Alors que Rachida Dati fait une entrée tonitruante en politique soutenue par Nicolas Sarkozy, la garde des sceaux doit faire face aux ennuis judiciaires de son frère. Cette icône du gouvernement n'a souhaité faire aucun commentaire sur l'affaire qui concerne un de ses proches. Cette jeune femme qui a bâti toute sa carrière à la force du poignet et du culot, ce serait bien passé d'une telle histoire alors qu'elle doit soutenir un projet de loi durcissant les peines de prison pour les récidivistes. L'avocat de général semble bien avoir compris le message du gouvernement et du président de la république. Le frère de la garde des sceaux risque en effet une peine plus lourde qu'en première instance. Cette décision est étayée par le casier judiciaire de Jamal Dati qui n'est pas vierge. Jamal Dati a simplement dit qu'il ne fallait pas confondre leur parcours respectifs il a ajouté : « elle c'est-elle, et moi c'est moi ». On peut seulement se demander si de nos jours il n’est pas plus préférable encore d'être une jolie beurette plutôt qu'un jeune beur que tout pousse indirectement vers la délinquance.
Des réquisitoires plus sévères
L'avocat général de la cour d'appel de Nancy a requis mardi une peine de douze mois d'emprisonnement à l'encontre de Jamal Dati, l'un des frères de la ministre de la Justice Rachida Dati, entendu en deuxième instance pour trafic de stupéfiants.
La cour d'appel rendra sa décision le 21 août. M. Dati, 34 ans, avait été condamné en février à six mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse).
Le ministère public, qui avait demandé huit mois ferme en première instance, avait fait, seul, appel de cette condamnation.
Le procès en appel du frère de la ministre s'est tenu alors que Mme Dati présentait dans l'après-midi devant l'Assemblée nationale son projet de loi de lutte contre la récidive, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy.
Mardi, l'avocat général, M. Jacques Nicolle, a estimé que, compte-tenu des précédentes condamnations du prévenu, "on ne pouvait plus admettre qu'il puisse encore avoir droit à un nouveau sursis probatoire".
En 2001, M. Dati avait été condamné à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois fermes, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). En 1999, il avait écopé d'une amende de 1.000 F (153 Euros) pour usage illicite de stupéfiants.
L'avocat général a également demandé à la cour, présidée par M. Marc Merle, d'alourdir les peines infligées en première instance aux trois autres prévenus dans cette affaire.
"J'ai découvert le trafiquant qui se levait à six heures du matin pour poser des tuyaux", a ironisé Me Gérard Michel, l'un des ténors du barreau de Nancy, qui plaidait pour M. Dati, ré-inséré depuis deux ans dans un entreprise de travaux publics.
"Mon client n'est pas un trafiquant. Lorsque sa mère est décédée, il a basculé dans l'héroïne à l'issue d'une jeunesse compliquée, dans une famille où il fallait réussir", a poursuivi l'avocat.
Avant l'ouverture de l'audience, M. Dati avait demandé à pouvoir "tourner la page". "On n'entendra plus jamais parler de moi" après ce procès, avait-il assuré aux nombreux journalistes.
"Avec cette affaire, il a sali sa propre vie mais il a aussi l'impression d'avoir sali celle de sa soeur", la garde des Sceaux, avait ajouté son avocat.
"Elle, c'est elle, moi, c'est moi", avait déclaré à cet égard M. Dati dans un entretien publié mardi par L'Est Républicain. "Ca me dépasse", avait-il poursuivi, affirmant qu'il voulait "prouver qu'il était capable de faire des choses bien dans sa vie".
Un deuxième frère de la ministre, Omar Dati, 35 ans, est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis, également en Saône-et-Loire. La date de son éventuelle comparution devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) n'a pas encore été fixée.
Stéphane De Bona
GéLamBre écrit le mercredi 18 juillet 2007, A 08:14
Les beurettes ont la rage de s'en sortir, ce qui n'est pas le cas de tous les jeunes beurs !
Et je pense que Rachida dirait plutôt "Familles, je ne vous hais point" ... mais avec 11 frères et soeurs, la probabilité du mouton noir augmente fortement !
Flo, blog sans filtre écrit le mercredi 08 août 2007, A 12:22
Stéphane,
J'avoue que j'ai du mal à comprendre ce que tu veux prouver par le biais de cet article... Qu'en penses tu vraiment, toi ?
Si Rachida Dati avait assoupli la loi ou rien fait alors que c'était dans le programme présidentiel, tu aurais dit "Elle protège son frère. Les politiques sont des pourris etc...".
A mon sens, ce qu'elle a fait prouve son intégrité, prouve qu'elle ne mélange pas la France et sa vie privée, et lui donne encore plus de mérite de s'en être sortie. Sa famille, nombreuse, pas riche, peu instruite, mais aimante l'a amenée à ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Si certains de ces frères dealent de l'héroïne, qu'ils aillent au trou, famille ou pas famille. Ils ont été feignants, lâches, mauvais, là où elle a été courageuse, intelligente, bosseuse. Ils auraient pu faire autre chose. Non, le trafic de drogue N'EST PAS une fatalité, même quand on est beur et pauvre.
Ta phrase : "qu'un jeune beur que tout pousse indirectement vers la délinquance" a de quoi faire bondir les jeunes beurs qui s'en sortent !!!
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".