| lundi 09 juillet 2007, a 21:30 |
| Dominique Strauss-Kahn, le FMI et l’Europe |
Nicolas Sarkozy et ses concurrents
Diviser pour mieux régner : tel pourrait être la devise de Nicolas Sarkozy. Après avoir remporté une première victoire internationale, en imposant son traité européen simplifié pour relancer l'activité économique et politique de l'union, Nicolas Sarkozy tente aujourd'hui de se créer une opposition à sa mesure. En effet, en soutenant Dominique Strauss-Kahn pour le poste de président du fond monétaire international, il se débarrasse du même coup d'un de ses concurrents les plus sérieux pour la prochaine présidentielle. Selon un sondage qui a été réalisé les 20 et 21 juin par internet auprès d'un échantillon de 908 personnes, Dominique Strauss-Kahn serait le meilleur pour refonder la gauche d'ici 2012. Il ferait un bon premier secrétaire du Parti socialiste pour 62% des Français, devançant Bertrand Delanoë (49%) et Ségolène Royal (34%). Pour les électeurs de la candidate socialiste lors du premier tour de la présidentielle, la tendance s'inverse: elle arrive en tête (66%), devant "DSK" (60%) et le maire de Paris (53%).
Laurent Fabius et François Hollande arrivent dans les deux cas de figure en quatrième et cinquième position, mais très loin derrière.
Dominique Strauss-Kahn meilleur défenseur de l'image de la France dans le monde
En participant à la réunion de l'eurogroupe pour défendre sa politique économique qui est déjà vivement critiquée par nos partenaires allemands et en soutenant la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI, notre président de la république compte bien s'attirer les bonnes grâces de la banque centrale européenne qui l'a vivement critiqué lors de sa campagne. En plaçant Dominique Strauss-Kahn à la tête du fond monétaire international, les dirigeants de la banque centrale européenne et les 26 autres états membres de l'union n'oseront plus s'opposer à la politique économique de la France car il est de notoriété publique que le député de Sarcelles est l'un des plus grands économistes socialistes de notre pays. Par conséquent, si Dominique Strauss-Kahn accepte le soutien du président français, il donne également caution à la politique menée par l'Élysée. Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy fait encore une fois d'une pierre deux coups. Il se débarrasse du seul homme capable de lui tenir tête dans l'hexagone et lui offre une promotion mondiale qui revalorisera l'image de la France partout dans le monde. À ce petit jeu, l'UMP et ses alliés sont au pouvoir pour longtemps. Espérons qu'ils feront les bons choix pour la France et pour la majorité des citoyens français !
Stéphane De Bona
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