Les causes d'une démission
Jack Lang a officiellement mis fin à ses fonctions au sein du bureau national du parti socialiste. Il remet en question la stratégie des leaders de la gauche. Tout comme Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn, il dénonce les fautes commises durant les campagnes présidentielles et législatives. Les éléphants du parti savent bien qui ne pourront pas reconquérir le pouvoir s'en faire une autocritique. Pourtant à ce jour, aucun dirigeant de la gauche ne semble en prendre le chemin ! Ségolène Royal a mis en avant son intention de devenir premier secrétaire en estimant qu'elle n'a commis aucune erreur pendant la campagne présidentielle. François Hollande, son ex-compagnon semble utiliser les mêmes méthodes de reconstruction du parti qu'il y a 10 ans. Comme le Jack Lang la direction ne devrait-elle pas donner sa démission collective afin de remettre le parti à bout de souffle en ordre de marche ? Aujourd'hui plus aucun homme de gauche ne fait le poids par rapport à la droite décomplexée construite par le nouveau président de la république Nicolas Sarkozy. Comme l'analyse très bien Valérie Lang, la fille de l'ancien ministre de la culture, la reconstruction d'une gauche moderne doit obligatoirement passer par le centre. La vieille recette d'union de la gauche ne permettra plus au parti socialiste de revenir au pouvoir avec de nouvelles propositions de réforme dans de bonnes conditions acceptables par l'ensemble des Français. Maintenant, la parole devrait être donnée à l'ensemble des sympathisants et militants de gauche, par l'intermédiaire de référendum interne pour qu'il puisse donner une feuille de route à leurs dirigeants pour entamer une reconstruction durable des appareils politiques de gauche en vue des prochaines élections municipales et européennes. Pour moi, nouvel adhérent du MoDem et ancien sympathisant de centre gauche la reconstruction du paysage politique ne peut se faire qu'à ce prix sous peine de rester dans l'opposition plusieurs décennies.
L'exemple anglais
En Angleterre, le Labor avait dû connaître cet épisode pour revenir en force au Parlement grâce à la rénovation du parti que Tony Blair a su mettre en musique durant les années Thatcher. Les années de pouvoir de la dame de fer ont certainement remis l'Angleterre en mouvement du point de vue économique, mais elles ont gravement pénalisé les classes moyennes et popularisées une partie importante de la population anglaise. La protection sociale a été de plus en plus réduite, c'est certainement à cela que nous devons nous attendre pendant les années Sarkozy. Le nouveau président souhaite réduire d'un tiers la pauvreté en France en cinq ans, mais s’en donne-t-il les moyens ? je pense que non bien au contraire. Ce n'est pas en augmentant les dépenses et en faisant des cadeaux fiscaux que l'on augmente la croissance d'un pays, d'autant plus que la consommation des ménages français est l'une des plus fortes d'Europe. Le point de croissance qu'il nous manque doit être trouvée au niveau international ou européen, mais certainement pas en passant par l'hexagone. Pour une fois, cette tâche est une prérogative du président de la république, il ferait bien pour cela d'inciter nos partenaires européens à harmoniser nos régimes fiscaux dans l'union. Par ce biais, nous ne nous ferions plus concurrents à l'intérieur d'un même ensemble. Nous pourrions ensuite imposer nos choix économiques aux États-Unis et ainsi mieux aider les pays émergeant à construire une politique de développement durable souhaitable pour l'avenir de la planète et des générations futures. C'est un gros travail en perspective, où l'énergie de Nicolas Sarkozy peut être d'une grande utilité, encore faut-il qu'il ne se trompe pas de direction.
Dépêche officielle
PARIS (Reuters) - Accentuant la zizanie semée par l'ouverture de Nicolas Sarkozy, Jack Lang a claqué mercredi la porte des instances dirigeantes du Parti socialiste.
Son geste survient au lendemain d'un rappel à l'ordre du Bureau national du PS qui le visait sans le nommer, le chef de l'Etat ayant suggéré qu'il participe à une commission de réflexion sur les institutions.
Après l'intégration de six personnalités de gauche au sein du gouvernement Fillon, l'instance exécutive a prévenu que tout futur transfuge serait suspendu.
L'ancien ministre de la Culture, qui s'était déjà mis en congé des réunions du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée, semble prendre les devants dans une lettre adressée à François Hollande même s'il ne dit pas formellement qu'il accepte l'offre du chef de l'Etat.
Réservant sa réponse jusqu'au discours que Nicolas Sarkozy doit prononcer sur les institutions, à Epinal jeudi, il laisse entendre qu'il succombera aux sirènes présidentielles.
"Citoyen libre, je servirai mon pays selon les règles de conduite que seule ma conscience me dictera et fort de la confiance populaire qui m'est accordée", écrit le député du Pas-de-Calais.
"Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes", ajoute-t-il à l'adresse du premier secrétaire, dont l'entourage précise que le courrier a été rendu public avant même d'arriver rue de Solférino.
"En conséquence", Jack Lang démissionne de son mandat de secrétaire national au Développement et suspend sa participation au Bureau national - une instance que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont également quittée au cours des dernières semaines mais au nom du renouvellement des générations.
"RÉOXYGÉNATION"
Pendant la campagne électorale des législatives, la rumeur avait circulé que le ministre de la Culture de François Mitterrand s'apprêtait à prendre la tête d'une mission culturelle - un "bobard sans fondement", selon ses mots, contrairement à son éventuelle participation à une commission institutionnelle.
Agrégé de droit public, Jack Lang est l'un des rares responsables socialistes à vouloir une présidentialisation du régime, quand le projet présidentiel du PS prônait le passage à une "République nouvelle" plus parlementaire.
Le jeu de Nicolas Sarkozy consiste donc à "prendre les gens qui pensent comme lui et leur coller l'étiquette de l'opposition", déplore Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande joint par Reuters.
"On ne peut pas transformer le système politique sur un coin de table avec des personnalités embauchées pour la circonstance", a expliqué Arnaud Montebourg, héraut de la VIe République lors d'une conférence de presse. "On ne peut le faire que dans des discussions de forces politiques à forces politiques".
Au moment où le PS s'attelle à sa rénovation après les échecs électoraux du printemps, le coup de sang de Jack Lang aura-t-il des conséquences?
"On ne déstabilisera pas le Parti socialiste", martèle depuis une semaine François Hollande, qui promet un retour de bâton à Nicolas Sarkozy.
Pour faire adopter une modification de la Constitution, une majorité des trois cinquièmes est nécessaire au Congrès - un seuil que l'UMP et le Nouveau centre ne franchissent pas seuls.
Le départ de Jack Lang, qui n'a jamais compté ses troupes en interne et ne dispose pas d'un courant structuré, "n'affectera en rien la marche et l'avenir du PS. J'en suis désolé pour lui", a renchéri mercredi Henri Emmanuelli dans les couloirs du Palais-Bourbon.
C'est "de la mousse sur de la mousse", lâche Stéphane Le Foll. S'il regrette les "crispations" et les "tensions", André Vallini, député de l'Isère juge pour sa part qu'il s'agit "un peu d'une tempête dans un verre d'eau".
Sans Dominique Strauss-Kahn, désigné candidat à la direction du FMI, ou Jack Lang, qui n'a toutefois pas rendu sa carte de membre, "99% du Parti socialiste prépare l'avenir", confirme Benoît Hamon.
Les "éléphants" se mettant en retrait, cela "va permettre la réoxygénation du débat politique à gauche", se félicite le député européen quarantenaire. "Pour faire une politique neuve, il faut des esprits neufs".
Sarko est un incroyable "chef d'entreprise" manipulateur, çà fait froid dans le dos, il gère le pays (son pays ??) comme une EURL... tous les moyens sont bons, y compris profiter de la gueguerre au sein du PS pour diviser les gens, les attirer à lui, etc.
Il n'y a plus de gauche ! le PS est mort et la France bleu-blanc-ROUGE avec !!!!!!!
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".