François Bayrou est issu d’un milieu modeste. Ses parents sont tous deux agriculteurs en retraite. Contrairement aux autres politiques, il n’est pas passé par une grande école, mais a effectué une scolarité tout à fait normale. Il a du lutter, dans sa jeunesse, contre un bégaiement persistant. Aujourd’hui, malgré cette difficulté et une timidité maladive, il a gravi tous les échelons de son parti politique pour en devenir le dirigeant. Depuis le refus du vote du budget 2006 par son parti, il tente d’incarner une troisième voie dans la vie politique française. Son parti, l’UDF, créé par Valéry Giscard d’Estaing devait représenter le centre, mais l’ancien président de la République n’a pas su réformer les institutions et se détacher de la droite pour que cette tendance politique existe.
François Bayrou est l’un des seuls anciens ministres de l’éducation nationale qui n’a pas eu à faire face à une vague importante de manifestation, lorsqu’il était au pouvoir. Il a su dialoguer avec les syndicats et les étudiants lorsqu’il désiré qu’une réforme importante de l’éducation soit mise en œuvre. Il a mis en place dans les universités des tutorats pour une meilleure intégration des premières années, ainsi que la possibilité de changer de cursus lors de la première année au premier semestre.
L’élection de la dernière chance
François Bayrou peut aujourd’hui incarner une alternance nouvelle s’il gagne les élections présidentielles en 2007. Dans le cas contraire, il ne pourra pas persister sur sa ligne de pensée ; et le monde politique français deviendra définitivement bipolaire. En effet, l’élection d’un président est tout d’abord la rencontre d’un homme avec le peuple et ne devrait pas être lié au système des partis politiques. Effectivement, il est plus facile de penser le monde comme un système binaire. Ce mode de penser n’a pourtant pas réussi si bien que cela, puisqu’il nous a conduit aux deux guerres mondiales et à la guerre froide. François Bayrou nous propose de former un gouvernement de coalition et d’union national regroupant les meilleures personnalités du centre gauche et du centre droit. Pour l’instant aucun parti politique de l’échiquier français n’est favorable un tel gouvernement ; mais n’est pas au peuple a obliger les différents partis à dialoguer ensemble ? Notre bulletin de vote est encore une arme pour mettre un coup de pied dans la fourmilière. A nous d’y réfléchir.
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".