| lundi 27 novembre 2006, a 18:36 |
| La future errance des intellectuels |
Le carnet
Cette bande annonce est une énigme. Est-ce un film qui va sortir en Février 2007 ou un carnet de souvenirs d’un blogueur déjà en mal de son passé ? La sortie des études supérieures laisse souvent les jeunes diplômés en errance. En effet, nous sommes préparés pour une entrée dans des études longues, mais totalement délaissés à la sortie. Les formations qui nous sont proposées sont trop souvent en décalage avec les attentes du marché du travail. Va-t-on assister petit à petit à la précarisation des diplômés ? Ils deviendront des SDF cultivés ou des intermittents du travail. A l’heure actuelle, le système des emplois aidés comme le CES, les TUC, etc… ne fait que déclasser ces titulaires : la plupart du temps, les jeunes diplômés n’acceptent ce type de contrat que pour des raisons alimentaires. Les formations mises en place, après 1968, n’ont tenu aucun compte de l’évolution de la population active après la mise en retraite de la génération du baby-boum. Nous étions encore dans la période économique faste des « trente glorieuses » et nos parents ne pensaient pas au « trente piteuses » qui ont suivi. Aujourd’hui, comment redonner du « peps » aux jeunes de 18-25 ans, qui sont nés dans le désenchantement ?
Des lendemains qui déchantent
Alors même que les universités et écoles supérieures prédisent souvent aux jeunes des lendemains qui chantent, ils sont encore un peu plus déconnectés de la réalité. La méthode de campagne de Ségolène Royal, qui consiste dans un premier temps à une écoute attentive des citoyens pour refaçonner le projet socialiste afin de le mettre en phase avec les attentes, parait intelligente. Mais, plus qu’une écoute, la candidate socialiste a demandé aux citoyens de l’aider à leur faire reprendre leur destin en main. Les années d’études supérieures restent des années privilégiées, si l’on peut dire ; le plus dure commence sans doute après.
Stéphane De Bona
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