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Electron Livre
samedi 31 janvier 2009, a 21:54
3 questions à... Stéphane De Bona
 

 

Stéphane De Bona est un fervent défenseur du développement des institutions européennes et de l'union européenne. Il a participé à la création d'un partenariat entre les universités de Metz, Nancy, Luxembourg. Il est aujourd'hui, Membre du conseil départemental de la Moselle et de la conférence nationale du Mouvement Démocrate.

 

Franck Schweitzer : Vous défendez  la candidature de Nathalie Griesbeck, comme tête de liste Grand Est du Mouvement Démocrate pour les Elections Européennes, pourquoi ?

 

Stéphane De Bona : Aujourd'hui, elle est la seule candidate comme tête de liste qu'on nous propose qui connaisse parfaitement sa circonscription. Elle a d'ailleurs donné une conférence sur le thème «L'Europe entre réalité et idéal économique ?», démontrant sa parfaite maîtrise des dossiers. Elle nous a notamment expliqué que l'État français ne s'appuie pas assez sur les institutions européennes pour faciliter son développement économique, par l'intermédiaire des fonds structurels. Elle montre par un vocabulaire simple, que l'Europe n'est pas un machin, par lequel nous viendraient tous les maux, mais qu'elle pourrait souvent être notre planche de salut. Parce qu'elle aime autant sa grande région que l'Europe, elle est la garantie que nous serons bien représentés au Parlement européen pour les cinq ans à venir.

 

FS : Pourquoi devrais-je me sentir européen ?

 

SDB : Je pense que notre situation géographique ne peut conduire qu'à ce sentiment. Nous sommes un carrefour de l'union. Nous sommes frontaliers avec plusieurs pays de l'union, l'Allemagne et le Benelux (Luxembourg, Belgique et les Pays-Bas). De plus, l'Europe est le seul espace de taille suffisante qui puisse protéger nos valeurs telles que la liberté et les Droits de l'Homme... De plus nous sommes le seul continent qui dispose d'une politique climatique. Le programme européen sur les changements climatiques (PECC) va plus loin que les engagements pris lors du protocole de Kyoto, cette politique est fondamentale pour répondre aux enjeux du XXIe siècle. Nous avons raté une belle occasion de devenir une force continentale qui compte après le refus du traité constitutionnel en 2005. L'Union Européenne facilite les échanges entre citoyens, du point de vue du travail, des diplômes et du tourisme. Elle nous protège aussi par des coopérations judiciaires renforcées dans les états membres. L'union européenne est un espace de liberté de sécurité et de justice. Aujourd'hui, elle n'est plus seulement un espace économique, mais devient peu à peu politique. Elle sera incarnée et identitaire après l'adoption du traité de Lisbonne par tous les états membres. Elle pourra afin devenir une Europe que les citoyens sentiront humaine.

 

FS : Avec le traité de Lisbonne, la France disparaîtra-t-elle au profit de l'union comme semblent le dire le président du Front National, Jean-Marie Le Pen ?

 

SDB : Non au contraire ! L'union européenne est une structure originale qui n'a pas d'équivalent juridique. Elle est le fruit de la signature de différents traités entre plusieurs états membres. Nous ne serons pas les États-Unis d'Europe, mais plutôt une fédération d'États-nations qui à tout moment pourront décider de quitter l'union, grâce à une clause du traité. De plus, les États-Unis auront enfin un interlocuteur qu'ils pourront identifier, puisque le président de l'union sera élu. L'Europe est déjà une réalité pour chacun d'entre nous, nous vivons dans une structure semi-fédérale qui ne dit pas son nom car nous en avons peur. Nos dirigeants politiques utilisent ces structures pour se dédouaner de leurs erreurs, alors que dans beaucoup d'états membres ses bienfaits sont mis en avant, pas seulement dans l'Europe de l'Est, mais aussi dans l'Europe de l'Ouest. L'Europe est un moteur qui aide les états membres à se dépasser et à innover pour ne pas être le dernier de la classe. Dans quel état se serait nos finances publiques si nous n'avions pas les critères de convergence à respecter ? Nous sommes loin, des 3 % du PIB du déficit budgétaire annuel et d'une dette publique n'excédant pas 60 % du PIB. L'Europe est donc une chance pour la France, si nous ne voulons pas devenir un pays du tiers-monde à la fin de ce siècle.

 

 

Propos recueillis par Franck Schweitzer

jeudi 29 janvier 2009, a 23:26
La Philosophie du 20ème siècle
 

 

 

 

 

 

 

La méthode de la philosophie analytique est une approche générale de la philosophie, un style d'analyse qui répond à certaines exigences rationnelles. Elle fut tout d'abord liée essentiellement aux projets d'analyse logique des problèmes philosophiques ; cette méthode est conçue aujourd'hui non plus comme un programme, mais comme un souci de clarté et de précision, exigeant de donner une place importante à l'argumentation, aux discussions et aux preuves, d'éviter toute ambiguïté, et de prêter une attention particulière à toutes les nuances de détails qui peuvent entrer dans un problème. Le but de l'approche analytique est de clarifier les problèmes philosophiques en examinant et clarifiant le langage dont on se sert pour les formuler. Cette méthode compte parmi ses apports majeurs la logique moderne, la mise au jour du problème du sens et de la dénotation dans la construction du signification, la théorie de la falsification de Karl Popper. Les deux branches principales sont, d'une part, la recherche pour comprendre le langage en utilisant la logique formelle ; d'autre part, la recherche pour comprendre les idées philosophiques en examinant le langage naturel utilisé pour les formuler et les clarifier.

 

La Logique moderne & contemporaine :

 

Frege jette les bases de la logique moderne. La définition axiomatique d'un concept et la base axiomatique d'une mathématique sont deux notions relativement différentes. La logique qui reflétait essentiellement une évidence intuitive, s'ouvre à des paradoxes comme celui du menteur ou de l'ensemble de tous les ensembles. Husserl montre que la logique ne peut pas être cette base intuitive que tout le monde accepte. Les mathématiques sont en chaos. La logique gagne en relativité, les propositions ne sont plus vrais ou fausses mais aussi indécidables. On peut ajouter autant d'axiomes que l'on veut et monter des logiques différentes avec des axiomes contradictoires. La logique devient une des bases d'une nouvelle science, l'informatique. Elle contient probablement la base d'un des grands problèmes de notre temps, on est toujours loin de pouvoir résoudre le problème du « voyageur de commerce ». Une base axiomatique, l'analyse non standard, remet au goût du jour et de façon rigoureuse les vielles méthodes de calcul différentiel. On n'aurait pas encore démontré de théorème majeur avec ces méthodes. La logique intuitionniste prend une place importante comme première logique constructive et le lambda calcul qui lui est intimement lié permet de fonder la théorie du calcul.

 

La Linguistique :

 

Au sens large, la linguistique est l'étude des langues humaines. Un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative (ou prescriptive) tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge les énoncés en termes d'adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :

  • phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
  • phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
  • morphologie : étude de la structure interne des mots ;
  • syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des phrases ;
  • sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
  • stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ;
  • pragmatique : étude de l'utilisation des énoncés dans les actes d'énonciation.

 

La Phénoménologie :

 

Elle essaie de répondre à la crise des mathématiques par un « retour aux choses mêmes » (selon le mot de Husserl), c'est-à-dire aux phénomènes ou vécus de conscience : il s'agit de mettre le monde « entre parenthèses » autrement dit ne pas se prononcer sur lui, sur son existence, suspendre toutes nos croyances, pour se concentrer sur l'apparaître, sur ce qui se présente à la conscience. Ce n'est pas un point de vue purement naïf : il faut au contraire dépouiller les phénomènes de leurs croyances naïves. Il y aura au cours du XXe siècle toutes sortes de phénoménologies : religieuse, existentielle (Heidegger, Sartre), de la perception (Merleau-Ponty) etc.

 

L'Herméneutique :

 

Du grec hermeneutikè, art d'interpréter et du nom du dieu grec Hermès, nom du messager des dieux et interprète de leurs ordres- est l'interprétation de tout texte nécessitant une explication, notamment dans la critique littéraire ou historique et dans le droit ou même dans le cadre de la psychanalyse. On parle d'herméneutique pour l'interprétation des textes en général, anciens en particulier, dans le cas de l'art contemporain par exemple, est parfois appelée à recouvrir. Celle des écritures saintes qu'il s'agisse de Bible ou de Coran est un sujet qui demeure délicat. On désigne aussi par herméneutique la réflexion philosophique interprétative sur les symboles religieux et les mythes.  La méthodologie du dévoilement ou de la restitution d'un texte se pose la question suivante :  Dans quelle mesure l'interprétation du lecteur doit-elle être prise en compte et est-elle valide ?

 

Le Structuralisme :

 

Elle trouve son origine dans le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure (1916), qui propose d'appréhender toute langue comme un système dans lequel chacun des éléments n'est définissable que par les relations d'équivalence ou d'opposition qu'il entretient avec les autres, cet ensemble de relations formant la structure.  La structure possède une organisation logique mais implicite, un fondement objectif en deçà de la conscience et de la pensée. En effet, tout structuralisme repose sur un double statut des structures, à la fois "idéel" (comme forme abstraite d'organisation) et "réel" (comme réalisation concrète). Par conséquent, le structuralisme vise à mettre en évidence ces structures inconscientes par la compréhension et l'explication de leurs réalisations sensibles.

 

L'Anthropologie :

 

Science Humaine qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, sociaux, culturels, et physiques. Cette discipline s'appuie notamment sur l'étude ethnologique des sociétés et peuples ayant préservé une culture spécifique originale. L'anthropologie synthétise ces données dans le cadre d'une étude générale de l'espèce humaine. Le modèle français privilégie les aspects symboliques et sociaux de l'étude de l'être humain et fait de l'ethnologie une sous-discipline de la sociologie, négligeant selon certains les aspects matériels et physiques de l'étude de l'être humain.

 

La philosophie et la science :

 

La méthodologie de la philosophie la rapproche des sciences, et son idéal de clarté et de précision permet de rendre testables et donc réfutables les assertions philosophiques qui y sont exprimées. Ce dernier critère, mis en évidence par Popper permet en effet de distinguer les assertions qui présentent un caractère scientifique ou non. Certains philosophes remettent en cause le bien-fondé ou la valeur de la philosophie analytique. Certains autres estiment que la philosophie ne peut se limiter à « l'analyse des concepts » et que la critique de la distinction entre analytique et synthétique a ruiné l'analyse conceptuelle.  Selon certains détracteurs de la philosophie analytique, cette approche de la philosophie restreint son spectre d'investigation à l'analyse épistémologique et ontologique. Toute idée est uniquement jugée en fonction de la qualité de l'argumentation rationnelle qui la supporte. Ainsi une partie entière de la pensée se trouve niée, et la philosophie doit modérer ses ambitions en se soumettant à la science.

 

La Physique :

 

Du grec φυσικη- est étymologiquement la science de la Nature. Son champ est néanmoins plus restreint : elle décrit de façon à la fois quantitative et conceptuelle les composants fondamentaux de l'univers, les forces qui s'y exercent et leurs effets. Elle développe des théories en utilisant l'outil des mathématiques pour décrire et prévoir l'évolution d'un système. Cette science n'accepte comme résultat que ce qui est mesurable et reproductible par expérience. Une théorie (ou modèle) est un ensemble conceptuel formalisé mathématiquement, dans lequel des paramètres physiques qu'on suppose indépendants (charge, énergie, temps par exemple) sont exprimés sous forme de variables et mesurés avec des unités appropriées (Joule, seconde). La théorie relie ces variables par une ou plusieurs équations (E = mc2 est sans doute la plus connue). Ces relations permettent de prédire de façon quantitative le résultat d'expériences.

Une expérience est un protocole matériel permettant de mesurer certains phénomènes dont la théorie donne une représentation conceptuelle.  Bien que la physique s'intéresse à une grande variété de systèmes, certaines théories ne peuvent être rattachées qu'à la physique dans son ensemble et non à l'un de ses domaines. Chacune de ces théories est supposée juste, dans un certain domaine de validité ou d'applicabilité. Par exemple, la théorie de la mécanique classique (ou newtonienne) décrit fidèlement le mouvement d'un objet, pourvu que ses dimensions soit bien plus grandes que celles d'un atome et que sa vitesse soit bien inférieure à la vitesse de la lumière et que l'objet ne soit pas trop proche d'une masse importante et que celui-ci soit dépourvu de charge. Les théories anciennes comme par exemple la mécanique newtonienne sont encore des sujets de recherche notamment dans l'étude des phénomènes complexes (exemple : la théorie du chaos).

 

La Biologie : bios (βιος) et logos (λογος), c'est la science de la vie. Par définition, la biologie est l'étude des êtres vivants, tels qu'on les connaît sur la planèteTerre. Mais la distinction entre organismes vivants et non vivants est parfois difficile (voir virus, viroïde et prions.), et la détermination de l'objet spécifique de la biologie n'a rien d'évident. Prise en un sens plus large, la biologie ou sciences de la vie est également l'ensemble des disciplines, classiques et modernes, qui étudie les structures, les fonctions et les niveaux d'organisation (molécules, cellules, tissus, organes, systèmes et organismes ainsi que leur milieu de vie) des êtres vivants, ces êtres vivants n'étant scientifiquement que des assemblages complexes de molécules interagissant entre elles selon les lois de la physique et de la chimie s'appliquant à toute matière. Enfin, le terme a été défini à la fin du XVIIIe siècle par le naturaliste français Jean-Baptiste Lamarck.

 

Le Cercle de Vienne : Club philosophique qui a fonctionné à Vienne officiellement depuis 1929 jusqu'à l'assassinat de son chef de file, Moritz Schlick, le 22 juin 1936, après quoi le club se dispersa. Le Cercle existait de manière informelle déjà avant la guerre de 14-18. La tendance y était au positivisme logique, et était influencée par L. Wittgenstein, B. Russell, George E. Moore, H. Poincaré, A. Einstein, K. Popper. Il s'agissait plus ou moins de tordre le cou à la métaphysique, et l'une des cibles du cercle était Heidegger.

 

Franck Schweitzer

mardi 27 janvier 2009, a 22:55
Le danger despotique
 

 

 

 

 

 

 

La démocratie reste le meilleur système politique connu de nos jours, mais c'est « un colosse aux pieds d'argile ». Nous vivons peut-être actuellement, une dérive despotique. La situation peut nous rappeler étrangement celle d'avant le 2 décembre 1851. Louis-Napoléon Bonaparteest élu président de la seconde république le 10 décembre 1848, il irrite profondément l'assemblée et profite de ce climat instable pour laminer toute opposition à son pouvoir. Ses gesticulations et ses accrocs à la constitution, endorment peu à peu l'assemblée. Les légalistes comme Victor Hugo, député d'alors, essaient d'avertir la population d'un coup d'état imminent, mais elle ne s'en aperçoit guère. La déstabilisation de l'assemblée et de son opposition, déjà en piteux  état, par la limitation du droit d'amendement, ne prépare-t-il pas un coup d'état, pour un nouveau petit homme ? Le plus grand danger pour la démocratie arrive souvent par la démocratie elle-même, lorsque l'électeur se reporte vers des hommes qui portent en eux des tendances extrémistes. Alexis de Tocqueville nous éclaire sur ses dérives dans « De la démocratie en Amérique ».

 

Biographie

 

Alexis de Tocqueville (1805-1859), il est né à Paris. Le jeune magistrat, il est chargé en 1831 d'une enquête sur le système pénitentiaire aux États-Unis. À son retour, il est écrit son ouvrage magistral et visionnaire sur le destin de la démocratie « De la démocratie en Amérique » entre 1835 et 1840. Il est élu député en 1839 puis devint ministre des affaires étrangères en 1849. Ils quittent ensuite la vie politique pour se consacrer à ses travaux sur l'Ancien Régime et la Révolution jusqu'à sa mort.

 

Présentation de l'ouvrage

 

Tocqueville publia « De la démocratie en Amérique » en 1840, au retour d'un voyage aux États-Unis avec son ami Gustave de Beaumont durant lequel il avait pour mission d'étudier le système pénitentiaire américain. La première partie de l'ouvrage est consacrée à une analyse de la vie sociale et politique américaine, à l'étude de ce peuple dans lequel les hommes sont « nés égaux au lieu de le devenir ». Dans la seconde partie, l'auteur s'interroge sur les conséquences et les effets de la marche de l'égalité qu'il voit à l'œuvre dans ce pays. Soulignant les grands avantages du régime démocratique (libertés individuelles, rôle moteur du peuple), il en montre aussi, de manière réellement visionnaire les dérives possibles. Il montre ainsi que l'uniformisation des individus, l'égoïsme et l'isolement de chacun peut mener au despotisme doux et bienveillant amené par une majorité disloquée. C'est l'une des dérives à craindre. Il est alors de la responsabilité de chaque nation que « l'égalité les conduise à la servitude ou à la liberté, aux lumières ou à la barbarie, à la prospérité ou aux misères ».

 

Extrait choisi

 

« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, et comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine, quand au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s'élèvent un pouvoir immense et tutélaire, qui se chargent seul d'assurer leur jouissance est de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il cherche au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leur succession, divise leurs héritages, ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre ; qu'il referme l'action de la volonté dans un petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement et le berger.

 

J'ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu'on ne l'imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qui ne lui serait pas impossible de s'établir à l'ombre même de la souveraineté du peuple ».

 

Alexis de Tocqueville

De la démocratie en Amérique, Tome II, Parti IV, chapitre 5, Gallimard Flammarion, 1986

 

Le pouvoir despotique contre la démocratie

 

Le pire n'est jamais certain et aujourd'hui plus qu'en 1851, une force d'opposition construite est prête à émerger pour sauvegarder la démocratie. Cette force souhaite rénover notre démocratie et renforcer notre pacte républicain. Elle porte l'Europe dans son essence et pourra défendre les valeurs de notre continent et celle de la France, en s'appuyant sur nos institutions supranationales, pour protéger la nation française de cette dérive totalitaire : c'est le Mouvement Démocrate. Malgré tout, comme dirait Alexis de Tocqueville : « Je crois que nous nous endormons sur un volcan ».

 

Stéphane De Bona

 

dimanche 25 janvier 2009, a 23:48
Hannah Arendt (Interview à New York) Suite
 



dimanche 25 janvier 2009, a 23:22
Transmission entre générations
 

 

Le problème de la transmission reste un questionnement profond pour notre société. Qu'allons-nous transmettre à nos jeunes ? Faisons-nous parti des civilisations éphémères ou laisserons-nous une trace indélébile dans les siècles à venir ? Ces deux questions sont pour l'instant sans réponse. Notre continent européen a été tellement divisé au siècle dernier, par deux systèmes, un disparu ; le communisme et l'autre à bout de course ; le capitalisme, que les générations futures auront sans doute à recréer une unité historique pour que nous ne sombrions pas dans l'oubli.

 

Les liens culturels

 

Que devons-nous transmettre ? Nous pouvons partir de deux constats différents : celui de René Char qui dit que nous ne « nous sommes précédés d'aucun testament » ou celui d'Hannah Arendt qui affirme que « le fil de la tradition est rompu », mais à première vue aucune de ces deux maximes ne répondent à notre question et elles paraissent même contradictoires, pourtant une fois expliquée elles peuvent nous aider à élaborer une synthèse acceptable. La maxime de René char, nous permet de nous sentir libre de nos actes et d'envisager de transformer un monde utopique en une réalité. De son côté celle d'Hannah Arendt, nous rappelle qu'il est dangereux de ne pas connaître son histoire, car l'homme est sujet à des passions ou des pulsions de mort dévastatrice. La mémoire et la transmission culturelle agisse comme des garde-fous. Dans « la crise de la culture » dont je ne donnerai un extrait plus loin, Arendt démontre qu'une tragédie comme la Shoah aurait plus être évitée si nous n'avions pas rompu avec la tradition humaniste de la Grèce antique. Elle explique également qu'il est nécessaire à chacun de connaître son histoire pour savoir mieux s'en détacher et créer. En résumé, nous avons de liens culturels pour ne pas tomber dans une déconstruction morbide, mais nous devons pratiquer l'époké (c'est-à-dire une mise entre parenthèses de notre temps) pour mieux inventer l'avenir. Il en va autrement du patrimoine économique et familial.

 

Biographie succincte d'Hannah Arendt

 

Hannah Arendt (1906-1975) est né à Hanovre, elle suivit à 19 ans les cours Martin Heidegger et soutint sa thèse sur Augustin sous la direction de Jaspers. L'arrivée au pouvoir d'Hitler la réveille de son « sommeil romantique » : elle quitte l'Allemagne en 1933, puis rejoint les États-Unis en 1940. Elle obtint la nationalité américaine en 1951, année de la publication des « Origines du totalitarisme ». Elle commence alors à enseigner dans les universités les plus prestigieuses comme Princeton ou Berkeley. Elle meurt en 1975 après avoir été reconnue tardivement comme l'un des penseurs majeurs du phénomène totalitaire.

 

Présentation de l'ouvrage

 

La crise de la culture regroupe huit essais considérés par Hannah Arendt comme autant d'« exercices de pensée politique » visant à « découvrir les origines réelles des concepts traditionnels afin d'en extraire à nouveau l'esprit originel ». Les grands thèmes abordés par l'auteur sont la tradition philosophique, le concept d'histoire, la liberté, la vérité et l'opinion, l'éducation et la culture.

L'un des essais intitulé « la crise de l'éducation » montre à quel point l'accueil des nouveaux venus dans un monde ancien est chose complexe et difficile. Le problème de l'éducation est en effet double : il s'agit d'adapter des individus à un monde qui existe déjà et qui a été modelé par leurs pères mais aussi de les préparer à un avenir dont ils seront eux-mêmes les acteurs. Hannah Arendt s'interroge ici sur le sens et la destination d'une éducation révolutionnaire et en conclut que le rôle de l'éducation n'est pas tant d'inspirer le changement que de donner les moyens à ceux que l'on éduque de comprendre le monde dans lequel ils vivent. C'est en cela qu'elle parle de conservatisme comme essence de l'éducation.  

 

Extrait de « la crise de la culture »

 

« Évitons tout malentendu : il me semble que le conservatisme, pris au sens de conservation, est l'essence même de l'éducation, qui a toujours pour tâche d'entourer et de protéger quelque chose -- l'enfant contre le monde, le monde contre l'enfant, le nouveau contre l'ancien, l'ancien contre le nouveau. Même la vaste responsabilité du monde qui est d'assumer ici implique bien sûr une attitude conservatrice. Mais cela ne vaut que dans le domaine de l'éducation, ou plus exactement dans celui des relations entre enfant et adulte, et non dans celui de la politique où tout se passe entre adultes et égaux. En politique, cette attitude conservatrice -- qui accepte le monde tel qu'il est et le lutte que pour préserver le statu quo -- ne peut mener qu'à la destruction, car le monde, dans ses grandes lignes comme dans ses moindres détails, serait irrévocablement livré à l'action destructrice du temps sans l'intervention d'êtres humains décidés à modifier le cours des choses et à créer du neuf. Les mots d'Hamlet : « Le temps est hors des gonds. Oh sort maudit que ce sois moi qui aie à le rétablir », sont plus ou moins vrai pour chaque génération, bien que depuis le début de notre siècle, ils aient acquis une plus grande valeur persuasive qu'avant.

Au fond on n'éduque jamais que pour un monde déjà hors de ses gonds ou sur le point d'en sortir, car c'est le propre de la condition humaine que le monde soit créé par des mortels afin de leur servir de demeure pour un temps limité. Parce que ce monde est fait pour des mortels, il s'use ; et parce que ses habitants changent continuellement, il court le risque de devenir mortel comme eux. Pour préserver le monde de la mortalité de ses créateurs et de ses habitants, il faut constamment le remettre en place. Le problème est tout simplement d'éduquer une façon telle qu'une remise en place demeure effectivement possible, même si elle ne peut jamais être définitivement assurée. Notre espoir réside toujours dans l'élément de nouveauté peut chaque génération apporte avec elle ; mais si précisément parce que nous ne pouvons placer notre espoir qu'en lui que nous détruisons tout si nous essayons de canaliser cet élément nouveau pour que nous, les anciens, puissions décider de ce qui sera. C'est justement, pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger de cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaire que puisse être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine ».

 

Hannah Arendt

Traduction essais Gallimard, 1989.

 

Le patrimoine économique et familial

 

Faut-il léguer le patrimoine économique et familial ? On peut se le demander, dans la mesure où l'on sait qu'en matière économique, la première génération construit l'entreprise, la seconde la développe et la troisième la démantèle. L'héritage doit être, à mon avis, limité car ce mode de succession ne développe pas la créativité des individus une fois l'éducation terminée. On peut d'ailleurs se rendre compte que les grandes civilisations ont disparu lorsqu'elles n'avaient plus de chef sur leur garde par la succession du droit d'ainesse. En ce sens, la république est une garantie de vitalité pour une nation et un peuple.

La réforme des droits de succession appliquée par notre président, Nicolas Sarkozy, ne va-t-elle pas à l'encontre de ses objectifs ? Une fois encore, on peut remarquer que l'addition du paquet fiscal et de la réforme des droits de succession n'ont pas été réfléchis pour le long terme, mais simplement pour des intérêts personnels et purement électoraux.

 

Stéphane DE BONA

 

Hannah Arendt (Interview à New York)



vendredi 23 janvier 2009, a 19:55
Le changement du mode de pensée
 

 

Le XXe siècle a construit sa structure sur un mode de pensée binaire. Nous avons réagi aux événements en fonction des schémas hérités de la seconde guerre mondiale. L'affrontement bloc contre bloc, nous a obligés à penser d'une façon dualiste. Aujourd'hui, l'Amérique s'est affirmée aux yeux du monde comme une hyper puissance. Elle pensait que son idéologie allait dominer le monde et s'ériger en pensée universelle. Il n'en a rien été. L'Amérique sous l'ère Bush a tout simplement connu, les premières convulsions de sa crise d'adolescence. Elle devra maintenant composer avec le reste du monde.

 

De la pensée binaire à la pensée multidimensionnelle

 

La guerre froide a défini un mode de développement dualiste qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui. La crise financière mondiale et institutionnelle est due au fait que nous n'avons pas sue instaurer de contre-pouvoirs face au capitalisme universalisé et débridé issu du modèle américain. Ce modèle érige le marché comme vertu première, qui aide l'homme à atteindre le bien-être par le développement de la société où il vit. Pourtant, nul ne peut être libre, sans un minimum d'échange et de respect envers autrui.

 

 Penser blanc ou noir est dépassé !

 

Nous devons au minimum réfléchir en trois dimensions, mais il serait plus judicieux d'envisager les choses à l'échelle des cinq continents. Aujourd'hui, un monde multipolaire va naître et si nous ne régulons pas un minimum nos besoins, en prenant en compte l'identité et le mode de fonctionnement d'autrui, nous courons à la catastrophe.

La pensée universelle, telle que nous la décrivons aujourd'hui, est pour moi un leurre. Je donnerai pour exemple, l'arrivée d'Internet, qui pour certains philosophes, devait nous aider à l'unification de la pensée dans le monde et faire émerger peu à peu des vérités universelles, 15 ans après la vulgarisation de ce mode d'échange, on ne peut pas dire qu'une synthèse de la pensée est émergée. La seule chose qui est réellement apparue, c'est que l'homme est capable de raisonnement multiple et a besoin de repères identitaires pour se sentir moins seul. La différenciation de groupe est même indispensable pour que nous nous sentions exister.

 

Le conflit entre la communauté et la singularité

 

L'homme vit dans une ambivalence permanente, il souhaite vivre en société pour rompre sa solitude, mais il voudrait affirmer sa singularité, pour être reconnu en tant que sujet. Culturellement, il vit dans un espace qui lui fournit une identité à l'échelle de la nation, mais qui est trop petit pour défendre ses valeurs dans le monde. Pour avoir une chance de faire vivre la diversité culturelle, c'est donc à l'échelle continentale que nous devons nous rapporter. Nous pourrons ainsi garder nos traditions et gérer nos besoins en fonction du mode de développement que nous avons choisi. Une fois la répartition continentale clairement définie, nous pourrons donc envisager dans le respect de chacun, un mode de gouvernement mondial. Nous pourrons alors gérer nos ressources naturelles et l'équilibre de la planète en bonne intelligence. L'Humanité doit rester multiple, mais elle doit avant tout être raisonnable ! Pour terminer, je reprendrai une phrase de Nelson Mandela lors de la victoire de Barack Obama en novembre 2008 et un de ses textes.

Nelson Mandela : « votre victoire démontre que personne ne doit avoir peur de changer le monde »

 

Un long chemin vers la liberté

 

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l'amour naît plus naturellement dans le cœur de l'homme que son contraire. Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, c'est toujours aperçu une lueur d'humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer.

(...) C'est au cours de ces longues années solitaires que la faim de liberté pour mon peuple est devenue faim de liberté pour tous, Blancs et Noirs. Je savais parfaitement que l'oppresseur doit être libéré tout comme l'oppressé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l'étroitesse d'esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté, tout comme je ne suis pas vraiment libre si l'on me prive de ma liberté.

L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ».

 

Paris 1995, Nelson Mandela.

 

 

La liberté et la survie de l'humanité se gagne en respectant la singularité et l'identité complémentaire de chacun.

Si comme le dit Pascal : « Nous sommes tous embarqués », mieux vaut choisir le bateau que le côté où l'on rame. Choisir un côté, c'est tout simplement oublié une partie du monde !

Le monde est un tout diversifié.

 

Stéphane De Bona

 

Hubert Vedrine - Enjeux et Perspectives Géopolitiques



jeudi 22 janvier 2009, a 21:35
L’acronyme est plus moderne que le Sigle
 

L'information est révélée ce jeudi par La Croix. "Dans la plus grande confidentialité".

 

Selon les informations du quotidien La Croix, l'UMP aurait décidé de s'adjoindre les services d'une agence de publicité « dans la plus grande confidentialité ». Alors que la direction du mouvement va être renouvelée avec notamment l'arrivée de Xavier Bertrand, le parti politique chercherait à se relancer alors que Nicolas Sarkozy est à mi-mandat. L'agence serait chargée de trouver un nouveau nom pour le mouvement : l'UMP voudrait abandonner le principe du sigle pour se trouver un acronyme sur le modèle du MoDem (Mouvement Démocrate) de François Bayrou, plus moderne.

La Croix explique que l'UMP aurait « également demandé à l'agence de publicité de trouver un mot pour remplacer celui de 'militants' ».

 

En 2009, Je fais les soldes et je relance, mon Parti, ma Présidence et la croissance avant Juin.  Sarkozy, le Magicien fait son retour en France pour gagner les élections Européennes ! Les français seront-ils dupes ?

 

Stéphane De Bona

lundi 19 janvier 2009, a 17:23
Petite leçon de droit à Nicolas Sarkozy
 

 

Nous vivons un paradoxe, pour la première fois de son histoire la France a un président qui est avant tout juriste, mais il bafoue le droit comme personne. En tant qu'avocat, Nicolas Sarkozy devrait être attaché à l'indépendance de la justice, pourtant ses décisions et actes ne font que la mettre aux ordres. L'un des plus beaux acquis de la révolution française a été la séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Cela n'a été possible que parce  que nous sommes le pays de Montesquieu et des lumières, voici un petit rappel philosophique et historique !

 

Montesquieu et l'esprit des lois

 

Bibliographie : Montesquieu (1689-1755) Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu est né en 1689 près de Bordeaux. Après des études de droit, il devient en 1708 avocat au Parlement de Bordeaux puis conseiller. En 1716, il hérite de son oncle la charge de président du parlement. En 1721, il publie les « Lettres persanes » qui connaissent un grand succès littéraire. Il voyage ensuite en Europe (notamment en Angleterre où il séjourne près de deux ans). En 1741, il entreprend la rédaction de « l'esprit des lois » qui paraîtra à Genève (par crainte de la censure) en 1748. Le livre sera mis à l'index. Montesquieu meurt en 1755 à Paris. « L'esprit des lois » eut une influence considérable sur les législateurs de la révolution française. Largement inspiré de la philosophie anglaise et plus spécifiquement des travaux de John Locke, "l'esprit des lois" est à la fois une analyse des facteurs qui président à l'établissement d'une société donnée et une théorie du gouvernement (qui comporte aussi une classification des types de gouvernement en fonction des principes qui y président : le despotisme est ainsi fondé sur la crainte, la monarchie sur l'honneur et la république sur la vertu). L'apport essentiel de l'ouvrage à la philosophie et à la science politique réside dans sa théorie de la séparation des pouvoirs. Estimant qu'il est nécessaire, ou du moins de limiter au maximum, l'arbitraire des passions dans le jeu politique, Montesquieu érige en principe fondamental et premier la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

 

Extraits choisis de l'esprit des lois

 

« Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Une constitution ne peut être telle que personne ne sera contraint de faire les choses auxquelles la loi ne l'oblige pas, et à ne point faire celles que la loi lui permet.

Il n'y a point encore de liberté si la puissance de juger n'est pas séparée de la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire : car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d'un oppresseur.

Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d'exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différents des particuliers».

 

Montesquieu

De l'esprit des lois, livre XI, chapitre 3.

 

La suppression du juge d'instruction

 

Comme il y a un an pour la loi audiovisuelle, Nicolas Sarkozy a annoncé une réforme majeure du pouvoir judiciaire sans concertation. Pire il ne tient pas compte du rapport de la commission Outrau pour une réforme qui va bouleverser l'équilibre des pouvoirs. En effet, cette commission n'avait pas préconisé la suppression du juge d'instruction, mais elle avait demandé qu'il soit appuyé par un collège de juges indépendants du parquet. Évidemment, le juge d'instruction avait jusque-là une position schizophrénique, puisqu'il doit instruire à charge et à décharge.

Pourquoi ne peut-on pas alors simplement doubler les postes ? Dans ces conditions, un juge instruirait à charge et l'autre à décharge.

 Ces deux systèmes (collège de juges indépendants et doublement des postes de juges d'instruction) ne sont seulement que deux solutions pour garder l'indépendance des juges par rapport au pouvoir exécutif. Je tiens à vous rappeler que les juges du parquet sont nommés tout comme les procureurs par le président de la république, avec la suppression des juges d'instruction qui seront remplacées par des juges de l'instruction n'ayant qu'un droit de regard sur l'enquête du procureur de la république, c'est l'État qui sera juge et parti.

 

 Cette réforme de justice créera une justice à deux vitesses, il y aura la justice des riches et la justice des pauvres.

 

L'État pourra mettre fin aux procédures politico-financières sur simple ordre au procureur, la preuve de l'innocence devra être délivrée par l'avocat du mis en examen, tout comme aux États-Unis. Nicolas Sarkozy ne va pourtant pas au bout de sa réflexion, puisqu'aux États-Unis, les procureurs sont élus par le peuple est donc vaguement indépendant, mais notre président a bien souligné qu'il en était nullement question pour la France. Une fois de plus, c'est vers un recul des libertés publiques que nous nous dirigeons, nous amenant peu à peu vers un régime despotique.

 

Stéphane De Bona

 

Renaud Van Ruymbeck invité de RTL (12/01/09)

 



samedi 17 janvier 2009, a 20:02
L'Europe et notre monnaie : notre bien commun
 

 

Monnaie unique : L'Euro, 10 ans déjà

 

Le premier janvier 1999 était lancé l'euro sur les marchés financiers. 11 pays avaient aussitôt adopté la monnaie unique. Aujourd'hui, la zone euro compte 16 membres, preuve de son succès.

 

Devant le Parlement européen réuni à Strasbourg pour sa première session plénière de l'année, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a vanté les mérites d'une monnaie qui depuis une décennie assure à la zone une protection efficace en cas de "turbulence" mondiale (chocs pétroliers, crise économique et financière).
Si les détracteurs de la monnaie unique estiment qu'elle a entrainé une baisse du pouvoir d'achat, Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a souligné pour sa part la "réputation méritée de force et de stabilité" de l'euro qui a permis de créer quelque 60 millions de nouveaux emplois en 10 ans tout en facilitant les échanges commerciaux et les voyages dans la zone euro.

La devise, uniquement concurrencée par le dollar et qui représente désormais 25% des réserves en devises étrangères dans le monde, avait été lancée le 1er janvier 1999 dans 11 pays, à savoir l'Autriche, la Belgique, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne.
Depuis 1999, cinq nouveaux Etats l'ont adoptée (Chypre, Malte, la Grèce, la Slovénie) ainsi que la Slovaquie qui est devenue le 16ème membre de l'euro groupe depuis le 1er janvier 2009.

330 millions d'habitants vivent à l'heure actuelle dans cette zone dont le produit intérieur est estimé à près de 4.000 milliards d'euros. Gravement touchée par la dernière crise financière, l'Islande pourrait elle aussi opter pour la monnaie unique.

L'Europe et la France : sans l'Euro

 

Sans ce formidable outil monétaire, la zone euro aurait sans doute connu, une vague de dévaluation de ces monnaies. Nous aurions connu un nouveau choc pétrolier comparable à celui des années 70, où nous avons mis 10 ans avant de retrouver le chemin de la croissance. De plus, grâce à cette devise, notre pays la France peut négocier plus facilement les intérêts de sa dette sur le marché international. Nous avons pu bénéficier de la faiblesse des taux directeurs d'il y a trois ans pour que notre dette n'explose pas. Sans la monnaie unique, notre pays ne serait déjà plus solvable. Les gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite n'ont jamais réussi à réduire considérablement notre endettement (à part peut-être entre 1997 et 2002).

 

 D'après moi, avec la forte baisse des taux qui va se poursuivre jusqu'à l'été de 2009, la zone euro sera remise sur le chemin de la croissance, début 2010. Grâce à notre union monétaire, nous avons sans doute échappé au spectre de la crise de 29.

 

Après l'Europe économique, l'Europe sociale

 

L'espace européen ne doit pas seulement être une zone de libre-échange, mais également un lieu de partage et de solidarité. Il serait bon, que le traité de Lisbonne entre en vigueur au plus vite, car nous avons besoin que l'Europe soit incarnée par un président avec une durée de mandat longue et stable.  Nous devons ensuite travailler à un modèle européen humaniste.

 

Mais comment peut-on faire aimer l'Europe à ses habitants ?

 

Nous devons d'abord retrouver l'esprit des pères fondateurs. Nous pouvons peu à peu entamer de nouvelles coopérations. . Je pense à des projets qui fassent rêver, comme par exemple une Europe de la santé.

 

 Tout d'abord, il nous faut maintenant renforcer notre union politique pour qu'elle protège plus sûrement les citoyens européens. Il serait probablement souhaitable que notre union devienne une fédération d'États-nations. Nous devrons peu à peu harmoniser nos systèmes sociaux pour éviter les dumpings sociaux. De plus, des institutions politiques fortes nous aideront à lutter contre l'hégémonie des États-Unis et à parlementer avec la Russie. Dans les années à venir nous devrons élaborer un plan européen énergétique qui garantira notre indépendance. Les Russes ont déjà bien compris qu'ils pourront renouer avec leur splendeur passée grâce à l'arme énergétique. L'Europe devrait être un modèle de partage et de solidarité en la matière. Notre espace européen démontrera une fois encore sa capacité à instaurer la paix, alors que notre monde connaîtra certainement encore des tourments guerriers par manque de ressources non renouvelables.

 

Nous devrons également renouer avec l'économie de proximité, afin de limiter notre impact écologique et créer les emplois de demain.

 

La devise de l'Europe : L'Unité dans la diversité

 

Stéphane De Bona

 

Portes Ouvertes au Parlement Européen



vendredi 16 janvier 2009, a 22:48
Un transport en site propre
 

 

Durant la campagne municipale de 2008 à Metz, j'ai soutenu avec ferveur le projet de transport en site propre que nous avions intitulé Busway en référence à celui de Nantes. Aujourd'hui, j'ai eu l'agréable surprise de voir que la Communauté d'Agglomération de Metz Métropole (CA2M)  a repris l'idée à son compte.

 

Des réunions de présentation dans les communes de l'agglomération

 

Les différentes communes de l'agglomération invitent leurs habitants à découvrir ce projet, lors de réunions publiques. Les habitants de ma commune d'enfance Amanvillers pourront découvrir ce beau projet mardi 20 janvier 2009 à 20 heures à la salle des fêtes. Pour la commune de Metz, vous pouvez retrouver le calendrier des réunions sur le site : http://modemdemetz.over-blog.com. Je suivrai tout particulièrement les réactions de mes concitoyens du haut plateau, tant ce projet me tient à coeur. J'espère qu'il sera bien accueilli et qu'il sera un succès pour faire revivre Metz et sa périphérie.

 

Un mode de déplacement égalitaire

 

D'après moi, ce système de transport garantira plus de solidarité et de cohésion sociale, puisqu'il sera ouvert à toute la population (personnes à mobilité réduite, maman avec landau, personnes âgées et cyclotouristes). Ce projet devrait voir le jour en 2010. Il ne reste plus aux habitants de l'agglomération qu'à se l'approprier et à lui trouver un nom qui retentisse dans tout le Grand Est comme un synonyme de modernité et d'ouverture. Je suis heureux que les idées de tram-train et de tramway soient abandonnées. Pour une fois, c'est l'idée la moins onéreuse (150 millions d'euros contre 500 millions) et la plus accessible à tous qui triomphe. Il ne reste plus qu'à attendre, vivement de 2010 ! Ce projet est une révolution citoyenne et écologique. Nous pourrons pour une fois, être contents  et fiers d'être Mosellan.

 

Stéphane De Bona

 

Busway Nantais

 



jeudi 15 janvier 2009, a 20:12
Le nouveau logo de la ville de Metz
 

 

Cela faisait 40 ans, que ma ville de naissance n'avait pas changé de majorité municipale. Les nouveaux locataires de l'hôtel de ville ont donc décidé de changer l'image de la ville, par l'intermédiaire d'un nouveau logo.

 

Un changement d'identité très ridicule

 

J'ai eu la chance ou la malchance de travailler avec un ou plusieurs dirigeants de la ville durant des années universitaires. Malheureusement, certains d'entre eux doivent appliquer les mêmes méthodes qui leur ont permis d'arriver à ces postes. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai jeté un coup d'œil furtif sur le site de la mairie ce matin ! J'ai découvert un nouveau logo devant représenter la nouvelle identité de la ville.

 

En ces temps de crise, je trouve cela tout simplement superflue et ridicule. Ne me dites pas que je n'aime pas l'art, car ma vie est tout un art par elle-même ! Vous comprendrez lorsque je vous aurais décrit ma vision de cette œuvre du XXIe siècle : "c'est tout simplement une lettre M. qu'un enfant de sept ans aurait pu écrire à la fin de son cours préparatoire, collé sur un fond jaune".

 

 Mais soyons réalistes, un changement d'identité nécessite forcément des dépenses inconsidérées, lorsqu'on est des socialistes du passé ! Après la droite bling-bling, la gauche caviar est donc de retour ! Plutôt que de travailler pour le long terme, faisons dans le clinquant et l'apparence ! Je retrouve bien ici, les vieilles méthodes de vieux partis politiques usés et sans imagination. Il faudrait « sortir les cerveaux de la naphtaline », pour reprendre l'expression de l'un de mes professeurs, lors d'une conversation à propos de la philosophie et des philosophes, aujourd'hui aux affaires (il est maintenant adjoint au maire).

 

Enfin bref, les méthodes sont les mêmes, d'abord les dépenses et après les impôts sans penser à construire un projet utile qui restera pour des générations. Après l'achat d'un ordinateur portable pour chaque élu, aujourd'hui un logo ridicule sans doute commandé à un artiste local et demain ce sera quoi ?... Je ne sais pas, mais cela restera sans doute une histoire d'image ! Si le ridicule ne tue pas, il coûte certainement cher ! Pauvre France ! Pauvre ville ! Il est grand temps que l'intelligence salie. C'est tout pour aujourd'hui.

 

Stéphane De Bona

mercredi 14 janvier 2009, a 21:31
Syndicat et représentation
 

 

Objet : comment peut-on renouer le dialogue avec les syndicats?

 

Chère Flo,

 

Voici plusieurs billets  où tu fustiges les syndicats et le droit de grève. Ton courroux me donne l'occasion de revenir sur l'état du dialogue social en France. Comme beaucoup d'usagés des services publics, qu'ils soient Parisiens ou de province, tu pestes contre les blocages venant des grèves et tu as totalement raison. Mais comment en sommes-nous arrivé là ?

 

Chaque gouvernement, qu'il soit de droite ou de gauche à fait passer ses réformes en force ! Ils ne nous présentent pas une ligne de conduite à tenir, ni même un projet, mais un catalogue de mesures finies. On ne peut pas faire de la politique comme on va faire ses courses au supermarché !

 

Nous sommes l'un des seuls pays Européens à ne pas avoir de négociation avec les partenaires avant la mise en place d'une idée avancée dans un programme politique, de plus la représentation syndicale est faible environs 8% de la population active dont 20% dans la fonction public. Alors évidemment, ce sont les extrémistes que l'on voit ou que l'on entend le plus, car ils restent les seuls engagés ! Mais à qui doit-on en imputer la faute ? Pour peu, qu'on ne les pousse un peu, voilà le résultat ! (Nicolas Sarkozy Président de la République : « Désormé, quand il y a une grève en France, personne ne s'en apperçoit. »). Cette phrase est encore une belle preuve d'intelligence et montre également que notre président ne connaît pas de nos institutions. Il doit rassembler les Français et être au-dessus des partis, mais là, il a fait tout le contraire ! L'image que donnent aujourd'hui nos partis politiques et le chef de l'État est désastreuse. Les salariés et le patronat du privé ont tellement peur l'un de l'autre, que les uns n'osent plus se syndiquer et les autres dialoguer. Il serait tellement simple de se mettre autour d'une table et d'arrêter ce régime de terreur. Comment dans ce cas, peut-on éduquer nos jeunes à la citoyenneté ?

 

Heureusement, pendant la campagne municipale dans ma ville de Metz, j'ai eu l'occasion de travailler avec des gens de gauche comme de droite ; intelligents. Nous avons pu débattre et porter un projet commun pour notre ville, malheureusement notre position n'a encore pas été comprise, mais je pense que les Démocrates ont de bons jours devant eux. C'est un autre sujet !

 

J'ai trouvé intéressante, ta réflexion à propos des repas non terminés à l'hôpital. Il est vrai que l'on pourrait repenser la gestion des stocks et redonner les surplus aux sans-abri, mais j'ai trouvé regrettable que tu mélanges cette question, avec l'euthanasie. Sinon bravo ! Pour en terminer, sais-tu que les députés européens ont dû rappeler le droit communautaire à notre président pour qu'il garde une durée effective du temps de travail, car s'il avait été seul, la France serait retournée au XIXe siècle. Qu'en penses-tu ?

 

Tu l'auras compris, je suis pour le retour d'un syndicalisme fort, afin que s'il y a des sacrifices à demander aux Français, il soit librement consenti et élaboré par eux. Voilà une façon de nous rendre responsables et de faire revivre un peu plus notre démocratie.

 

Je te laisse.

 

Amicalement Stéphane De Bona

 

PS : je suis ouvert au débat, si tu souhaites prolonger.

 

 

Sarkozy et la grève



mardi 13 janvier 2009, a 16:24
La Vème République : bilan et avenir
 

Vendredi 19 décembre, les jeunes démocrates de Moselle ont organisé une conférence sur le thème « 5ème République : bilan et avenir » avec la participation de Jessica Henriot, juriste et Nathalie Griesbeck, député européen et conseiller général de Moselle.

 

Après l'accueil chaleureux réservé aux aînés comme aux membres des jeunes démocrates par leur président François Bourguignon, l'exposé de Jessica Henriot et les interventions expertes de Nathalie Griesbeck ont permis à l'assemblée de mener un débat fructueux.

 

L'histoire de la Vème République

 

Accouchée dans la douleur de la IVème République, la Vème est née sous le signe de cette prophétie « La République a trébuché ». Trébuché sur deux obstacles : l'instabilité parlementaire et la crise coloniale. Ces deux ornières politiques permirent à de Gaulle en 1958, d'être amené au pouvoir et de modifier profondément l'organisation des institutions françaises.

Celles-ci sont le résultat de trois influences. Celle de De Gaulle lui-même, qui marqua foncièrement la constitution de sa marque propre en présidentialisant le régime (on dit qu'il « se tailla une constitution à sa mesure »). Celle des hauts fonctionnaires qui contribuèrent principalement à la définition du domaine de la loi disposé par l'article 34 de la constitution. Et enfin celle de Michel Debré qui lui-même parlait du président en ces termes : « un monarque républicain ».

Evoquant ensuite l'usage que les différents présidents firent de la constitution de la Vème République, Jessica Henriot a mis à jour la stabilité et la plasticité de ces institutions – deux qualités qui gagent de sa longévité. Les nombreuses réformes constitutionnelles, tant en terme de principes que d'organisation technique, jusqu'à la dernière en date en Juillet-Août 2008, n'ont pourtant pas résolu un problème récurent au sommet de l'Etat : la dyarchie entre Président et Premier ministre, qui fait encore parler d' « exception française ».

 

La Vème République en débat

 

Le débat proposé par Jessica Henriot a commencé par traverser le prisme des quatre principes de la République : unité, souveraineté, égalité et laïcité.

 

Ø     L'intégration européenne et la souveraineté nationale semblent s'opposer, constate-t-on. La constitution de la Vème République était elle prévue pour empêcher la construction européenne ? Cette question est légitime au vu de la ligne politique autonome et indépendante tracée par de Gaulle. Et Nathalie Griesbeck de rappeler le principe de subsidiarité. Celui-ci  perfectionne l'idée de souveraineté. En effet, il s'agit de laisser à l'échelon le plus compétent dans le spectre politique allant du local au supranational, le loisir de mener la politique efficace.

 

Ø     La proposition du président Sarkozy d'inscrire le principe de diversité dans la constitution est il anticonstitutionnel ? C'est ce que semble indiquer la fin de non recevoir rendue par le comité Veil qui rappelle les principes constitutionnels d'unité et d'égalité. Jessica Henriot souligne d'ailleurs à cette occasion que le conseil constitutionnel, invention merveilleuse de la Vème République car il légitime la force législative de la loi fondamentale, ne rend pas son jugement qu'en s'appuyant sur le texte de 58. Il intègre dans sa réflexion le préambule de la constitution de 46, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ainsi que les principes fondamentaux de la république dont l'unité fait partie. C'est ce qu'on appelle le bloc constitutionnel.

 

Ø     Ce bloc constitutionnel encore mis à mal sur le thème de la laïcité ! Comme l'assemblée le rappelle, le président n'hésitait pas à chambouler les principes fondamentaux de la République au cours du discours de Latran l'année dernière.

 

Ø     Nathalie Griesbeck introduit alors l'idée de pluralisme qui figure depuis la réforme constitutionnelle de cet été dans l'article 4 alinéa 3 de la constitution. Cette précision juridique peut constituer un cheval de bataille pour le Modem. Il s'agit de réclamer des élections à la proportionnelle pour mieux représenter l'avis politique des français au sein des institutions parlementaires.

 

         Aller vers la VIème République ou stagner dans les eaux de la Vème et demi ?

 

On peut globalement retenir de cette partie de la conférence que nous avons un président qui n'hésite pas à bafouer certains principes constitutionnels au profit de sa communication de masse. 

 

Nathalie Griesbeck a souligné l'avancement en demi-teinte que représente la réforme constitutionnelle de cet été. A son actif, on peut rappeler :

 

Ø    qu'elle rationalise les compétences du parlement en permettant aux commissions mixtes paritaires de soumettre leurs priorités au gouvernement pour l'agenda des séances plénières ;

 

Ø    qu'elle assure mieux la séparation des pouvoirs en renforçant le rôle du parlement puisque désormais celui-ci peut partiellement fixer son agenda. (c'était le gouvernement qui le fixait auparavant, ce qui caractérisait la prééminence de l'exécutif sur le législatif)

 

Ø    Qu'elle permet au justiciable de saisir le conseil constitutionnel par le système d'une question préjudicielle s'il estime que l'application d'une loi au cours d'un procès dont il est partie est anticonstitutionnelle.

 

Mais l'ensemble des présents s'est accordé à dire que cette réforme constitutionnelle ne s'attaquait pas à la principale problématique institutionnelle : la répartition des rôles entre président et premier ministre.

 

A cet égard, il semblerait que la Vème république se soit tiré une balle dans le pied avec la réforme constitutionnelle de 1962, faisant élire le président de la république par le suffrage universel direct. Puisant alors autant de légitimité que 577 députés dans le vote populaire, le présidant de la république a le pouvoir de provoquer une éclipse à Matignon.

 

D'autant que l'inversion du calendrier des législatures (élection présidentielle avant législative) lui permet de minimiser les probabilités d'une cohabitation. Dès lors, le premier ministre lui est totalement subordonné, comme en atteste le spectre Fillon dont la fonction semble réduite à celle d'un super secrétaire général de l'Elysée.

 

Au final, le seul président qui respectait à cet égard la constitution était Jacques Chirac. Mais on a bien vu que cette répartition des rôles provoquait une morosité politique et qu'à la moindre contestation populaire, le président en profiter pour poignarder le premier ministre (cf. CPE…).

 

Ce manque de clarté au sommet, accentué par l'hyperactivité du chef de l'Etat actuel, était le principal problème soulevé. Mais Nathalie Griesbeck a également mis en lumière les fausses garanties données par le président pour rendre plus humble son dirigisme. En effet, le président de la république ne préside plus le conseil supérieur de la magistrature et doit rendre compte à l'assemblée des nominations dans la haute fonction publique (type CSA, France télévision…).

 

De Gaulle déclarait qu' « on ne saurait concevoir qu'une dyarchie existât au sommet ». Non content d'être le principal concepteur des institutions françaises modernes, il était également un visionnaire politique : il avait déjà prévu la mort de François Fillon.

 

Thomas Friang
Secrétaire des jeunes démocrates de Moselle

mercredi 07 janvier 2009, a 10:54
Vers une fin programmée de la démocratie ?
 

 

 

Une décision sans débat

 

Jusqu'en 2012 où la décision sera visiblement irrévocable, d'ores et déjà la pub sur France télévisions n'est plus ! Autant prendre le taureau pas les cornes et s'en faire une raison… Pour le moment on caresse le contribuable dans le sens du poil en n'émettant plus aucunes coupures publicitaires entre 20H et 06H, histoire de mieux faire passer la pilule, mais l'événement est historique et pas seulement du point de vue de la télévision publique française, mais aussi des mentalités. Dès lors nous allons devoir subir ou apprécier (c'est selon) des bouleversements conséquents quand a la programmation avancée à 20h35 plutôt qu'à 20h50 afin d'avoir plus le loisir de se faire les 3 parties de soirées sans dépasser 00h en ayant l'impression de se coucher plus tôt ! Ensuite la curiosité du téléspectateur lambda influera irrémédiablement sur les chiffres d'audiences, si ce n'est que les premiers mois où la réforme sera activée. Enfin c'est comme si le téléspectateur se voyait Co(u)pé de ses habitudes… Plus jamais on ne dira « je profite des pubs pour aller fumer ou uriner », plus jamais nous ne vivrons cet instant magique et frustrant à la fois, lorsque finit notre épisode préféré, de voir venir le jingle avec le logo de la chaine et le mot « publicité » ; plus jamais… La fameuse coupure pub qui énervait encore certains d'entre nous parce que nous la considérions trop longue a été vaincue, c'est presque si on la regrette déjà...

 

Coupure, rupture et illusion

 

Coupure oui ! Ou plutôt rupture comme le voulait Nicolas Sarkozy. 1m68 de talents d'illusionniste et autant d'absurdité. Pourquoi seulement donner plus de pouvoir à la privatisation qu'elle n'en a déjà ? Le pouvoir pour le pouvoir : Et après ? Il aurait été plus judicieux pour ne citer que cet exemple, de revoir à la baisse les émissions de real-tv qui ne font de toute évidence plus recette et redonner à la première chaîne les divertissements dont elle a besoin pour redorer son image et que le public demande.

Supprimer les réclames à la télé alors que les vraies questions qui intéressent le français moyen, demandent des solutions immédiates ; chômage, retraites, logements sociaux, Europe…

 

La volonté du Prince : Le démantèlement du service public

 

Supprimer les réclames sur la télé publique c'est le démantèlement de cette dernière selon le PS et le Mouvement Démocrate, ils n'ont pas tord, puisque l'un des principes fondamentaux de tout démocratie qui se respecte aurait été de demander son avis au peuple français par voie de référendum seulement voilà, personne n'ayant vu la chose venir, les français aurait sans doute voté NON. Entre mouvements de grèves (tout juste susurré par médias interposés, là encore on censure à tire-larigot) et flagorneries en tout genre (cf. Patrick de Carolis, Michel Drucker… lors d'interviews) ; la démocratie est en danger ! Il faut réagir car après la loi anti-tabac adopté aujourd'hui par les mœurs sur le principe de la santé publique et malgré quelques râles au commencement, nos libertés individuelles, nos services sociaux et nos protections sociales s'amenuisent mois après mois… et c'est peut dire !

 

Franck SCHWEITZER.

 

Gag : Parodie Sarko 1er est mort !



mardi 06 janvier 2009, a 11:28
Les Voeux Démocrate 2009
 

Je vous présente à tous mes meilleurs vœux de bonne santé, de prospérité, et beaucoup de joies  pour l'année 2009.

 

Cette nouvelle année, annoncée pleine de difficultés à cause de la crise financière, représente un défi qui peut permettre un changement évolutif pour un monde meilleur.

 

Espérons qu'une société plus raisonnable et solidaire, efficace et prospère,  puisse  remplacer un système ultra capitaliste, où l'avoir a  été trop privilégié à l'être, c'est-à-dire l'argent roi à l'humain. Une croissance des initiatives respectueuses des êtres humains et de la nature est davantage souhaitable que celle de notre économie, et il faudra  lutter pour une décroissance de la spéculation et de toutes les attitudes purement matérialistes et égoïstes.

Il convient de favoriser et pratiquer une consommation plus responsable et astucieuse en privilégiant des produits de qualité, utiles,  plus écologiques, issus d'entreprises engagées réellement dans le développement durable, et vendus dans des commerces accueillants et engagés dans la vie locale.

Il est nécessaire que les responsables politiques retrouvent le bon sens, et défendent en priorité l'intérêt général en s'appuyant sur des valeurs humanistes. Pour cela,  que l'on  respecte davantage  les libertés de conscience et d'expression,  que l'on veille à une information honnête des citoyens, et que chacun puisse apporter sa contribution dans une démocratie représentative et participative.

Il est temps de réveiller les consciences, afin de se mobiliser et d'agir pour un monde plus équitable et fraternel, gouverné par la sagesse et l'altruisme,  garantissant la paix  sur la terre, et l'avenir de nos générations futures.

C'est rassemblés, convaincus que l'Europe peut jouer un rôle prépondérant dans cette mutation, que nous aurons plus de chances de surmonter les épreuves qui nous attendent,  et de contribuer à un meilleur bien être et épanouissement  de tous nos concitoyens. .

Le bonheur est un chemin, une trajectoire et non une destination, autrement dit n'attendez pas que des évènements arrivent, mais décidez de ce que vous voulez qu'il vous arrive, et vous serez heureux.

Bonne et heureuse année

Francis SCHMITT

Conseiller municipal  de la commune de Rosbruck

Vice Président de la Communauté d'Agglomération de Forbach.

Délégué de la 6 ème circonscription,  membre élu du Conseil départemental et de la Confédération  Nationale du Mouvement Démocrate de la Moselle.

 

Voeux de François Bayrou



dimanche 04 janvier 2009, a 19:16
Frais de transport des personnes handicapées
 

 

Beaucoup de personnes de mon entourage savent à quel point je suis réticent à certaines actions de l'Association des Paralysés de France (APF), mais cette fois-ci je ne peux que les soutenir. Quelques caisses d'assurance-maladie ont décidé de plafonner les remboursements de transport des personnes handicapées à 200 € par mois.

 

 Cette mesure est contraire à l'esprit de la loi de février 2005, qui doit garantir l'égalité des chances entre les personnes porteuses de handicaps et les autres.

 

Une des plus grosses difficultés que nous rencontrons et le déplacement en zone urbaine et dans tous les lieux publics. Le non-remboursement de nos transports, nous condamnera à très court terme à une exclusion pure et simple de la société et pour les plus jeunes à une désocialisation qui pourra être provoquée par une absence pure et simple de scolarité. Chaque jour une personne handicapée doit faire en moyenne 30 km pour aller dans son établissement scolaire ou dans son lieu de soins. Cette distance (30 km) représente en moyenne des frais de 200 € par jour, par conséquent les familles ne pourront pas assumer seule cette charge tous les mois. Pour moi, ce plafonnement est un ballon d'essai d'un gouvernement en situation de crise qui ne sait plus où retrouver les 11 milliards par an, qu'il a dépensé inconsidérément en début de législature. Une fois de plus, ce sont les plus faibles qui vont souffrir. Qu'en pensez-vous ?

 

Stéphane De Bona

 

Journée de l'accessibilité avec Jaccede.com



samedi 03 janvier 2009, a 19:18
Dakar 2009
 

Une nouvelle épreuve

 

La 30ème édition du Darkar c'est ouverte aujourd'hui, après une annulation pour cause de menace terroriste en 2008. Cette année donc le Dakar reprend ses droits, mais sous une autre latitude. Cette course mythique aura donc lieu en Amérique du Sud, mais l'esprit reste le même. On verra à nouveau se mesurer des écuries professionnelles et amatrices, dans un esprit d'aventure et de découverte. Les paysages et les sensations seront sans doute pas tout à fait les mêmes, mais elles permettront aux téléspectateurs de se dépayser et de connaître la chaleur par écran interposé. Au milieu des années 80, le grand public a pu faire connaissance avec l'Afrique et ses paysages désertiques ce qui a fait naître indirectement, avec de nombreux artistes, des élans de solidarité que ce continent n'aurait peut-être pas connue, s'il était resté une terre lointaine sans image. C'est donc le maintenant l'Amérique du Sud qui fera l'objet de toutes notre attention. Nous verrons peut-être à travers les étapes, le visage d'un nouveau modèle économique, d'une civilisation avec laquelle nous avons beaucoup de choses à apprendre. L'Amérique du Sud ne restera pas une image figée des années 60 à travers l'épopée mythique de Che Guevara, cet Argentin qui est parti de Buenos Aires pour libérer Cuba.

 

Une chance pour le développement durable

 

Cette nouvelle histoire du Dakar peut nous permettre également d'inventer l'avenir. Dans les années 70, cette course était avant tout une aventure humaine réalisée par des amateurs. Ils rivalisaient d'ingéniosité pour que leur véhicule de série, largement modifié puisse tenir la distance et rallier leur but ultime : "le lac rose à Dakar". Aujourd'hui, les organisateurs de la course pourraient changer le règlement pour retrouver le ciment des premières années. J'ai pour idée, qu'il pourrait demander aux participants d'avoir des véhicules propres pour prendre le départ. Nous pourrions voir fleurir bon nombre de véhicules bis combustibles, solaires ou électriques. Évidemment le tracé de cette première course devrait être limité, mais d'année en année, avec l'évolution technologique, il augmenterait. Cette course deviendra alors, ou plutôt redeviendrait à nouveau un véritable concours Lépine de l'automobile. Voilà comment peu à peu, nous pourrions à nouveau joindre l'utile à l'agréable et faire rêver de nouvelles générations. Cette nouvelle course pourrait aussi aider les peuples à prendre conscience de la déforestation de l'Amérique du Sud et les aider à mettre en place un plan de gestion des forêts en relation avec l'Europe et les autres continents gros consommateurs de bois. Nous devons au plus vite mettre fin au désenchantement et à l'amertume qui a suivi les années 80. C'est un nouveau rêve pour demain !

 

Stéphane De Bona

 

Rallye raid Dakar 2009 : Les reconnaissances



vendredi 02 janvier 2009, a 20:10
Le bonheur : recherche de chaque civilisation
 

 

 

 

 

 

 

En ce début d'année 2009, nous pouvons nous demander ce que nous avons de plus que les générations antérieures. Nous avons succombé à l'hyperconsommation et à une virtualité inhumaine censée nous rapprocher les uns des autres. Sommes-nous plus heureux ? Rien n'est moins sûr !

 

Une vie de plaisir pour Épicure

 

L'épicurisme et pour le commun des mortels la recherche du plaisir dans l'abondance. Pourtant c'est peut-être bien le contraire ! Épicure caractérise le bonheur ou le plaisir par l'absence de souffrance physique ou morale appelée ataraxie. L'ataraxie est recherchée dans toute antiquité, c'était une quiétude que chacun cherche à atteindre. L'école épicurienne (le Jardin, 306 avant Jésus-Christ) estime que pour atteindre cet état, nous devons répondre à des besoins de deux ordres. Les besoins naturels et nécessaires sont utiles à la survie (nous devons étancher notre soif et nous nourrir de façon matérielle et spirituelle). L'homme doit avoir des amis avec qui il peut échanger et philosopher. Les autres besoins naturels sont nullement nécessaires ce sont des plus, comme la sexualité. Les besoins non naturels sont des désirs de grandeur, comme le goût de la gloire ou le luxe. Cette philosophie est bien loin de l'abondance et elle est une méthode efficace pour nous libérer des faux besoins. On peut résumer l'épicurisme à un hédonisme ascétique. Bien loin du consumérisme qui nous ramène qu'à des joies éphémères. Une vie bonne est une vie simple.

 

Cette seule phrase d'Épicure nous démontre que nous sommes dans l'erreur : « pour vivre heureux vivons caché ». Épicure, nous incite à un plaisir mesuré. Il n'est cependant pas possible de vivre bien, sans vivre avec plaisir.

 

Le bonheur dans la vertu : un combat

 

Pour les stoïciens, comme Marc-Aurèle qui vive à l'ombre du Portique, le bonheur n'est possible que dans le combat. Le stoïcisme est fondé Zénon de Citium en 301 avant Jésus-Christ. Il enseigne aussi comme l'épicurisme que « l'avoir » est une entrave à la réalisation de l'humain. Les stoïciens est avant tout un combattant, un soldat. Cette pensée connaîtra son apogée sous l'empire romain. Pour le stoïcisme, l'homme n'est responsable que des choses sur lesquelles il a une emprise autrement dit une action. « La vertu est la volonté de faire le bien, voilà ce qui prime » nous dit Marc Aurèle. Il doit voir les choses dans leur nudité. Le pouvoir pour lui-même est un fruit pourri, un jouet pour adultes. Nous devons combattre nos pulsions archaïques et accomplir nos actions comme si c'était les dernières. L'homme ne doit pas se soucier de sa finitude, mais jouir de toute la richesse de sa vie. Les promotions, l'amélioration de son milieu de vie ne sont que des illusions éphémères, c'est en ce sens que le stoïcisme est un appel à l'humilité se rapprochant de l'épicurisme. Pour en terminer, on peut se demander si un tel degré de détachement est possible. Une chose est sûre, il faut vivre le moment : le stoïcien Sénèque disait « tandis qu'on attend de vivre, la vie passe ».

 

En résumé, ne cherchons pas le bonheur dans le consumérisme, mais tout simplement dans l'humanisme. Le bonheur simple, c'est de vivre ensemble dans le calme et l'harmonie.

 

Stéphane De Bona

 

Berry " Le Bonheur"



jeudi 01 janvier 2009, a 18:32
2009, une année Orange
 

 

Bonne Année 2009 en Orange !

Cette année, mongenie m'a donné la couleur Orange !

L'Orange est une couleur chaude.

Orange, comme un rayon de soleil.

Orange, comme un beau couché de soleil !    

Orange, comme un voyage au centre de la terre.

Orange, comme une pièce théâtre que j'ai aimée :

"Les Oranges"

Orange, comme le souvenir d'un amour de Fac.

Orange, comme un fruit succulent.

Orange, comme des moyens de communications.

Orange, couleur de la force et de la vie !

Orange, comme un Mouvement politique Humaniste !

Orange, comme des moments de joies et de partages !

La couleur orange me fait tourner la tête de bonheur !

 

BONNE ANNEE à tous, une nouvelle vie commence !!!

 

 Stéphane De Bona



Présentation
De Bona Stéphane

Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".

Et cela peut rapporter GROS !

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