| mardi 16 janvier 2007, a 18:36 |
| Le nouveau président du parlement européen |
Elu au premier tour
Ce matin, le nouveau président du parlement européen a été élu par 450 voix sur 785 au premier tour de l’élection qui ouvrait la session parlementaire. A 61 ans, Hans-Gert Pottering succède à Josep Borrell qui était issu du groupe parlementaire socialiste. Contrairement à son prédécesseur, Hans-Gert Pottering n’est pas un novice du parlement européen. Il siège dans cette assemblée depuis 1979, date à laquelle ont eu lieu les premières élections des députés européens au suffrage universel direct. Ce député allemand appartient à la CDU qui a remporté les élections et a fait nommer la chancelière Angela Merkel. Il a accueilli avec fierté cette nouvelle fonction et a fixé son carnet de route jusqu’à la fin de son mandat en 2009. Il est le premier à présider un parlement aussi élargi. Il a commencé par accueillir les 18 nouveaux eurodéputés bulgares ainsi que les 35 roumains. Aujourd’hui, le parlement européen compte 177 partis politiques différents répartis en 7 groupes, en provenance des 27 pays membre. Le parlement pourrait bientôt compter un nouveau groupe mené par l’eurodéputé front national Bruno Gollnisch, qui souhaite rallier les nouveaux députés nationalistes des deux pays entrant pour former une nouvelle alliance. Un groupe parlementaire doit être constitué d’au moins 19 députés issus de 5 pays différents. Avoir un groupe parlementaire donne droit à un temps de parole plus important dans l’hémicycle et permet à son président de siéger dans la commission qui établit le calendrier parlementaire européen. Après cette digression, revenons sur les idées de Hans-Gert Pottering.
Le projet du nouveau président
Hans-Gert Pottering est partisan de faire adopter la Constitution Européenne par les 27 sans renégocier en profondeur le traité constitutionnel, mais en faisant revoter les parties utiles aux pays qui l’ont rejeté. Il désire également faire inscrire dans la Constitution que l’Europe est une union de pays à dominance chrétienne. Il est hostile, comme la plupart des grands dirigeants européens, à l’entrée de la Turquie dans l’union européenne et ceci, d’autant plus qu’elle n’a pas fait ses preuves en matière de droit de l’homme. Il souhaite, au plus vite, reprendre le processus de construction politique de l’union mais devra attendre la fin des élections françaises.
Il serait peut-être bon que Hans-Gert Pottering profite de son élection pour établir définitivement le parlement européen à Strasbourg comme stipulé dans les institutions et qu’il propose Bruxelles comme lieu de formation des délibérations des gouvernements européens. Plus tard, ces locaux pourront devenir le siège d’un gouvernement européen digne de ce nom, s’occupant des coopérations renforcées entre les états.
Stéphane De Bona
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