Il y a quelques jours, en visitant mes blogs favoris, j'ai appris avec regret qu'Augustine de Kervalec mettait fin à ses écrits. Avec la mort de ce blog « pour une France plus fraternelle », c'est un peu de liberté de parole qui nous quitte. Petit à petit, avec une apparence d'ouverture pour son gouvernement, notre président Nicolas Sarkozy cadenasse l'opposition et en faisant une intervention par jour à la télévision, muselle toute réflexion contraire à ses idées par manque de temps pour l'analyse de ses propos. Cette stratégie lui permet de mettre en place un dessein pour la France qu'il a imaginé de longue date sans que nous puissions en mesurer les imperfections que nous ne pourrons appréhender qu'à long terme. Malheureusement, le mal sera fait et l'austérité nous guettera ! C'est en ce sens que je regrette énormément qu'Augustine mette fin à ses réflexions courageuses qui luttaient activement contre toutes les formes d'obscurantisme de notre pays. Comme je l'ai dit dans un précédent article, il existe plusieurs formes de résistance : sociale (mouvements syndicaux, citoyens et écrits), économique, politique et armée en temps de guerre. La devise « Liberté, égalité, fraternité » qui fait la fierté de notre pays dans le monde, est sans arrêt bafouée. Les dernières mesures gouvernementales concernant les tests ADN pour le regroupement familial des étrangers en situation régulière sont proprement scandaleuses. Par chance, le sénat (à l'origine : le conseil des sages dans l'antiquité) a joué un rôle primordial en les rendant pratiquement inapplicables.
Des violences inutiles
Certains de nos concitoyens ont choisi de faire acte de résistance par la violence, mais, cette méthode ne peut faire que renforcer le pouvoir, d'autant plus que les sapeurs pompiers et les forces de l'ordre ne sont là que pour nous protéger (les services du ministère d'intérieur ne font que répondre à des instructions dictées par le pouvoir). Ils sont, malgré tout, des citoyens comme les autres soumis à un devoir de réserve et ne peuvent pas faire preuve de désobéissance civique. De plus, chacun d'entre nous ne doit pas attendre tout de l'état et, c'est par des initiatives populaires que nous arriverons à redresser notre pays et à le rendre à nouveau tolérant. Tout ne peut pas venir que d'un seul homme. Cette idée du chef, guide de la Nation, est l'une des caractéristiques des régimes totalitaires. Ne glissons pas vers cette extrémité ! Afin d'éviter cet état de fait, je vous propose de boycotter les journaux télévisés et de revenir à la presse écrite plus propice à l'analyse conjoncturelle à même de nous aider à construire un projet alternatif à celui de notre président. Comme le dit François Bayrou dans l'édition du journal « La croix » d'aujourd'hui : ce qui manque gravement à notre gouvernement, c'est l'idée d'une politique sociale basée sur le progrès. Nous avons, en quelques années, fait admettre aux citoyens que la réforme ne pouvait être que régression sociale pour les générations à venir. Ce n'est pas dans cet état d'esprit et, en accordant des faveurs aux plus aisés que l'on peut moderniser un pays. Je tiens, pour terminer, à vous rappeler que la modernité se définit par l'évolution des techniques au service de l'homme et de l'environnement afin d'améliorer les conditions de vie de chacun et non pas par une régression systématique des acquis. Les violences urbaines que nous connaissons actuellement, à chaque mouvement social ne font que démontrer notre retour à l'état primitif (conséquence indirecte de notre peur de l'avenir et de l'autre). C'est par une progression intellectuelle continue que l'humanité toute entière arrivera à vivre ensemble et en paix.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".