L'UMP obtiendrait entre 394 et 434 sièges à l'Assemblée nationale et le PS entre 105 et 131, selon une projection de l'institut BVA pour Orange et plusieurs titres de presse quotidienne régionale diffusée jeudi.
Le Parti communiste disposerait de 10 à 16 députés dans la nouvelle chambre, les Verts trois ou quatre et le Mouvement démocrate de François Bayrou entre un et trois élus.
Dans l'Assemblée nationale issue des législatives de 2002, l'UMP (et apparentés) avait un groupe parlementaire de 359 députés, le PS (et apparentés) de 149.
Selon cette étude, 53% des Français souhaitent la victoire de la droite dimanche lors du deuxième tour des législatives contre 40% pour le PS.
L'écart est de treize points alors qu'il n'était que de six points le 7 mai dernier, au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy.
Le sondage a été réalisé par téléphone le 12 juin auprès d'un échantillon de 806 personnes représentatif de la population électorale.
Français, réagissez !
Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée Nationale ne pourrait compter que deux groupes. Vu les projections en sièges citées ci-dessus, le président de la République est en passe de réussir son pari, c'est-à-dire : que le monde politique français soit comparable à celui des Etats-Unis en n’étant plus que bipolaire. Nous allons donc assister à un appauvrissement du débat politique qui n’est déjà pas très élevé. Ce matin, Hervé Morin, leader du nouveau centre, était persuadé que le mouvement démocrate de François Bayrou était voué à l’isolement pour, ensuite, s’éteindre. Je ne ferai pas le même pronostic. Pour moi, un mouvement qui compte environ 80 000 adhérents et qui a réalisé 7 % des voix au premier tour d’une législative à 1,63 € la voix peut survivre. Ce n’est pas une débâcle pour le mouvement démocrate, mais seulement un bon début de vie. Je n’en dirai pas autant du nouveau centre qui a choisi de s’allier à la droite et qui ne réaliserait que 2 % des voix à lui seul. Lorsque le temps des mesures impopulaires arrivera, ce n’est pas son groupe d’environ 25 députés qui le protégera, puisqu’il est assimilé à l’UMP. On ne peut pas dire qu’une assemblée qui sera élue, pour le moment, avec 22 % des inscrits soit très démocratique. C’est pour cela que nous devons nous rendre massivement aux urnes, Dimanche, pour rectifier le tir. Ce n’est pas que je sois mauvais perdant : il est tout à fait normal qu’un président de la République fraîchement élu ait une majorité pour mettre en pratique sa politique mais, il ne doit pas disposer d’un pouvoir absolu. Il serait sain d’avoir une opposition suffisante, diverse et construite car, comme le dit cette citation de Montesquieu :
"C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir a tendance à en abuser. Tout homme va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le nierait ! La vertu même a besoin de limites."
Source : L’Esprit des lois
Il sera bien trop tard pour se réveiller, après les vacances. Il ne faut pas croire que le gouvernement reculera pour chaque mesure impopulaire. Notre meilleure protection est un parlement équilibré et non des manifestations massives qui bloqueront le pays et ne feront que nous affaiblir dans un contexte de mondialisation, aux yeux de nos partenaires européens. Les députés de l’opposition (du PS et j’espère, d’autres forces politiques) ne pourront lutter équitablement contre l’appauvrissement de la population française et le démantèlement de notre protection sociale qu’en grand nombre.
Des mesures impopulaires et injustes
Le gouvernement envisage rapidement de faire voter une franchise de 70 € par famille pour le remboursement des soins (franchise : somme laissée à la charge des familles, avant tout remboursement de soins). De plus, les premières mesures comme la détaxation des heures supplémentaires, le bouclier fiscal à 50 % (un salarié ou un patron ne pourra pas payer plus de 50 % de ses revenus aux impôts) et enfin, l’exonération des droits de succession vont coûter de 10 à 15 milliards d’euros par an. Ce type de mesures ne bénéficiera qu’aux plus riches. Pour compenser ce manque à gagner, le gouvernement va augmenter la TVA à 24,6 % dans un avenir proche. Cette décision est totalement injuste, puisqu’elle va toucher la totalité des ménages français et donc, mécaniquement diminuer notre pouvoir d’achat. Pour se dédouaner, le ministère de l’économie dénomme cette augmentation : la TVA sociale. Il nous explique que la diminution des charges patronales sur les heures supplémentaires va compenser cette hausse. Il oublie tout de même de préciser que les heures supplémentaires sont rarement choisies par les salariés et qu’elles ne dépendent que du carnet de commande et de la volonté du patron. Cette TVA ne serait à même de lutter contre les délocalisations, comme nous l’explique le premier ministre, François Fillon, que si le gouvernement rembourse la différence de TVA de 19,6 à 24,6 % sur les produits français aux consommateurs. Mais, comment mettre un tel système en place ? Je doute que cela soit dans les intentions du gouvernement. Dimanche, votez contre une TVA à 24,6 % et pour une démocratie juste et équilibrée !
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".