| mardi 22 août 2006, a 19:06 |
| Chirac : en route vers un troisième mandat Présidentiel ! |
Depuis son intervention du 14 Juillet, le président Chirac donne des signes aux électeurs et à sa majorité, pour les préparer à une nouvelle candidature de sa personne pour l’élection présidentielle en 2007. Sa première allusion à cette candidature possible fut donnée aux journalistes qui l’interviewer par cette réflexion : « Je suis pas à l’heure du bilan, je suis à l’heure de l’action ». Qu'est-ce qui motive le président à s'engager pour un troisième mandat? Tout d'abord, comme François Mitterand en 1988 avec Michel Rocard, il ne désire pas laisser sa place au grand rival de son camp. Une victoire de Nicolas Sarkozy, qui s'empresserait de déconstruire les années Chirac, ne permettrait pas à notre président de laisser sa trace dans l'histoire. Je pense que, comme tous les grands hommes, il désire passer à la postérité. D'autre part, Jacques Chirac ne se voit pas comme un homme du passé, et le plaisir qu'il se procure, lors de chaque élection, à rencontrer ses électeurs et à parcourir la France n'a pas changé depuis sa jeunesse. Ses rendez-vous, à intervalles réguliers, lui redonne force et espoir prouvant que sa santé, tant physique qu'intellectuelle est intacte.
Il souhaite certainement travailler une dernière fois avec ses meilleurs compagnons de route: Alain Juppé et Dominique de Villepin. Il ne veut surtout pas partir sur l'échec du referendum européen du 29 Mai 2005 et expliquer aux français qu'ils se sont trompés. Mais aura-t-il encore l'influence nécessaire pour rassembler son camp et entamer une lutte à mort avec Nicolas Sarkozy? C'est pour cela, que Jacques Chirac a repris la main sur la politique intérieure en se déplaçant avant son ministre d'état Nicolas Sarkozy, pour rendre hommage aux trois pompiers volontaires décédés dans l'exercice de leur fonction. Alors que Thiery Breton, ministre de l'économie et des finances, annonce des bons chiffres pour la croissance économique de 2006 (elles pouraient dépasser les 2,5 % prévu par le gouvernement) et que Jean-Louis Borloo commente la baisse du chômage, le président Chirac convoque un conseil des ministres restreint sur l'emploi en période estivale pour donner sa feuille de route de rentrée. Ainsi, il démontre aux français qu'il n'a pas épuisé toutes ses idée, que idées politiques ne représentent pas une fin de cycle et qu'une rupture institutionnelle et idéologique, pronée par Nicolas Sarkozy, ne serait pas bonne pour la France.
Enfin, les affaires de la mairie de Paris, qui planent au dessus de sa tête, seront prescrites à la fin d'un troisième mandat et le président pourra alors prendre sa retraite en toute quiétude. Rien n'aura alors entaché son parcours en politique.
Stéphane De Bona |
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