| mercredi 05 juillet 2006, a 00:11 |
| Il n’y a pas de déclin français |
Analyse économique et politique
Le ministre de l’économie et des finances, Thierry Breton (ancien P.D.G. et sauveur de France Télécom) avait formé son budget 2006 sur une hypothèse de croissance économique comprise entre 2% et 2,5%.
Suite aux bonnes nouvelles enregistrées ces derniers mois, la baisse du chômage (10,4% sur 1 an), l’augmentation du SMIC de 3,05% au 1er Juillet et la récente qualification de l’équipe de football française pour la demi finale de la coupe du monde, le moral des français pourrait être meilleur d’ici la fin de l’année et doper encore un peu plus les perspectives de croissance économique. L’erreur du peuple français est de croire que nous sommes un pays en déclin. Nous sommes simplement un peuple en crise, en perte d’identité dont ses minorités manquent de reconnaissance ; et, pour accentuer cela, nous avons malheureusement rejeté la Constitution Européenne, il y a un an. Elle nous garantissait au moins d’avoir des débouchés importants en matière de coopération économique et financière au sein de l’union. Cette Constitution nous permettait également de faire face à une politique économique globalisée qu’un pays seul ne peut enrayer, ou bien encore de mettre en place une politique de régulation économique équitable.
Rien n’est perdu (propositions)
Après les élections présidentielles et législatives de 2007, la France aura des décisions importantes à prendre en ce qui concerne sa politique de financement social et familial. Les premiers effets de la réforme des retraites de la loi Fillon se feront sentir, mais les efforts demandés et consentis par la population française ne seront pas suffisants. Je propose donc que, sur tous les portefeuilles boursiers souscrits dans le pays, 1 € de frais de courtage soit automatiquement reversé à la protection sociale (caisse des retraites, assurance maladie) à chaque transaction d’achat ou de vente de titre. La solidarité doit être l’affaire de tous. Chacun, dans la mesure de ses moyens ou avec un peu de volonté personnelle doit y contribuer. Je formule, pour cela une seconde proposition simple, que chaque jeune entre 16 et 18 ans consacre 2 jours de leurs vacances d’été à rendre visite aux personnes âgées dans les maisons de retraite, ou bien encore participe à une œuvre caritative dans une association humanitaire. Ces mesures de bon sens ne coûte rien au budget de l’Etat et sont à même de restaurer la protection sociale ainsi que la solidarité entre les générations. C’est une nouvelle classe politique, et les jeunes citoyens qui feront la France de demain (une France qui gagne).
Tout est possible si chacun d’entre nous se sent concerné par autrui. Dans ces conditions, il sera plus facile pour tous de vivre ensemble. Si nous pouvons rétablir une cohésion sociale, le racisme et la peur de la différence n’auront plus lieu d’exister. Notre peuple, riche de sa diversité, manque juste d’un peu de volonté et de constance dans l’effort.
Stéphane DE BONA
|
|