Malgré le refus du Congrès à majorité démocrate aux Etats-Unis d’envoyer de nouvelles troupes en Irak, le président devrait annoncer le renforcement du contingent militaire basé en Irak (20 000 soldats de plus). Il va également nommer l'amiral William Fallon (photo ci-contre), à la tête des forces américaines dans le Pacifique, pour remplacer le général John Abizaid au poste de commandant des forces américaines au Moyen-Orient. L’hostilité de la majorité politique et de l’opinion publique ne déstabilise en rien la détermination du président. Il se dit le seul maître à bord en temps que chef des armées et demande au peuple américain de lui faire confiance et de soutenir son action, pour le moral des troupes. C’est la première fois qu’un président des Etats-Unis ne suit pas l’avis du Congrès. Un sénateur démocrate bien connu du peuple, Ted Kennedy, veut déposer une proposition de loi pour obliger Bush à obtenir l'aval du Congrès avant d'augmenter les effectifs en Irak. "Une escalade qu'on l’appelle accroissement ou autre, reste une escalade, a-t-il déclaré. Je pense que ce sera une nouvelle immense erreur. Nous ne devons pas seulement dire notre opposition à une augmentation des troupes en Irak, nous devons agir pour l'empêcher."
Une volonté de puissance
Le président Bush veut faire voter, au Congrès, des financements supplémentaires pour la reconstruction de l’Irak avec la volonté que le pays soit sécurisé par la police irakienne dès Novembre. La guerre en Irak et ce déploiement de troupes supplémentaires veut démontrer au monde que les Etats-Unis sont la seule nation à pouvoir gagner une guerre seule. Pour preuve, le président Bush a lancé un raid aérien en Somalie avec la complicité du gouvernement qui vient de renverser les forces islamistes. Mais, il ne faut pas oublier que ce changement de pouvoir a pu être réalisé avec l’aide de l’Ethyopie et que l’Amérique s’était également enlisée en Somalie dans les années 90. Les Etats-Unis avaient du retirer leur armée précipitamment pour limiter leurs pertes. Cela pourrait bien se reproduire à nouveau en Irak puisque le seuil des 3000 morts, dus à cette guerre, a été franchi le 28 Décembre 2006. Ce nombre est supérieur à celui des victimes des attentats du 11 Septembre 2001 qui ont légitimé les attaques en représailles contre l’Afghanistan et l’Irak. Ces informations sont le fruit de fuites journalistiques américaines qui précise que le président des Etats-Unis va révéler sa stratégie sur l'Irak à 21 heures, heure locale, soit cette nuit pour les Européens, lors d'une allocution télévisée. C’est un président, pourtant affaibli, qui décidera à lui seul de l'avenir de l'implication de son pays en Irak.
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".