Le plus grand paradoxe vient peut-être de naître ces derniers jours. L'ancien premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin est aujourd'hui le plus grand opposant à la politique de Nicolas Sarkozy. Il se débat sur les ondes radio et les plateaux télévisés pour prouver que les mesures de notre nouveau président n'aideront en rien la France. En effet, depuis 100 jours, Nicolas Sarkozy nous explique qu'il fera tout pour que la croissance en France bénéficie d'un point de plus par an durant son mandat. Les derniers chiffres publiés par l'OCDE démontrent au contraire que la France cette année ne bénéficiera pas d'une reprise de la croissance, mais plutôt qu'elle se dirige vers un déclin. Les hypothèses de budget du gouvernement ont été faites avec une croissance de 2,25 %, seulement voilà, les premiers chiffres semestriels démontrent que ce chiffre ne pourra n'être atteint que par une accélération très importante au dernier trimestre de la consommation des ménages et d'un renversement de la balance du commerce extérieur. En l'état actuel des choses, les ménages français sont au maximum de leurs possibilités dépensent et la balance du commerce extérieur montre une nouvelle fois des ratés compte tenu du manque d'investissement des entreprises dues à la crainte liée à la crise des crédits bancaires. En tout état de cause, notre taux de croissance pour 2007 devrait être de 1,8 %. S'appuyant sur ces données économiques, l'opposition aurait donc du grain à moudre. Mais pourquoi sont-ils si silencieux ? Nul ne le sait. La France va-t-elle rester inerte ?
Notre dernière chance : la coupe du monde de rugby
Dans ces conditions, la seule possibilité pour que notre pays atteigne un taux de croissance cette année de 2,25 %, serait que les rugbymans français gagnent la coupe du monde. L'engouement pour ce type de victoire engendre généralement une augmentation moyenne de 0,4% à 0,8% de croissance dans la foulée. La coupe du monde de football de 1998 avait rapporté à la France un point de croissance en plus jusqu'en l'an 2000. Mais comment peut-on jouer l'avenir budgétaire d'un pays à pile ou face ?
Les dangers de l'ivresse du pouvoir
Nicolas Sarkozy ferait bien de retrouver le sens des réalités et de mesurer avec son gouvernement l'importance de leurs fonctions. Je me demande encore aujourd'hui, comment les Français ont pu prendre leurs décisions pour l'élire président la république. Il serait temps qu'ils reviennent sur terre et qu'ils prennent conscience de l'immense tâche donné à un enfant gâté. On ne peut pas gérer la France à la petite semaine, comme le fait Nicolas Sarkozy. Il va bien falloir qu'il mette en place un projet viable sur la table et qu'il revienne sur les erreurs de ce début de mandat (comme la baisse des impôts pour les plus riches, sans contrepartie) si nous courons à la catastrophe.
Stéphane De Bona
Je découvre ton blog par hasard et tes articles sur l'ethnologie m'interesse. J'ai fais un peu d'antropologie, de socio, et j'ai une Licence d'Histoire.
J'ai fais un exposé sur la mort en Mésopotamie.
Ah, je suis IMC également et je tiens un blog avec un ami malvoyant:
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".