Depuis le décès d’un mannequin brésilien devenu anorexique pour répondre aux désirs de ses patrons, les premiers défilés printemps-été 2007 vont être plus sévèrement réglementés pour éviter l’emploi de jeunes filles trop maigres ou adolescentes. Plusieurs jeunes filles ouvrent des blogs pour se donner leurs conseils beauté, mais quelques unes les emploient à donner des solutions miracles pour une perte de poids rapide. Ces solutions n’existent pas ou elles sont très mauvaises pour la santé. En effet, sauter un repas ou manger une pomme et boire un litre d’eau ne fait pas vivre. Le corps a besoin d’apports calorifiques réguliers constitués par des féculents, des protéines, des fibres et des vitamines, etc…Les créateurs de la mode et les grands couturiers ne doivent pas faire de leurs top-modèles des portemanteaux. Aujourd’hui, pour qu’un vêtement soit réussi, il faut qu’il tombe droit. Il n’accepte que des corps sans forme. N’est-ce pas une erreur ?
L’obésité, un nouveau fléau
Paradoxalement, l’image de la mode ne reflète pas l’image de la rue. Depuis quelques années, l’obésité gagne du terrain sur toute la planète. Les spécialistes en nutrition et en sociologie ont dénommé la prise de poids général de la planète la « globésitude ». Les Etats Unis qui dénombraient la plus forte concentration d’obèse sur son territoire, sont en passe d’être rattrapés par l’Europe et les pays en voie de développement. Seule la France, pour le moment, semble relativement épargnée puisqu’elle compte environ 12 % de personnes en surpoids alors que les autres pays européens atteignent le chiffre de 16 %. Cela ne pourrait être pourtant qu’une question de temps, puisque les français ont de plus en plus recours à la restauration rapide ou aux plats cuisinés. Ces enseignes ou groupes agro-alimentaires n’ont pas de scrupules à utiliser des aliments à fort apport calorique peu coûteux pour que leurs clients soient rassasiés à moindre frais et en peu de temps. En conclusion, la bonne nutrition devrait être une affaire de santé publique et non une réponse dictée par la mode ou par des groupes commerciaux. Mais avant tout, les formes du corps humain doivent être une affaire personnelle. Pour être bien dans sa tête, il faut être bien dans son corps. La régulation du poids ne doit être faite du point de vue alimentaire ; chacun devrait donc s’astreindre à un peu de sport chaque jour ou à de la marche à pied au lieu d’avoir recours à sa voiture pour le moindre déplacement, ce qui serait également bénéfique pour l’environnement. Pourquoi complexer des jeunes filles ou des jeunes hommes par rapport à leur poids alors que dans les années 20, la beauté d’une femme était valorisée par ses rondeurs. Ne dit-on pas que les hommes préfèrent les grosses ? Tous les goûts sont dans la nature.
Stéphane De Bona
Flo, blog sans filtre écrit le samedi 03 février 2007, A 23:29
Ah ! Le regard des autres !
Mais il y a aussi des grosses bien dans leur peau, des maigres qui ne peuvent pas faire autrement parcequ'elles mangent vraiment beaucoup etc...
Je crois que l'essentiel reste la santé et le fait d'être raisonnable et d'avoir du bon sens.
J'ai mangé tous les jours de ma scolarité entre la seconde et la terminale au Burger King ou au Quick, je n'ai pas pris un gramme. Si j'avais grossi j'aurai arrêté. Voir des parents laisser s'empiffrer leurs enfants déjà semi obèses à 8 ans me révolte. laisser son adolescente dépérir aussi. Il faut dire que la mode n'aide pas à accepter ses rondeurs. Entre les taille basses qui font ressortir les bourrelets et les tenues de Lolita, on fait vite super vulgaire si on est enrobée.
Bref, vous m'inspirez. Je crois que je vais faire un post là dessus bientôt.
Flo
http://2f.mongenie.com
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".