J'ai récemment découvert un site commercial très sympathique. Il propose à tous les férus d'électronique et d'informatique, des prix attractifs. De plus, la livraison des produits et quasi immédiate (les délais sont de un à trois jours). Le site Pixmania.com est donc de grande qualité, je vous invite à vous y rendre si cela vous intéresse.
Nous sommes maintenant à quelques jours de la rentrée, j'espère donc que vous avez passé de bonnes vacances seines et réparatrices, malgré le manque de soleil cette année. Comme pour toute rentrée nous prenons quelques bonnes résolutions, la mienne sera donc de faire rayonner encore un peu plus ce blog au sein de la blogophère. En cette journée dédiée aux blogs, j'ai donc décidé de multiplier le nombre d'articles par deux. Vous aurez donc l'honneur de retrouver mes critiques philosophiques ou politiques de fois par jour. J'espère que cet effort me permettra de multiplier également mon nombre de visiteurs par deux. J'ai eu la joie de constater pendant ses vacances que mon blog est édité aux quatre coins du monde. En effet, j'ai eu un échange épistolaire avec une jeune marocaine qui consulte régulièrement mon site dans son pays. Il est parfois ressenti comme libertaire, mais démontre que la France est un pays de tolérance. Nous avons pu disserter en toute liberté, sur ce qui rapproche et éloigne la culture de nos deux pays. Ces conversations à bâtons rompus m'ont renforcé dans mes convictions, c'est bien la différence qui fait la richesse du monde.
Je n'aurais jamais pensé qu'un outil comme Internet pourrait rapprocher des hommes et des femmes des quatre coins de la planète. La technologie fit encore une fois preuve de sa grande malice. Le Web devait être pour l'État américain le seul outil de communication qui résiste en cas d'attaque nucléaire. Je suis fière dans ce contexte d'avoir participé au détournement de cet outil pour semer la vie et non la mort.
Rappelons-nous rapidement que la découverte du nucléaire a débouché sur première bombe atomique, mais il est aujourd'hui notre première source énergétique (75 % de notre électricité) dans l'hexagone. Cependant nous ne savons toujours pas aujourd'hui retraiter nos déchets nucléaires fortement nocifs pour la santé publique (les radiations provoquent le cancer). L'enfouissement des déchets ne peut être donc qu'une solution de court terme. Il apparaît pourtant que nous sommes le pays rejetant le moins de gaz à effet de serre de toute l'union européenne. Il serait donc important de lancer grand programme de recherche pour trouver une solution de retraitement. Tout cela pour dire que les grandes découvertes sont bien souvent militaires, mais qu'une fois utilisait civilement, elles font parfois notre bonheur.
Bonne fin de vacances à tous et à demain.
Stéphane De Bona
La crise financière aux États-Unis a touché l'ensemble des marchés boursiers mondiaux. Le CAC 40 n'a donc pas été épargné. De plus, l'indice CAC 40 a rompu successivement ses supports. Les 5400 points ont été cassés à plusieurs reprises. Le support à court terme semble être 2590 points. Dans la fourchette entre 5290 et 5580 points aucun rebond durable paraît possible, le marché vivra donc dans une extrême volatilité. Il faudra attendre 5780 points pour que la reprise soit durable. En attendant, il va falloir se faire à ce marché volatil et jouer sur les cours extrêmes. Il faudra également rester très sélectif sur les valeurs à mettre en portefeuille pour le long terme. Je vais donc vous proposer cette semaine, trois valeurs qui devraient résister à cette crise profonde.
TRANSGENE
Code ISIN : FR0005175080
Code MNEMO : TNG
Cette Biotech de pharmacie a un bilan solide. Elle fait partie des valeurs défensives en période de crise, car elle dispose de 4 à 5 années de trésorerie d'avance. De plus, les premiers essais thérapeutiques semblent concluants. Elle a aujourd'hui les faveurs d'une majorité d'analystes et son cours actuel intègre mal ses futurs bénéfices. Elle cote à ce jour 15,95 €, on peut raisonnablement penser que son cours atteindra 22 € d'ici 24 mois. Il paraît donc opportun de mettre la valeur en portefeuille ou de renforcer sa ligne selon les cas.
DREAMNEX
Code ISIN : FR0010436584
Code MNEMO : DNX
Le leader français de la vente par correspondance d'objets érotiques ne connaît pas la crise. Son site Internet sexyavenue.com recueille de plus en plus d'abonnés. Ses ventes augmentent d'environ 10 à 15 % par an. Pour le deuxième semestre de 2007 son chiffre d'affaires est en hausse de 8 % à 16, 71 millions d'euros. Pour l'année 2006, la société a réalisé un bénéfice net de 2 millions d'euros. Aujourd'hui, le cours de l'action est de 40 € vu son rythme de croissance annuelle l'action pourrait valoir 55 € dans 12 mois. Acheter pour le court terme.
CASINO GUICHARD
Code ISIN : FR0000125585
Code MNEMO : CO
La société de distribution Casino est une valeur défensive par excellence. Elle connaît cependant à trou d'air injustifié. Les supermarchés sont des enseignes qui de tout temps ne souffrent guère des crises financières, puisque les besoins alimentaires et d'objets de première nécessité ne cessent pas, quoi qu'il arrive. Son chiffre d'affaire est en hausse de 10% à 6 Milliards d'euros. Son cours a reculé fortement à 68 €, on peut acheter la valeur avec un objectif de 85 à 90 € dans 12 mois. On profitera ainsi d'un rendement intéressant proche de 4 %, l'action devrait offrir un dividende de 2,36 € pour 2008.
Dans la loi musulmane, l'alcool est interdit. Je viens d'apprendre récemment que la cause de cette interdiction est due à la perte de conscience que cette substance peut entraîner. Cette perte de conscience est susceptible de faire ressortir des pulsions négatives de l'être humain. Cette situation pourrait donc amener les êtres humains sans morale ni principe au meurtre et autre pratique délictueuse.
Les différents états de conscience
On peut alors se poser la question de savoir si toutes les pertes de conscience partielle sont foncièrement mauvaises. En psychanalyse, Freud fait appel à l'hypnose pour faire revenir les souvenirs inconscients souvent cause du traumatisme psychique. Dans mon cas l'alcool qui n'est pas une substance illicite alors qu'elle pourrait l'être au même titre que le haschisch et autres drogues, me permet une décontraction presque totale de mes muscles sans arrêt engourdi. D'autre part, certains intellectuels ont besoin de faire appel aux paradis artificiels pour explorer d'autres sources d'inspiration ou même encore se déconnecter de la réalité afin que leur esprit trouve le repos. Comme dans tout acte, il ne faut pas dépasser les limites. Ici, chacun doit se connaître et savoir quel état limite il ne doit pas dépasser. La Bible le Coran et les autres religions du livre ne font qu'inculquer la morale à des êtres sans valeurs et sans vergogne. En bref, les états conscience modifiés doivent être encadrés par une structure médicale lorsqu'il s'agit de soins ou par des amis dans le cadre d'une fête. Dans tous les cas, ces différents états conscience ne doivent pas mettre en danger la vie de la personne concernée ou d'autrui. C'est à chacun, de savoir si ces pulsions primitives qui resurgissent dans cet état second sont positives ou négatives. Par cette simple introspection personnelle nous pouvons deviner si une auto analyse de notre inconscient est bonne ou mauvaise pour nous.
Dieu est-il le seul juge de nos actes ?
Tous les écrits religieux amènent l'homme à redouter le jugement dernier. Faut-il cette épée de Damoclès sur notre tête pour que l'humanité soit raisonnable ?
¨Personnellement, je pense que non. Nous sommes tout à fait capable de reconnaître si nos actes sont bons ou mauvais. Seuls les esprits perturbés ou malades ont besoin de la loi divine ou de la justice des hommes pour savoir si nous avons vécu dans les règles de l'art ou vicieusement.
Deux maximes philosophiques peuvent nous le rappeler : « la liberté des uns se termine ou commence celle des autres », « Ne fait jamais à autrui ce que tu n’aimerais pas qu'on te fasse à toi-même », si chacun d'entre nous respecter ces citations le monde serait un havre de paix et l'individualisme forcené ne ferait que reculer. Pourtant nous en sommes bien loin. Faut-il penser que l'homme n'a conscience que de lui-même et qu'autrui l'importe peu ? J'attends vos réactions !
Dans le Nouvel Observateur du 9 au 15 août 2007, le journal nous propose un jeu d'été. Après avoir rempli un questionnaire pour le moins humoristique mais tout de même un peu vrai, on vous permet de savoir si vous êtes sarkocompatible. Il se trouve qu'au résultat du test les réponses que j'ai données font de moi un Sarkophobe. J'aurais pu m'en douter ! Mais à ce point là, c'est terrible !
Alors pour l'amusement, je vous en fais part.
On peut vous qualifier de Sarkophobe. Vous êtes ultra-sarko-incompatible. Mais de quoi se mêle-t-il, le caporal épingleur ? Et pour qui se prend-il, l'agité du bocal ? Secoué comme un shaker, dur comme un rockeur, omniscients comme la pluie, il a des avis sur tout, il veut tout régenter, réglementer, planifier, surveiller, contrôler. Le simple fait de le voir gesticuler vous fatigue. Qu'il mette d'abord Doc Gynéco au boulot avant de vous demander de faire des heures supplémentaires ! Et qu'ils s'occupent des Français nécessiteux plutôt que de renflouer les grosses caisses des chanteurs belges. Vous êtes prêt à le dévorer tout cru, le petit Nicolas. Ces élections piège-à-cons, vous ont laissé sur votre faim et les épisodes guignolesques qui ont suivi ont déguisé votre appétit. De la surboum du Fouquet's, sauce VIP à l'escapade maltaise, façon jet-set, des cadeaux fiscaux calamiteux aux apparitions miraculeuses de Madame, tout heurte votre bon sens, tout contrarie votre pur idéal républicain. Vous n'êtes pas au bout de vos peines : encore cinq longues années à tenir. Putain, cinq ans ! Vous l'aimez, la France, mais il va finir par vous obliger à la quitter. Vous êtes mûrs pour prendre le maquis ou dépaver Paris.
Ce petit texte est une compilation de l'ensemble des résultats du test où j'ai donné le plus de réponse. Pour informations, mes réponses favorables à Nicolas Sarkozy sont au nombre de 4/25.
Stéphane De Bona
L'habitat est un sujet ethnologique
La maison et le premier lieu qui caractérise une personne. De ce fait, l'habitat donne un grand nombre de renseignements sur le mode de vie d'une communauté humaine. Le choix d'une maison peut être l'engagement de toute une vie. Lorsqu'un acquéreur devient propriétaire de son habitat, il peut alors le modifier à son goût, si les contraintes architecturales le lui permettent. La maison est avant tout une signature régionale. On ne vit pas pareil dans le sud de la France ou dans le nord. L'une donnera une grande place au foyer commun avec généralement une pièce à vivre et l'autre possédera habituellement un grand jardin, pourquoi pas avec piscine et sera ouverte vers l'extérieur. La maison est aussi confectionnée en fonction des matériaux que l'on trouve au niveau local. Elle devra résister aux intempéries et au changement climatologique par rapport au continent où elle est construite. En Afrique, elle pourra être confectionnée de terre et de chaux avec un toit de feuilles ou de paille pour protéger plus efficacement ses habitants contre la chaleur. Dans les pays nordiques au contraire on privilégiera la brique ou la pierre pour leur caractère robuste qui permettra d'intégrer une cheminée ou d'autre mode de chauffage protégeant ainsi la maison des risques d'incendie. Quoi qu'il en soit, la maison est le reflet de ses habitants et elle les engage généralement pour toute une vie.
La maison reflet de ses habitants
Souvent, lorsque nous passons le pas de la porte d'une maison nous ressentons le climat qu'il y règne. Si votre logement est seulement votre lieu de couchage, on n'y trouvera guère d'objets personnels. Si au contraire, vous aimez y vivre, les bibelots, symbole religieux, et autres souvenirs d'enfance où vous rappelant des moments heureux de votre existence siégeront clairement dans tout votre logement. De même une maison où l'on vit agréablement gardera toujours une place pour un ami inattendu. Autrefois même, un couvert supplémentaire été placé à table à fin d'accueillir de la meilleure des façons une personne déshéritée ou cherchant un toit. Aujourd'hui, notre société individualiste a fait de nos chaumières des cités dortoirs. Nous ouvrons seulement nos portes, à des êtres connus que nous avons invités de longue date. Chacun d'entre nous, a fait de son logement à lieu de protection et de repli. Le summum de l'individualité apparaît souvent en situation de crise. Un couple en situation de divorce laisse apparaître les enjeux de leur vie commune par l'habitat. Lequel d'entre eux gardera-t-il au foyer ? Peu de temps, avant une procédure de divorce les amis se feront plus rares, comme s'il se sentait que quelque chose ne tourne plus rond dans cette maison. Ou peut-être est-ce le moyen de faire savoir à ses occupants qu'il faut qu'ils se remettent en question ? Enfin le lieu et l'environnement de la maison, nous montre le style de vie de ses occupants et leur aspiration pour l'avenir.
Le style de vie et l'environnement
Une maison urbaine ou rurale telle est la question ? La maison urbaine sera certainement choisie par les esprits matérialistes et redoutant l'absence d'autres êtres humains. Les ruraux, eux se feront très bien aux grands espaces et à l'absence de magasins à moins de 20 km à la ronde. Pour eux, l'essentiel se trouvera dans la pureté et les bienfaits que la nature leur apporte. Certes ils n'ont pas choisi de vivre en ermite comme certains urbains le leur reprochent quelquefois, mais plutôt la tranquillité, le partage et l'éloignement du stress provoqué par les grands ensembles ainsi que par la circulation. Ils préféreront grandement être entourés d'un ami, d'animaux ou d’un passant qui égayera leur journée par une anecdote ou un fait de société qu'il a connue dans sa grande jungle urbaine. Pour Rousseau, l'habitant rural serait moins perverti que l'urbain. La citation « l'homme est bon c'est la société qui le pervertit » trouve plus facilement un écho dans notre jungle urbaine du XXIe siècle qu'au XVIIIe siècle où il a vécu. En bref, la maison peut décrire un lieu de vie, un style ou une époque. Elle est l'image inconsciente de la citoyenneté de ses habitants. Espérons que le contenu des difficultés climatiques qui nous attendent, les citoyens réhabilitent leur maison comme lieu de vie et pas seulement comme lieu d'existence. Le choix de sa maison est aussi un choix de société.
Stéphane De Bona
Un visage d’ange illuminé par un large sourire ; voilà comment décrire Dorine Bourneton. Et pourtant, à 33 ans, la vie de cette jeune femme n’a pas été toute rose. A 16 ans, dans un accident d’avion en Haute-Loire, elle perd l’usage de ses jambes ; Dorine sera paraplégique à vie. «Si je ne peux plus marcher alors je volerai pour m’évader», assure-t-elle. Sa passion pour l’aviation, Dorine la doit à son père, lui-même pilote privé. Mais elle ne veut plus être passagère, elle veut piloter.
Obtenir un brevet de pilotage en étant paraplégique, c'est possible !
Elle est la première à avoir obtenu son brevet de pilote, mais son histoire ne s'arrête pas là, elle décide de rendre légal le droit de piloter son avion dans un cadre professionnel.
Après avoir obtenu son brevet de pilote en 1995 sur un avion équipé de commandes manuelles, Dorine remporte avec deux équipiers le rallye Toulouse-Saint-Louis du Sénégal puis devient le premier pilote handicapé à participer au Tour de France aérien des jeunes pilotes. En l’an 2000, la Parisienne d’adoption découvre l’aéro-club Paul-Louis Weiller des Mureaux avec lequel elle fait la connaissance d’une nouvelle région vue du ciel. «J’adore survoler les méandres de la Seine car d’en haut elle paraît beaucoup plus bleue qu’à terre. Je vais souvent du côté de Chérence et de la Roche-Guyon pour ses falaises de calcaire.» Son premier livre intitulé La couleur préférée de ma mère est sorti en 2002. A la fois autobiographie et journal intime, Dorine y évoque sans tabou l’amour, la sexualité et le regard de l’autre sur son handicap. Une leçon de vie qui a déjà séduit 12 000 lecteurs. L’auteur a d’ailleurs appris qu’elle a été traduit en allemand et en japonais.
. En effet en France une personne handicapée a le droit de piloter pour son plaisir, mais pas de faire de sa passion un métier. Dorine a un rêve : faire de sa passion son métier. L'été 2002, elle l’a touché du doigt en participant à des missions de surveillance de feu à Cahors dans le Lot. Un moyen de se sentir utile tout en continuant à voir la vie en bleu. C'est après avoir livré un combat acharné contre les pouvoirs publics qu'elle réussit à rendre légal le fait de voler professionnellement. Aujourd'hui, après avoir mis sa carrière de pilote entre parenthèses pour devenir maman pendant deux ans, elle regagne les aérodromes et est une militante ardente de l'association « mission bleu ciel ». Elle est la preuve vivante qu'une nouvelle vie peut commencer après un accident tragique. Ne mettez pas vos rêves entre parenthèses après une situation tragique au contraire, ils vous aideront à vivre!
Depuis deux semaines, nous sommes entrés dans une période de grandes turbulences boursières. Nous assistons comme chaque année à une prise de bénéfice estivale. Mais plus qu'une consolidation le retournement des marchés à effacer sept mois de progression régulière. Pourtant elle n'est peut-être pas encore temps d'acheter ! En effet le CAC 40, se situe aujourd'hui aux environs de 5500 points, son premier support pour enrayer la chute est à 5400 points. De plus la BCE a annoncé qu'elle relèvera ses taux directeurs de 4 % à 4,25 % au mois de septembre, ce qui va avoir un effet mécanique de ralentissement de la croissance européenne. Cela avait donc pas favorable aux marchés actions. Cette mesure de la BCE va sans doute finir de mettre à mal les ambitions de Nicolas Sarkozy qui souhaiterait avoir une croissance économique proche de 3 % pour 2007. L'économie française ne suivant pas les directives de l'union européenne et de la BCE pourrait donc bien connaître ses premiers déboires dès la fin de cette année. En attendant, les plus audacieux profiteront de la volatilité des cours pour effectuer des allers-retours sur le marché action, leur permettant ainsi de rapides plus-values. Les autres attendront que la purge se termine et ils se replaceront sur des valeurs défensives à fort rendement aux alentours de 5400 points. Pas de panique, la baisse des marchés actions sera salutaire après quatre années de hausse consécutive qui ont peu à peu tournées à la surchauffe. Mes trois valeurs favorites pour passer le cap sont Canal+, Air Liquide et Total dans une moindre mesure.
Le nom de Baden-Powell est connu et respecté dans le monde entier comme celui d'un homme qui, en 83 ans, a su mener deux vies bien distinctes et pleinement remplies : l'une comme soldat au service de son pays et l'autre comme militant de la paix à travers la fraternité du Mouvement scout.
Une enfance aventureuse :
Robert Stephenson Smyth Baden-Powell, mieux connu sous le nom de B-P, est né le 22 février 1857 à Londres. Il était le huitième des 10 enfants du révérend Baden-Powell, professeur à l'université d'Oxford. Robert Stephenson était le nom de son parrain, fils de George Stephenson, pionnier du rail. B-P n'avait que trois ans lorsque son père mourut, laissant la famille sans grandes ressources. Ses premières leçons lui furent données par sa mère puis il entra à l'école Rose Hill et ensuite à l'école de Charterhouse. B-P était avide d'apprendre : il jouait du piano, du violon, il était doué pour la comédie et faisait même parfois le clown. A Charterhouse, il commença à explorer et à jouer le pionnier dans les bois. A l'insu de ses professeurs, B-P se glissait dans la forêt proche de l'école où il chassait des lapins qu'il faisait cuire en prenant garde que la fumée ne trahisse pas sa cachette. De même pendant les vacances avec ses frères, il était avide d'aventure. Ils firent un jour une croisière en bateau le long de la côte sud de l'Angleterre et une autre fois, ils remontèrent la Tamise en canoë jusqu'à sa source. Au cours de ces expéditions, Baden-Powell s'initiait aux méthodes qui lui furent si utiles dans sa carrière. B-P ne montrait cependant pas autant d'intérêt pour les études.
Un officier valeureux et pédagogue :
Pourtant, B-P obtint la seconde place, devant plusieurs centaines de candidats, d'un concours d'entrée à l'armée. Il fut immédiatement affecté à un régiment de cavalerie, le 13e hussards, et fut dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. Il devint par la suite leur Colonel honoraire pendant de nombreuses années. Jeune officier, il fut affecté en 1876 à l'armée des Indes où il se spécialisa dans la reconnaissance et le relevé topographique. Son succès lui valut bientôt d'être promu instructeur. Pour l'époque, ses méthodes étaient plutôt non conformistes : il formait de petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribuait aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspirait du point nord de la boussole, très similaire à ce qui devait devenir le badge du scoutisme Mondial. Il fut stationné par la suite aux Balkans, en Afrique du Sud et à Malte. En Afrique du sud, il défendit Mafeking assiégée pendant 217 jours au début de la guerre des Boers. Ce siège se révéla un test crucial pour les méthodes de reconnaissance de B-P qui fut fortement impressionné par les jeunes garçons-messagers. En Angleterre, on était fasciné par ses exploits. A son retour, en 1903, il était devenu un héros national. Le petit livre qu'il avait écrit à l'intention des soldats, "Aids to scouting", était utilisé par des animateurs de jeunes et des enseignants dans tout le pays pour apprendre aux enfants l'observation et la vie dans les bois. Il prit la parole dans de nombreuses manifestations et rallyes; lors d'un rassemblement des Boys' Brigade (une organisation de jeunesse en Angleterre), leur Fondateur, sir William Smith, lui demanda d'élaborer un projet offrant plus de diversité pour l'éducation civique des garçons.
Les débuts du Mouvement scout :
B-P se mit à récrire "Aids to scouting", cette fois-ci à l'intention de plus jeunes lecteurs. En 1907, il organisa un camp expérimental sur l'île de Brownsea, près de Poole, dans le Dorset, afin de mettre ses idées en pratique. Il invita 22 garçons venus de toutes les couches de la société à participer au camp placé sous sa responsabilité. Le monde entier connaît le résultat de cette entreprise. "Eclaireurs" fut publié en 1908 en six fascicules, à raison d'un fascicule par quinzaine. Le succès ne se fit pas attendre. Les jeunes s'organisèrent spontanément en patrouilles pour expérimenter sa méthode et ce qui était destiné à des organisations de jeunesse déjà existantes devint le manuel d'un nouveau Mouvement mondial. Avec son sens pédagogique très développé, B-P avait saisi quelque chose de fondamental pour les jeunes de son pays et du monde entier. "Eclaireurs" a depuis été traduit en plus de 35 langues.
L'expansion du mouvement :
Le plus naturellement du monde et de manière spontanée, les garçons se rassemblèrent et formèrent des troupes d'éclaireurs dans tout le pays. En septembre 1908, B-P ouvrit un bureau pour répondre aux nombreuses demandes de renseignements qui ne cessaient d'affluer. Le scoutisme se répandit rapidement dans tout l'Empire britannique et dans la quasi totalité des pays du monde. Il fut aboli par la suite dans les pays devenus totalitaires (le scoutisme étant avant tout démocratique et bénévole). En 1910, âgé de 53 ans, il quitta l'armée sur les conseils du roi Edouard VII, qui pensait qu'il pourrait rendre un service encore plus précieux à son pays en se consacrant entièrement au Mouvement qu'il avait fondé. Il consacra dès lors tout son enthousiasme et son énergie au développement du scoutisme et du guidisme, voyageant dans le monde entier, au gré des besoins, pour promouvoir le Mouvement et communiquer sa foi. Le Mouvement féminin fut fondé en 1909, après que des filles qui avaient participé au premier rallye scout à Crystal Palace à Londres aient demandé à B-P comment elles pourraient elles aussi adhérer au Mouvement scout. En 1912, il épousa Olave Soames qui soutint ardemment son mari et l'aida jusqu'au bout à remplir sa mission. Ils eurent trois enfants : Peter, Heather et Betty. Lady Olave baden-Powell fut reconnue comme la Chef Guide du monde.
Chef scout du monde :
Le premier Jamboree international eut lieu en 1920 à Olympia, dans la capitale britannique. Lors de la cérémonie de clôture, B-P fut proclamé à l'unanimité Chef scout du monde. Les rencontres internationales se succédant, toutes prouvèrent que ce titre n'avait rien d'honoraire mais qu'ils - les éclaireurs, routiers et cadres - le considéraient réellement comme leur Chef. L'enthousiasme que générait sa présence et le silence qui régnait quand il levait la main pour prendre la parole ne laissaient aucun doute : B-P avait conquis les cœurs et capté l'imagination de ceux qui adhéraient à ses idées, quel que fût le pays d'où ils venaient. Lors du 3e Jamboree mondial, qui eut lieu à Arrowe Park, à Birkenhead (Angleterre), le prince de Galles annonça que B-P allait être anobli - une nouvelle qui fut reçue avec ovation. B-P prit le titre de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom du centre international de formation pour les scouts adultes qu'il avait créé. Le scoutisme n'était cependant pas l'unique centre d'intérêt de notre fondateur. Il aimait jouer la comédie, pratiquait la pêche et était un fervent de polo et de chasse. Il était aussi un très bon dessinateur et aquarelliste et s'intéressait à la sculpture et au cinéma amateur. Auteur infatigable, B-P écrivit en tout 32 livres. Il fut honoré du grade universitaire d'au moins six universités et reçut de l'étranger 28 ordres et décorations, ainsi que 19 distinctions scoutes. En 1938, sa santé se détériorant, B-P retourna en Afrique, une terre qui avait tant compté dans sa vie, où il vécut une semi-retraite à Nyeri, au Kenya. Même là-bas, il avait de la difficulté à modérer ses activités et continua à écrire de nombreux livres et à dessiner. B-P s'éteignit le 8 janvier 1941 à l'âge de 83 ans. Il est enterré en toute simplicité à Nyeri d'où l'on peut apercevoir à l'horizon, le Mont Kenya. Sur sa tombe on peut lire ces quelques mots : "Robert Baden-Powell, Chef scout du monde" surmontés des emblèmes scout et guide. Jusqu'à sa mort en 1977, Lady Olave Baden-Powell poursuivit l'œuvre de son mari, contribuant au développement du scoutisme et du guidisme dans le monde entier.
Le but et principes du scoutisme
Le Mouvement scout a pour but de contribuer au développement des jeunes en les aidant à réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant que personnes, que citoyens responsables et que membres des communautés locales, nationales et internationales.
Le Mouvement scout est fondé sur les principes suivants :
-Le devoir envers Dieu
-L’adhésion a des principes spirituels, la fidélité à la religion qui les exprime et l’acceptation des devoirs qui en découlent.
-Le devoir envers autrui
-La loyauté envers son pays dans la perspective de la promotion de la paix, de la compréhension et de la coopération sur le plan local, national et international.
-La participation au développement de la société dans le respect de la dignité de l’homme et de l’intégrité de la nature.
-Le devoir envers soi-même
-La responsabilité de son propre développement.
Généralités
Historiquement, deux sources distinctes ont contribué à la création du scoutisme. La première est issue de l'expérience militaire de Baden Powell, principalement du siège de Mafeking où pour la première fois il a utilisé des jeunes comme messagers. Cette première source se manifeste encore aujourd'hui dans la symbolique de la vie en équipe et d'une hiérarchie minimale en son sein. La seconde source est issue du premier camp réalisé par Baden Powell sur l'île de Brownsea en 1907 pour récupérer l’énergie de jeunes gens qui, désœuvrés et issus de quartiers défavorisés, risquaient de « mal tourner ». Ces deux sources donnent lieu aujourd'hui à des divergences d'application selon les associations qui les mettent en œuvre. On vit ensuite Baden Powell élargir rapidement son recrutement à toutes les couches de jeunes gens, du fait qu’il constituait une des premières formes d'encadrement des loisirs. Dès le départ, Baden Powell construit un mouvement d'éducation populaire dont il va établir les principes dans son livre Scouting for boys ainsi qu'une série de conférences.
Le scoutisme est fondé sur un principe pédagogique qui cherche à donner des responsabilités à l’enfant et à l’adolescent et à épanouir sa vie sociale dans le respect des valeurs traditionnelles de son milieu social. Fréquemment et de manière régulière, ils proposent des camps dans la nature et des activités d’entraide, de bienfaisance, humanitaires. Ils sont souvent séparés par classe d’âge et par sexe, proposant différentes activités en fonction des groupes.
La loi scoute
La loi scoute est la règle que chaque jeune adhérant à un mouvement scout tente de respecter. Elle fait partie comme la promesse, la vie en patrouille et les activités de plein air des principes édictés par Robert Baden-Powell dans son livre Éclaireurs édité dès 1908.
Il est important de souligner que le terme de loi chez les scouts n'a en aucun cas un sens légal. La loi est une série de « conseils de vie » qui sont proposés au jeune. C’est lui qui choisit de « faire de son mieux » pour suivre ces conseils, après réflexion et avec l’aide de ses chefs, de sa famille et des amis. En cas de non-respect de la loi, aucune sanction ne sera prise. Tout au plus une discussion lui permettra de prendre conscience pour faire mieux la fois suivante et ainsi progresser. Chaque jeune a donc la possibilité de s’approprier cette loi et de la mettre en application à son rythme en fonction de ses points forts et de ses faiblesses.
Si les principes fondateurs sont les mêmes, la loi scoute diffère dans son contenu et sa formulation d'un mouvement à l'autre.
La promesse scoute
Dans le scoutisme, la promesse est l'engagement que prend le jeune devant ses pairs (et éventuellement devant Dieu s'il est croyant), pour marquer son adhésion à la loi et aux valeurs du mouvement. Elle fait partie des constantes de toutes les branches du scoutisme. Seule la forme change d'un mouvement à l'autre. Elle fait déjà partie, avec la loi, la vie de patrouille et les activités de grand air des principes édictés par Robert Baden-Powell.
« Soyez toujours fidèles à votre Promesse scoute même quand vous aurez cessé d'être un enfant - et que Dieu vous aide à y parvenir ! » sont les derniers mots de la lettre d'adieu que Baden-Powell adresse à l'ensemble des éclaireurs.
Pratique du scoutisme
les mots de baden powell sur le scout à son image sont:Recherche, Observation, déduction, Nautisme, secourisme, santé, discipline, responsabilités, chevalerie et patriotisme
La tenue
La tenue est une des caractéristiques du mouvement scout comme le rappelle Baden-Powell lors du Jamboree de 1938 : « il recouvre les différences de pays et d'origines et leur fait sentir qu'ils appartiennent tous à la même Communauté du Monde. »
Inspiré de celui porté par les troupes coloniales britanniques, l'uniforme original est constitué d'une chemise kaki, d'un short et d'un chapeau à larges bords (Smokey Bear ou quatre bosses). Par ailleurs, Baden-Powell portait également un short puisque d'après lui, le fait d'être habillé de la même façon que les jeunes contribuait à réduire la distance qui les séparait des adultes. On lui prête aussi l'affirmation selon laquelle « on n'attrape pas froid par les genoux ! »
De nos jours, les tenues ont évolué. Si certains mouvements ont conservé une tenue classique, dans d'autres, les tenues se sont simplifiés et colorés. On en trouve des bleus, oranges, rouges ou verts, ne gardant parfois de la tenue qu'une chemise et un foulard. De la même façon, les shorts sont parfois remplacés par des pantalons, notamment dans les pays où la culture demande de la réserve ou pour des raisons climatiques. La jupe-pantalon peut aussi être adoptée pour les Guides dans certain pays. De même, le chapeau "quatre-bosses" peut être remplacé par un béret à deux flots, un bachi (béret à pompon, pour les marins) ou un calot, voire assez souvent, pas de couvre-chef du tout.
Enfin, chaque association, dans les différents pays, dispose d'une couleur pour son uniforme et au sein d'une même association, il arrive que la couleur de la tenue diffère en fonction de l'âge.
Insignes et badges
Le mouvement scout possède deux symboles internationaux : la fleur de lys utilisée par les organisations membres de l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout et le trèfle par les membres de l'Association mondiale des Guides et Éclaireuses. Ces badges font partie de l'uniforme officiel des scouts.
Le badge de l'OMMS est circulaire et violet avec une fleur de lys en son centre. Il est entouré par un morceau de corde fermé par un nœud plat. La fleur de lys est un symbole ancien utilisé par Baden-Powell pour les scouts enrôlés dans l'armée britannique et qui est par la suite adopté et modifié par le mouvement scout. La pointe en flèche représente le Nord sur une boussole et avait pour but de guider les scouts sur le chemin de l'aide et de l'unité. De la même façon, les trois pointes de la fleur de lys représentent les trois devoirs envers Dieu (ou un "Idéal Elevé" pour les mouvements non confessionnaux), soi-même et les autres et rappellent également les trois principes de Franchise, Dévouement et Pureté. Les deux étoiles à cinq branches représentent la vérité et le savoir avec les dix branches symbolisant les dix points de la loi scoute. Enfin, le lien au bas de la fleur tend à montrer l'esprit de famille du scoutisme.
Le symbolisme du trèfle de l'AMGE est assez similaire : les trois feuilles représentent les trois devoirs et les trois parties de la promesse scoute, les deux étoiles à cinq branches symbolisent la loi scoute et la veine au centre représente l'aiguille de la boussole montrant le droit chemin. Enfin, la base du trèfle représente la flamme de l'amour et les couleurs bleu et or le soleil qui brille sur tous les enfants du monde.
Le swastika a également été utilisé par les Boy scouts. D'après « Johnny » Walker, la première utilisation par le scoutisme date du Thanks Badge de 1911. En effet, le dessin de la médaille du mérite de Baden-Powell en 1922 ajoutait un swastika à la fleur de lys en signe de bonne chance à celui qui la recevait. Comme Rudyard Kipling, il avait sans doute découvert ce symbole en Inde. Cependant, au cours de l'année 1934, de nombreux scouts ont demandé un changement dans le dessin du fait de l'utilisation du swastika par le parti national-socialiste des travailleurs allemands. Une nouvelle médaille du mérite est alors éditée en 1935.
Les mouvements chrétiens utilisent généralement le symobole de la croix sous diverses formes comme la croix de Jérusalem, ou croix potencée.
Totem
Le terme totem, originaire des Indiens d'Amérique, a été repris par la tradition scoute. Il s'agit de qualifier son titulaire d'un nom d'animal suivi d'un adjectif, ce nom et cet adjectif devant représenter les qualités morales et/ou physiques. Dans la tradition scoute, ce totem est acquis suite à une épreuve initiatique (constituant la « sachémisation »). Le nom de l'animal devient alors une partie officielle connue de tous, l'usage de l'adjectif étant parfois réservé aux autres « totemisés ».
Le totem de l'abbé Pierre, par exemple, était « castor méditatif ».
Toutefois, suite à plusieurs dérives dans la pratique de la « totémisation », la grande majorité des mouvements scouts en France ont interdit cette pratique ; mais elle est encore très active, notamment en Suisse et en Belgique .
Organisations et structures
Il existe dans le monde de nombreux mouvements de scoutisme, qui reprennent les mêmes idées sur l’éducation qui semblent avoir donc fait leurs preuves dans de nombreux contextes. Les deux principales fédérations internationales (OMMS et AMGE ne reconnaissant qu’une seule association par pays. Dans certains pays plusieurs associations se regroupent en une fédération, afin que cette dernière soit reconnue par les organismes mondiaux. Il existe d'autres fédérations internationales, comme l'UIGSE, qui regroupent des associations ne souhaitant pas adhérer à l'OMMS ou l'AMGE.
Les valeurs du scoutisme
Au risque de paraître rétrograde, je pense que les valeurs traditionnelles du scoutisme sont aujourd'hui encore plus d'actualité qu'hier. Le scoutisme a aujourd'hui une grande place à prendre après la suppression du service militaire. Comme l'a voulu son fondateur Baden-Powell, les scouts sont la seule armée pacifique. Ils sont les premiers écologistes et rassembleurs des différences de la planète. Leur expédition les amène à vivre avec la nature et par les ressources qu'elle génère. Les scouts véhiculent un message de tolérance et souhaiteraient que le monde qu'ils nous laisse soit plus égalitaire que celui qu'ils ont connu à leur naissance.
Le scoutisme mêle avec réusite l'éducation, l'entraide et la joie de vivre. Parmi les anciens scouts les plus connus, on peut y trouver Jean-Jacques Goldman. Il revendique toujours ses valeurs et correspond parfaitement à la devise : « scouts d'un jour, scout toujours ».
Ville de nuit, ville d'ennui
Pour la première fois de l'année, la nuit dernière a été chaude dans l'est. J'ai pu donc profiter de cette belle nuit estivale pour admirer ma ville. Contrairement, aux autres années les restaurants n'étaient pas vides. Il faut dire que nos premiers mois d'été a sans doute poussé les gens de l'Est à différer leurs vacances. On aurait pu croire que comme les restaurants étaient pleins que l'ambiance générale était à la fête. Eh bien non, après une longue promenade dans la ville, j'ai décidé de prendre mon repas au restaurant comme tous ces braves gens. Je me suis alors livré à un jeu d'écoute. Qu'est-ce qui pouvait donc réunir tant de gens autour d'un bon repas en pleine semaine ? Pour le plus grand nombre s'était le besoin de rêver. Arriverait-il à s'évader un moment par la pensée de notre Lorraine froide et humide ? Enrico Macias chantait que « les gens du Nord ont le soleil dans le coeur qui n'ont pas dehors ». Pourtant cette soirée d'été le refrain était tout autre. Les uns débattent les derniers faits divers ayant eu lieu dans la région : « un jeune père de famille incarcéré pour avoir tué sa femme et ses enfants a mis fin à ses jours dans sa cellule de la prison de Metz Queuleu, on aurait mieux fait à trouver du boulot pour éviter le drame. Une fois incarcérée il fallait le remettre au travail et le soutenir par un suivi médical. Quel gâchis ! » À une autre table un couple de grands-parents : « travailler plus pour gagner plus, oui encore faudrait-il que nos jeunes est à nouveau du travail dans cette région qui a perdu toute son industrie. » En bref, les conversations étaient plutôt moroses. Plus tard dans la nuit, il est vu erré deux jeunes, un vert à la main. Pour moi, ce fut une nuit que je qualifierai d'apocalyptique. L'ennui et la désolation étaient donc dans toutes les paroles et les visages.
Lorrain, unissons nos forces !
Comment refaire vivre une région qui a des qualités morales et d'efforts au travail ainsi qu'une situation géographique que plusieurs pays européens nous envient ? C'est à cette question que devront répondre nos politiques aux prochaines élections municipales et européennes.
Je pense qu'il y a somme toute trois axes à explorer l'éducation, le commerce et la solidarité. Je souhaite bientôt pouvoir développer ses pistes au profit du parti libre et indépendant qui est le MoDem. Si vous avez quelques convictions et des idées pour faire de la ville de Metz et de la région une terre d'excellence, je vous invite à en débattre sur ce blog.
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".