Des arguments qui font mouche
Le temps d’une campagne électorale, un homme ou une femme se découvre à travers des propositions et des débats qu’il faut savoir décrypter pour faire le bon choix et ne pas engager la nation ou le continent vers une politique qui est contraire à sa tradition (à son histoire). Ce choix est d’autant plus difficile que les candidats font souvent appel à des oxymores [Figure de style qui consiste à placer l'un à côté de l'autre deux mots opposés. On trouve des cas célèbres d'emploi de ce procédé: «Cette obscure clarté» (Corneille, Le Cid), un silence éloquent, un mort-vivant... Ce procédé permet de créer un paradoxe, une image surprenante. Il s'agit d'ailleurs le plus souvent d'une métaphore.] pour illustrer leur propos de campagne. Pourtant, ce type de rhétorique nous renseigne grandement sur les événements marquants de la vie personnelle du candidat et sur la conduite de son projet politique. On peut ainsi analyser les slogans de campagne des deux favoris des sondages pour la présidentielle, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. La candidate socialiste a connu une enfance stricte dirigée par son père qui n’avait pas de grande estime pour les femmes et tenait sa rigueur de sa carrière militaire. Ségolène Royal, par son opposition constante aux opinions de son père, s’est forgée un caractère de combattante en luttant sans cesse contre des idées qu’elle trouvait injustes. Elle a du faire preuve d’une grande adresse argumentative pour se faire entendre, lui demandant d’être ordonnée pour ne pas être prise en défaut par un père qui se donnait pour tâche de tracer un chemin rigoureux à ses neuf enfants. Elle a donc du faire rimer ordre et justesse pour arriver à ses buts. Voila sans doute pourquoi elle a choisi « l’ordre juste » comme emballage de campagne. Quant à Nicolas Sarkozy, c’est probablement son histoire à court terme qui l’a guidé une fois de plus. On peut entrevoir dans son oxymore « la rupture tranquille », l’évènement personnel qui l’a le plus touché ces derniers temps : la séparation et le retour de son épouse, Cécilia auprès de lui. Cette rupture ne fut qu’une parenthèse qui s’est paisiblement refermée. Lequel de ses deux slogans est plus proche de la réalité des français ? Comment doit-on diriger notre pays dans une optique de long terme et de persévérance ou en naviguant à vue ? Voici peut-être les questions fondamentales que devront se poser les français pour le choix de leur futur président.
Un président en action
Lors de ses vœux, le président Jacques Chirac n’a pas semblé être sur le départ. Il a réaffirmé sa volonté d’être présent sur tous les fronts et a demandé au gouvernement de travailler jusqu’à la dernière minute. Les propositions qu’il a formulées pour ses derniers instants de mandature semblaient plutôt être un programme et une vision de l’avenir pour un futur candidat à l’élection présidentielle. Jacques Chirac laisse planer le doute sur ses intentions, il ne dévoilera sa décision d’être ou ne pas être candidat à sa propre succession, sans doute vers fin Mars. Ceci lui laisse le temps de voir si sa candidature est opportune et de connaître les failles des programmes de ses futurs adversaires, le cas échéant. Quoiqu’il en soit, Jacques Chirac désire laisser l’image d’un président actif jusqu’au bout, contrairement à ses prédécesseurs qui se contentaient d’expédier les affaires courantes en fin de mandat. S’il n’est pas candidat, le président entend jouer dans tous les cas un rôle d’arbitre dans cette élection.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".