| jeudi 11 janvier 2007, a 21:00 |
| Jacques Chirac : ma passion, la France ! |
Derniers vœux à la presse
Pour ses vœux 2007 à la presse, Jacques Chirac est revenu sur sa dernière allocution aux français. Il a expliqué en ces termes : « Je ne suis pas un homme de bilan, c’est vous qui le ferez ». Il a repris l’exemple de la présidentielle 2002 en disant qu’une probabilité d’un second 21 Avril pouvait se reproduire si le débat de la présidentielle n’était pas axé sur un projet crédible, qui démontre la nécessité d’une Europe forte dans la mondialisation et tenant compte des difficultés sociales des français. Il a terminé sont exposé sur les axes de la campagne présidentielle en ces termes : « Si nous ne voulons pas laisser le champ libre aux extrémismes et vivre un nouveau 21 avril, notre devoir c'est de montrer les dangers et les opportunités de ce nouveau monde », a-t-il lancé. « Notre devoir, c'est de désamorcer les peurs, les angoisses, les idées reçues ».Il a ensuite demandé à son gouvernement de rester mobilisé par l’action jusqu’au dernier moment de cette législature et remercié la majorité parlementaire de son soutien. Pourtant, à trois jours de la désignation du candidat de l’UMP à la présidentielle, les tensions à droite se multiplient. Le premier Ministre, Dominique de Villepin, a déclaré à la presse qu’il ne voterait pas, dimanche pour Nicolas Sarkozy, seul candidat en liste pour la désignation. On sait depuis toujours que les deux hommes à la tête de l’exécutif ont une vision gaulliste et sociale de la France et, que le ministre de l’intérieur veut rompre avec cet héritage en en faisant un pays ultralibéral et sécuritaire. Jacques Chirac se dit guidé par sa passion pour la France et la défense des intérêts du peuple français. Il a ajouté qu’il rendrait public sa décision de briguer un troisième mandat le moment venu, si la situation l’exige. Pour clore la séance des vœux, un journaliste de la presse régionale lance, au président : «Rendez-vous l'année prochaine au même endroit...».Une affirmation en forme de question accueillie par un geste de la main du président signifiant « on verra ».
Les chantiers du président
Pour garder l’exécutif et la majorité parlementaire en ordre de marche, Jacques Chirac fait examiner un projet de loi sur la protection de l’enfance en ce moment. Il a indiqué qu’une loi en faveur des sans-logis serait votée et ratifiée avant fin Février. Il a décidé de convoquer en congrès la majorité parlementaire (la chambre des députés) et les sénateurs le 28 Février 2007 pour graver dans le marbre de la Constitution Française, l’abolition de la peine de mort et réformer le statut pénal du président. C’est la preuve que Jacques Chirac ne se voit pas tout à fait en retraite. De toute façon, une fois ses mandats terminés, il a laissé entrevoir qu’il souhaitait siéger au conseil constitutionnel dont il doit nommer le nouveau président avant la fin de son quinquénat.
Stéphane De Bona
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