Nous vous rappelons que les Jeunes Démocrates de Moselle et
du Luxembourg vous invitent à la conférence qu'ils organisent le jeudi 30
avril sur le thème :
Venez débattre avec des spécialistes de la
question tels Nathalie GRIESBECK, députée européenne Grand Est, ou encore
Simone BEISSEL, Vice-présidente du Mouvement
Européen au Luxembourg et Vice-présidente de l'association EuRegio
SaarLorLuxRhin.
Rendez-vous à 20H à Scy-Chazelles (près de
Metz), berceau de l'Union Européenne, à la salle Espace Libertés. 1 bis,
rue de la Cheneau
En déclinant des mesures concrètes, à court ou moyen terme, destinées à affronter la grande crise, Jean-François Kahn, Nathalie Griesbeck et Yann Wehrling n'entendent nullement livrer un programme clefs en main (certaines mesures ne pourraient, d'ailleurs, pas être cumulées), mais ouvrir des pistes destinées à illustrer la notion de réformes de transition, dans la perspective d'un « mouvement vers » une autre société plus humaine et plus juste, une société qui replacera l'homme au centre. L'objectif n°1 est l'éradication du chômage par la création d'emplois stables et non par des mesures malthusiennes ou « assistanales ». Nous proposons donc : • D'agir, sur le plan européen, en faveur de l'institution d'un pouvoir économique au niveau de la zone euro, de la création d'une instance de coordination des politiques de relance au niveau des 27, de l'élargissement à l'action en faveur du plein emploi de la mission de la Banque européenne et de l'élaboration d'un véritable projet de réforme du système financier international, ce qui implique le licenciement du néolibéral bushiste José Manuel Barroso. • De lancer un grand emprunt « patriotique », à taux dégressif (partant d'un taux de base de 5 ou 6 % pour les classes moyennes, pour descendre jusqu'à un taux marginal de 2 % pour les classes supérieures), les 2000 plus grandes fortunes de France étant contraintes d'y souscrire au taux de 2 %. Cet emprunt aura vocation à s'élargir à l'ensemble européen. Son produit sera exclusivement consacré à la relance économique. • De créer une holding publique dont la dotation pourra atteindre 200 milliards d'euros (le grand emprunt à taux dégressif y contribuerait), cette somme représentant moins que ce qui a été versé, pendant quatre années, sous forme de dividendes par les entreprises du CAC 40 et étant équivalente, à population égale, à ce qu'a mobilisé le seul premier plan Obama. Cette somme serait destinée :
a) à favoriser, sur présentation d'un projet, et après vérification de la faisabilité du business plan, la création de PME innovantes, adaptées aux mutations de l'après crise par des prises de participations minoritaires (jusqu'à 35 % à la constitution du capital) ;
b) à entrer dans le capital de sociétés saines mais dont il est nécessaire de financer le développement (pour 35 % également) ;
c) à créer (et à subventionner par des commandes publiques) des entreprises nationales ou mixtes, engagées, en association avec le secteur privé, dans la réalisation de grands travaux d'infrastructures et d'équipements (dans le domaine, en particulier, des transports, de l'éducation, de la santé, du logement social ou de l'économie numérique), avec l'engagement, au bout de cinq ans, une fois la croissance revenue, de remettre 80 % de ces actifs sur le marché, de réaliser les plus values, et de consacrer la totalité des recettes à la réduction des déficits. La rénovation des palais de justice, des commissariats, des lycées, des universités et des hôpitaux et la création de 200 000 logements sociaux exclusivement dans des espaces à habitat mixte pour casser la ghettoïsation, serait prioritaire. Dans le domaine des transports collectifs, serait mis l'accent sur le développement des lignes de chemin de fer transversales rapides destinées à contourner une centralisation jacobine qui incite à passer par Paris. Seraient également développées les lignes de liaisons directes entre les principales métropoles européennes. • Développer des partenariats entre Etats, collectivités locales, fondations ou institutions associatives et mutualistes de toutes sortes, et capital privé, pour implanter des entreprises innovantes à fortes valeurs ajoutées dans les secteurs les plus frappés par la crise. • Créer une banque publique, ou semi-publique, chargée de consentir des prêts à taux 0 pour favoriser la création ou le développement de PME, tous les dossiers devant être examinés dans les trois mois. • Réduction ou suppression, en revanche, des autres formes d'interventions financières étatiques non susceptibles de générer un retour sur prêt ou investissement. • Défiscaliser, pendant trois ans, toute entreprise exclusivement engagée dans une action visant l'excellence écologique et environnementale. • Nationaliser, fût-ce provisoirement, toute banque à qui l'Etat avancerait plus que l'équivalent de ses fonds propres. • Réduire à 25 % - et, dans certains cas, à 15 % quand il y a création d'emplois - l'impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont intégralement réinvestis et les remonter à 43 % quand ils sont distribués sous forme de dividendes ou abondent des formes d'enrichissements personnels. Possibilité de contraindre une société bénéficiant d'une aide directe ou indirecte (dont baisses des charges) à geler, pendant un an, toute distribution de dividendes au profit des salaires et de l'investissement. • Supprimer toutes les niches fiscales mais, une fois cette remise à plat réalisée, possibilité, dans la plus totale transparence, de consentir des avantages fiscaux passagers à des secteurs directement touchés par la crise en cours. • Supprimer les exonérations de charges sans contrepartie en les transformant en donnant-donnant, c'est-à-dire en un système orienté vers les PME et l'artisanat du type : réduction de 40% des charges sur trois emplois plus un, contre la création effective d'un quatrième emploi. Dans le cas de l'artisanat, pourrait être envisagée, pour toute entreprise de moins de quatre salariés, une exonération de charges pour un emploi créé. La baisse de charges, loin d'être ciblée sur des salaires représentant le Smic ou une fois et demi le Smic, serait légèrement plus forte s'appliquant à des salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le Smic afin d'éviter les trappes à bas salaires et à encourager des rémunérations porteuses de consommation. • Annuler la défiscalisation des heures supplémentaires qui pénalise l'emploi et aggrave le chômage dès lors qu'allonger la durée d'un emploi existant coûte moins cher qu'en créer un nouveau. • Revenir sur le paquet fiscal. Augmenter la progressivité de l'impôt sur les successions à partir de 6 millions d'euros, mais supprimer cette taxe jusqu'à 900 000 euros et la réduire jusqu'à 2 millions d'euros. Remonter le plafond des tranches de l'impôt sur le revenu afin d'alléger le poids fiscal qui pèse sur les classes moyennes. Augmenter la progressivité des taux qui frappent les tranches supérieures à partir de 2 millions d'euros par an. Baisser de 25 % du taux de la TVA, pendant un an, sur une liste de marchandises de produits fabriqués par des sociétés de main-d'œuvre. Nous sommes confrontés, en effet, moins à une baisse du pouvoir d'achat des salariés employés qu'à une grave crise de l'emploi. • Réviser la loi sur le commerce afin de permettre la création d'une instance de médiation et de recours à laquelle toutes petites ou moyennes entreprises, ou sociétés artisanales, pourront s'adresser, si elles estiment qu'une centrale d'achats leur impose, en abusant d'une position dominante, des prix qui mettent à mal leur rentabilité, la décision de cette instance ne pouvant sous aucun prétexte se heurter ensuite à un refus de vente. • Création de commissions régionales chargées d'établir si des projets d'installation de grandes surfaces portent atteinte ou pas, sur un plan local, au principe de concurrence libre et non faussée, les élus ne pourront pas représenter plus de 40 % des membres de ces commissions. • Rétablir une autorisation administrative de licenciement dans les seuls cas de délocalisation, pour des raisons évidemment boursières, d'entreprises très sensiblement bénéficiaires. Et obligation de rembourser les aides publiques. • Régulariser les sans-papiers occupant un emploi fixe, après forte amende imposée aux employeurs ; respect d'un regroupement familial contrôlé ; assouplissement et accélération des processus de naturalisation, mais lutte accrue contre les organisateurs et profiteurs d'immigration clandestine et, surtout, gel, pendant la période de décroissance, de l'émigration de travail. Droit de vote aux élections locales accordé aux étrangers installés depuis cinq ans dans une commune. • Pour réprimer les plus extravagantes et parfois obscènes inégalités de rémunération, l'idéal serait de fixer une rémunération maximum, de l'ordre de 40 fois le Smic, comme cela a été suggéré en Allemagne (500 000 euros par an), de même que l'on a institué un salaire minimum. Mais, compte tenu de l'impossibilité matérielle d'imposer une telle mesure, lui préférer la proposition Obama : tendre à une réduction de la fiscalité pour 80 % des contribuables, mais forte augmentation du taux de progressivité de l'impôt direct sur le revenu au-dessus de la tranche de 2 millions d'euros par an, progressivité pouvant atteindre le taux marginal de 80 % au-delà de 5 millions d'euros. Le but ? Non pas confisquer le produit de rémunérations faramineuses, mais les empêcher et, donc, encourager l'investissement au détriment de la spéculation, de la thésaurisation et des gonflements de fortunes oligarchiques. • Instituer une commission chargée de recenser et de désigner, d'ici fin 2009, toutes les situations de monopole ou de position dominante excessive dans tous les domaines, y compris le commerce et l'information. • La réussite d'une entreprise étant due aux efforts de l'ensemble de ses personnels, interdire les parachutes dorés et retraites chapeaux qui placent les dirigeants de cette entreprise démesurément au-dessus du lot commun. • Supprimer l'immoral mécanisme des stock-options qui ont tant contribué à exacerber, presque jusqu'à la provocation, les inégalités de revenus et ont encouragé à privilégier l'économie financière au détriment de l'économie réelle. Le remplacer par l'instauration d'une décote de 20 % sur les actions d'une société acquise par ses propres salariés, assortie d'un système généralisé d'intéressement aux bénéfices de l'entreprise et, en fonction des performances, permettre et favoriser l'attribution par le Conseil d'Administration, dans la plus grande transparence, de primes réservées aux cadres sous forme de distribution gratuite d'actions de la société. Mais, la valeur de ces actions, au moment de leur distribution, ne pourra pas dépasser 15 % de la rémunération annuelle des bénéficiaires. • D'une façon générale, en matière fiscale, tendre à un impôt direct unique intégrant entre autre la CSG, et frappant toutes les formes de revenus au même taux de progressivité, y compris toutes les formes de plus-values, mais suppression de l'impôt sur la fortune qui est tout à fait irrationnel. L'élargissement de l'assiette permettra le relèvement des plafonds des tranches, donc une baisse de la pression fiscale qui pèse sur les classes moyennes et 90% des salariés. Cet impôt direct unique, dès lors que la CSG y est intégrée, sera payé par tous les citoyens sans exception, fût-ce, pour certains, de manière presque symbolique. Suppression des exonérations qui n'ont plus aucune justification économique et sociale telle celle dont bénéficiaient les journalistes. • Renoncer au RSA (Revenu de Solidarité Active), qui favorisera surtout le travail partiel (en le faisant, en partie, financer par le contribuable) et donc contribuera à peser sur les rémunérations, mais interdire tout salaire à temps partiel inférieur à 75 % du Smic. Renoncer, également, à privilégier, en cas de baisse de charges, les seuls bas salaires - une fois et demi le Smic -, qui se sont révélés être de véritables trappes à pauvreté. • N'ouvrir la possibilité, sur une base totalement volontaire, de ne prendre sa retraite qu'à 70 ans, qu'à partir du moment où le chômage est tombé au-dessous de 7 % de la population active. • Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu'il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l'une des causes principales de la crise que nous traversons. • Renoncer à généraliser l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, dont la conséquence incontournable serait l'asphyxie du commerce de proximité. • Remonter, éventuellement, à 62 ans par exemple, l'âge qui donne droit à une retraite à condition que les deux ans supplémentaires donnent droit à points supplémentaires, mais ne pas augmenter le nombre d'annuités nécessaires (quarante) ce qui reviendrait, en fait, à porter cet âge limite à 65 ans ou plus. • Favoriser la réimplantation de services publics de proximité afin de stopper l'exode rurale. Soutenir de façon plus incitative l'installation ou la réinstallation de jeunes agriculteurs en protégeant mieux leurs revenus des aléas du marché et des pressions monopolistiques, qu'il s'agisse de la grande distribution ou des abattoirs. • Ne se donner pour objectif de réduire très sensiblement le nombre de fonctionnaires qu'à partir du moment où le chômage sera descendu au-dessous de 7 % et choisir la voie de l'allègement, fût-il drastique, des structures bureaucratiques, y compris gouvernementales et ministérielles, et de la fin des empilements administratifs, par suppression d'organismes inutiles, plutôt que le principe absurde de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, alors que des secteurs entiers, tels la justice, la santé ou la sécurité, manquent parfois de personnel. • Supprimer les préfets et sous-préfets, vestiges de l'ancien régime et du système colonial, transformer les préfectures et sous-préfectures en Maisons de la proximité (pour accès aux services sociaux, fiscaux, juridiques) et en transférer les frais de fonctionnement à cette nouvelle mission. Un représentant de l'Etat siégera dans chaque Conseil régional. • Augmenter de 3 points les baisses de charges ciblées sur les petites et moyennes entreprises qui créent des emplois si celles-ci mènent, parallèlement, une politique de valorisation des salaires. • Réserver aux PME 40 % des commandes publiques. • Faire profiter les chômeurs d'une baisse de 30 % des tarifs de gaz et d'électricité et d'un abattement de 30 % sur les loyers compensés par l'Etat. • Lutter contre le travail au noir, mais créer, dans chaque canton un organisme public chargé de recenser les moyens, dûment contrôlés, permettant aux Rmistes de remplir une tâche rémunérée de complément, pendant un maximum de 10 heures par semaine. • Plafonner les allocations familiales de telle façon qu'elles ne soient plus versées à des familles disposant de revenus de plus de 200 000 euros annuels. • Permettre à des assurances privées de se substituer, en faveur des Français qui le souhaitent, totalement à la Sécurité Sociale en matière de couverture santé, à condition que les assurés qui s'y affilient continuent de payer, au nom de la solidarité, leurs cotisations à l'institution collective publique. • Charger une large commission, ouverte à toutes les sensibilités, de faire, en un an, l'inventaire de toutes les associations bénéficiant de fonds publics et d'en évaluer l'existence réelle, l'utilité, l'efficacité, le rapport coût-utilité et l'incidence sur l'emploi. • Procéder de la même façon concernant les organismes publics, dont certains étant devenus obsolètes et ne correspondant plus à aucune fonction réelle, devant être dissous. • Arrêter la succession compulsive et parfois incohérente de réformes dans l'Education Nationale (qui troublent les personnels et désorientent les parents) et prévoir, à échéance de trois ans, une large consultation et association de tous les partenaires pour élaborer avec eux un projet de réforme global auquel on s'engagera à ne plus toucher, sauf à la marge, pendant quinze ans. • Créer sur Internet un site regroupant toutes les déclarations concernant les questions économiques qui permettent de retrouver les analyses et les prises de position de chacun afin que ceux qui ont, par leurs conseils ou leur terrorisme idéologique, contribué à la catastrophe, ne puissent pas impunément, aujourd'hui, se refaire une vertu de conseilleurs payés et payeurs. Ce ne sont là que quelques pistes qui se placent dans la continuité d'une réflexion programmatique collective beaucoup plus large (des centaines de propositions) que nous avons déployées, depuis 2006, et à laquelle des centaines de personnes ont collaboré. On est parfaitement en droit de critiquer, de corriger, de rejeter, de condamner certaines de ces suggestions. (Celle, par exemple, iconoclaste qui concerne la Sécurité Sociale). Elles montrent et démontrent que cette finalité - qu'est l'avènement d'une nouvelle société humaniste – n'exclut évidemment pas les propositions précises de mesures concrètes et intermédiaires à court et à moyen terme.
On le constatera : ce n'est pas une accumulation des réformes que nous reprochons à Nicolas Sarkozy, fussent-elles parfois incohérentes, c'est finalement leur extrême minceur (certaines sont bonnes quoi que minces) et leurs très petit nombre noyé au milieu de décisions qui s'apparentent, soit à des gadgets formels, soit à des mesures de simple rigueur comptable, pas toujours condamnables au demeurant, soit, surtout, à des contre-réformes régressives qui risquent de rendre le pays allergique à l'idée même de réformes.
Le 15 mai 2009 à 19H10 retentira les cloches de l'église
de Metz pour annoncer l'ouverture de Constellation dont l'inauguration se fera
sur trois jours et qui restera en « orbite » jusqu'à la seconde
édition de La Nuit Blanche du 03 octobre prochain.
Les Artistes et
le Centre Pompidou de Metz
On sait d'ores et déjà que la première exposition dès
l'ouverture au printemps 2010 s'intitulera « chefs-d'œuvres ? »
et proposera les œuvres majeures de la collection du Centre Pompidou du début
du XXe siècle à nos jours… En attendant, les 15, 16 et 17 mai prochain se
tiendra l'une des plus grandes manifestation culturelle et artistique de la
région Grand-Est, et de l'agglomération messine en particulier, j'ai nommé
« CONSTELLATION ». Trois jours de week-ends entièrement gratuits avec
des nocturnes prévues jusqu'à 00H.
Fin mai 2009 le toit sera achevé ; on le découvrira
illuminé. Des parcelles de lumière s'allumeront un peu partout dans la ville et
même au-delà du Luxembourg et dans la Meuse. Les étoiles brilleront dans
différents points géographiques : quartier de la Gare, colline Ste-Croix,
Arsenal, Musées de la Cour d'Or, F.R.A.C., Hôtel de Ville.
Au programme de « Constellation » dès le premier
jour ; projections de films, concerts/spectacles, conférences et visites
guidées.
Sources : wikipedia & le magazine du centre pompidou-metz (hiver
2009)
Si vous souhaitez plus de détails
concernant le Centre Pompidou-Metz, je vous invite à aller visiter mon blog
créé au début du mois de mai et qui totalise déjà plus de 90 visites, à cette
adresse : http://franck57.blog.mongenie.com/
Objet : Réponse à votre question, Le MoDem prend-t-il un virage à gauche?
Cher libre-penseur,
La position du
MoDem est simple et clair, nous avons voté une proposition qui affirme notre
indépendance à l'égard de la gauche et la droite. Nous ne voulons plus faire
parti de ces partis politiques qui ne sont que des satellites de la gauche ou
la droite. Nous sommes un mouvement libre et indépendant.
Nous ne
pensons plus en termes de gauche ou de droite, mais nous imaginons un nouveau
modèle de société. En ce sens, nous ne désirons pas détruire ce que nos
prédécesseurs ont réalisés. Nous prendrons le meilleur de chacun. Nous
construirons la maison Europe en prenant les meilleures pierres de la maison
France et des autres états membres. Je vous donne quelques exemples pour
illustrer mon propos : qui penserait aujourd'hui remettre en cause ces grandes
mesures qui nous viennent de tous les camps : le droit de vote à 18 ans ou
le droit à l'avortement (Valéry Giscard d'Estaing), l'abolition de la peine de
mort (François Mitterrand), et enfin la réforme qui créait une armée de métier (Jacques Chirac). Nous prendrons le meilleur du socialisme de Jaurès en passant
par Blum etc., le meilleur de la démocratie chrétienne et de la droite
gaullienne. En ces temps de crise, nous ne pouvons plus nous permettre de
diviser la France et l'Europe.
Ce qui nous vaut aujourd'hui, d'être attaqué
de toutes parts, la droite nous soupçonne de populisme et Alain Minc conseillé
occulte du président Sarkozy voit en nous des maurrassiens (Charles Maurras le
journaliste et philosophe de l'extrême droite française avant la seconde guerre
mondiale), la gauche nous demande de clarifier nos positions, mais que
pouvons-nous clarifier ? Nous souhaitons un nouveau modèle de société
humaniste et démocratique.
Nous voulons réaliser une nouvelle révolution
copernicienne à notre manière. Être démocrate, c'est s'éloigner du tout état et
de la bureaucratie qui sclérose une société et également de l'argent roi qui
déshumanise. Nous souhaitons remettre l'homme au centre des préoccupations de
la civilisation européenne pour construire un monde plus équitable et plus
juste. Une vraie démocratie doit reconnaître le pluralisme et mettre fin à une
bipolarisation stérile. Au mouvement démocrate nous sommes issues de tous les
milieux : de la gauche, de la droite, des écologistes et de la société civile.Pour beaucoup de citoyens français, ce mélange paraît encore hétéroclite, mais je peux vous dire que
nous vivons très bien ensemble. Nos différences nous apportent une grande
richesse et une saine émulation. J'espère par cette courte lettre avoir répondu
à votre interrogation. Je pense d'ailleurs qu'un libre-penseur à l'image de la
philosophie des lumières aurait toute sa place au Mouvement Démocrate.
Le 24 mars, Braggi et Bidouille
ont donné naissance à cinq petits chatons siamois. On dénombre trois mâles et
deux femelles. Comme l'année dernière, ils mettent un peu plus de vie dans la
maison. Nous aurons la joie de les choyer durant 10 semaines, avant qu'il
trouve de nouveaux maîtres. Ils feront sans doute à nouveau le bonheur de
famille en manque de tendresse et de complicité.
Des Nouvelles
J'ai eu la chance d'avoir des
nouvelles des cinq autres petits fripons qui sont âgés maintenant de 11
mois. Malheureusement, l'un d'eux est déjà décédé, il s'est malencontreusement
fait tomber une échelle sur le dos qui lui a été fatal. Les autres font
toujours le bonheur de leur entourage et partage des moments de jeux avec les
enfants. Ma passion des chats m'a permis de me faire de nouveaux amis. Nous
sommes régulièrement invités chez les nouveaux propriétaires. J'espère pouvoir
aller voir Desty dans les Vosges, fin juin, après les élections
européennes. Ces petits moments me donnent l'espoir d'un monde meilleur ! En
attendant, si vous souhaitez réserver un de ces petits galopins, téléphonez au
: 03 87 53 43 10 ou au 06 15 56 30 76.
J'ai eu la preuve aujourd'hui que la vie politique, intéresse toujours.
Il suffit d'être tout simplement humain !
Le chiffre
1335,
c'est le nombre de visites hier sur ce blog. Depuis que je m'étais engagé en
politique le nombre de visiteurs par jour ne dépassait plus 300, alors
qu'auparavant j'atteignais sans difficultés les 600 curieux. J'ai pourtant
atteins hier mon record absolu. Il faut croire que les Français ne sont pas si
antieuropéens. Ils peuvent être intéressés par la politique pour peu que l'on
fasse preuve d'honnêteté et de transparence. Pour ma part, j'avais dit que je
ne ferai jamais de politique. Pourtant j'ai trouvé mon bonheur chez les
démocrates ! C'est une autre manière de voir la chose publique qui m'aide à
croire que l'on peut faire de la politique autrement et créer un autre monde.
Mon article d'hier, qui portait sur la visite du Parlement européen, vous a
sans doute impressionné et fait connaître des institutions que les
gouvernements de droite comme de gauche prennent comme bouc émissaire. C'est
peut-être pourtant bien à la que l'avenir de la planète va se jouer dans les
années à venir. J'ai été heureux de connaître un franc succès avec un sujet qui
de prime abord n'attire personne, à part les Européens convaincus comme moi.
Comme quoi, il faut toujours garder espoir !
La phrase
Je ne peux pas
vous l'énoncer avant de la remettre dans son contexte. Aujourd'hui, j'ai été
tracter sur les marchés de Metz pour annoncer la réunion publique du Mouvement
Démocrate à Pont-à-Mousson. Il se trouve que j'ai connu un grand succès près de
les étalages de lingerie féminine. Je ne pense pas que ce soit mon charme
naturel qui fait son effet, mais plutôt mon sens de l'humour. La voici : « Bonjour
madame, je vous invite à une réunion politique pas aussi glamour, mais pleine
d'humour dont les vedettes seront Nathalie Griesbeck et Jean-François Kahn… » Qui
vous a dit que la politique n'était pas sexy et humoristique,
mais aussi intelligente. Je remercie une fois encore mon publique d'hier
et d'aujourd'hui qui a été bon camarade.
Tous à Pont-à-Mousson
Grande réunion publique
à 20h00
Espace Montrichard
Lancement de la phase politique de
cette bataille pour toute la Lorraine.
Ce jeudi
16 avril sera un moment clé de notre campagne
collective pour faire des élections
européennes une grande victoire de nos idées.
Ce sera l'occasion de présenter notre projet de société et de faire connaître nos
propositions concrètes pour que la France
affronte la crise dans les meilleures conditions possibles et en sorte plus
juste, plus humaine et plus forte.
Le 26 Mars 2009, les jeunes Démocrates du Grand Est ont eu la chance de visiter l'enceinte législative de l'Union Européenne, grâce au concours de leur député européen : Nathalie Griesbeck. Un badge d'accréditation nous a été remis au début de la journée, que nous devions porter en évidence tout au long de notre présence au Parlement Européen. Nous étions également tenus de rester grouper. Après une courte présentation des jeunes transfrontaliers (Suisse, Belge, Luxembourgeois, Allemand), des présidents départementaux (Meurthe et Moselle, Moselle, Vosges) et du président national : Frank Faveur, Nathalie nous a souhaité la bienvenue dans la maison européenne.
Intervention de Gérard Deprez
Puis, elle a passé la parole à Gérard Deprez, député européen belge et président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures de l'union. Il nous a expliqué que le droit européen, en matière de justice, agit par diffusionnisme. Le Parlement n'a pas toute autorité sur la politique intérieure des nations, mais celles-ci doivent respecter les droits de l'homme et les droits fondamentaux de chaque individu (ne pas faire preuve de discrimination, respecter la dignité humaine et reconnaître les lois des autres états membres). Par un jeu de questions-réponses, il a abordé le sujet des droits de la famille, de la liberté d'information et celle du recoupement des données personnelles. Il nous a ensuite expliqué que la loi HADOPI allait poser un problème d'ampleur européenne. La riposte graduée serait contraire à la loi permettant à chacun de disposer de la même information et de son courrier. On ne peut pas punir un délinquant pour d'autres faits que ceux qu'il a commis. Le téléchargement illégal ne doit pas entrainer la fermeture d'une ligne internet. Nous nous sommes également interrogés sur l'application des lois maritales en cas de mariages mixtes. Nous avons remarqué qu'il est plus facile de trouver des accords entre 2 ressortissants de l'union que dans des situations extracommunautaires. L'Europe qui est responsable de tous les maux dans la bouche des politiques français nous protège bien souvent des nationalismes et des dérives autoritaires.
Après un changement de salle, nous avons débattu sur différentes prérogatives de l'union en présence de plusieurs députés européens
Intervention de Marielle De Sarnez, d'Anne Laperrouze et Bernard Lehideux
Nathalie Griesbeck nous a présenté ses collègues parlementaires européens et a répondu à une question en nous précisant qu'elle comptait produire un document relatant le bilan de son mandat européen ainsi que la présentation des nouveaux projets, avec l'impact de son action sur le plan local. Elle nous incite à réaliser des actions sur le plan local pour montrer notre détermination européenne. 80% des lois nationales sont influencées par des directives européennes. Nous vivons actuellement dans une semi-fédération qui ne dit pas son nom. La France ne profite pas des atouts que lui donne l'Europe en matière d'aménagement des infrastructures, de financement, de projets solidaires, etc…
Bernard Lehideux s'est ensuite félicité que le parlement européen ait adopté le principe d'un emprunt européen cher à François Bayrou. Il a également rappelé la nécessité de réduire notre dette en période de croissance. Actuellement, l'Euro nous protège et ce sont les allemands qui tiennent tout l'édifice financier à eux seuls.
Marielle De Sarnez nous a tracé les grandes lignes de notre mouvement en matière européenne, nous indiquant que nous sommes le seul parti pro européen depuis sa naissance : nous avons, comme priorité, la construction d'une Europe solidaire qui mette en avant les pays et les peuples. Pour nous, le progrès social est un but et l'économie doit demeurer un moyen, et non l'inverse. Comme le disait Bronislaw Geremek, nous avons construit l'Europe économique ; il nous reste à réaliser celle des citoyens. C'est en ce sens que nous sommes partisans de réintroduire au plus vite l'homme au cœur du projet et d'utiliser l'argent européen au service des citoyens de la communauté. Il nous faudra pour cela avoir une politique de convergence économique et fiscale pour créer une unité sociale solidaire. Après cela, Anne Laperrouze est revenue sur la nécessité d'inventer une politique industrielle commune pour tous les pays de l'Europe, ce qui nous permettrait de définir des règles que les autres pays extérieurs devraient admettre pour échanger avec nous. Nous pourrions ainsi redéfinir une politique énergétique, de recherche, de développement durable et soutenir les universités européennes. En Mars 2007, à l'initiative des parlementaires allemands, l'Europe a voulu réduire la pollution produite par l'homme sur la planète. Le projet voté au Parlement Européen vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20%, de réaliser une économie d'énergie de 20% et que les énergies renouvelables représentent 20% de notre consommation en 2020 : c'est la loi dite des 3 fois 20 pour 2020.
Suivi des votes dans l'hémicycle
Nous n'avons pas eu officiellement d'autorisation d'accès du groupe aux tribunes en raison du nombre très important de demandes de visite. Notre groupe a été accrédité en tant que séminaire et non comme un groupe de visiteurs, ce qui nous a permis d'assister aux votes. Les textes sont débattus en amont par groupes parlementaires et le vote est donc très rapide. Nous avons été impressionnés par le nombre important de présents dans l'hémicycle, contrairement à notre assemblée nationale. Même les eurosceptiques, comme la Grande Bretagne, ont compris que l'avenir de notre continent se joue à Strasbourg et à Bruxelles, idée que les français ont beaucoup de malà réaliser. C'est pourquoi le Mouvement Démocrate envoie les meilleurs d'entre nous dans cette instance, contrairement à l'UMP ou au PS qui ressentent cette investiture comme une sanction. Evidemment, la vie d'un parlementaire européen n'est pas de tout repos : il doit connaître ses dossiers sur le bout des doigts pour trouver des positions de consensus avec les autres nations, car il ne siège pas par nationalité, il doit effectuer de nombreux déplacements à l'étranger et enfin défendre les intérêts de sa circonscription. Etre parlementaire européen, c'est faire preuve de ténacité, mais aussi d'humilité et de tolérance, qualités qui ne sont pas les premières vertus d'une majorité de français.
Après cette longue matinée, le déjeuner au restaurant des députés, offert par Nathalie Griesbeck et le groupe ADLE (alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, groupe qui représente la troisième force en effectif du Parlement Européen : 130 députés derrière le PSE, parti socialiste européen et le PPE, parti populaire européen où siège l'UMP), nous a permis de faire plus ample connaissance et d'échanger sur les premières impressions relatives aux débats avec nos députés et sur le fonctionnement de nos fédérations démocrates respectives.
Rencontre et débat avec Philippe Morin, lobbyiste : représentant permanent du groupe Air France KLM auprès de l'Union Européenne
Contrairement au Parlement français, les lobbys sont présents au Parlement Européen en toute transparence. Il existe des lobbyistes industriels et humanitaires. Leur rôle est d'atténuer les tensions lors de la création d'un texte législatif, après avoir informé et suggéré des solutions appropriées dans leur domaine d'activité, aux Parlementaires Européens Ils doivent répondre aux règles édictées par le Parlement Européen et faire l'objet d'une accréditation qui peut leur être retirée à la moindre dérive ou tentative de corruption. Ils sont là pour donner des indications aux députés sur leur domaine d'activité, lorsque ceux-ci sont amenés à légiférer.
Dernièrement, le Parlement Européena adopté une directive créant un ciel unique européen. Ceci permettra de diminuer le prix du billet d'avion pour l'utilisateur, la longueur des trajets (nous ferons l'économie de 11000 tours du monde par an avec un avion à vide) et l'émission de CO2 de 2 à 3 %. D'ailleurs, en 2012, le système prévoit que les avions décollant et atterrissant dans la communauté européenne versent une taxe carbone, et cela même pour les avions extérieurs à la communauté. Les autres pays paieront la taxe dans les pays européens où ils atterrissent le plus fréquemment. Les états où l'argent a été versé ne sont encore pas tenus législativement de le reverser à l'Institution Européenne. Actuellement, les compagnies aériennes européennes sont à la recherche de nouveaux systèmes de carburants propres.
Ce débat fut vif et intense, et Philippe Morin ne s'est pas laisser impressionner par des questions quelques fois très insidieuses. Ces réactions étaient peut-être le fruit d'un reportage sur les lobbys au Parlement français diffusé sur TF1, la veille, décrivant une ambiance houleuse entre les parlementaires et les lobbyistes.
Tout le monde est reparti fatigué et impressionné par l'intensité du travail des parlementaires européens, mais enchanté de la journée.
Stéphane DE BONA
Membre du Conseil Départemental du MoDem de Moselle
Le rejet de la loi HADOPI démontre que la mobilisation des députés en France est plus que partielle. Comment peut-on décider de la création d'une loi qui engage le destin d'une nation par 40 personnes ? La France légifère une fois encore à contre courant. Il serait légitime de repenser un système de licence globale qui ne pénaliserait personne. Alors que le support numérique dématérialise peu à peu les contenus de la production humaine, une législation incitant à échanger et à mettre en valeur les artistes par l'intermédiaire des FAIs (fournisseurs d'accès internet) serait plus humaine et créatrice de valeurs. Comme je l'ai dit dans un article précédent, la loi HADOPI contient, dans son essence, le phénomène totalitaire. Si, comme le projette le gouvernement, elle est remise en discussion par un jeu sémantique (c'est-à-dire qu'elle sera réexaminée en d'autres termes), elle risque tout de même d'être rejetée au niveau européen en vertu de la loi sur la liberté numérique.
Christine Albanel a fait de cette loi, ce soir, son cheval de bataille et la raison de sa présence au gouvernement. Elle peut donc, d'après moi, se préparer à démissionner.
1 - L'union de l'Europe, maintenant, plus de doutes possibles Nous proposons une réponse coordonnée de l'Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3% du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l'avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l'objet d'une démarche concertée et coopérative des Etats de l'Union, en tous cas de la zone euro.
2 - L'Europe, ce n'est pas seulement une économie, c'est un projet de société, des valeurs humanistes Nous proposons que l'exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.
3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable Nous demandons l'équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l'Europe doit les aider à y parvenir.
4 - L'Europe, affaire de citoyens
Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l'Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d'être prises, par voie de presse, de manière qu'ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
5 - L'Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.
6 - Le savoir et la connaissance priorités de l'Europe Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l'Union, une aide efficace au dépôt de brevets.
7 - Pour que l'Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l'ensemble des pays de l'Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.
8 - L'Europe, zone de sécurité Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.
9 - La responsabilité de l'Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais Nous défendrons une politique européenne d'agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l'Europe, l'exigence environnementale, et le maintien d'un vrai tissu d'exploitations agricoles de taille humaine.
10 - Aucun des progrès nécessaires de l'Europe ne pourra se faire sans volonté politique Nous défendrons l'idée d'une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c'est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l'ensemble.
11 - Il faut convaincre les Européens que l'Europe n'écrase pas leur identité, au contraire qu'elle la garantit Nous défendrons l'Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.
12 - L'immigration est la partie visible du plus grand drame de l'humanité : le sous-développement et la pauvreté Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu'ils mangent et de fabriquer ce qu'ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela, la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l'argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu'on ne reconnaisse plus en Europe, les contrats signés avec les paradis fiscaux.
Jean-François KAHN, Nathalie GRIESBECK, Yann WEHRLING Têtes de liste
Strasbourg, le 31 mars 2009
Chers amis,
Nous voici, tous ensemble, à un moment crucial de notre histoire, engagés dans un combat fondateur: le monde et la France sont confrontés à une crise, qui n'est pas seulement financière, qui n'est pas seulement économique, mais également sociale, environnementale, sociétale, morale, et, à terme, politique.
Il ne s'agit donc pas seulement, pour nous, de réaliser le meilleur score possible aux élections européennes pour obtenir le plus d'élus possibles – c'est un minimum – mais de mobiliser le plus possible de nos compatriotes autour d'une véritable alternative de société.
Car nos concitoyens doivent redevenir les acteurs de leur propre destin ;
Car deux systèmes, l'un qui a mis l'Etat au centre de tout, l'autre qui a mis l'argent au centre de tout, ont fait faillite, et il est de notre responsabilité et même de notre devoir de promouvoir un nouveau modèle qui, enfin, place l'homme au centre, dans sa double dimension individuelle et collective ;
Car l'Europe peut et doit constituer le socle de ce nouveau modèle dont nous sommes porteurs ;
Car si nous ne sommes pas capables de promouvoir cette véritable révolution humaniste, alors les extrémismes, tous les extrémismes, les nouveaux stalinismes comme les nouveaux fascismes, tireront une fois de plus leurs marrons du feu ;
Car le pouvoir personnel monarchique n'est pas une réponse mais une régression.
Tel est le sens de notre combat: celui que, grâce à nous tous, à nos succès d'aujourd'hui, François Bayrou portera victorieusement lors de l'élection présidentielle.
Nous ne sommes pas au centre, nous sommes en avant, nous sommes le Mouvement Démocrate. Par rapport à cette ambition qui est aussi notre mission, que valent les considérations trop personnelles, fussent-elles justifiées par de légitimes susceptibilités ou déceptions ?
Venant de tous les horizons, nous sommes un peu, face à la coalition des vieilles idéologies sinon des vieilles dynasties, des soldats de I'An ll.
Totalement unis nous allons animer - nous nous y engageons - une campagne de terrajn formidable en allant expliquer partout que les événements nous ont donné assez spectaculairement raison pour nous permettre de disputer même les fiefs de ceux qui se sont tant et si souvent trompés.
Le pouvoir médiatique cherchera, une fois de plus, à nous étouffer? C'est bon signe I En réplique, il nous faudra le stupéfier par nos résultats.
Mobilisation générale donc. Main dans la main. Joyeusement. D'un même élan, ceux qui, comme nous, représentent l'Alsace, La Bourgogne, la Champagne-Ardenne, la Franche-Comté et la Lorraine.
"La
résilience a ses origines dans la théorie du développement
psychologique et humain. Ce mot décrit en général la capacité de l'individu de
faire face à une difficulté ou à un stress importants, de façon non seulement
efficace, mais susceptible d'engendrer une meilleure capacité de réagir plus
tard à une difficulté. Diverses études ont examiné la résilience au sein de
groupes exposés à la guerre, à la pauvreté et à la maladie chronique. Ces
études et d'autres recherches ont permis de cerner les caractéristiques des
personnes qu'on dit « résilientes ». Selon certains, la résilience se
compose d'un équilibre entre, d'une part, le stress et les difficultés et,
d'autre part, la capacité de faire face à la situation et la disponibilité d'un
soutien. Lorsque les sources de stress excèdent les facteurs de protection de
l'individu, même les personnes qui ont fait preuve de résilience antérieurement
peuvent être dépassées (Mangham et coll., 1995)."
La résilience est, à l'origine, un terme
pour expliquer la résistance des matériaux aux chocs. Les premières
publications dans le domaine de la psychologie datent de 1939-1945. Werner et
Smith, deux psychologues scolaires américaines àHawaï, travaillaient avec des enfants à risque
psychopathologique, condamnés à présenter des troubles. Elles les ont suivis
pendant trente ans et on noté qu'un certain nombre d'entre eux « s'en
sortaient » grâce à des qualités individuelles ou des opportunités de
l'environnement.
AprèsJohn Bowlby, qui a introduit le terme dans ses écrits sur
l'attachement, en France, c'est l'éthologue et psychiatre,Boris Cyrulnikqui
développe le concept de résilience enpsychologie, à partir de l'observation des survivants descamps de
concentration, puis de divers groupes d'individus, dont les enfants
des orphelinats roumains et des enfants des rues boliviens. Auparavant, on
parlait d'« invulnérabilité ». Actuellement, des groupes de travail
étendent le concept à d'autres situations difficiles comme par exemple celles
que vivent les aidants des malades d'Alzheimer.
Dans le domaine de l'assistance aux
collectivités en cas de catastrophe (naturelle ou causée par l'homme) on parle
également decommunautés
résilientes. La démarche d'assistance post-immédiate aux personnes touchées
par un évènement critique a généralement une dimensionpsychosociale.
La résilience serait le résultat de
multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives. Ce concept est un
espoir pour tous les accidentés de la vie, il permet de devenir plus fort.Il m'a aidé à
traverser les plus durs moments de ma vie et fait aujourd'hui l'objet d'une chanson,
que je souhaite partager avec vous.
Pour
une fois, le texte qui va suivre n'est pas le mien. J'ai voulu mettre ici un
éditorial figurant dans l'actuel Magazine des sorties ciné du CAMEO ARIEL
(mars 2009) et il n'est pas pas passé inaperçu à mes yeux, j'en apprécie
même le fond. Il parle du vaste débat concernant le téléchargement illégal sur
Internet. Je vous le retranscris tel quel…
Alors
qu'une loi fait polémique à l'Assemblée Nationale en ce moment et ce depuis
plusieurs mois, à chacun son opinion…
Paradoxalement,
l'ensemble de la profession cinématographique de l'exploitation estime
nécessaire une loi anti-piratage. Rappelons-en les grandes lignes. Plutôt
qu'une loi répressive la profession a opté pour une loi dissuasive, soit
avertissement aux internautes contrevenants, c'est-à-dire ceux qui
piratent ; 2e avertissement ; puis en cas de récidive,
fermeture pour un mois du robinet du net qui alimente leurs ordinateurs. Cette
méthode a porté ses fruits aux USA, elle n'est pas parfaite mais réduit
considérablement (environ 90%) le piratage. Rappelons qu'en France, le sport
national est de transgresser, détourner… et que le nombre annuel de piratages
des films est presque égal à celui du nombre de spectateurs dans les salles. Je
commençais cet édito par « paradoxalement ». En effet,
l'argumentation du secteur commercial et celui du secteur Art et Essai sont
différents. Celui des grands circuits est uniquement économique, d'où un manque
à gagner et une désertification des salles. Celui des salles Arts et Essai est
sans doute économique (nécessité d'équilibrer les comptes) mais avant tout
culturel et éthique.
Le cinéma artistique (celui qui nous intéresse) ne trouve
sa pleine dimension, son plein ressenti, sa pleine lecture que dans la salle de
cinéma. Il est formateur de sensations juste des spectateurs. Tout autre
support est réducteur à 90% des effets produits dans la tête et le cœur des spectateurs.
Tout autre support (et je ne parle ici que des supports légaux) permet
simplement de prendre connaissance et non de vibrer, d'avoir des frissons
esthétiques et d'intelligence. Le piratage permet aux internautes de
s'approprier des films avant ou immédiatement après la sortie en salle. C'est
un détournement complet de la dimension réelle du film et ce n'est pas ainsi
qu'on rendre le spectateur critique et citoyen. C'est purement et simplement un
consumérisme qui « bousille » le film et tire le spectateur vers une
uniformisation du « voir ».
Depuis maintenant 50 ans, le cinéma français tient tête au
cinéma américain. La France est le seul pays de par son système de
production/diffusion/réseau d'exploitation à prouver au monde entier que le
cinéma « art » çà existe et que çà forme des spectateurs exigeants,
critiques, bref citoyens. Pour ces raisons il faut bannir le piratage. Il faut
savoir choisir ; donner le goût du vrai cinéma dans les salles de cinéma
aux jeunes générations, ou au nom d'une prétendue égalité à la culture (culture
qui ici n'en est plus une, ainsi que nous l'écrivions ci-avant), ouvrir tout
grand le robinet du net et légaliser la médiocrité, le consumérisme du
n'importe quoi, n'importe comment.
Nos députés ont la lourde et sérieuse tâche du choix. Subir
la technique du net et du vol légalisé et abandonner tout objectif culturel ou
en encadrer le fonctionnement au travers d'une loi anti-piratage dissuasive. Il
y va de la dimension artistique du cinéma. C'est un véritable enjeu de société :
avaliser les méfaits produits par la technique du net, et en faire en subir
définitivement les effets dévastateurs sur le citoyen spectateur ou encadrer la
technique, donc respecter les œuvres.
HADOPI : Tous sous
contrôle !
Le projet de loi "Hadopi contre le piratage sur
internet" est discutéà l'assemblée. Obsolète avant même d'être voté, Hadopi est
représentatif du climat liberticide ambiant, de la considération
gouvernementale envers les jeunes (des pompes à fric) et de la collusion entre
le législateur et des industries discographiques et audiovisuelles qui, si
elles s'appliquaient à elles-mêmes la logique néo-libérale qu'elles défendent,
devraient disparaitre puisque ayant systématiquement refusé de s'adapter aux
nouvelles technologies. Les majors ont eu le même discours culpabilisant et
répressif au sujet d'Internet depuis 1993.
La loi Hadopi demandera la création d'une police du net
qui ne pourra que vérifier toutes les connexions de l'ensemble des internautes
pour être efficace. En bref, nous vivrons tous sous contrôle ! C'est l'une
des définitions que Michel Foucault donne de la société totalitaire moderne.
Elle passe de la répression à la surveillance préventive. Dans un premier
temps, « Le châtiment est passé d'un art des sensations insupportables à
une économie des droits suspendus »[1]pour ensuite éliminer l'ACTE répréhensif par détection. Nous
aurons droit à une loi en quelque sorte EDWIGE 2.
De plus, cette loi condamne à court terme les créateurs de
logiciels libres qui fonctionnent comme les épiceries en leur temps. Cette loi
aura donc le même effet que la création des supermarchés qui ont condamné les
commerces de proximité à disparaître dans les années 70. C'est donc les petits
et l'innovation que l'on cherche à tuer encore une fois ! Pourquoi ne peut-on
pas alors adopter le système d'une licence globale qui serait équitable pour
tous ?
Stéphane De Bona
Michel Foucault, Surveiller et punir, naissance de la
prison, Paris, Gallimard, 1975, p. 18.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".