Hier soir, comme depuis le début de campagne, Arlette Chabot recevait un des candidats à la présidentielle pour une heure d’exposition de son programme et d’une série de questions posées par les téléspectateurs. Je dois dire que, pour une fois le candidat, en l’occurrence François Bayrou, m’a plutôt convaincu. Contrairement aux autres candidats, il n’a pas déballé un catalogue de promesses toutes plus chères les unes que les autres. Il faut dire que, dans cette même journée, il avait fait partie des candidats qui ont été reçu par les instances dirigeantes du sport français qui réclamaient une augmentation de leurs budgets au futur président. Tous les autres candidats ont répondu par une promesse favorable allant du simple au triple. Il a été le seul à ne pas prendre d’engagement solennel, expliquant qu’il ne prendrait pas de décision mettant en péril le budget de la France déjà bien mal en point. Durant cette émission, il a pris 4 engagements fermes pour son quinquennat : réduire le train de vie de l’état, réduire la dette, favoriser le logement et financer les deux premiers emplois pour les petites et moyennes entreprises.
Au sujet du travail, il a indiqué qu'il fallait augmenter les heures supplémentaires" qui seront payées "35%" de plus. Ce dispositif sera complété par une baisse des charges sociales. Il a également précisé que sa proposition de permettre à toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges (sauf 10% pour les retraites) coûterait "6 milliards d'euros".
En ce qui concerne les importants bénéfices des entreprises, "il faut inciter" ces dernières "à les partager à la fin de l'année avec leurs employés".
Il a estimé qu'il fallait demander à Total de réinvestir ses profits (12,5 milliards d’euros en 2006) dans la recherche, notamment pour l'après-pétrole, estimant que cette entreprise ne mérite pas le "matraquage".
"On n'a pas tant, en France, d'entreprises qui réussissent à aller gagner de l'argent à l'étranger pour le ramener chez nous, pour mettre leurs centres de décision et leurs centres de recherche et beaucoup de leurs emplois de cadres chez nous...", a observé le député des Pyrénées-atlantiques.
Quant aux impôts, "on ne les baissera pas". L'impôt sur la fortune sera calculé sur une base plus large avec un taux plus faible (1 pour mille). En ce qui concerne l'impôt sur les successions, "il faut alléger" cet impôt "sur les petites successions" mais le garder tel quel pour "les grosses successions".
Autre sujet en vogue, la réduction de la dette publique. Pour François Bayrou, alors qu'elle se situe à l'heure actuelle à environ 3%, "il faut qu'on descende autour de 2% en trois ans. Cela demande des efforts acceptables par le pays".
Logement: la révolution simple de Bayrou En réponse à une spectatrice sur la difficulté à trouver un logement, M.Bayrou a affirmé être "pour la suppression des cautions. Un cauchemar" pour de nombreux jeunes et personnes nécessiteuses. Il faut remplacer "cette affaire d'un autre siècle par une assurance, dont le montant serait à peu près de 5 euros". "Ca change la vie et cela ne coûte rien", a-t-il ajouté.
Au sujet du logement social, le candidat UDF à l'élection présidentielle à indiqué que 500.000 logements doivent être construit chaque année. Cela nécessite "un plan logement de grande ampleur". M.Bayrou, a prévu une mesure sévère pour les communes qui ne veulent pas construire de HLM sur leur territoire. "On leur enlèvera leurs permis de construire et on les donnera aux préfets".
Autre idée, selon lui, "construire 20% de logements sociaux dans tous les programmes immobiliers".
Si François Bayrou est élu président de la République, il réduira le train de vie de l'Etat, fera des économies en faisant construire un second porte-avions en coopération avec les Anglais.
Ennemi numéro un: l'exclusion
Sa toute première réforme sera le lancement d'un plan de lutte contre l'exclusion. Pour François Bayrou, un million et demi de personnes sont au niveau des minima sociaux. "Il ne faut pas qu'ils perdent leurs avantages sociaux si ils prennent un travail", a-t-il dit.
Un autre engagement capital: Tous les enfants qui entrent en sixième doivent savoir lire et écrire.
Autre thème abordé: les référendums. François Bayrou en prévoit trois: un sur "le changement des institutions", un second sur une nouvelle réforme des retraites et un troisième sur l'Europe lorsqu'"un texte clair, lisible, simple, avec de la densité" pourra être présenté aux Français pour remplacer le projet de constitution européenne rejeté le 29 mai 2005.
Son projet politique m'a donc paru réaliste.
François Bayrou veut changer la donne politique en France. Il pense que certains hommes et femmes politiques de droite comme de gauche se rangeront derrière son projet pour la France (20 millards euros contre plus 30 millards pour les autres candidats), une fois l’élection Présidentielle 2007 gagnée. Donnons lui cette chance !
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".