Dans le cas des tags, une question subversive pourrait se poser. S'agit-il d'un art urbain ou tout simplement de vandalisme et de dégradation d'édifices publics ? Dans les années 80 et jusqu'à la fin des années 90, divers groupes de taggers sévissaient dans Paris et ses banlieues. Ces jeunes ont pu donner naissance à la culture hip-hop et au célèbre groupe de rap NTM. En prenant ces exemples, on se rend compte que c'est en défiant l'autorité que des nouvelles formes de vivre ensemble se mettent en place. Faut-il pour autant tout accepter ? Où doit commencer et s'arrêter la législation ainsi que l'autorité de l'État ? C'est en s'appuyant sur la loi de l'affichage libre que l'on peut peut-être répondre à cette question, mais paradoxalement cette loi peut tourner à l'absurde. Doit-on également réglementer la création urbaine ? En ce qui concerne les tags, tous les types sont-ils de l'art ? C'est en vous appuyant sur le texte de mon ami philosophe Franck Schweitzer et sur une vidéo de taggers que vous pourrez vous faire une opinion et répondre à toutes ces questions. J'attends, vos nombreuses réactions.
Stéphane De Bona
Affichage libre
L'affichage libre est un mode d'expression très utilisé en France et doit être le reflet de la liberté d'expression. Son nom officiel est "affichage d'opinion et des associations sans but lucratif".
Il est réglementé et doit être distingué de l'affichage sauvage qui lui est de ce fait illégal.
L'affichage libre a été réglementé par la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 et par le décret d'application n° 82-220 du 25 février 1982.
Cette règlementation stipule en particulier que toutes les communes françaises doivent disposer d'au moins :
4 mètre carrés d'affichage libre pour les communes de moins de 2 000 habitants
4 mètres carrés plus 2 mètres carrés par 2 000 habitants au-delà de 2 000 habitants pour les communes de 2 000 à 10 000 habitants
12 mètres carrés plus 5 mètres carrés pour 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants pour les autres communes
En principe, ces emplacements d'affichage sous différentes formes (panneau, colonne Morris, mur ...) doivent être réservés aux associations ou à toute personne voulant passer une annonce gratuitement sans but lucratif ou commercial. Malheureusement, la plupart de ces espaces de liberté sont utilisés par des annonceurs de spectacles ou de manifestations plus ou moins commerciales, ce qui enlève le caractère "libre" de ce mode de communication gratuit.
A noter : dans la plupart des communes, l'affichage d'opinion et des associations sans but lucratif est autorisé sur les palissades de chantier.
La majorité de l'affichage se fait avec de la colle liquide. La colle utilisée est souvent, tout simplement, de la colle à tapisserie en flocons, diluée dans de l'eau.
Dans le cas suivant, l'Absurde atteint son paroxysme,
Je vous propose aujourd'hui de réfléchir sur l'absurde et le contradictoire, sur un fait de société, quelque chose de tellement habituel que l'on y prête à peine attention en passant devant ; je veux parler des panneaux d'affichage (affiches électorales, publicités, flyers pour des concerts…)
J'évoque plus précisément les panneaux de propriété communale, privée où il est interdit d'y apposer quelquonque information. Sur les plus anciens panneaux étaient apposé « défense d'afficher » de façon collé ou scotché. Et c'est là où je veux en venir, un mur sur lequel est collé « défense d'afficher », cette affiche-ci est elle-même interdite ! L'action est déjà illégale, mais alors que faire ? Comment interdire sans se mordre la queue ?
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".