Le caractère dramatique de l'existence aide à la création
Je viens de repartir dans un univers glauque et intrigant par l'intermédiaire du septième art. Vous me direz, mais pourquoi est-il attiré par des films de plus en plus dramatiques ou qui déroute le téléspectateur ? Peut-être parce que ce genre de film ne fait que le traité en grossissant le trait des événements que nous connaîtrons tous, un jour dans notre vie et que la moralité nous empêche de dévoiler. Parmi mes fils ne dramatiques préférés, voici quelques titres qui me viennent spontanément à l'esprit : Nathalie, Les anges exterminateurs, La vie des autres, Les puissants, A corps perdu, etc… Ces films grossissent le trait de notre vie de tous les jours, chacun en regardant autour de lui peut croiser un événement dramatique qui fait semblant de ne pas avoir. C'est ces événements qui sont pour moi, la plus grande source d'inspiration. Il faut pourtant prendre énormément de recul pour pouvoir en tirer le meilleur, c'est-à-dire : se les réapproprier par une mimésis cathartique.L'artiste n'est qu'un pilleur d'émotion. Les plus grandes créations de notre culture classique ne sont pas nées du bonheur, mais du malheur. Je ne prétends pas un jour devenir un Victor Hugo ou Balzac, mais j'espère bien trouver mon public en déployant toute ma sensibilité et mes connaissances dans une œuvre majeure. Encore faut-il que je trouve la bonne distance entre le populaire et le scientifique pour arriver à une vulgarisation de savoir. Toujours est-il qu'aujourd'hui, j'ai trouvé cet espace de créativité en regardant un film à nouveau dramatique.
Irina Palm
Ce film raconte l'histoire d'une grand-mère qui va mettre tout en œuvre pour sauver son petit-fils gravement malade. Sa famille s'étant ruinée pour payer les traitements successifs de l'enfant, elle décide de travailler dans une « boîte un plaisir ». Elle y masturbe pour 150 £, les hommes qui font appel aux services de l'établissement. Toute la ville où elle réside est loin de penser qu'elle exerce ce genre de métier. C'est pourtant son fils, qui a la découverte de l'endroit où sa mère travaillait et le plus choqué. Le téléspectateur est même en droit de se demander si cette honnête grand-mère ne pratique pas ses travaux sur ses concitoyens. C'est un univers glauque, qui met pourtant en évidence que nous avons besoin de nous aménager dans notre vie deux espaces (publics et privés). Ne devons-nous pas réfréner notre nature humaine voyeuriste, afin de retrouver ses deux espaces qui garantissent la bonne santé d'une démocratie et son synonyme de tolérance ?
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".