| mercredi 31 janvier 2007, a 12:31 |
| La campagne électorale va-t-elle rebondir ? |
Une campagne qui patine
Après un bon début, avec l’entrée en liste de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, la campagne semble marquer le pas et retrouver les vieux travers des politiques. Elle avait pourtant bien commencé. Les militants socialistes ou UMP avaient eu droit à des débats d’idées au sein de leurs partis respectifs et avaient pu choisir, en ce qui concerne le parti socialiste, leur champion. Oui mais voila, l’un après l’autre, ils ont fait un certains nombre de bourdes en maniant quelques petites phrases désastreuses qui ont rendu à nouveau cette campagne délétère. Ségolène Royal a réalisé plusieurs impairs au niveau de la politique internationale. Il serait temps que des conseillers comme Pierre Moscovici ou Hubert Védrine fassent leur entrée dans son équipe de campagne pour l’aider à y remédier. Aujourd’hui, les euro-convaincus commencent à déserter le navire de la candidate socialiste pour rejoindre et soutenir le président de l’UDF, François Bayrou, qui semble faire une percée dans les sondages tout comme l’avait fait Jean-Pierre Chevènement en 2002. François Bayrou va-t-il, quant à lui, réussir à transformer l’essai ? En tout cas, il a réussi à sortir l’UDF de sa position de centre droit et commence à faire exister un centre au dessus de tous les partis. N’est-ce pas cette position que doit adopter un futur président de la République qui est chargé de représenter l’ensemble de son peuple à l’étranger ? Nicolas Sarkozy, quant à lui, a une fâcheuse tendance à mélanger les genres. On ne sait plus quand il est dans son rôle de ministre de l’intérieur ou dans celui de candidat à la présidence. Il utilise même ses fonctions pour pouvoir soutirer des informations sur les candidats adverses et lance peu de temps après des polémiques, bien qu’il s’en défende. De plus, l’affaire du vol du scooter de son fils où il a fait un excès de zèle en demandant des prélèvements d’ADN des voleurs n’est pas fait pour arranger les choses. Nicolas Sarkozy serait bien inspiré de démissionner de son poste de ministre pour clarifier les choses. Les candidats, quant à eux, feraient bien de revenir sur le terrain des idées.
Les chantiers urgents du futur président de la République
Il devra tout d’abord lancer un grand programme écologique d’économie d’énergie pour faire face au réchauffement de la planète et le faire admettre à l’ONU pour que toutes les populations du globe prennent conscience des catastrophes écologiques qui nous attendent si nous n’agissons pas.
Ensuite, il faudra qu’il revienne sur la réforme des retraites afin de l’améliorer et qu’il fasse comprendre aux citoyens qu’ils doivent se remettre au travail, en les incitant à créer leur entreprise et à développer les PME existantes qui sont les seuls moyens pour acquérir de nouvelles parts de marché dans l’hexagone et en Europe. Ces structures sont les seules capables de créer les emplois de demain. Les grosses entreprises tant décriées par l’extrême gauche, doivent faire face à une concurrence acharnée des pays en voie de développement et ne peuvent, dans ce contexte, que détruire l’emploi hexagonal. Il ne faut pas que les français désirent des produits toujours moins chers, fabriqués par des pays avec un niveau de vie nettement inférieur au nôtre, et qu’ils se plaignent de la baisse de leurs salaires. Les solutions doivent venir de nous. Faisons preuve d’un peu de patriotisme économique en devenant conscients de nos actes de consommation et en poussant nos politiques à un juste redéploiement des budgets pour garantir le niveau de vie des générations futures en réduisant significativement notre dette. Notre avenir ne pourra être meilleur que si les français ont confiance en eux et en leurs dirigeants. Notre futur président ne doit pas prendre des engagements irraisonnables qu’il ne pourra pas tenir, comme par exemple une forte baisse des impôts. Certes, la pression fiscale doit diminuer mais, pour cela, les plus riches devront accepter de mettre la main à la poche. Ils ne devront pas partir en exil fiscal pour encore un peu plus augmenter leurs revenus. J’appelle les français à boycotter ces mauvais citoyens.
Stéphane De Bona |
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