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Electron Livre
samedi 29 septembre 2007, a 23:03
Doit-on se sentir coupable d’acheter chez EMMAUS ?
 

   

Dernièrement j’ai craqué pour une veste en cuir noire que j’ai payé 10€ aux fripes Emmaus. Après en avoir parlé à un proche, il m’a tenu le discours suivant « Emmaus DOIT etre reservé aux plus défavorisés. Je pense qu'on doit bien ce respect vis à vis des plus démunis ; Emmaus leur permet de vivre avec un minimum de confort puisque revendant à bas prix, cette association est là pour subvenir aux besoins de ses personnes là, pas pour satisfaire le porte monnaie de personnes ayant les moyens d'aller s'acheter des meubles ou des fringues ! (…/…)

 

J’ai pas su quoi répondre sur le moment mais trouvais le sujet intéressant à traiter. En effet, moi qui ne manque de rien, qui mange tout les jours et a un lit où dormir, j’achète chez Emmaus ; alors que je pourrais très bien trouver ma veste dans un magasin de vêtements traditionnel… au prix du marché.

En agissant ainsi j’ai d’abord pensé (égoïstement) à l’économie que je pouvai en tirer ; pensez donc, 10€ ! je n’ai pas hésité longtemps. Aurais-je dû avoir honte d’agir de la sorte ? Quelque part je rends service et je fais une bonne action. En effet, la maison Emmaus a été créée par l’Abbé Pierre il y a plus de 50 ans dans l’idée d’aider les plus démunis mais la question à se poser est à double tranchant

- Y acheter des choses alors qu’on a les moyens d’aller ailleurs ; devrait-on en avoir honte ? ou au contraire agit-on humblement ?

- Ne pas acheter mais laisser les gens ayant réellement besoin de se vêtir et se loger, profiter de ce que l’association propose. A partir de là, devrait-on éprouver de la culpabilité ? Après tout ce n’est pas du vol, on paie l’objet que l’on achète : ne dis-t-on pas « charité bien ordonné commence toujours par soi-même »

 

Cette question reste ouverte. Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Franck SCHWEITZER



mardi 25 septembre 2007, a 18:57
Désir d'autonomie
 

   

Des rêves plein la tête

 

« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans », cette phrase a été prononcée par un auteur bien plus connu que moi, mais j'ajouterais pour la compléter « oui mais tout l'espoir et l'espérance reste devant nous ».Tant que nous pouvons garder nos rêves à portée de main tout est possible. À cet âge, comme beaucoup d'adolescents j'ai connu mon premier chagrin d'amour. À cette époque, j’ai même envisagé le suicide. Heureusement, cette douleur m'a permis de rebondir. Je me suis mis dans la tête de connaître la réussite et le bonheur grâce à mes études. J'ai alors voulu démontrer que tout était possible grâce au courage et à la persévérance. Aujourd'hui 15 ans après, mes espoirs ont presque pratiquement tous disparu. Je vis aujourd'hui dans « un entre-deux ». Je n'appartiens plus totalement au monde du handicap, mais je ne suis pas non plus totalement intégré au monde des valides. Mes connaissances qui devaient être l'occasion de me faire reconnaître pour obtenir un emploi et me permettrait de fonder une famille afin de me fondre dans la masse deviennent un nouvel obstacle.

Elles dressent de nouvelles barrières sur mon chemin. Je sais maintenant que je n'ai aucune chance d'améliorer le sort de l'humanité, ce qui était pour moi mon but ultime. À 32 ans, je pourrais presque tirer un constat d'échec concernant mes rêves et mes espoirs.

 

Insertion et autonomie

 

Pourtant il y a quelques jours, j'ai reçu un e-mail d'une famille me demandant conseil pour la continuité de la scolarité de leur enfant handicapé. Je me permettrai simplement de leur dire qu'ils doivent suivre le désir et la volonté la plus profonde de leur enfant. Un placement en centre de rééducation où la continuité d'une scolarité en milieu ordinaire peut déterminer en grande partie la suite de la vie de ce jeune garçon. Certes, les capacités intellectuelles et les connaissances sont importantes, mais il ne faut pas prendre à la légère les besoins corporels de chaque individu qui détermineront dans sa vie future. L'autonomie est peut-être pour nous, un des axes essentiels à ne pas négliger durant notre plus jeune âge. Être autonome lui permettra de créer plus de lien social que d'avoir un niveau de connaissances élevées qui ne pourra exploiter que si il est un entrepreneur reconnu avec une endurance physique suffisante pour tenir un poste à responsabilités. Je pense qu'aujourd'hui les conditions du marché de l'emploi ne permettent pas aux personnes handicapées d'envisager une carrière pleine et entière. La question de la scolarité pour les personnes en situation de handicap ne doit être envisagée que comme une vision à plus long terme. Aujourd'hui, le gouvernement préfère sans doute nous donner une allocation adulte handicapé à vie plutôt que d'aménager des postes intéressants que nous pourrions tenir. Aujourd'hui, les personnes handicapées et leurs familles devraient sans doute se battre pour que des postes à temps partielles leur soient réservées afin que ce type d'emplois ne soit plus subis par la majorité des salariés, mais choisi. En conclusion, je dirais que la scolarité des personnes handicapées qui est déjà un parcours du combattant deviendra peu à peu un sujet d'arrière gardent. Nous devons aujourd'hui nous battre pour faire reconnaître un droit à l'emploi de ces personnes en situation de handicap qui peu à peu connaisse une nouvelle forme d'exclusion. La souffrance, après avoir été physique redevient morale. C'est peut-être le pire qu'un être humain peut connaître dans sa vie. Nous devons pour cela éviter le plus possible l'isolement.

 

Stéphane De Bona

 

Humour : être handicapé



samedi 15 septembre 2007, a 23:43
ANALYSE du paysage politique français
 

  Au travers des concepts du « mou » et du « dur »

 

Après avoir travaillé sur « la métaphysique du mou » j’ai voulu évoquer le concept de « mou » -entendez mollesse et non plus mouité- et donc son contraire, le « dur » dans l’imagerie politique française. Pourquoi ce sujet ? Par simple association d’idées ; je pensai au discours vigoureux de Nicolas Sarkozy et à celui plus nuancé de Ségolène Royal que nous suivions durant les débats et les meetings, la suite est venue d’elle-même. Je vais tenter d’expliquer ma vision des choses aux apparences fantaisistes, en me basant sur des faits, des exemples et l’histoire avec un grand H. Nous verrons surtout comment se positionne la pensée face aux évènements politiques découlant de la gauche et de la droite.

 

Pour commencer sans avoir réfléchi au problème en profondeur nous pouvons attribuer le « dur » à la droite et le « mou » à la gauche. Sans mettre en doute les compétences de chacun mais simplement en associant une image, une idée. Il est vrai que la droite de Sarko s’est de suite voulue autoritaire, d’un langage clair et franc du collier, une droite de caractère, ambitieuse et prenant à bras le corps tout les problèmes sur tout les fronts ; telle est la droite qui fonce, qui casse tout, qui se croit surhumaine aux pouvoirs divins… Ne dit-on pas d’ailleurs « à droite de Dieu le père ? » Bref dans le cœur de ses concitoyens, une droite qui travaille plus pour gagner plus ! A l’extrême de cette partie de l’échiquier se trouve une droite borgne qui en plus d’être réactionnaire, pose les bonnes questions sans jamais y apporter de réponses au nom de la démago…. pardon ; de la démocratie soi-disant ! Usée, dépassée, au jeu de mots poisseux… ceci dit la droite traditionnelle ne se gène pas d’y puiser des idées pour les amener à la mémoire collective en arrondissant les angles, faisant de la lepénisation des esprits, la sarko-napoléonisation des esprits ! Un esprit sain dans un corps sain, lunettes de soleil et cocktails en options. C’est Vivendi qui régale, servez-vous ! Après tout, plus besoin d’avoir peur du grand méchant loup, la droite extrême n’est plus, on lui a tout piqué, elle est au plus bas, a-t-elle seulement déjà intéressée quelqu’un… Laissons cela, c’est un détail de l’histoire de la Ve république !

 

A l’inverse, la gauche de Ségolène est perçue comme ayant un discours proche des besoins du peuple, faisant preuve d’empathie, d’une main tendue vers tout ceux dont la vie à déçu, blessé. Un gauche qui soulage, qui réconforte les handicapés comme l’a montré le geste plein de tendresse (calculé ou spontané ?) de Ségolène lors d’une émission télé ; la gauche va en devant des problèmes le poing levé « tous ensembles, tous ensembles » riposte, râle et est réfractaire à toute proposition ne venant pas d’elle, non pas qu’elle rejette la dite proposition mais parce qu’elle a été peut-être incapable d’en prendre une ! La gauche souvent a été la première à reconnaître l’entière responsabilité de ses échecs mais elle ne retire pas de la vie politique, Elle ! Non, elle se remet en question avec des débats, des échanges, encore et encore et encore… C’est en cela que la gauche vient à nos esprits comme lente, un diesel qui peine à démarrer, qui doute et se pose des questions et en attendant le nombre de chômeurs augmente au même rythme que de nouveaux impôts poussent (époque monarchique 1981-1995) comme de la mauvaise herbe sur nos documents administratifs.

 

Je regarde sur Wikipedia et je trouve des tas d’informations, à savoir qu’à l'origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi. L'origine du terme remonte aux débats de l'assemblée constituante de la monarchie constitutionnelle de 1791. Lors du vote sur la question du véto royal le 27 aout 1789, les députés favorables au maintien d'un pouvoir de blocage du roi, c’est-à-dire d'un contrôle du pouvoir législatif par l'exécutif (conformément à la théorie de Montesquieu), les députés favorables au véto, royalistes et conservateurs, se rangèrent à droite du président de séance, les députés hostiles à gauche.

 

Nous savons maintenant que la droite est souvent désignée comme conservatrice mais la droite apparaît sous différentes formes en France par exemple, la droite peut être libérale, nationaliste, conservatrice, souverainiste, démocrate-chrétienne ou encore radicale (au sens politique du terme). La gauche –souvent apparentée à une ‘gauche-progressiste’- comprend le socialisme, le communisme, le mouvement libertaire et l'anarchisme.

 

En sciences humaines, la droite c’est Cicéron quant à la gauche elle se reconnaîtrait davantage dans Jean Jaurès.  La gauche inspirée par Jean-Jacques Rousseau est optimiste et volontariste, son but est de défendre l’individu et les libertés, la justice, le progrès social et la laïcité. La gauche est républicaine et anticléricale. Dans mon idée il serait ici davantage question de douceur que de mollesse. A l’inverse, la droite chez Thomas Hobbes ou John Locke est activiste, moralisatrice, castratrice : il est question d’ordre, de hiérarchie et de tradition, l’armée et la famille. La droite est militariste, patriotique et catholique.

Si jusqu’ici, vous avez encore des doutes sur le bienfondé de mon analyse, sachez que Lévi-Strauss lui-même parlait du cru en désignant la droite et du cuit, la gauche.

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Aux élections de 2007, pour les électeurs, la gauche est à droite et la droite est à gauche. Les idées s’entrechoquent. Les deux candidats finalistes partent souvent sur les mêmes bases avec les mêmes idées (l’autorité pour Sarko c’est l’obéissance consentie ; pour Ségo l’autorité vraie suppose un pouvoir légitime et reconnu comme tel). La balle s’est retrouvée au centre tout naturellement. Sur la question de la démocratie, Sarko la veut irréprochable quand à Ségo elle la préfère participative. (Source : philosophie magazine n°6 et 8) Alors si les deux mondes se recoupent, si l’un veut marcher sur les plates-bandes de l’une, où va-t-on ? Tout le jeu politique est à refaire et l’on y comprend plus rien, l’avenir du peuple et du pays étant directement concernés. Les politiques ne servent plus à rien de toute manière, rien n’est bon et rien ne le sera jamais. Tout est manipulation, désinformation, foutage de gueule. « Ce qu’il faudrait, c’est une bonne guerre » comme disent nos anciens…

Selon Mickael Walzer, philosophe américain spécialiste du droit international « la droite est autoritaire et la gauche pacifique, aucune des deux n’est efficace ». Alors ??

 

Franck SCHWEITZER

vendredi 14 septembre 2007, a 14:55
Le Prophète : un livre pour les soirs de doute
 

  Rapide biographie de l’auteur

 

Gibran Khalil Gibran figure en bonne place parmi les poètes et peintres issus du Moyen-Orient, grâce notamment à son recueil : Le Prophète. Né au Liban (1883 à Bcharré - 1931 à New York), il a ensuite séjourné en Europe et surtout aux États-Unis où il a passé la majeure partie de sa vie. Chrétien de rite maronite, son Église jugera hérétique son troisième livre, Esprits rebelles. De 1908 à 1910, il séjourne  à Paris et étudie à l'Académie des Beaux-arts ; il rencontre de nombreux artistes : Rodin, Debussy, Maeterlinck, Rostand. En 1923, il publie Le Prophète, qui sera un succès immédiat et restera son œuvre majeur. Il meurt le 10 Avril 1931 dans un hôpital de New York, d'un cancer du foie. Son corps est rapatrié à sa demande dans le monastère Mar Sarkis, non loin de Bcharré. 

 

Table des Matières avec liens web au Chapitre 1

 

Chapitre 1 l'amour

Chapitre 2 le mariage

Chapitre 3 les enfants

Chapitre 4 le don

Chapitre 5 la boisson et la nourriture

Chapitre 6 le travail

Chapitre 7 la joie et la tristesse

Chapitre 8 les maisons

Chapitre 9 les vêtements

Chapitre 10 l'achat et la vente

Chapitre 11 le crime et les chatiments

Chapitre 12 les lois

Chapitre 13 la liberte

Chapitre 14 la raison et la passion

Chapitre 15 la souffrance

Chapitre 16 la connaissance de soi

Chapitre 17 l'enseignement

Chapitre 18 l'amitié

Chapitre 19 la parole

Chapitre 20 le temps

Chapitre 21 le bien et le mal

Chapitre 22 la priere

Chapitre 23 le plaisir

Chapitre 24 la beauté

Chapitre 25 la religion

Chapitre 26 la mort

Chapitre 27 EPILOGUE

 

Le livre

 

Ecrit en anglais, le Prophète est une œuvre poétique faite d'aphorismes et de paraboles, livrés par un prophète en exil sur le point de rentrer chez lui. Aux grandes questions de la vie, celui-ci livre au peuple qui l'a accueilli pendant douze ans des réponses simples et pénétrantes. Des thèmes universels sont abordés, mais le fil conducteur reste l'amour. Ainsi est-il dit sur le mariage :

 

« Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe. »

 

C'est ainsi que Le Prophète est parfois lu à l'occasion de mariages, essentiellement aux États-Unis. À côté des grandes questions de la vie pratique, comme le mariage ou les enfants, le lecteur découvre la connaissance de soi et la religion, conçue ici comme universelle. Ainsi, ce qui fait le succès du Prophète est son universalisme, apte à en faire le livre de chevet de tout un chacun, emportant l'adhésion par de grandes valeurs comme la liberté, l'amour, le respect de l'autre. En cela, le Prophète est un écrit totalement humaniste.

 

Khalil Gibran a écrit plusieurs livres en arabe et en anglais , mais aucun n'égale Le Prophète qui traduit sur le mode poétique un sentiment intensément religieux de la vie. La vision du monde de Khalil Gibran n'est pas catholique au sens propre du mot; dans Le Prophète, on trouve, à côté de thèmes plus ou moins panthéiste, d'admirables chant sur l'amour, la solitude, la beauté, le don, le travail, etc. Ils éveillent au plus secret de nous-même des sentiments très purs qui ont une valeur religieuse universelle. (texte de couverture, Le Prophète, 1956)

 

Stéphane De Bona

jeudi 13 septembre 2007, a 22:41
Le corps et le sport : la beauté des gestes
 

 

 

 Comment peut-on remettre de la douceur dans ce monde de brutes ?

 

J'ai cherché toute la journée, un moyen de m'apaiser. Depuis que je me suis levé ce matin impossible de me calmer. Je ne peux pas dire que c'est des idées noires qui m'ont traversé la tête ; non c'est plutôt le néant. Ennuyeux pour un philosophe ! C'est certainement le fait de ne plus être dans l'action. Le monde des idées a besoin de toucher le réel pour exister. Il faut pour cela, dégager le corps de ces tensions. C'est en regardant cette magnifique contorsionniste, que j'ai enfin retrouvé la paix. Je souhaite donc ce soir vous faire partager cet instant d'apaisement et de relaxation. Son corps en réalisant ces gestes gracieux parle aussi bien que l'esprit.

 

Stéphane De Bona



mercredi 12 septembre 2007, a 18:03
Journée nationale sans Sarkozy dans les médias
 

  Les blogs doivent participer au boycott (la journée du silence)

 

Depuis son élection, nous n'avons pas vécu une journée sans que notre président Nicolas Sarkozy soit à la une de la presse. Les programmes à la télévision sont devenus aseptisés. La réflexion sur les projets de réforme de notre président est inexistante. Plus une place pour la critique !

C'est pour cela, cher amis bloggeurs que je vous invite à participer à la journée sans Sarkozy dans les médias. Comme les journalistes nous participons à faire sa promotion. Même si nos articles sont parfois critiques, nous le donnons parfois du grain à moudre. Alors changeons de tactique ! Ne dit-on pas que l'indifférence et le plus grand des mépris ? Le 30 novembre 2007, pensez à boycotter Sarkozy également sur vos blogs (nous sommes le média de demain).

 

Stéphane De Bona

 

 

Le Boycott est organisé par la presse officielle

 

Vous êtes journaliste ? Pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaire ! Rien de rien, s’il vous plaît, qu’un inhabituel et démocratique silence ! Rompez, pour 24 heures, avec vos habitudes et aidez ainsi les Françaises et les Français à se désintoxiquer de la sarkozite médiatique !

Vous êtes simple citoyen et vous en avez plus qu’assez de l’omniprésence du président de la République dans les médias ? Aidez-nous à faire de cette journée un immense succès : relayez par tous les moyens cet appel auprès des rédactions des chaînes de télévision, de radio et des journaux ! Parlez à vos proches, vos amis, vos collègues de cette journée exceptionnelle ! Et, bien sûr, abstenez-vous durant ces 24 heures de toute conversation au sujet de Nicolas Sarkozy ! Que son nom, un jour dans l’année, ne soit même pas prononcé ! Cela nous fera du bien à tous et à sa modestie aussi…

 

Le 30 novembre 2006, Nicolas Sarkozy annonçait officiellement sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Fêtons dignement cet anniversaire !

 

Faisons, ensemble, du 30 novembre 2007 une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse !

 



mardi 11 septembre 2007, a 23:04
Vous ferez cela en mémoire de moi
 

Je vous livre ce soir un commentaire de texte biblique, que j'ai réalisé pour une revue paroissiale. Après la lecture de ce texte les corédacteurs du journal ont décidé qu'il était trop compliqué pour le commun des mortels. D'après moi, si ce texte est difficile pour la plupart des gens c'est très grave. Le niveau intellectuel de la France est dangereusement bas. Je vous serais reconnaissant de laisser vos impressions.

 

 Un commentaire soi-disant difficile

 

« Nous ne sommes précédés d'aucun testament » René char. C'est la phrase qui ouvre l’un des livres principaux de la philosophe juive Hannah Arendt : La crise de la culture. Dans cet ouvrage, elle démontre que l'oubli de nos traditions et que l’idée de faire table rase du passé, nous fait courir de graves dangers. Ne sommes-nous pas sur cette pente ? C'est donc en commentant des références bibliques, que je voudrais mettre en valeur toute l'actualité du texte fondateur du christianisme. Je souhaite également recréer un lien rompu entre la philosophie et la religion. Croire ne dispense pas de penser ! Bon nombre de philosophes reconnus sont d'ailleurs les pères fondateurs de l'église. Parmi les plus remarquables on trouve Saint-Thomas d'Aquin ou encore Saint-Augustin pour ne citer que les plus connus. Voici ce premier regard sur une phrase symbolique :

 

"Vous ferez cela en mémoire de moi". Lorsque le Christ prononce cette phrase, il sait déjà que sa fin est proche. Ce dernier repas (la cène) doit être pour lui l'occasion de passer le flambeau à ses apôtres. Le mot mémoire est de toute première importance. La mémoire et la reproduction sont ici la seule garantie pour le Christ que sa mort ne soit pas vaine. En reproduisant ces gestes, ses apôtres devront faire preuve d'humilité et se remémorer que l'homme n'est pas tout puissant sur terre. Dieu, nous a seulement dotés d'un libre arbitre pour que nous puissions faire les meilleurs choix possible en notre âme et conscience dans l'intérêt général. La mémoire dans ce contexte permettra aux hommes de se rappeler que dieu s’est incarner sous la forme de son fils Jésus. Un fils qui a dû vivre le martyre de la crucifixion pour absoudre l'humanité de ses Pêchés. En prononçant ces paroles, Jésus fait don de sa mort à l'humanité et lui demande une « obéissance aimante ». Jésus, par ces mots, rend humanité responsable de ses actes. Le verbe faire est décisif car il signifie que nous sommes les dépositaires de la mémoire du Christ et que sans la reproduction de la cène, l'humanité pourrait retomber dans les mêmes travers. En bref, cette phrase permet à l'homme de méditer sur sa condition tout en lui rappelant qu'il n'est pas seul sur terre comme dans l'autre monde. Ce dernier repas et ces mots préparent également au deuil. C'est l'espoir d'une autre vie dans l'au-delà ou la conviction que notre passage ici-bas n'a pas été vain, pour les non-croyants. De notre mémoire, écrite ou verbale, nos descendants pourront tirer le meilleur parti pour améliorer le sort de l'humanité.

 

Stéphane De Bona

 

Deuxième regards sur le texte

 

Lorsque le Christ prononce cette phrase, il sait déjà que sa fin est proche. Il s’adresse à ses apôtres lors du dernier  repas (la Cène) avant sa crucifixion. Mais, au-delà de ses amis présents à ce moment là, c’est toute l’assemblée des chrétiens qui est concernée. En effet, les disciples de Jésus ont eu pour mission d’annoncer le message du Christ : l’avenir d’un monde dans l’au-delà où règne le bien et la vie éternelle auprès de Dieu le Père. Et à leur suite, tous les membres de l’Eglise, du Pape au plus petit des fidèles, sont chargés du même message.

En reproduisant les gestes du Christ au cours de la messe, pendant la consécration : la bénédiction du pain et du vin, qui symbolisent le corps du Christ souffrant sur la croix et son sang versé pour sauver tous les hommes du mal, puis le partage avec toute la communauté, nous nous rapprochons de Jésus qui est au milieu de nous, vivant et ressuscité.

En faisant « mémoire », comme il nous l’a demandé, le Christ est toujours présent, et il nous conduit à son Père. Il nous montre le chemin pour notre avenir. Lorsque le Christ demande de faire ses gestes en mémoire de lui, il demande de perpétuer le souvenir de son dernier repas.

 

Frédérique De Bona



mercredi 05 septembre 2007, a 23:30
Paradoxe
 

  Une opposition dans son propre camp

 

Le plus grand paradoxe vient peut-être de naître ces derniers jours. L'ancien premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin est aujourd'hui le plus grand opposant à la politique de Nicolas Sarkozy. Il se débat sur les ondes radio et les plateaux télévisés pour prouver que les mesures de notre nouveau président  n'aideront en rien la France. En effet, depuis 100 jours, Nicolas Sarkozy nous explique qu'il fera tout pour que la croissance en France bénéficie d'un point de plus par an durant son mandat. Les derniers chiffres publiés par l'OCDE démontrent au contraire que la France cette année ne bénéficiera pas d'une reprise de la croissance, mais plutôt qu'elle se dirige vers un déclin. Les hypothèses de budget du gouvernement ont été faites avec une croissance de 2,25 %, seulement voilà, les premiers chiffres semestriels démontrent que ce chiffre ne pourra n'être atteint que par une accélération très importante au dernier trimestre de la consommation des ménages et d'un renversement de la balance du commerce extérieur. En l'état actuel des choses, les ménages français sont au maximum de leurs possibilités dépensent et la balance du commerce extérieur montre une nouvelle fois des ratés compte tenu du manque d'investissement des entreprises dues à la crainte liée à la crise des crédits bancaires. En tout état de cause, notre taux de croissance pour 2007 devrait être de 1,8 %. S'appuyant sur ces données économiques, l'opposition aurait donc du grain à moudre. Mais pourquoi sont-ils si silencieux ? Nul ne le sait. La France va-t-elle rester inerte ?

 

Notre dernière chance : la coupe du monde de rugby

 

Dans ces conditions, la seule possibilité pour que notre pays atteigne un taux de croissance cette année de 2,25 %, serait que les rugbymans français gagnent la coupe du monde. L'engouement pour ce type de victoire engendre généralement une augmentation moyenne de 0,4% à 0,8% de croissance dans la foulée. La coupe du monde de football de 1998 avait rapporté à la France un point de croissance en plus jusqu'en l'an 2000. Mais comment peut-on jouer l'avenir budgétaire d'un pays à pile ou face ?

 

Les dangers de l'ivresse du pouvoir

 

 Nicolas Sarkozy ferait bien de retrouver le sens des réalités et de mesurer avec son gouvernement l'importance de leurs fonctions. Je me demande encore aujourd'hui, comment les Français ont pu prendre leurs décisions pour l'élire président la république. Il serait temps qu'ils reviennent sur terre et qu'ils prennent conscience de l'immense tâche donné à un enfant gâté. On ne peut pas gérer la France à la petite semaine, comme le fait Nicolas Sarkozy. Il va bien falloir qu'il mette en place un projet viable sur la table et qu'il revienne sur les erreurs de ce début de mandat (comme la baisse des impôts pour les plus riches, sans contrepartie) si nous courons à la catastrophe.

 

Stéphane De Bona



lundi 03 septembre 2007, a 23:24
L'enseignement et vous ?
 

  La rentrée scolaire

 

La quantité ne faisant pas la qualité, j'ai choisi aujourd'hui de vous soumettre une question qui en cette veille de rentrée scolaire me paraît très pertinente. Ce petit sondage sera certainement suivi d'une enquête très fourni que je m'apprête à réaliser. Elle fera intervenir plusieurs acteurs de l'enseignement. Ils donneront leur avis sur l'évolution de la situation de l'enseignement en France. Mais avant tout, je tiens recueillir l'impression des parents de nos chers bambins. Pour ma part, je ressens une très grande frustration lorsque je converse avec bon nombre de mes concitoyens. Pour la plupart, mon discours leur paraît complexe alors que j'ai le sentiment de ne pas être un homme exceptionnel. Je suppose même que je n'aurais pas eu mon baccalauréat en 1950.

 

Stéphane De Bona



dimanche 02 septembre 2007, a 23:55
Conseils boursiers du 02/09/2007
 

  http://debona-invest.blogbourse.com

 

 

La crise boursière que nous avons traversée en août semble maintenant terminée. Le CAC 40 se maintient au-dessus de 5600 points, nous pouvons donc maintenant repasser à l'achat, on peut donc repasser à l'achat dans une optique de long terme.

 

BENETEAU 

Code ISIN : FR0000035164

Code MENMO : BEN 

 

Bénéteau a réalisé au troisième trimestre 2007 un chiffre d'affaires de 373,1 millions d'euros, en croissance de 28,4%. A fin mai, le chiffre d'affaires cumulé s'élève à 750,3 millions d'euros, en hausse de 23,1%. Ce résultat intègre 77,8 millions d'euros au titre d'IRM, société intégrée dans les comptes depuis le 1er janvier. A périmètre constant, la contribution du troisième trimestre (+11,6%) porte le chiffre d'affaires cumulé à fin mai à 672,6 millions d'euros, en hausse de 10,4 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. De plus, la société de bateaux de plaisance dispose d'une trésorerie représentant 40 % de sa valeur boursière ce qui lui permettra d'envisager une nouvelle acquisition dans son secteur d'activité. L'annonce d'une telle opération ne manquerait pas de doper le cours. On peut acheter au cours actuel en espérant réaliser une plus-value de 33 % dans les 12 mois; environ 24€.

 

 

DERICHEBOURG

Code ISIN : FR0000053381

Code MENMO :  DBG

 

Le groupe Derichebourg, né le mois dernier de la fusion de CFF Recycling et de Penauille Polyservices, publie un chiffre d'affaires en progression de 12% sur les neuf premiers de son exercice 2006-2007. Ce premier chiffre d'affaires qui est essentiellement due à la croissance de l'activité de recyclage (+ 23 %) est de bon augure pour le reste de l'année. De plus, le titre a été massacré sans raison apparente durant la crise boursière. On peut le mettre à pan en portefeuille au cours actuel (6,50 €) pour viser 8 € dans les 6 mois.

 

 

GROUPE EUROTUNNEL

Code ISIN : FR0010452433

Code MENMO :   GET

 

Le groupe Eurotunnel a publié ses premiers résultats depuis la réussite de sa restructuration. Ils sont encourageants. Eurotunnel annonce une réduction de sa perte à 32 millions d'euros, contre 105 millions d'euros en données comparables pour la période correspondante en 2006. Le résultat opérationnel est ressorti à 128 millions d'euros en augmentation de 52%. L'opérateur du tunnel sous la Manche précise que l'augmentation des volumes de voitures et camions transportés (+8% et 9% respectivement) a engendré une augmentation significative d'environ 8% à taux de change constant des revenus navettes, pour atteindre 240 millions d'euros. Eurotunnel est donc en avance sur ses perspectives de perte pour la fin d'année et pourrait donc retrouver l'équilibre plus vite que prévu. On peut acheter l'action jusqu'à 0,37 € dans une perspective de très long terme. Les transports assurant une rentabilité quasi perpétuelle, avec la reprise de la confiance dans la société l'action deviendra un placement de père de famille. Cependant acheter le titre qu'en très petites quantités car la direction envisage une augmentation de capital à l'automne.

dimanche 02 septembre 2007, a 21:11
Évolution des sports collectifs
 

   

 

La prochaine ouverture du mondial de rugby le 7 septembre m'a interpellé sur l'évolution des sports à travers les âges. Je vous livre donc quelques pistes de réflexion qui montre que l'humanité pourrait se détacher petit à petit de la barbarie.

 

Des jeux Romain au sport moderne

 

Dans la Rome antique, l'empereur est le seul décisionnaire pour l'organisation de jeux barbares qui opposaient des gladiateurs dans le seul but d'une démonstration de puissance. Ces combats à mort donnaient au vainqueur la possibilité de retrouver leur liberté par la volonté de l'empereur. Ces jeux permettaient également unifier la cité autour d'un chef qui avait le droit de vie ou de mort sur des combattants. Ces jeux morbides faisaient appel aux pulsions primitives de chaque individu et l'ambiance dans les arènes démontrait la supériorité du peuple romain sur les autres civilisations. Ces jeux avaient pour seul but de faire régner la paix dans la cité en déchargeant la masse de ces pulsions négatives. C'était à la fois un défouloir et la preuve que seule l'autorité de l'empereur valait sur le territoire. Les armes et la mort ont peu à peu été remplacées par des jeux collectifs, où les hommes natifs d'une région pourraient se reconnaître à travers une équipe qui les représente. C'est l'avènement du sport moderne. De nos jours, si chaque peuple décidait de régler ses conflits d'intérêts par le sport pour ensuite trouver un accord amiable avec le vaincu, la paix serait garantie sur l'ensemble de la planète et des destructions inutiles seraient alors évitées. À méditer !

 

L'esthétique du sport moderne

 

Aujourd'hui, les sports collectifs comme individuels peuvent être comparés à de l'art. La civilisation asiatique l'a compris bien avant nous. Elle parle de ses sports de combat en termes d'arts martiaux. Ils sont avant tout des techniques de défense et non d'attaque mettant en valeur la puissance des corps et non des armes. Seule la puissance et la dextérité des corps met en danger la vie d'autrui. Le toucher destructeur ne doit intervenir qu'en dernière limite, si l'agresseur ne donne plus d'autre possibilité. Ces arts martiaux doivent rester des parades défensives.

 

Le sport collectif a lui aussi bien évolué vers des pratiques esthétiques. Les gestes sont répétés à plusieurs reprises afin que les hommes qui les pratiquent les ressentent comme innées et non acquis. Les sports collectifs peuvent donc être perçus par le public comme des spectacles d'art moderne. On assiste comme à la danse, à un ballet mettant des corps en mouvement. Le sport moderne par sa vulgarisation pourra donc sans doute amener la majorité de notre population à une culture classique. C'est peut-être par ce biais que nous arriverons à réintroduire le goût de l'effort dans notre société, car un geste parfait ou des connaissances ne s'acquièrent pas sans difficultés.

 

Stéphane De Bona

samedi 01 septembre 2007, a 22:46
Alliance prématurée du centre et de la gauche
 

   

Laisser le temps au temps

 

Nous sommes aujourd'hui à six mois d'une nouvelle échéance électorale. À peine les états-majors ont-ils eu le temps de se reposer, que déjà nous devons nous remettre en ordre de bataille. Le parti socialiste a ouvert le bal, des universités d'été, des principales forces politiques démocratiques de notre pays. Sa défaite de mai 2007 est loin d'être digérée ! Les principaux ténors du parti socialiste ont brillé par leur absence. Mme Royal semble toujours être aussi populaire auprès des militants socialistes. Elle s'est livrée à sa première autocritique et désire aujourd'hui jouer un rôle important au sein du parti pour retenter sa chance en 2012. C'est donc un parti exempt d'idées et de forte personnalité qui a fait sa rentrée ! Les divisions sont visibles aux yeux tous, au journaliste comme à la population. Pourquoi alors le centre serait-t-il l'allié dés le premier tour des municipales d'une force cliniquement morte ?

 

L'UDF-MoDem a de ce point de vue toutes ses chances de faire une percée politique décisive lors de ce scrutin. L'université d'été qui aura lieu dans les Landes à Seignosse les 13, 14 et 15 septembre, nous permettra de dégager une orientation constructive pour faire contrepoids à des forces comme l’UMP ou le parti socialiste qui paraissent en bout de course. J'espère que ces élections réveilleront les Français de leur « sommeil dogmatique ». Nicolas Sarkozy depuis son début de mandat présidentiel, nous a gratifié d'une figure de style que je qualifierai « de bougisme » nous faisant avaler au passage quelques couleuvres. "Maintenant que nous avons réduit les impôts pour les plus riches, voyons ce que l'on peut faire pour en prendre un peu plus aux plus pauvres". Après les impôts plafonnés, voici les impôts planchés ! Notre cher président de la république a encore le culot de nous présenter ses prochaines mesures comme rétablissant la justice sociale. Entre ceux qui vous promettent un SMIC à 1500 € et ceux qui jettent l'argent par les fenêtres, les Français n'ont plus guère le choix que de prendre une troisième voie, celle de François Bayrou. Elle paraît être celle de la raison. Alors pourquoi aujourd'hui, choisirait-on entre la peste et le choléra ? Le temps des choix viendra bien assez tôt.

 

Pagaille politique en France 

 

C'est la pagaille dans le monde politique français! Je donnerais pour seul exemple celui de ma ville. Les divisions socialistes et de la gauche tiennent le haut du pavé, nous sommes en présence de quatre listes socialistes ce qui montre bien qu'aucun projet constructif a été débattu entre les leaders de la gauche Messine. Ajoutons à cela, un Maire qui ne veut pas quitter son poste, des élus du centre qui une fois de plus ont peur de perdre leur place et font le choix de rejoindre Sarkozy ou encore un autre qui fait l'union entre le centre et la gauche pour la forme et sans fond ; et vous trouverez sans doute à travers cette municipalité  une image presque exacte de toutes les communes de France.

 

 Monsieur le président, vous avez su mettre une belle pagaille dans tout l'échiquier politique, mais il va falloir savoir tenir vos troupes pour toutes les échéances électorales à venir,  afin que les Français ne se réveillent pas rapidement avec la gueule de bois en s'apercevant que votre projet pour la France n’est que de la poudre aux yeux. Plus dur sera la chute !

 

Stéphane De Bona

samedi 01 septembre 2007, a 20:00
Commentaire libre
 

 

  J'ai l'honneur aujourd'hui, de vous présenter un commentaire libre qui m'a été remis par un ami philosophe. C'est donc avec une grande joie, que je publie ce petit texte. J'espère que nous aurons encore l'occasion de travailler ensemble à plusieurs reprises. Bonne lecture à tous !

 

Stéphane Bona

 

 

 

« La Métaphysique du mou »

de J-B BOTUL (personnage fictif)

 

Imaginé et créé de toutes pièces par Frédéric Pagès, Jean-Baptiste Botul (peut-être un pseudo) n’a laissé aucun ouvrage écrit officiel, il a par ailleurs été un spécialiste de Kant.

Le texte ici étudié a été établi et annoté par Jacques Gaillard, ce dernier raconte le méli mélo qu’il a trouvé en cherchant les premières pages de la « Métaphysique du Mou » ; 143 liasses de feuillets et d’enveloppes de formats divers. A partir d’un premier tri, 18 pages de ce texte ont pu êtres retranscrites. Dans ses lettres à lui-même, Botul explique la difficulté qu’il a à se relire. « des plumes de qualité médiocre, une encre diluée par économie et des supports trop absorbants accentuent encore ces maladresses graphiques ». Nous le savons, Botul ne voulait pas publier ; le manque de soin explique tout. « Il écrivait sur n’importe quoi avec n’importe quoi ».

Titre arbitraire dans la mesure où Botul l’envisage seulement, « la métaphysique du mou » est un ensemble de petits textes pensés et écrits sur l’instant, comme un journal intime, on a du mal à définir son travail, ce ne sont même pas des fragments (cf. Heraclite). Les pensées sont ponctuels, inachevées et sans liens propres entre-elles. On voyage d’une page à l’autre sans ligne directrice, sans but apparent. L’auteur nomme ces textes, des « bouts ». On penserait même qu’il se permet une certaine audace dans la syntaxe vers la fin de l’ouvrage (très court en soi d’ailleurs, environ d’une cinquantaine de pages) ou alors c’est plutôt l’éditeur qui respecte le plus fidèlement la manière d’écrire et de noter de Botul, je cite : « ………………………………….. 69 » avec en légende « 69 : ici manquent deux pages »

 

Botul met en place une problématique à savoir ; le mou, le principe de mouité -et non de molesse-.avec l’argument suivant lequel peu de place a été faite aux choses molles dans la philosophie dite ‘des choses mêmes’ ; Botul explore ce concept de mouité au travers de l’être, le néant, le fromage, les seins de femmes… il développe sa nouvelle idée en opposant les termes notamment (dur=froid ; mou=chaud) et en citant Aristote et « les parties des animaux » il argumente autour des viscères d’une part et de l’os d’autre part

Botul dit une très belle phrase pleine de poésie, à propos du « dire » et du « ne pas écrire » citant volontiers Socrate ou Jésus… « A quoi bon chercher à les publier –cf. les notes- je n’ai pas l’angoisse de la page blanche, j’ai la terreur des pages noircies. »

Le philosophe dressera ensuite une liste de lois sur le mou et le dur (par exemple, le dur ne devient mou que par l’effet d’un travail ou encore le dur déçoit, le mou émeut)

 

Preuve en est, Pagès donne vie à son personnage jusqu’à lui inventer une biographie (ou peut-être s’apparente-t-elle à des propres brides de la vie de ce premier.) Durant la première partie de sa vie, il fait de nombreuses rencontres amicales, amoureuses et professionnelles, l’association des amis de JBB fut fondé, il devint même en 1937 pendant quelques mois, chauffeur de taxi et dispense des cours de philo aux clients pendant ses courses. La même année il enj vient à brûler ses manuscrits et décide « de ne plus rien écrire » et ne rédige que des ‘fragments’ sur des matériaux divers afin d’être sûr de ne pas être tenté de publier… Puis comme si Pagès était exaspéré de son propre fantasme qu’il venait de créer, décide que Botul se brouille avec ses proches à la fin de sa vie (Sartre, Beauvoir, Bachelard, Merlau-Ponty…) et qu’il meure dans l’indifférence générale, à Lairière le 15 août 47

 

Lui qui ne voulait pas être publié et -j’imagine- encore moins commenté (si tant est que ce soit un commentaire) il doit sentir le doux souffle de la trahison venir le prendre par surprise dans sa tombe…

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Frédéric Pagès : agrégé de philosophie, il quitte l‘enseignement pour rejoindre « le canard enchaîné » ; il fut l’un des fondateurs de « l’association des amis de JB Botul », association à but promotionnelle pour son fantasme personnifié…                     

 

  FRANCK SCHWEITZER

Présentation
De Bona Stéphane

Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".

Et cela peut rapporter GROS !

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