture, la reconstruction d'une gauche moderne doit obligatoirement passer par le centre. La vieille recette d'union de la gauche ne permettra plus au parti socialiste de revenir au pouvoir avec de nouvelles propositions de réforme dans de bonnes conditions acceptables par l'ensemble des Français. Maintenant, la parole devrait être donnée à l'ensemble des sympathisants et militants de gauche, par l'intermédiaire de référendum interne pour qu'il puisse donner une feuille de route à leurs dirigeants pour entamer une reconstruction durable des appareils politiques de gauche en vue des prochaines élections municipales et européennes. Pour moi, nouvel adhérent du MoDem et ancien sympathisant de centre gauche la reconstruction du paysage politique ne peut se faire qu'à ce prix sous peine de rester dans l'opposition plusieurs décennies.
L'exemple anglais
En Angleterre, le Labor avait dû connaître cet épisode pour revenir en force au Parlement grâce à la rénovation du parti que Tony Blair a su mettre en musique durant les années Thatcher. Les années de pouvoir de la dame de fer ont certainement remis l'Angleterre en mouvement du point de vue économique, mais elles ont gravement pénalisé les classes moyennes et popularisées une partie importante de la population anglaise. La protection sociale a été de plus en plus réduite, c'est certainement à cela que nous devons nous attendre pendant les années Sarkozy. Le nouveau président souhaite réduire d'un tiers la pauvreté en France en cinq ans, mais s’en donne-t-il les moyens ? je pense que non bien au contraire. Ce n'est pas en augmentant les dépenses et en faisant des cadeaux fiscaux que l'on augmente la croissance d'un pays, d'autant plus que la consommation des ménages français est l'une des plus fortes d'Europe. Le point de croissance qu'il nous manque doit être trouvée au niveau international ou européen, mais certainement pas en passant par l'hexagone. Pour une fois, cette tâche est une prérogative du président de la république, il ferait bien pour cela d'inciter nos partenaires européens à harmoniser nos régimes fiscaux dans l'union. Par ce biais, nous ne nous ferions plus concurrents à l'intérieur d'un même ensemble. Nous pourrions ensuite imposer nos choix économiques aux États-Unis et ainsi mieux aider les pays émergeant à construire une politique de développement durable souhaitable pour l'avenir de la planète et des générations futures. C'est un gros travail en perspective, où l'énergie de Nicolas Sarkozy peut être d'une grande utilité, encore faut-il qu'il ne se trompe pas de direction.
Dépêche officielle
PARIS (Reuters) - Accentuant la zizanie semée par l'ouverture de Nicolas Sarkozy, Jack Lang a claqué mercredi la porte des instances dirigeantes du Parti socialiste.
Son geste survient au lendemain d'un rappel à l'ordre du Bureau national du PS qui le visait sans le nommer, le chef de l'Etat ayant suggéré qu'il participe à une commission de réflexion sur les institutions.
Après l'intégration de six personnalités de gauche au sein du gouvernement Fillon, l'instance exécutive a prévenu que tout futur transfuge serait suspendu.
L'ancien ministre de la Culture, qui s'était déjà mis en congé des réunions du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée, semble prendre les devants dans une lettre adressée à François Hollande même s'il ne dit pas formellement qu'il accepte l'offre du chef de l'Etat.
Réservant sa réponse jusqu'au discours que Nicolas Sarkozy doit prononcer sur les institutions, à Epinal jeudi, il laisse entendre qu'il succombera aux sirènes présidentielles.
"Citoyen libre, je servirai mon pays selon les règles de conduite que seule ma conscience me dictera et fort de la confiance populaire qui m'est accordée", écrit le député du Pas-de-Calais.
"Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes", ajoute-t-il à l'adresse du premier secrétaire, dont l'entourage précise que le courrier a été rendu public avant même d'arriver rue de Solférino.
"En conséquence", Jack Lang démissionne de son mandat de secrétaire national au Développement et suspend sa participation au Bureau national - une instance que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont également quittée au cours des dernières semaines mais au nom du renouvellement des générations.
"RÉOXYGÉNATION"
Pendant la campagne électorale des législatives, la rumeur avait circulé que le ministre de la Culture de François Mitterrand s'apprêtait à prendre la tête d'une mission culturelle - un "bobard sans fondement", selon ses mots, contrairement à son éventuelle participation à une commission institutionnelle.
Agrégé de droit public, Jack Lang est l'un des rares responsables socialistes à vouloir une présidentialisation du régime, quand le projet présidentiel du PS prônait le passage à une "République nouvelle" plus parlementaire.
Le jeu de Nicolas Sarkozy consiste donc à "prendre les gens qui pensent comme lui et leur coller l'étiquette de l'opposition", déplore Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande joint par Reuters.
"On ne peut pas transformer le système politique sur un coin de table avec des personnalités embauchées pour la circonstance", a expliqué Arnaud Montebourg, héraut de la VIe République lors d'une conférence de presse. "On ne peut le faire que dans des discussions de forces politiques à forces politiques".
Au moment où le PS s'attelle à sa rénovation après les échecs électoraux du printemps, le coup de sang de Jack Lang aura-t-il des conséquences?
"On ne déstabilisera pas le Parti socialiste", martèle depuis une semaine François Hollande, qui promet un retour de bâton à Nicolas Sarkozy.
Pour faire adopter une modification de la Constitution, une majorité des trois cinquièmes est nécessaire au Congrès - un seuil que l'UMP et le Nouveau centre ne franchissent pas seuls.
Le départ de Jack Lang, qui n'a jamais compté ses troupes en interne et ne dispose pas d'un courant structuré, "n'affectera en rien la marche et l'avenir du PS. J'en suis désolé pour lui", a renchéri mercredi Henri Emmanuelli dans les couloirs du Palais-Bourbon.
C'est "de la mousse sur de la mousse", lâche Stéphane Le Foll. S'il regrette les "crispations" et les "tensions", André Vallini, député de l'Isère juge pour sa part qu'il s'agit "un peu d'une tempête dans un verre d'eau".
Sans Dominique Strauss-Kahn, désigné candidat à la direction du FMI, ou Jack Lang, qui n'a toutefois pas rendu sa carte de membre, "99% du Parti socialiste prépare l'avenir", confirme Benoît Hamon.
Les "éléphants" se mettant en retrait, cela "va permettre la réoxygénation du débat politique à gauche", se félicite le député européen quarantenaire. "Pour faire une politique neuve, il faut des esprits neufs".
L’actualité du moment est tellement passionnante que j'ai décidé de vous présenter une fois de plus, l'un de mes plus fidèles compagnons. Cette fois-ci, ce n'est pas un chat ! Muscat est un magnifique braque de Weimar. Il est maintenant âgé de 11 ans et vit ses dernières années en notre compagnie. Il est arrivé au foyer familial de mes parents pour faire la joie de toute la famille. À l'époque, nous étions encore tous réunis. C'est un chien agréable qui adore les enfants et il aime énormément les câlins. En fouillant sur le net, j'ai trouvé cette superbe description de la race. J'espère que celle-ci vous plaira !
Stéphane De Bona
Le Braque de Weimar est un chien du groupe 7 : Chiens d'arrêt, de la section 1 : Chiens d'arrêt continentaux, de Type braque.
Le Braque de Weimar est d'origine allemande, de la région de Weimar et de Thüringe. Il "servait" les chasseurs profesionnelles et les forestiers. Le plus commun est le braque de Weimar à poil ras, mais il existe aussi à poil long. Description :
Le braque de Weimar est un chien de taille moyenne à grande, il est bien musclé. Il a une tête "sèche", un crâne en harmonie avec la taille du chien, son stop est peu marqué. Son museau est long (surtout chez les mâles) et puissant. Sa truffe est grande, de couleur chair foncé, tirant sur le gris. Ses yeux sont ronds, en position légèrement oblique, la couleur est ambre claire à ambre foncé, (les chiots ont les yeux bleus très clair). Ses oreilles sont larges et assez longues, attachées haut et étroites à leur base, elles sont légèrement arrondies aux extrémitées. Sa queue est attachée un peu bas, elle peut être écourtée. Pour le braque de weimar à poil ras : Le poil est court, dru et très épais, bien couché, avec peu ou sans sous-poil. Pour le braque de weimar à poil long : Le poil est souple et long, avec ou sans sous-poil. Il est lisse et légèrement ondulé, le poil velouté est admis. Les couleurs de robe admises sont : le gris argenté, gris brunâtre, gris souris ainsi que toutes les nuances intermédiaires entre ces teintes.
Poids : de 25 à 40 kg (selon le sexe, les filles sont plus petites et donc plus légère)
Taille : de 57 à 70 cm (selon le sexe)
Caractère :
Le braque de Weimar est un chien docile, d'un caractère bien équilibré. C'est un passionné et un bon chasseur. Son flair est de qualité remarquable.
Diviser pour mieux régner : tel pourrait être la devise de Nicolas Sarkozy. Après avoir remporté une première victoire internationale, en imposant son traité européen simplifié pour relancer l'activité économique et politique de l'union, Nicolas Sarkozy tente aujourd'hui de se créer une opposition à sa mesure. En effet, en soutenant Dominique Strauss-Kahn pour le poste de président du fond monétaire international, il se débarrasse du même coup d'un de ses concurrents les plus sérieux pour la prochaine présidentielle. Selon un sondage qui a été réalisé les 20 et 21 juin par internet auprès d'un échantillon de 908 personnes, Dominique Strauss-Kahn serait le meilleur pour refonder la gauche d'ici 2012. Il ferait un bon premier secrétaire du Parti socialiste pour 62% des Français, devançant Bertrand Delanoë (49%) et Ségolène Royal (34%). Pour les électeurs de la candidate socialiste lors du premier tour de la présidentielle, la tendance s'inverse: elle arrive en tête (66%), devant "DSK" (60%) et le maire de Paris (53%).
Laurent Fabius et François Hollande arrivent dans les deux cas de figure en quatrième et cinquième position, mais très loin derrière.
Dominique Strauss-Kahn meilleur défenseur de l'image de la France dans le monde
En participant à la réunion de l'eurogroupe pour défendre sa politique économique qui est déjà vivement critiquée par nos partenaires allemands et en soutenant la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI, notre président de la république compte bien s'attirer les bonnes grâces de la banque centrale européenne qui l'a vivement critiqué lors de sa campagne. En plaçant Dominique Strauss-Kahn à la tête du fond monétaire international, les dirigeants de la banque centrale européenne et les 26 autres états membres de l'union n'oseront plus s'opposer à la politique économique de la France car il est de notoriété publique que le député de Sarcelles est l'un des plus grands économistes socialistes de notre pays. Par conséquent, si Dominique Strauss-Kahn accepte le soutien du président français, il donne également caution à la politique menée par l'Élysée. Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy fait encore une fois d'une pierre deux coups. Il se débarrasse du seul homme capable de lui tenir tête dans l'hexagone et lui offre une promotion mondiale qui revalorisera l'image de la France partout dans le monde. À ce petit jeu, l'UMP et ses alliés sont au pouvoir pour longtemps. Espérons qu'ils feront les bons choix pour la France et pour la majorité des citoyens français !
Stéphane De Bona
En ce jour de discours de politique générale du premier ministre à l'assemblée nationale, j'ai choisi de rendre publique la lettre de François Bayrou à ses adhérents, car les députés du mouvement démocrate n'auront que très peu la parole dans l'hémicycle durant cette législature. Le mode de scrutin a fait qu'environ 19 % des Français seront privés de parole, faute de groupes parlementaires, sans compter les autres qui ne sont même pas représentés. Je m'efforcerai donc dans ces prochains mois à faire entendre la voix de la France profonde.
Chers amis,
La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.
Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).
Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.
Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.
Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.
Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?
Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.
Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.
Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.
Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.
Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.
En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.
Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.
Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.
Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.
Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.
Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.
J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.
Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.
De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.
Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.
Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.
L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.
Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).
Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.
Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».
S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.
Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.
Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.
Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pas d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.
En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.
Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».
Ce choc culturel ne fait que commencer.
Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.
Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !
C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.
Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :
dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.
Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.
À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).
Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.
Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.
Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.
Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.
Je vous assure de mon amitié.
François Bayrou
Trois sociétés décotées à mettre en portefeuille
AUTO ESCAPE
Code ISIN : FR0010423152
Code MNEMO : ALAUT
Depuis son introduction en bourse, au mois de Janvier 2007, la société de location de véhicules de tourisme n’a pas progressé significativement. Son cours actuel est de 6,20 €. Après ses premiers résultats trimestriels qui étaient moins bons que prévu, la société a dévissé à un cours de 6,06 € après avoir touché un cours maximum de 6,50 €. La correction du cours paraît très excessive, puisque ses principaux concurents réalisent une croissance de 20 % en moyenne (c'est pourquoi la société est fortement décotée). Pourtant, elle s’est implantée maintenant un peu partout en Europe, en commençant par l’Espagne puis l’Italie pour enfin investir en Angleterre. Sa croissance, pour l’exercice 2005-2006 a été de 40 %, et elle pourrait bien s’accélérer encore en 2007. Le PDG du groupe compte doubler son chiffre d’affaire cette année. On peut acheter au cours actuel avec un objectif de 8 € dans les 24 mois..
Foncière des régions
Code ISIN : FR0000064578
Code MNEMO : FDR
La Foncière des Régions a connu une chute de son cours, d’environ 30 %, totalement injustifiée. Elle reste une des sociétés les plus fiables du secteur et également l’une des plus actives. Elle a accru son développement d’années en années dans plusieurs régions de France, après sa naissance sous le nom de garages souterrains de Metz. Aujourd’hui, elle dispose de plusieurs parcs immobiliers dans toute la France. De plus, elle a récemment acquis des bureaux en Italie, ce qui lui a valu cette décote. Pourtant, cette acquisition correspond au modèle stratégique de l’entreprise et ne fait qu’accompagner le développement de ses bayeurs. C’est une bonne valeur de rendement qui offre environ 7 % l’an de dividende. On peut acheter au cours actuel (110 €) pour jouer le redressement du cours et profiter du dividende en 2008.
Groupe Eurotunnel
Code ISIN : FR0010452433
Code MNEMO : GET
La société Eurotunnel a réussi sa restructuration. Ses actionnaires ont répondu massivement à l’OPE à 93%. Cependant, la radiation immédiate des anciens titres (Eurotunnel, code MNEMO : TNU) n’est pas possible, puisque le Conseil d’Administration devait recueillir 95% des titres sur le marché. La cotation des nouveaux titres s’est faite le 2 Juillet à la Bourse de Paris. Les premières cotations ont vu le titre connaître une forte baisse à 0,44€ contre 0,77€ la semaine précédente. Pourtant, la nouvelle société a divisé par 2 sa dette, et prépare un regroupement de ses titres pour l’automne. La parité d’échange des titres semble déjà être retenue (1 action nouvelle pour 40 anciennes détenues), ce qui fera sortir l’action de son statut de petite valeur, propice à une grande volatilité. On peut donc, maintenant, investir massivement dans la nouvelle société. Pour le plus audacieux, la société vient de coter également des nouveaux bons de souscription échangeables en actions dans 3 ans. Achetez l’action à environ 0,50 € et les bons de souscription (code MNEMO : GETBS) sous 0,30 € pour bénéficier de l’effet de levier.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devait pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".