| mercredi 27 décembre 2006, a 12:00 |
| Bilan 2006 |
Politique du Maghreb
L’année 2006 a été marquée, dès son entrée par le début du revers de Georges Bush en Irak. Sa politique de refonte du Moyen-Orient par les armes s’avère un échec total. Elle a fait de l’Irak la nouvelle base arrière du terrorisme international. Elle a donné une légitimité au président iranien, qui est l’un des extrémistes les plus dangereux du Moyen-Orient pour l’Occident. La conférence qu’il a tenu dans son pays, où il a rassemblé tous les négationnistes et révisionnistes, concernant l’holocauste a connu un grand succès dans les pays du Maghreb. De plus, le président iranien a défié la communauté internationale en qualifiant les résolutions de l’ONU, en matière de nucléaire à l’encontre de son pays, de brouillon sans aucune valeur juridique. Il a accéléré la construction de sites atomiques, et révélé que son pays sera, dans les prochains mois, une puissance nucléaire et que le monde devra l’accepter. Par ces faits, il se pose en rassembleur du monde arabe comme Saddam Hussein en son temps. L’ex-dictateur irakien a été reconnu coupable des crimes sur la population Kurde dans son pays, et condamné à la peine de mort par pendaison à l’issu d’un procès tenu par un tribunal irakien. Cette sentence ne va-t-elle pas faire de lui, un martyr de la cause islamique ? Ne doit-on pas retarder l’exécution qui doit être programmée dans les trente jours à venir ?
Les attaques d’Israël au Liban et en Palestine, pour faire face à des vagues terroristes, n’ont fait qu’augmenter la haine des populations arabes envers l’état juif. Le nouveau président palestinien doit composer avec un gouvernement issu du Hamas qui désire toujours la destruction de l’état d’Israël. Pour la première fois depuis 6 ans, les deux branches modérées au sommet de deux états se sont rencontrées pour se soutenir mutuellement et relancer un processus de paix que l’on croyait mort, compte tenu des positions inconciliables des extrémistes des deux pays.
L’Occident et son économie
Sur le plan européen, un an après le rejet de la Constitution Européenne par la France et les Pays-Bas, rient ne va plus du point de vue politique. Le bateau européen est sans commandant de bord et doit intégrer deux nouveaux pays (la Roumanie et la Bulgarie) en Janvier qui demanderont sans doute, en contrepartie de leurs efforts, des aides financières massives à la communauté pour accélérer leur développement industriel et tourner définitivement la page du communisme. Economiquement, l’Europe a pris la relève des Etats-Unis dont la croissance, en 2007, devrait sérieusement ralentir et où le pouvoir politique ne semble pas faire de sa priorité le bien être et la protection sociale de ses citoyens. En Europe, la croissance économique en 2007 devrait être comparable à celle de 2006 (2,2 %) et le taux de chômage, dans l’ensemble des pays de l’union devrait continuer à baisser (8,2 % en France contre 8,8 % en 2006). Mais, que ce soit les Etats-Unis ou l’Europe, nous devrons composer avec de nouveaux pays émergeant qui vont, peu à peu, imposer leurs règles en matière économique et politique si nous ne cherchons pas à trouver des accords gagnant-gagnant au quatre coins de la planète.
Une année riche de changements
D’un point de vue personnel, je me suis encore heurté au refus d’embauche qui est le lot de la plupart des personnes handicapées. J’ai pu tout de même publier mon premier livre et souhaite faire de même en 2007, pour la rentrée littéraire. Je participe activement à la préparation d’un nouveau journal sur la communauté de paroisses Saint Pierre de Jaumont, qui devrait lancer son premier numéro au mois de Mars ou Avril 2007. J’ai pu faire la joie de quelques personnes par l’intermédiaire de ma petite chatte siamoise Vesta qui m’a fait de beaux bébés et m’a permis d’avoir de nouveaux contacts avec lesquels je souhaite rester en relation. Un nouveau venu est arrivé dans la famille, Braggi (petit mâle siamois), encore très peu obéissant.
Stéphane De Bona
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