Le problème du pétrole russe
Une nouvelle crise énergétique se profile dans l’union européenne. Un an après celle du gaz entre l’Ukraine et la Russie, c’est au tour du pétrole que se joue une nouvelle dramaturgie. La Russie et la Pologne ont fermé cet après-midi l'oléoduc de Droujba, répondant ainsi au détournement illégal d’une quantité importante de pétrole provenant de Russie par la Biélorussie. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait institué une taxe sur les importations de pétrole transitant par son pays. Cette mesure est pourtant illégale puisque ces infrastructures industrielles ont été construites lors de l’existence de l’Union Soviétique et donc, entièrement financées. Cette crise perturbe donc l’approvisionnement en pétrole de l’Allemagne et du reste de l’Europe. L’Union Européenne se dit inquiète pour son avenir énergétique. Elle a exigé une explication "urgente et détaillée", a annoncé un porte-parole du commissaire à l'Energie Andris Piebalgs. Les européens ont confiance en leur partenaire russe et espèrent une reprise rapide des importations. Pourtant, le ministre délégué russe de l'Economie Andreï Charonov a déclaré ne pas croire en une détente. "Il semble que nous nous dirigions vers une guerre commerciale", a-t-il dit à la radio Echo de Moscou. Il a exclu l'ouverture de négociations avec la Biélorussie tant que celle-ci n'aura pas renoncé à sa taxe sur le pétrole. Cette crise doit relancer le débat européen en matière énergétique.
L’Europe doit préparer l’avenir
Les 27 pays membres devraient mettre en commun, dès à présent, leurs ressources et penser à un plan de développement des énergies renouvelables. Le continent européen serait moins dépendant des apports extérieurs et deviendrait alors un des meilleurs élèves de la planète en matière écologique. Il nous faut prendre un train d’avance sur la fin des énergies fossiles. Les énergies de demain peuvent être nos emplois d’aujourd’hui, car il nous faudra faire des efforts sur la recherche et l’installation des nouvelles infrastructures demandera beaucoup de main d’œuvre. N’ayons pas peur de l’avenir !
Stéphane De Bona
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