La coupe de monde 2006, en Allemagne, fut l’occasion, pour aux moins 3 grands peuples Européens (Allemagne, France et Italie) de se retrouver autour de leur équipe nationale. Pour Allemagne, le pays organisateur, participation à cette coupe du monde de football, lui a permis de dépasser ses vieux démons. L’unité nationale de l’Allemagne fut perturbé coup sur coup par la 2e guerre mondiale du à l’arrivé de la dictature d’Hitler au pouvoir ainsi que par l’édification du mur de Berlin qui séparait l’Allemagne en 2 pays distincts : l’Allemagne de l’Ouest (RFA) et l’Allemagne de l’Est (RDA). Pour la 1ère fois, depuis ses deux événements tragiques, la fierté d’être Allemand et de se retrouver autour du drapeau a été une joie et source de bonheur.
Quant à la France, nous avons pu admirer une dernière fois, une équipe dont la force venait sans doute de sa solidarité et de ses origines diversifiées qui nous aura fait rêver de 1996 à 2006. Pourtant les débuts et la prise en main de l’équipe de France par Aimé Jacquet furent difficiles. La France sortait d’une élimination lors des qualifications pour le mondial 1994 aux USA. C’est en 1998 que l’équipe se révéla en gagnant son premier titre de champion du monde. Ce fut un moment exceptionnel que nulle autre génération de footballeurs français, même celle de Michel Platini, n’avait pu donner à la France. Elle enchaîna sur un titre de champion d’Europe en 2000. Ce doubler reste unique dans l’histoire du football mondial. Aucune équipe n’a réalisé la conquête de deux titres différents d’affilé. Malgré son raté de la coupe du monde 2002 cette génération de joueurs nous a apporté une nouvelle grande joie, lors de ce mondial 2006. Même si la finale a été perdue face à l’Italie, l’équipe de France aurait pourtant mérité de gagner : elle nous a montré son plus beau visage que, malheureusement seul le sport sait mettre en valeur. Une cohésion sociale et une diversité du peuple doivent être mises en exergue chaque fois que cela est possible et, non seulement lors des grandes manifestations sportives. Cette diversité culturelle qui fait gagner la France est la preuve que les idées de Jean-Marie Le Pen sont d’un autre âge et réactionnaires. Nous pouvons espérer que ses idées ne soient pas au second tour des présidentielles 2007, afin que la France « Black-Blanc-Beurre » nous rapporte encore de nombreux trophées dans les années à venir. Rien n’est poins sûr puisque, comme l’avait dit un ancien président (François Mitterrand) : « Les français ont la mémoire courte ».
Enfin j’adresse aux nouveaux champions du monde mes félicitations et j’espère que ce titre leur permettra de sortir de la tourmente des précédentes années où Sylvio Berlusconi fut au pouvoir. Lors de cette période, l’Italie s’est appauvrie et l’unité nationale fut en danger, car l’ancien président du Conseil avait choisi de gouverner le pays avec des partis fascistes et séparatiste. Souhaitons aussi que le scandale des matchs truqués en première division de la ligue italienne de football ne gâche pas la joie procurée par ce titre tant attendu.
Encore un petit mot pour l’équipe de France : Merci les Bleus, merci Zidane de nous avoir fait tant vibrer.
Stéphane De Bona
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