| jeudi 06 juillet 2006, a 23:10 |
| La Réunification du Parti Radical |
Pourquoi suis-je proche du Parti Radical de Gauche ?
Historique
Le radicalisme est né en France sous le règne de Louis Philippe 1er entre 1830 et 1848. Loin d’être une idéologie, c’est d’abord une manière de penser. Il rejette les idées de classe propre au parti de gauche à tendance marxiste, mais intègre l’économie de marché tout en rejetant le « tout libéral » qui donne une part négligeable, pour ne pas dire inexistante à la protection sociale. C’est d’abord un parti réformateur qui donne une place importante à la diversité culturelle. Pour garantir le « vivre ensemble » de la société, il s’appuie sur le concept fort de la laïcité et met en valeur la devise républicaine de la nation française : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Son ancrage à gauche est du essentiellement à son envie de vouloir garantir et faire perdurer notre protection sociale, unique dans le monde, ainsi qu’à sa volonté de créer des nouveaux acquis sociaux. C’est un parti profondément européen qui souhaite une structure de l’union fédérale afin d’avoir des lois communes pour faire face à la globalisation de l’économie mondiale et permettre de garder une identité nationale. Le parti radical de gauche, né de l’Esprit des Lumières incarné par Condorcet et Voltaire, a eu un parcours mouvementé en raison de sa désunion en 1974, lors de l’élection présidentielle. Une tendance de droite, dont le leader a été Jean-Jacques Servan-Schreiber, appelle à voter Valéry Giscard d’Estaing et une autre reste fidèle à la gauche et au candidat François Mitterrand, sous la houlette de Robert Fabre. Après cette désunion, les deux partis, de gauche comme de droite restent groupusculaire. C’est grâce à une épopée victorieuse de la liste "Énergie Radicale" le 12 juin 1994, aux élections européennes conduite par Bernard Tapie qui obtient 12,03% et 13 élus au parlement européen que le parti semble revivre. Mais cette résurrection ne sera que de courte durée, compte tenu des ennuis judiciaires de son principal leader. A ce jour tout reste à écrire.
Se rassembler pour gagner
Aujourd’hui, le parti radical de gauche pourrait incarner une alternative au pouvoir socialiste et U.M.P. tout en rejetant les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Pour cela, il faudrait tout d’abord que les deux partis radicaux se réunissent. Et l’occasion est belle! Puisque Jean-Louis Borloo vient d’être élu vice président du parti radical de droite. Il participe activement au gouvernement et met en place, en tant que ministre du travail, une politique de cohésion sociale qui commence à porter ses fruits. Après avoir été l’un des principaux avocats de Bernard Tapie, lorsqu’il était chef d’entreprise, l’amitié fidèle de Jean-Louis Borloo pour son client, qui ne s'est jamais démentie, lorsqu’il était dans la tourmente judiciaire pourrait permettre l’unification des deux partis. Il pourrait former un programme commun de réunification, qui serait plus logique qu’une alliance entre les radicaux de droite et l’U.M.P. Une fois cette étape cruciale franchie, le parti radical pourrait alors se tourner vers la branche social-libérale du parti socialiste ; et pour aller encore plus loin, négocier au cas par cas des candidatures unifiées avec l’U.D.F. de François Bayrou qui ne fait plus, à proprement parler de la majorité après son refus du vote du budget 2006. Les partis radicaux ne doivent pas rester des satellites des deux formations politiques les plus importantes de France. Ces options stratégiques demandent à être débattues et je vous invite à donner votre point de vue sur ce site.
Un sympathisant Radical
Stéphane De Bona
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