 Depuis aujourd’hui, l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics est entrée en vigueur. Il s’agit d’un renforcement de la loi Evin. Cette mesure a du avoir lieu, compte tenu du non respect de la loi précédente. Les contrevenants peuvent être condamnés à 68 € d’amende et 168 € en cas de récidive. L’état a donc choisi la répression en mettant entre parenthèse la politique pédagogique de prévention des risques pour la santé. Cette mesure aura-t-elle autant d’effet que les hausses répétées des prix du tabac ? Si elle est efficace, ce sont aujourd’hui les tabacologues qui vont voir leur clientèle se multiplier dans les prochaines semaines. Mais un paradoxe existe toujours et plus que jamais : les fumeurs rapportent toujours plus de recette à l’état que les industries qui sont chargées de les désintoxiquer. N’aurait-il pas été plus simple, si ce paradoxe n’existait pas, de rendre illégal la vente du tabac sur notre territoire ? On peut répondre que non, puisque les jeunes mettent autant d’argent dans le cannabis que dans la cigarette. L’interdiction de la vente aurait sans doute créé un marché parallèle avec les pays frontaliers de la France et les importations par internet se seraient amplifiées. L’application de cette loi dans tous les lieux publics y compris dans les bars, les restaurants, les discothèques, etc… qui est repoussée au 1er Janvier 2008 (ce qui est aberrant) ne va-t-elle pas être vécue comme une réduction de la liberté dans notre pays par les derniers irréductibles ? Il va sans doute falloir faire preuve d’une grande patience et d’une grande psychologie avec ces derniers.
Un exemple inventif
Une grande agence de voyage va prochainement lancer une campagne publicitaire montrant aux fumeurs les voyages ou les séjours qu’ils perdent en achetant leur tabac. Cette publicité sera présentée sous forme d’équation.
N’est ce pas un paradoxe ? Pour améliorer la santé publique, on pollue notre planète par les gaz à effet de serre rejetés par nos moyens de transport modernes.
Ne pourrait-on pas proposer des promenades équestres, à vélo ou des randonnées pédestres au grand air qui seraient bénéfiques pour tout le monde ?
Stéphane De Bona
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